lundi, 06 septembre 2010

Maquereaux pépites en papillote

 

P1180310b.jpgDans les champs jaune-or de Mentque-Nortbécourt,

La Cocotte vous emmène faire un petit tour,

Découvrir le produit d'Eric et Chantal Bouin, l'or de colza,

Véritable trésor pour qui en consommera,

Riche en oméga-3, acide gras essentiel.

Cette huile serait, dit-on, providentielle !

Colza, maquereau et mâche alliés,

C'est bon pour votre santé !

 

Recette :

Maquereaux pépites en papillote

Facile : 1 Cocotte

Prix : 1 Caddie

Temps : 1 horloge

 

P1190025c.jpgPour 4 personnes

4 beaux maquereaux

100 gr de cerneaux de noix

4 branches de thym frais

sel et poivre

mâche ou jeunes pousses d'épinards

5 cl d'huile de colza

5 cl de jus de citron

des graines de sésame blanc

du papier-aluminium

 

Lavez les maquereaux. Coupez-leur la tête et les ouïes. Ouvrez le ventre des poissons, videz-les de leurs entrailles et de la veine rouge qui longe l'arête centrale. Passez l'index sous l'arête, tout en haut et tirez-la délicatement jusqu'au bout. Enlevez ensuite toutes les arêtes qui resteraient. Nettoyez à nouveau les maquereaux et séchez-les bien avec un torchon propre.

Écrasez grossièrement les cerneaux de noix dans un sachet ou dans un bol à l'aide d'un pilon.

Prenez une grande feuille d'aluminium pour faire la papillote. Pliez-la en deux. Versez une cuillère d'huile sur le fond puis déposez un maquereau, peau contre alu. Parsemez de noix broyées et ajoutez la branchette de thym. Recouvrez d'une autre maquereau. Puis recommencez avec les deux derniers. Versez à nouveau un peu d'huile et fermez la papillote. Mettez-la au four préchauffé (150°c) pendant 20 minutes. Les 2 poissons ainsi reconstitués seront suffisants pour 4 personnes.

Assaisonnez une belle salade de mâche avec huile de colza et jus de citron. Salez et poivrez. Saupoudrez de graines de sésame et servez avec le poisson servi chaud ou froid.

 

 

Portrait :

P1180318c.jpgQu'est-ce que je pourrais bien faire de mon colza ? C'est la question que s'est posé Eric Bouin, en 2005. Un article dans la presse agricole lui donne une idée : de l'huile ! Il achète tout le matériel en Allemagne et démarre avec sa femme, la production de ce liquide doré, bourré de qualités diététiques, une huile pressée à froid comme une huile d'olive naturelle. Depuis, c'est une affaire qui roule. Les connaisseurs ne s'y trompent pas, des diététiciens, des cardiologues, des consommateurs avertis viennent faire leur provision annuelle de cette huile couleur ambrée, au goût subtil d'asperge.

L'or de colza, Eric et Chantal Bouin, http://www.fermedunortbert.fr/, 62890 Mentque-Nortbécourt

ebouin@wanadoo.fr

 

Retrouvez cet article dans les pages régional de Version Femina, Edition Nord Pas-de-Calais du 21 au 28 août et sur le site de la Voix au féminin.

Bonne lecture

Odile Bazin, La Cocotte

samedi, 22 mai 2010

Mini-flans aux harengs

 

P1170110b.jpgSavez-vous ce qu'est une saurisserie ? Une fabrique de saucisses ? Non. Une conserverie de souris ? Non plus. Allez visiter la saurisserie de Nathalie Dutriaux à Grand-Fort Philippe et vous apprendrez que dans cet endroit, on y fume le poisson. Des 4 cheminées hautes de 15 mètres, s'échappe l'odeur enveloppante des petits sprats et des harengs fumés au bois de hêtre, passés au préalable dans la saumure. Fermée pendant 60 ans, la fumerie de l'arrière grand-père de Nathalie a rallumé ses feux en 1994. Depuis, Nathalie sillonne les marchés de la région avec son camion et maintient cette tradition à bout de bras.

Saurisserie N. Dutriaux, rue Félix-Faure, Grand-Fort Philippe., à visiter du mardi au samedi de 14 à 18 h

 

Trucs et astuces :

Quelle différence y a-t-il entre un hareng et un hareng ?

Les roll-mops sont des filets de harengs crus, non fumés, marinés dans le vinaigre et accompagnés d'oignons et de cornichons. A la crème, c'est délicieux.

Les kippers sont des harengs ouverts par le dos. Grillés au barbecue ou posés sur des pommes de terre bouillies 5 minutes avant la fin de la cuisson, c'est simplement exquis.

Les harengs saur sont fumés entiers. On les mange grillés ou on les jette au carnaval.

Et les filets de harengs, fumés aussi, sont excellents avec une salade de pommes de terre ou de gros lingots blancs. Ou comme dans la recette de la Cocotte.

 

P1170260b.jpgpour 6 personnes :

300 gr de filets de harengs fumés

4 tranches de pain de mie

20 cl de crème liquide

3 cuillères de farine

3 oeufs

½ bouquet de persil

1 cuillère à café de levure chimique

poivre

Attention, pas de sel, le hareng est déjà très salé.

 

Préchauffez votre four à 150°c (th. 5).

Enlevez la croûte du pain, émiettez la mie et faites-la tremper dans la crème liquide.

Mixez très finement les filets de harengs.

Dans un plat, mélangez les harengs mixés, le pain de mie tout mou avec la crème, la farine, le persil ciselé et les œufs en les ajoutant un par un.

Terminez par le poivre et la levure chimique.

Dans des petits moules à muffins en silicone, versez votre préparation et faites cuire vos petits flans au four pendant 25 minutes.

P1170101.JPGMangez-les froids accompagnés d'une marmelade d'oignons rouges.

Pour cela, faites lentement confire 200 gr d'oignons rouges dans une noix de beurre, ajoutez deux ou trois morceaux de sucre roux, un filet de jus de citron et une gousse d'ail. Ou achetez un pot tout prêt.

Odile Bazin

Retrouvez cet article dans Version Femina, Nord Pas de Calais, semaine du 24 au 30 mai 2010 ou sur le site de la Voix du Nord, dans l'onglet lavoixaufeminin puis dans la rubrique Cuisine.

 

 

mercredi, 31 mars 2010

Hareng hvit-hvit

 

P1160570.JPGSeriez-vous capable de citer, là comme ça, une recette de cuisine norvégienne ?

Non, pas l'omelette, elle n'a de norvégien que le nom ! Autre chose, s'il vous plaît ? Non ?

C'est difficile, n'est-ce pas ?

Et pourquoi ? Parce que la contribution de la Norvège au patrimoine gastronomique mondial est nulle ! Qui a goûté leur fromage au caramel ne viendra pas contredire la Cocotte.

Dans ce pays, tout est congelé. Les côtes de porc font 1 cm d'épaisseur et sont désespérément et uniformément plates. Les légumes, on n'en voit pas ! Et les poissons, ils sont comme les côtes de porc, tristes, tristes ! Qui plus est, les prix sont prohibitifs.

Deux hamburgers, un litre de jus de fruit et un paquet de chips et votre budget-vacances explose en une seule fois !

Mais si vous mettez de côté ces considérations culinaires et que vous vous rendez là-bas, vous allez voir un des plus beaux pays du monde ! La mer, les fjords, les glaciers, les paysages sont à tomber.

La fille de la Cocotte a pu le constater cet été en allant y travailler. Et pour le baccalauréat cette année, elle s'est inscrite à une épreuve facultative de norvégien. Pendant 3 mois, à l'aide d'une méthode Assimil, elle a appris les rudiments de cette langue aussi déconcertante que sa cuisine. A l'heure du petit déjeuner, elle partageait avec nous ce qu'elle avait appris la veille : J'aime le fromage, peux-tu fermer la porte d'entrée ?, l'instinct primitif prend le dessus. Et maintenant si vous lui dites « Vi bestilte laksesmorbrod og ol », elle sait aussitôt que vous avez commandé des canapés au saumon et de la bière !

Dernièrement elle a passé cette épreuve dans son lycée, dans une salle transformée en véritable tour de Babel. Autour d'elle, on planchait berbère riffin ou schleuh, malgache, albanais, peuhl ou bambara... Dans quelques semaines, on saura si elle a réussi à traduire le texte de Jostein Gaarder.

Et si elle cartonne, la Cocotte pourra lui dire : « Du er den 'peneste, den 'deiligste, den 'flinkeste !**

Aujourd'hui la Cocotte vous propose de cuisiner un poisson qui se déplace en bancs dans la mer de Norvège, le hareng, accompagné de légumes blancs (hvit) pour rappeler les paysages d'hiver de là-bas. Un hiver qui dure au moins 10 mois, d'après certains expatriés proches de la Cocotte.

 

Il vous faut :

Pour 4 personnes

4 harengs fumés

du lait

4 endives

1 morceau de sucre

2 cuillères de moutarde

du thym

1 boule de céleri

1 noix de beurre

un peu de fromage blanc

 

_MG_7549.jpgFaites tremper vos harengs dans du lait, dans une casserole pendant 2 heures. Au bout de ce temps, faites-les chauffer à feu doux dans le lait de trempage pendant 15 minutes.

Dans une poêle, faites fondre un peu de beurre, ajoutez le sucre, la moutarde et le thym. Allongez avec un peu de lait. Enlevez les premières feuilles et le « trognon » des endives et déposez-les sur la sauce. Faites cuire à feu moyen pendant 15 minutes.

Épluchez la boule de céleri, coupez-la en morceaux et mettez-les à cuire dans une casserole en les couvrant d'eau. Quand la lame d'un couteau passe à travers les morceaux, c'est cuit. Passez ces morceaux au mixeur pour en faire une purée en y ajoutant un peu de beurre et de fromage blanc.

Dressez sur une assiette ces trois ingrédients tirant vers le blanc.

*hvit : blanc

**Tu es la plus belle, la plus délicieuse, la plus intelligente !

 

vendredi, 05 mars 2010

Bacalao Maracatou

 

P1160161.jpgQuand la Cocotte ne chante pas, la Cocotte percute. Tous les mercredis, depuis 5 ans, avec ses copines et un sourire béat, elle fait le tour du monde des percussions. Le coach, un p'tit jeunot, qui se marre tout le temps, en les voyant jouer, connaît sur le bout des doigts tous les rythmes, tous les instruments, il connaît tout.

Tous les mercredis, il redit inlassablement les rythmes vus la semaine précédente.

Et les élèves du cours, tels des petits singes sans mémoire et la plupart du temps sans rythme, essaient de reproduire les sons avec plus ou moins de succès.

Il leur a tout fait faire, du djembé, des sabars, des cuillères irlandaises, du bodhran, du steeldrum, des congas, du berimbau, des agogos, des shékérés... Vêtus de djellabas, ils ont joué de la derbouka et du bendir. Il les a même déguisés en sud-africains avec bottes en caoutchouc et capsules de bouteilles pour jouer la musique des mines de Johannesburg, les gumboots. En ce moment, ils sont sur le continent sud-américain et apprennent les rythmes que jouent les battucadas du Brésil, ces fanfares du carnaval. Parmi ces rythmes, il y en a un dont la consonance a particulièrement émoustillé l'oreille amusée de la Cocotte. C'est le maracatou. Un rythme du nord du Brésil, qui a ses origines en Afrique noire. C'est un chant et une danse, survivance des défilés processionnels africains que les esclaves ont emporté avec eux dans le Nouveau-Monde. Cette danse fait maintenant partie des cortèges carnavalesques.

Tout ça pour vous instruire, mes petits amis ! Mais aussi parce que la Cocotte avait de la morue et dans ses placards, de l'attiéké dans son frigo, elle a imaginé le plat qui pourrait aller avec cette danse. De la morue au couscous de manioc, du poisson dont les descendants portugais du Brésil raffolent et de l'attiéké, une semoule de manioc au goût subtilement sauvage, l'union et la réunion naturelle de deux continents. Voici donc la bacalao* maracatou ! Ohé, ohé !

 

Il vous faut :

400 à 500 gr de morue séchée

2 poivrons rouges

1 oignon rouge

1 grosse boîte de pulpe de tomates

2 gousses d'ail

1 petite boîte de maïs

quelques olives noires dénoyautées

du sel et du poivre

1 filet d'huile

facultatif : une poignée de noix de cajou

1 paquet d'attiéké (à acheter dans les épiceries orientales ou asiatiques)

 

P1060354-1.jpgFaites dessaler la morue pendant toute une nuit, en changeant d'eau plusieurs fois.

Quand elle a bien « regonflé », faites-la cuire dans une casserole d'eau bouillante pendant une dizaine de minutes.

Pendant ce temps, préparez la sauce. Faites chauffer un filet d'huile dans une petite marmite, faites revenir l'oignon et l'ail ciselés, ajoutez les poivrons découpés en lamelles et la pulpe de tomates. Couvrez et laissez cuire à feu doux pendant 15 à 20 minutes. Ensuite salez, poivrez et ajoutez olives et maïs.

Préchauffez votre four à 160°c. Déposez la morue dans un plat allant au four puis nappez-la de sauce, mélangez et passez au four pendant 20 minutes.

Pendant ce temps, préparez l'attiéké comme indiqué sur le paquet. C'est exactement comme du couscous.

Facultatif : Prélevez une petite portion d'attiéké, faites-le sécher à feu vif dans une poêle en ajoutant de l'ail ciselé et des noix de cajou pendant une ou deux minutes. Passez tout ça au mixeur. Versez ce mélange dans un joli bol et saupoudrez la bacalao maracatou et l'attiéké de cette poudre parfumée.

*bacalao, bacalhau : morue.

vendredi, 26 février 2010

Lieu jaune sur canapé

 P1150963b.jpg

Il vous faut :

300 gr de dos de lieu jaune très frais

1 citron non-traité

un filet d'huile d'olive

un peu de sel de Guérande

un tour de poivre du moulin

quelques feuilles de mâche pour faire joli

un paquet de bons crackers

 

Top chrono !

31 secondes pour détailler le lieu jaune en fines tranches. 2 mm d'épaisseur, ce sera parfait !

23 secondes pour presser le citron, ajouter l'huile d'olive (excellente dans le régime crétois !) le sel et le poivre, mélanger et verser sur le lieu jaune.

10 secondes pour ouvrir ces p.... de paquets de crackers et pour les séparer en deux.

5 secondes pour passer vos feuilles de mâche sous l'eau, c'est facultatif !

Il vous restera 15 secondes pour superposer 1 cracker, 1 feuille de mâche, 1 tranche de lieu, 1 cracker, 1 feuille de mâche, 1 tranche de lieu en finissant par 1 cracker !

1 minute 24 secondes ! Et en plus, c'est beau !

Vous vous offrez même un peu de beauté en ce bas monde ! Ahhh, que ça fait du bien...

vendredi, 29 janvier 2010

Saumon cuit, saumon cru

P1150052-1.jpgC'est décidé, ce weekend, la Cocotte court s'acheter 3 citrons et passe 2 jours à se faire du bien.

Les vertus du citron ne sont plus à démontrer mais, de temps en temps, il est bon de les rappeler.

Le citron n'est pas seulement le fruit qui détient le record de concentration en vitamine C, il prévient le vieillissement, agit sur le foie, réduit le taux de cholestérol et élimine les graisses. En infusion, il calme les maux de gorge.

Imbibant une boule de coton et passé sur la peau, il apaise les brûlures, les piqûres d'insectes, il resserre les pores et adoucit la peau...

Les médecins indonésiens préconisent aux femmes migraineuses de faire la vaisselle avec une eau additionnée de jus de citron.

Le fait de tremper les mains dans cette eau agirait sur le cerveau et soulagerait le mal de tête.

En cas de forte migraine, ils vont jusqu'à conseiller de faire la vaisselle dans les mêmes conditions, mais cette fois, les pieds nus dans une bassine d'eau citronnée.

Mesdames, zappez ces trois dernières lignes. On a dit qu'on se faisait du bien ce weekend...

En revanche, Messieurs, même si vous n'avez pas mal à la tête, n'hésitez pas appliquer ces conseils pendant que votre chérie pense un peu à elle. Vous verrez qu'une fois le soir venu, elle n'aura pas la migraine.

Il va sans dire qu'il faut choisir des citrons non traités.

Gardez-en un pour préparer la recette d'aujourd'hui et le bonheur sera total.

 

Il vous faut pour 4 personnes :

1 pavé de saumon de 350 gr environ

le jus d'un citron non traité

un peu de fleur de sel de Guérande

du poivre du moulin, moulu gros

1 pomélo

quelques feuilles de persil

 

P1010221.JPGEnlevez délicatement la peau du saumon et jetez-la. Détaillez le plus finement possible le pavé dans la largeur et déposez toutes ces petites tranches dans une assiette. Si vous avez peur de ne pas couper assez fin votre poisson, mettez-le quelques dizaines de minutes au congélateur, ce sera nettement plus facile.

Salez un peu et poivrez. Les gros grains donneront à ce carpaccio un peu de croquant.

Pressez un citron et recouvrez le saumon du jus obtenu.

Laissez mariner au frigo pendant une petite heure. Le jus de citron va « cuire » le saumon.

Enlevez la peau et toutes les parties blanches du pomélo et détaillez-le en tranches aussi fines que celles du saumon.

Dans des verrines, alternez saumon et pomélo et décorez d'une petite touche verte avec du persil ou de la coriandre.

Servez frais accompagné de pain de mie toasté.

 

Après ce weekend, vous sourirez à la vie, de vos belles dents redevenues blanches. Grâce à quoi ? Grâce au citron, aussi !

mercredi, 20 janvier 2010

Des blini

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P1140706-1.jpgSi vous aimez les blini tout prêts au goût caoutchouteux effroyable, passez votre chemin.

Si vous aimez les bonnes choses, bienvenue à vous. Cet article est pour vous. Rien que pour vous.

Cousins modestes des pancakes US ou anglaises, les blini sont des petites crêpes rondes et dorées, que l'on mange traditionnellement accompagnées de poissons fumés, de crème...

Ils peuvent également se manger sucrés, accompagnés de compote de pommes ou de confiture et  se congèlent sans problème.

Ils ont une place de choix parmi la grande variété des zakouski, assortiment de plats servis avant le repas.

La Cocotte entend d'ici les remarques du genre « Mais elle croit qu'on a que ça à faire ! ». Et bien, oui, elle croit ça, la Cocotte.

Parce que franchement, une fois qu'on est bien organisé, qu'on a tout le matériel dans la R16, on met moins de temps à préparer 50 blini qu'à aller les acheter au supermarché à la périphérie lointaine de la ville.

Sortez votre crêpière basique et allez chercher celle de votre voisine. Mieux encore, ayez toujours à votre disposition deux crêpières. Vous remercierez la Cocotte plus tard. Vous n'obtiendrez pas de blini de 12 cm de diamètre exactement mais vous vous régalerez.

Ce n'est pas une recette très originale, la Cocotte en convient, mais ça fait partie des basiques en cuisine, il faut savoir préparer des blini.

 

Il vous faut :

350 gr de farine de blé

Si vous voulez, vous pouvez mélanger farine de blé (200 gr) et farine de sarrazin (150 gr).

½ cube de levure de boulanger

600 ml de lait

3 oeufs

2 cuillères d'huile

2 crêpières et 2 bras

 

P1140693-1.jpgDiluez la levure de boulanger dans un peu de lait tiède. Versez la farine dans un grand saladier, ajoutez au centre la levure et le lait et commencer à mélanger.

Séparez les blancs des jaunes d'œuf. Réservez les blancs. Et ajoutez les jaunes à la farine. Versez tout le lait et mélangez bien. Vous pouvez vous servir du mixeur. Finissez par les 2 cuillères d'huile pour éviter que les blini collent à la cuisson.

Recouvrez d'un linge et laissez lever votre pâte pendant 2 à 3 heures. Au bout de ce temps, montez vos blancs en neige et incorporez-les délicatement à la pâte en la soulevant avec une Maryse.

Faites chauffer vos 2 crêpières. Avec une louche, déposez 3 ou 4 ronds de pâte dans chaque crêpière et laissez cuire 2 minutes. Des petits trous se forment à la surface, il est temps de les retourner.

Laissez à nouveau cuire pendant 1 minute et déposez tous vos blini sur un grand plat. En 30 minutes, à raison de 6 blini toutes les 3 minutes, vous obtenez 60 blini.

Ne me dites pas que vous n'avez pas 30 minutes devant vous !

Gardez-les au chaud en les recouvrant d'une feuille de papier alu.

Préparez les accompagnements :

crème fraîche avec un peu de jus de citron, oeufs de poissons, tarama, anguille et/ou saumon fumés, radis noir coupé très fin, cornichon molossol...

Déposez tout ça à table. Pour les grands, proposez de la vodka et régalez-vous en écoutant Les cœurs de l'armée rouge*.

 

*Ce n'est qu'une proposition, il n'y a aucun caractère obligatoire.

samedi, 02 janvier 2010

Saint-Jacques à la crème

 

P1130905-1.jpgEnlevez les pommes et les vaches du Calvados. Que reste-t-il ? Des bunkers et des cimetières militaires !

Les bunkers et les cimetières datant de 60 ans, il semble évident que l'autochtone a dû déployer des trésors d'ingéniosité pour attirer le touriste avant cette période sombre. Et comment a-t-il fait ? Quelles étaient ses armes ? Ben, les vaches et les pommes ! Ce serait peut-être bien que vous suiviez plus attentivement ! La Cocotte ne va pas tout répéter deux fois quand même !

Ouvrez un livre de cuisine normande et vous verrez qu'elle a raison. Mis à part deux ou trois fruits de mer ou poissons pêchés dans le coin, toutes les recettes doivent leur renommée au lait des vaches et aux pommes. Vraiment tout !

Quand il n'est pas besoin de beurre pour élaborer une recette, c'est que la crème est en quantité abondante dans sa préparation. Les magnifiques fromages produits là-bas,comme le Livarot ou le Pont l'évêque sont également la base de nombre de recettes. Parfois on trouve fromage, crème et beurre dans une même et seule recette !

Avec la crème, la pomme sous toutes ses formes est l'autre ingrédient de la gastronomie calvadossienne.

L'indigène l'épluche, la coupe en dés, la tranche en fines lamelles, la transforme en compote, la cache sous de la crème. Et quand il a écumé toutes les idées avec une pomme en tant que fruit, il la transforme en cidre, en vinaigre de cidre et ajoute à ses recettes ces deux produits en quantité variable. Puis quand il n'a plus de cidre sous la main, il passe aux choses sérieuses, il prend du Pommeau mais surtout du Calvados et flambe tous les autres plats. Qu'on se le dise, l'aborigène calvadossien est un flambeur ! Il flambe le boudin, la lotte, les truites, le poulet, le pot-au-feu, les omelettes ! Il flambe aussi les poires, les prunes et les pommes, bien sûr ! Il pousse même le plaisir à flamber les pommes à la crème !

A la lecture d'un livre sur la cuisine du cru, acheté sur place, la Cocotte s'est aperçue que cet ingrédient était requis pour presque toutes les recettes. A deux ou trois reprises, le Calvados apparaît dans une liste mais il n'entre pas dans la préparation du plat.

Cette manie date peut-être d'une soixantaine d'années. Est-ce pour se remonter le moral, alors que tout s'écroulait autour de lui, que l'habitant du Calvados a pris l'habitude de mêler ce breuvage à toute sa cuisine ?

Il est vrai que lorsque vous arrivez là-bas, dans ce coin de Basse-Normandie, tout vous rappelle qu'en 1944, sont venus se faire tuer par milliers, des gamins qui n'avaient aucune idée de la gastronomie locale. Tout vous rappelle aussi que les plus chanceux, ceux qui ont réussi à ne pas se faire tuer sont allés jusqu'en Allemagne et ont libéré les camps !

La Cocotte raconte des bêtises bien entendu ! C'est pour masquer la tristesse, l'effroi qui l'ont étreint quand avec ses enfants, elle a parcouru les cimetières américains, anglais, canadiens, français ou allemands, visité une nouvelle fois le Mémorial pour la paix de Caen, (Caen qui fut détruite à plus de 75% en 1944), vu une exposition là-bas sur les enfants de la shoah, découvert les dessins d'un gamin de treize ans qui décrit sa vie dans un camp de concentration...

 

P1130945.JPGAllez, en ce début d'année, la Cocotte vous offre une petite recette qui ne va peut-être pas vous remonter le moral mais qui vous fera du bien. La photo sur la gauche, c'est Honfleur sous la neige ce matin samedi 2 janvier.

Il vous faut :

20 noix de Saint-Jacques

Débrouillez-vous pour demander à quelqu'un qui s'y connaît de vous les préparer, à votre poissonnier par exemple.

250 gr de champignons de Paris

30 gr de beurre

1 oeuf

un peu de farine

1 oignon

1 gousse d'ail

1 échalote

un verre de vin blanc sec (Roger, un Muscadet !)

du sel, du poivre

20 cl de crème fraîche

(La Cocotte était juste à côté d'Isigny sur Mer alors imaginez !)

 

Je n'oublie rien ?

Ah si, un p'tit verre de Calvados !

 

Émincez l'oignon et ciselez l'ail et l'échalote. Dans une poêle bien chaude, faites fondre le beurre.

Quand il est bien chaud, ajoutez vos noix de Saint-Jacques et laissez cuire pendant 3 minutes. Faites flamber au Calvados ! Ajoutez alors l'oignon, l'ail et l'échalote. Remuez bien, ajoutez la farine puis le vin pour lier la sauce. Puis ajoutez vos champignons émincés et laissez cuire à feu doux pendant 15 minutes. Salez et poivrez après avoir goûté et terminez par la crème fraîche. Laissez-la fondre pendant 2 minutes. Si vous le désirez, vous pouvez servir ce plat en vol-au-vent.

C'est un régal ! C'est idéal pour commencer l'année.

Et justement, la Cocotte vous la souhaite délicieuse, cette année ! Revenez souvent sur ce blog.

Vous allez voir ! On va se préparer plein de bons p'tits plats ensemble.

mercredi, 23 septembre 2009

Le rouge et le noir

 

rougets2.jpgA Dunkerque, on l'appelle barbarin, à Boulogne, la malette, dans le bassin d'Arcachon, le barbaout ou encore en Bretagne, le meil rûz... C'est le rouget. Vous l'aviez reconnu sur la photo, hein ?

On en distingue trois types :

Le rouget de Dakar, c'est un petit rouget qui arrive du Sénégal par avion ! Il a beaucoup d'arêtes et sa chair est moins fine que les deux autres. A éviter si possible !

Le surmulet, qu'on appelle également rouget de roche, est pêché en Méditerranée ou dans l'Atlantique, sa chair est fine et parfumée. Son profil est arrondi, sa couleur est rose vif et il a une rayure dorée le long du corps. Avec le réchauffement des océans, on en pêche même en Mer du Nord !

Enfin le rouget barbet : surnommé barbet des sables, sa tête est triangulaire, il se déplace en bancs dans les fonds méditerranéens ou mieux encore tunisiens. C'est le meilleur !

 

La saison de pêche du rouget touche à sa fin, en tous cas, la pêche du surmulet. Alors si vous en voulez, c'est maintenant !

Il faut le choisir bien rouge mais le ventre blanc, l'œil clair, brillant et bombé (comme tous les poissons), le corps rigide et les ouïes écarlates. Passez-le sous l'eau en enlevant les écailles. Elles partent très facilement.

Vous le préparerez au four ou au gril, sans les vider s'ils sont petits, vous pouvez les arroser d'huile d'olive et  les accompagner de filets d'anchois.

Au court-bouillon, parfumez-les d'anis étoilé.

 

radisrâpe2.jpgSi vous voulez faire comme la Cocotte, vous les poêlerez 2 minutes de chaque côté, dans de l'huile d'olive et vous les parfumerez de thym.

Si vous ne savez pas avec quoi les accompagnez, faites donc encore comme elle fait :

Achetez un beau radis noir, long ou rond, épluchez-le, râpez-le, salez-le et mélangez-le à deux cuillères de crème fraîche ou du fromage blanc. Enlevez l'excédent d'eau et déposez-le sur le côté du rouget avec quelques tartines de baguette grillée.

 

La Cocotte les a achetés à Lille, c'était donc des rougets de Lille ! Ah, la bonne blague !

lundi, 21 septembre 2009

Makizushi et Gimbap

makizushi3.jpgAtelier Makizushi, Kimbap et nems

Le jeudi matin, c'est le jour du marché à Wazemmes.

La Cocotte et ses copines y vont à vélo, font leurs petits achats, vont boire un p'tit café pas cher et bio dans les halles et parlent chiffon, gamins et cuisine. Et en parlant cuisine ce jeudi, elles ont décidé de faire un atelier maki l'après-midi.

Hop ! On est passé chez Catherine, le p'tit magasin Sino-coréo-vietnamien... au coin de la rue Jules-Guesde, on a acheté le riz japonais, le vinaigre, le wasabi, le soja...

Et hop, on a repris notre petit vélo et on s'est donné rendez-vous à 14 h avec tout le matériel chez la malicieuse, en compagnie de la touriste en Corée et de la béotienne.

Avez-vous déjà fait des makis ?

Avez-vous déjà fait des kimbaps ?

Avez-vous déjà fait des nems ?

 

makizushi2.jpgCa vous dit ? Alors c'est parti.

Mais d'abord, il est bon d'expliquer les choses :

Les makis, c'est japonais. On dit plus exactement des makizushi.

A la base, le sushi est un plat avec du riz et du vinaigre. Et le sushi, farci au riz, au poisson et/ou légumes, condiments et enroulé dans une feuille d'algue, c'est le makizushi.

C'est ce que la Cocotte vous propose de faire aujourd'hui.

Il vous faut :

3 copines

300 gr de riz japonais

du vinaigre de riz

de l'eau

du sucre glace

des feuilles d'algues (nori)

1 tranche de saumon fumé

de l'avocat

du concombre coupé en fines languettes

du wasabi

des oeufs de poisson...

1 petite natte en bambou pour rouler les makis et qui s'appelle makisu

 

makizushi1.jpgLe riz japonais a cela de spécial qu'il n'est pas gluant mais collant ! Grande différence !

Dans une casserole, faites cuire votre quantité de riz avec le double de quantité en eau, salez un peu. Couvrez et laissez cuire 20 minutes sans soulever le couvercle.

Laissez refroidir. Dans un bol, mélangez deux bonnes cuillères de sucre glace, 10 cl de vinaigre de riz, autant d'eau que de vinaigre. Ajoutez ça au riz et mélangez.

Humidifiez la natte en bambou légèrement, déposez dessus une feuille d'algue et étalez du riz sur toute la surface en une couche de moins d'1 cm d'épaisseur.

Vers le premier tiers, déposez des languettes de saumon, quelques fines tranches d'avocat, des œufs de poisson, du wasabi si vous aimez... et roulez ensuite votre feuille d'algue pour avoir un gros tuyau. A l'aide de la natte, vous allez serrer le tuyau. Détaillez ensuite délicatement avec un couteau cranté trempé dans l'eau à chaque fois, des makizushi de 2 cm d'épaisseur.

Si vous mettez certains légumes, le maki prend un nom différent : kappamaki (avec du concombre), negitoromaki au thon et ciboule, tsunamayomaki (thon et mayonnaise)...

Si vous le coupez plus fin ou plus épais, on l'appelle hosomaki (il est fin) ou futomaki (il est gros)

Leur nom diffère aussi suivant la région d'origine...

Le résultat est toujours magnifique et dans l'assiette, c'est une explosion de couleurs bien ordonnées.

Mangez-les frais, avec des baguettes, trempés dans de la sauce soja et/ou du wasabi que vous mettrez dans de jolis petits ramequins.

 

Le Kimbap ou gimbap, c'est l'équivalent du maki mais chez les coréens.

Gim, c'est la feuille d'algue comme le nori et bap, c'est le riz, assaisonné d'huile de sésame.

C'est un plat qu'on sert en pique-nique ou en lunch, avec de la viande tel que du boeuf sauté, du, jambon et une grande variété de légumes, radis, concombres, carottes et on peut même le rouler dans des graines de sésame. Le kimbap ne contient pas de poisson cru, à la différence de son cousin nippon...

Nous, on les a faits avec de l'omelette et des légumes en suivant les conseils de la touriste en corée qui a assisté au mariage de son neveu avec une jeune et jolie Coréenne prénommée Yu Jin, en Corée, justement.

C'est dingue le nombre de gens que je connais qui assistent à des mariages en Corée.

La béotienne a été déconcertée devant la facilité évidente de préparation du kimbap et du makizushi et en refera chez elle, sans aucun doute.

Si vous n'en avez jamais fait, essayez. C'est vraiment simple, faites confiance à la Cocotte.

Voici donc deux belles idées de plat, dépaysantes à souhait, délicieusement exotiques, extrêmement colorées et magnifiques à voir.

N'hésitez pas ! Lancez-vous ! Vous verrez, vous allez adorer.

Et si vous me le demandez gentiment., les nems feront l'objet d'un prochain article.

dimanche, 09 août 2009

Crème de hareng de fainéants

P1090808-1.jpgSi vous suivez ce blog, vous avez vu que la Cocotte ne se fatiguait pas trop pour la cuisine en ce moment. Allez, on ne change pas une équipe qui gagne.

Voici 2 ou 3 petites choses à faire :

Premièrement, vous me faites le plaisir de faire les gaufrettes salées comme je l'ai indiqué dans un article récent.

Deuxièmement, vous faites cette crème.

Et troisièmement, vous alliez les deux, vous invitez des copains et vous vous régalez.

Ca vous dit ?

Il vous faut :

2 ou 3 harengs fumés

100 gr de fromage frais

1 cuillère de moutarde

du poivre

 

Vous mélangez tout ça dans votre blender ou votre mixeur et vous mettez au frais.

Au moment de servir, proposez vottre crème avec des crackers, des gressins ou vos magnifiques gaufrettes.

Bon, il faut aimer les harengs...

 

 

mercredi, 24 juin 2009

5 dips

 

P1080322-1.jpg

Let's get snob today !

Aujourd'hui on n'invite plus les gens à l'apéro mais à des apéritifs dînatoires, à prononcer avec les lèvres pincées et la tête haute et en ajoutant plein de ââââ sur dînatoire et un « très chère » à la fin !

Avec un air un peu snob, quoi !

Mais encore faut-il assurer après avoir invité. Voici 5 petites sauces qui accompagneront vos concombres, carottes, fenouil et autre chou-fleur, 5 sauces qui ne sont pas difficiles à réaliser, vraiment pas. Et en plus, pour le même prix, la Cocotte vous propose un tout petit cours d'anglais pour ces dips.

To dip signifie plonger, immerger. Par extension, des dips sont des légumes qu'on plonge dans une sauce. Easy, isn'it ?

 

1, De la tapenade :

200 g d'olives noires dénoyautées, 100 g d'anchois au sel, 1 cuillère de moutarde forte, 3 belles cuillères de câpres et 10 cl l'huile d'olive.

Vous passez les 4 premiers ingrédients au mixeur puis dans un bol, vous montez votre tapenade à l'huile d'olive comme une mayonnaise.

2, Crème de sardines

1 ou 2 boîtes de sardines à l'huile, de la ciboulette, 1 belle cuillère de crème fraîche ou du fromage frais et du poivre.

Vous passez tout ça au mixeur après avoir enlevé l'huile des sardines, vous poivrez et hop, c'est prêt.

3, Crème de poivrons

100 g de poivrons pelés, 3 cuillères de fromage blanc frais, 1 gousse d'ail, du sel et du poivre.

Hop, tout dans le mixeur et c'est terminé !

4, Courgettes au curry

1 petite courgette râpée, 1 bel oignon nouveau, 1 cuillère de curry, 3 cuillères de fromage blanc frais.

On recommence comme ci-dessus

5, Hoummous

1 petite boîte de pois chiche, 2 cuillères de tahineh, 2 gousses d'ail, du jus de citron, sel et poivre,

1 pincée de paprika et 1 cuillère d'huile d'olive pour décorer

Les 6 premiers ingrédients au mixeur en allongeant avec un peu d'eau si c'est trop sec. Puis vous terminez en faisant un trou au centre de l'hoummous que vous remplissez de pois chiche, de la cuillère d'huile et vous parsemez de paprika.

Servez cela dans de jolis bols avec vos légumes détaillés en bâtonnets.

 

La Cocotte a une petite pensée pour Boris Vian dont on fête le cinquantième anniversaire de sa mort. Il aurait très certainement adôôré être invité à ces apéritifs dînâââtoires.