jeudi, 06 décembre 2012

Champignons Maryse aux marrons

Depuis 2 ans, avec une régularité qui défriserait un horloger sénégalais ou mozambicain, La Cocotte et quelques amies se réunissent pour commenter les livres qu’elles ont lus.
Sans prétention, sans a priori et sans connaissances particulièrement poussées de la littérature, elles discutent. Avec fougue, avec retenue, avec légèreté ou gravité, elles discutent. Autour de petits plats concoctés par les unes et en vidant quelques bouteilles amenées par les autres, elles discutent.
Elles discutent, dissèquent, critiquent, digressent, rient, pleurent, frissonnent, s’insurgent, s’affrontent ou se retrouvent sur les auteurs du moment, ceux d’hier ou d’avant-hier et sur ceux de demain. Des romanciers font l’unanimité, Gaudé, Khadra, Dubois, Besson, Mankell, Kennedy, Barbéry, Teulé…, des pépites sont révélées, des classiques sont mis au rebut !
Imitant les héros du livre « le cercle littéraire des amateurs des épluchures de patates », la guerre en moins, celles qui se sont surnommées les éplucheuses échangent livres et pensées, impressions et réflexions.
Parenthèses enchantées, mensuelles, bimestrielles ou un peu plus..., sans leurs hommes, sans leurs enfants, les rencontres se font chez l’une ou chez l’autre. Inconsciemment un fil rouge s’en dégage toujours, les enfants, les gros mots, les hommes, l’école, la médecine, la guerre, les camps de concentration, la mémoire, les gaffes, les sex-toys, les parents, les fous rires, les films…
Les éplucheuses ne rateraient ce rendez-vous de 2 ou 3 heures pour rien au monde ou presque.
Quand la parenthèse se referme, elles se lèvent de concert, rangent tous les livres qu’elles se sont échangés, récupèrent plats à tarte et verrines, vident le vin blanc ou le cidre, s’embrassent et décident de la prochaine hôtesse d’accueil et de la date.
« Euh, la Cocotte, avant de partir, j’ai des champignons à te donner. Ça t’intéresse ? »

La recette

Lardons, marrons sont des mots qui vont très bien ensemble, très bien ensemble. Champignons, ça va aussi avec et ajoutés aux marrons et lardons, qu’est-ce que c’est bon !

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Pour 6 champignons
Ingrédients : 6 énormes champignons de Paris, 400 g de marrons, 100 g de lard fumé, 1 verre de lait, un peu de matière grasse, poivre et jus de citron.
Préparation : 20 mn – Cuisson : 40 mn – Coût : * - Difficulté : *
Nettoyez les champignons en enlevant la peau sur le chapeau. Enlevez également toute la queue. Déposez les champignons dans un saladier d’eau citronnée. Incisez les marrons en croix sur le dessus et faites-les bouillir 10 mn dans de l’eau puis pelez-les. Découpez le lard en petits lardons. Faites-les rissoler dans une casserole, ajoutez les marrons, faites cuire puis écrasez les marrons à la fourchette.
Ajoutez le lait pour former une sorte de purée. Poivrez mais ne salez pas. Farcissez les chapeaux de champignons de cette purée. Faites fondre un peu de matière grasse dans une sauteuse puis déposez les champignons. Laissez-les mijoter sans y toucher, à couvert,  pendant 20 mn à feu doux.
S’il vous reste un peu de farce, passez-la au mixeur, allongez-la de lait ou de crème et servez-la en accompagnement.

06.12.2012

lundi, 01 octobre 2012

Patate hamburgers

patates hamburgers, hamburger, pommes de terre, Je crée mes cadaux gourmands, éditions Terre VivanteA bas la procrastination et vivent les délicates attentions !
Les copains, ne le dites à personne mais la Cocotte a trouvé Le cadeau ultime pour Noël prochain. Il n’est jamais trop tôt pour faire plaisir et convenez-en, le premier octobre est une bonne date pour vous lancer dans les achats de Noël. Toute l’année, une partie de votre esprit cherche ce qui fera plaisir à Tante Margot, mon oncle Jules et Papy Marcel. Toute l’année, l’autre partie de votre esprit imagine ce qu’ils vont vous offrir et quelle tête adopter pour ne pas les vexer, quand pour la quinzième fois, vous recevrez la compilation des succès de la fête de la bière année 1987 ou le livre-confession de Ginette Planthieu dite la Pépette des banlieues,  en format poche et dédicacé par l’artiste.
Plus besoin de vous creuser la tête, maligne comme elle est, la Cocotte vous propose un cadeau qui fera mouche à coup sûr et qui aura un retour sur investissement à faire pâlir de jalousie les financiers les plus visionnaires de Wall Street.
Plaisir d’offrir et joie de recevoir, devant vos yeux ébahis, voici Mesdames et Messieurs, le livre « Je crée mes cadeaux-gourmands ».
patates hamburgers, hamburger, pommes de terre, Je crée mes cadaux gourmands, éditions Terre VivantePour la modique somme de 12 euros, offrez-vous « Je crée mes cadeaux gourmands* » chez Terre Vivante. Ce livre vous propose une mine d’idées savoureuses à réaliser vous-même à partir de produits bio le plus souvent puis à offrir aux gens que vous aimez.
Un cadeau qui fera mouche, assurément.
Qui n’a jamais rêvé de recevoir des mini-madeleines à la noisette, un cake de Noël, des cupcakes au tofu ou encore des sablés à la betterave et aux noix, tout ça joliment rangé dans d‘antiques bocaux à cornichons, ballotins ou boîtes à œuf de cailles, d'autruches ou de poules Géline de Touraine ou de Barbezieux, emballé dans du papier-kraft et enrubanné de ficelles de chanvre  ou de raphia récupérées sur les cadeaux du Noël 2006 ?
« Tante Margot, je sais que vous adorez les financiers alors j’vous ai préparé des financiers à la mandarine et pépites de chocolat. » La tante Margot sera tellement émue qu’elle se mouchera dans sa serviette en papier et vous vouera une reconnaissance éternelle.
Et un retour sur investissement, oui mais pourquoi, direz-vous à la Cocotte.
Pour la même somme, offrez ce livre aux personnes sus-citées. Elles vont l’adorer, elles vont faire toutes les recettes. Et à votre tour, vous recevrez un petit cadeau-gourmand fait maison par mon oncle Jules ou Parrain Luc et ce cadeau ornera vos étagères et constituera votre stock de bons produits pour toute l’année. Malin, non ?
La Cocotte vous l’a dit, plaisir d’offrir et joie de recevoir. Allez, on s’y met dès aujourd’hui et on sera fin prêt à Noël ! En attendant, un petit cadeau à manger tout de suite.

Patate hamburgers
Que du vrai dans mes hamburgers, ma p’tite dame. Pas de pain « estouffe belle-mère », pas de sauce bizarre, pas de viande reconstituée. Que du vrai ! Que du bon !

Patate hamburgers, hamburger, pommes de terre, Je crée mes cadaux gourmands, éditions Terre Vivante

Pour 6 personnes
Ingrédients : 1, 5 kg de pommes de terre (Mirabelle ou Franceline), un peu de lait, 2 tomates, 2 oignons rouges, 100 g de tome du Jura, 6 steaks hachés de 100 g,  graines diverses (sésame, tournesol, pépins de courge), huile, sel et poivre.
Préparation : 15 mn – Cuisson : 35 à 40 mn – Coût : * - Difficulté : *
Préchauffez le grill du four. Déposez des rondelles de tomates et d’oignons non-épluchés sur une plaque de pâtisserie, couvrez d’un peu d’huile d’olive et faites griller 10 à 15 mn au four. Sortez les légumes et enlevez la peau des oignons. Epluchez et faites cuire les pommes de terre dans l’eau pendant 20 mn. Réduisez-les en purée avec un peu de lait chaud. Salez et poivrez. Faites cuire les steaks hachés.
Séparez la purée en 12 parts. Etalez un peu de purée sur une plaque pour former un cercle de 8 cm de diamètre, déposez dessus un steak, ajoutez des rondelles d’oignons et de tomates grillés puis des lamelles de fromage. Terminez par un nouveau cercle de pommes de terre et parsemez d’un mélange de graines. Faites chauffer au four à 180°c pendant 10 mn. Puis servez-les avec une belle salade.

01.10.2012

*La photo du livre est cliquable.

jeudi, 17 mai 2012

Velouté de poivron

La Route du Louvre, c’est le rapprochement de deux territoires et la découverte d’un patrimoine fort divers sous un angle original : le sport et la fête. En créant un lien de cohésion nouveau entre les deux bassins de population, la Route du Louvre fédère les communes du territoire, les habitants de la région, les associations et les sportifs de tous âges autour d’un grand événement.
A partir de ces beaux principes édictés par le maire de Loos en Gohelle, Jean-François Caron et le président de la ligue du Nord-Pas-de-Calais d’athlétisme, Philippe Lamblin, depuis 7 ans, des milliers de personnes, parties de dizaines de points de départ différents, convergent vers un seul  lieu, en courant, en marchant, en actionnant des roues ou en plantant le bâton !
Avec ses amies, récurrentes pour certaines, la Cocotte est une fidèle.
A ce titre, elle se permet aujourd’hui de dresser une petite liste de choses à ne pas oublier pour la huitième édition.
Tout d’abord, bien choisir son itinéraire.
Dimanche, elles sont parties de Mazingarbe et ont longé pendant 2 ou 3 km une route très fréquentée et non protégée. Quand on réussit à sortir les enfants du lit un dimanche pour marcher avec vous, les voir frôler les voitures, c’est pas top !
Ne pas mettre de semelles orthopédiques dans ses baskets.
Ca comprime les pieds, surtout quand on s’en aperçoit au bout de 9 km ! Optez pour des chaussures légères et prévoyez des tongs pour l’arrivée. Oui, oui, des tongs ! Cette année, plein de marcheurs les avaient prévues. Y’a vraiment des gens qui pensent à tout !
Ne pas prendre d’eau dans son sac.
De nombreuses stations de ravitaillement sont disposées sur le parcours, les gens sont souriants et offrent de l’eau plate ou pétillante. Attention, d’ailleurs, souvenez-vous que la Vichy, c’est très salé. Beurk !
Dans votre sac, glissez une lampe de poche frontale.
Oui, pour aller aux toilettes ! Sachez qu’il y a des toilettes non-éclairées et ce dimanche une certaine madame Fonfec n’a pas trouvé le sens des toilettes !!??
La lampe, pourquoi frontale ? Pour garder les mains libres et la lampe propre (elle peut servir aux autres copines).
Enfin après l’effort, le réconfort ! Une fois arrivés après avoir couru, randonné, actionné des roues ou planté le bâton, on arrive sur le lieu des réjouissances et pour que ce moment que vous attendez depuis un an soit aussi fort, aussi beau, aussi magique que dans vos rêves, voici les 5 règles auxquelles vous ne devez déroger sous aucun prétexte !
Prendre un plat isotherme pour transvaser les pâtes qu’on vous offrira gentiment sur une assiette en plastique, très molle donc très facilement renversable ! Isotherme parce qu’il y aura un couvercle et parce que vous garderez les pâtes au chaud bien évidemment.
Prendre des dosettes de sel, parce que les pâtes, c’est pas salé du tout. On a bien essayé de verser de la Vichy dessus mais sachez-le, c’est pas bon !
Prendre des petits sachets de gruyère râpé pour épaissir la sauce tomate.
Prendre un petit litron de vin et une bonne baguette à partager entre amis. Comme il n'y a plus d'eau à prendre, le sac est tout léger.
Et prendre un thermos de café avant de reprendre la route. Dimanche le conducteur du bus  qui ramenait la Cocotte et ses amies, sur le lieu de départ, a fait 3 ou 4 fois le tour de Loos en Gohelle avant de trouver le bon chemin ! C’était long. Elles auraient pu s’endormir si elles n’avaient pas été prises d’un sérieux fou rire. Vraiment, un petit café bien chaud aurait été le bienvenu.
Reste enfin une chose à ne pas oublier :
Prendre cette petite liste l’an prochain avec les copines !
Parce que c’est sûr, on va la refaire, cette Route du Louvre !
Les paysages ne sont certes pas toujours d’une exquise beauté mais ils sont tellement chargés historiquement donc émotionnellement qu’être des milliers à les traverser au même moment, ça fait quelque chose !

Velouté de poivron
La cuisson des poivrons peut aussi se faire sur un grill. Il suffit de les retourner souvent et d’arrêter la cuisson dès qu’ils sont boursouflés.

velouté de poivron, poivrons rouges

Pour 6 petites verrines
Ingrédients : 3 poivrons rouges, 2 petits suisses, 1 gousse d’ail, sel et poivre. Facultatif : des olives noires pour décorer.
Préparation : 10 mn – Cuisson : 30 mn – Coût : * - Difficulté : * - Ustensile : hachoir ou mixeur
Préchauffez le four à 210°c (th. 7). Passez les poivrons sous l’eau et essuyez-les soigneusement.
Déposez les poivrons dans un plat qui va au four. Vous pouvez les huiler si vous voulez. Laissez-les cuire, voire noircir, pendant 30 minutes. Quand ils vous paraissent suffisamment « mous », sortez-les du four. Enfermez-les dans un sac-plastique, attendez qu’ils refroidissent complètement puis pelez-les. La peau s’en va très facilement. Enlevez la queue et les pépins. Epluchez la gousse d’ail et pilez-la. Déposez les poivrons pelés et refroidis dans le hachoir ou le mixeur. Ajoutez l’ail et les petits suisses. Hachez très finement jusqu’à obtenir une crème. Salez et poivrez. Si cela vous semble trop épais, vous pouvez ajouter encore un petit suisse ou un peu d’eau. Versez dans les verrines et servez à l’apéritif en proposant des gressins à tremper dedans. Piquez des olives noires sur des piques en bois et déposez-les sur les verrines.

17.05.2012

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velouté de poivron,poivrons rouges,la route du louvre


mercredi, 20 octobre 2010

Secrets de cuisine du Nord-Pas de calais

Hors série, secrets de cuisine du Nord Pas de Calais.jpgVoulez-vous découvrir la spécialité d'une gouvernante nommée Fidéline ?

Martha aime-t-elle l'huile d'olive ?

Pourquoi le couteau de Marie-Christine n'a-t-il plus de couleurs ?

Qu'est-ce que le chef du restaurant « le Buffet » à Isbergues fait avec du pain d'épices ?

André, l'époux de Marie-France, est-il un mec sucré ou un mec salé ?

Combien de gaufrettes Mireille prépare-t-elle la veille de Noël ? 25, 55, 80, 125 ou 150 ?

Et combien de crevettes Nathalie met-elle dans ses croquettes ?

Voulez-vous savoir ce que Martine Aubry a cuisiné avec Jean-Pierre Coffe ?

Le plat que Jacky Durand, chroniqueur culinaire à « Libération », a cuisiné pour la première fois ?

Ce que Danielle ne met surtout pas dans sa soupe ?

Où Cécile range toutes ses recettes ?

Ce que la maman de Fred Personne cuisinait les jours de marché ?

Et qui est le « petit boy » de Maryse ? Et, et, et...

Vous mourez d'envie de le savoir, hein ?

Et bien vous le saurez en lisant et en dévorant un Hors-Série que la Voix du Nord sort aujourd'hui : Secrets de cuisine du Nord-Pas de Calais

A travers plus de vingt portraits confiés à 4 femmes, dont la Cocotte, maniant avec un égal bonheur, spatule et stylo, mis en images par des photographes qui se léchaient les doigts entre deux photos, des femmes et des hommes natifs de la région ou Nordistes d'adoption se racontent et livrent leurs recettes d'ici et d'ailleurs, leurs petits secrets, leur histoire familiale. Des recettes qui traversent les époques, les pays, qu'on sort d'un cahier jauni, vieux de 30 ans, qu'on adapte à un régime, qu'on prépare avec une marmite qui devrait prendre sa retraite, des recettes qu'on ne fait qu'aux grandes occasions, quand toute la famille est réunie ou tout simplement pour son amoureux.

Parce que dans le fond des marmites, des histoires de famille s'écrivent. Dans le fond des cocottes, un héritage culinaire se transmet. Dans le fond des faitouts, les enfants apprennent et retiennent.

« Dans le fond des casseroles, le bonheur y est souvent... » Petite phrase piquée dans l'intro du livre, petite phrase à côté de plein d'autres tout aussi savoureuses...

C'est pourquoi la Cocotte ne vous donnera pas de recette aujourd'hui. Elle se contentera de vous conseiller de vous ruer dans la maison de la presse la plus proche, le kiosque à journaux au bout de votre rue ou sur Internet, dans la boutique des lecteurs de la Voix du Nord,  pour ceux et celles qui n'ont pas la chance d'habiter la région, et d'acheter pour 3, 50 euros seulement, ce livre joliment mis en page, chaleureux et touchant.