03.03.2010
Cake Mozza/Olives
Un p'tit verre de jus de fruit, ça vous dit ? Un verre d'Aglandau, de Grossanne, de Négrette, de Picholine, de Rougette de l'Ardèche ? C'est joli, non ? Ça vous dit quelque chose ?
Ce ne sont que des variétés françaises. Vous voyez de quoi on parle maintenant ?
La Cocotte vous propose simplement un verre d'huile d'olive.
Allez, aujourd'hui, petit cours sur cette huile vieille de plusieurs millénaires, qu'on n'utilisait pas seulement pour la cuisine mais également pour s'éclairer ou se soigner.
C'est la seule huile qu'on extrait du fruit, comme une orange ou un citron. De plus, le procédé est entièrement mécanique.
Les Français en consomment de plus en plus, ils importent près de 97 % de cette huile principalement d'Espagne, de Grèce ou d'Italie, le prix de l'huile d'olive française étant souvent prohibitif.
Quand on est riche, on peut s'amuser à choisir un certain type d'huile pour un certain type de plat ! La Cocotte, ne l'étant pas particulièrement, essaie le plus souvent d'acheter de l'huile bio, vierge extra. Vierge et vierge extra, ces huiles sont meilleures pour la santé car elles contiennent peu d'acides gras saturés et polyinsaturés.
Elle range ses bouteilles à l'ombre car la lumière risquerait d'oxyder le contenu. Et quand elle ne la verse pas dans une poêle, un saladier ou une marmite, elle fait comme les athlètes de l'Antiquité et OSS 117, elle aime quand on l'enduit d'huile pour un petit massage tout simple ou pour ses mains agressées par le froid.
Il paraît que cette huile-sirop typhon mélangée à du jus de citron prévient l'apparition des rides, à condition de se masser le visage à partir de 30 ans. La Cocotte commencera donc ce traitement dans deux ans et vous dira, dans 30 ans, si ça fonctionne. Un peu de patience !
Enfin un doigt trempé dans l'huile d'olive vous culotte une pipe comme pas deux !
Tout ou presque est tiré d'un livre dédié à cette oléagineuse pharamineuse, livre que la Cocotte vous conseille de lire si vous voulez en savoir encore plus.
Elle en a tiré aussi une petite recette, l'a mise à sa sauce et vous la donne, juste parce que c'est vous.
Il vous faut :
200 gr de farine
3 œufs
½ sachet de levure ou 1 belle cuillère à café de baking powder
un peu de sel et de poivre
une pincée d'herbes de Provence
60 à 80 gr de chorizo coupé en petits dés
1 petit verre d'huile d'olive (10/12 cl)
1 petit verre de bon vin rouge bien corsé (10/12 cl)
5 ou 6 tomates séchées coupées grossièrement
100 gr de mozzarella râpée
100 gr d'olives mélangées dénoyautées (à acheter en vrac dans les épiceries orientales à 5 ou 6 euros le kilo !)
Préchauffez votre four à 180°c, un peu moins s'il est à chaleur tournante.
Mélangez la farine, poivre et sel, les herbes, la levure et les olives grossièrement coupées. Battez vos œufs et ajoutez-les à la préparation. Continuez avec le vin, l'huile, le chorizo, les tomates et le fromage. Mélangez bien le tout et versez-le dans un moule à cake à silicone. Si vous n'en avez pas, n'oubliez pas de graisser et de fariner votre moule.
Faites cuire votre cake pendant 40 minutes. Pour vérifier s'il est cuit, passez à travers la pointe d'un couteau. Il faut qu'elle ressorte sèche.
La Cocotte vous l'assure, le parfum de ce cake a un avant-goût de printemps du tonnerre !
07:48 Publié dans Cuisine, Entrées, Gâteaux, cakes... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cake, mozzarella, olives, huile d'olive
22.02.2010
Carrot cookies
Leçon de français et d'histoire : Apéritif, du latin, aperire, ouvrir.
L'apéritif a pour vocation d'ouvrir l'appétit des gens. Les Romains, déjà, savouraient des vins au miel pour entamer leur repas. Au Moyen-âge, l'apéritif était une boisson préventive qui stimulait l'estomac. Les gens buvaient alors de l'hypocras, vin au fort goût de miel et de sucre.
Depuis la seconde partie du XXe siècle, désormais toutes les couches de la population se prêtent au jeu de l'apéro avant le repas, zappant allégrement l'aspect médicinal des breuvages.
La Cocotte ne vous propose pas de boisson mais un petit biscuit au cœur moelleux à faire et à offrir pour ce moment privilégié, qui vous ouvrira l'appétit et vous donnera envie de manger tout le plat. Promis, juré !
Leçon de français, suite :
L'antonyme d'apéritif est digestif, c'est la même chose mais pour la fin du repas.
La Cocotte ne vous propose toujours pas de boisson mais un petit biscuit au même cœur que ci-dessus, à faire et à offrir. Enfin...surtout à offrir ! Car, comme vous vous serez déjà goinfrés des premiers biscuits salés, vous n'aurez plus de place pour ceux-là.
Pour 25 biscuits salés et 25 biscuits sucrés, il vous faut :
la base pour les deux sortes de biscuits :
2 belles carottes
150 gr de farine
1 oeuf
100 gr de beurre
Pour le salé :
100 gr de fromage râpé type vieux Gouda
1 cuillère de cumin en poudre
Pour le sucré :
50 gr de sucre roux ou 2 cuillères de miel
1 cuillère de graines de pavot
1 cuillère de graines de sésame blanc
quelques raisins secs trempés dans de l'eau chaude avec un peu de cannelle
Préparez votre base. Faites fondre le beurre doucement. Râpez les carottes, mélangez-les au beurre, à l'oeuf et la farine.
1. Partagez en deux cette base. dans la première partie, ajoutez le gouda râpé lui aussi et le cumin, un peu de sel et de poivre. Formezun gros rouleau,de 5/6 cm de diamètre et emballez-le dans du film plastique et déposez-le au réfrigérateur.
2. Pour l'autre partie, égouttez les raisins secs, ajoutez-les à la base, puis le sucre ou le miel, les graines de sésame et de pavot et mélangez bien. Faites un rouleau avec la pâte et emballez-le dans du film plastique. Déposez-le au réfrigérateur.
Au bout d'une heure, sortez les rouleaux et détaillez-les en tranches de 5 mm d'épaisseur.
Déposez tous ces petits biscuits sur une plaque à patisserie en silicone ou recouverte de papier sulfurisé et faites cuire à four chaud pendant 10 à 12 minutes. Sortez du four et laissez refroidir sur une grille.
Bon début et bonne fin de repas.
07:30 Publié dans Cuisine, Entrées, Gâteaux, cakes..., Légumes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : carotte, biscuit
22.01.2010
Appelkaka, gâteau suédois aux pommes
Dans la série « Qu'est-ce que vous faites de votre pain dur ? Ben, on le mange ! » , voici la recette du gâteau Suédois à la pomme.
Dans la série « C'est le weekend et je n'ai pas envie de m'emm... à faire la cuisine, qu'est-ce que tu proposes ? », voici la recette du gâteau Suédois à la pomme.
Dans la série « Combien de raisons faut-il pour faire du gâteau Suédois à la pomme ? », en voici au moins 2. Et quand vous l'aurez goûté, vous en aurez au moins 3 pour vite recommencer.
La Cocotte suit les conseils de Miss Boulette qui garde toujours du pain dur. Non pas pour les oiseaux mais en vue de préparer du pudding. La Cocotte fait maintenant de même. Non pas pour les oiseaux, elle aime pas ça, ni pour faire du pudding.
Quand on a goûté celui de la Boulette, flambé au rhum, avec des gros morceaux de sucre plantés sauvagement dans le gâteau, on ne cherche pas à l'imiter, on laisse faire les grandes.
Non, la Cocotte a son p'tit tas de pain dur qui dort près du radiateur de la cuisine. En prévision des jours où ses voisines préférées auront besoin de faire des boulettes d'épinards, où ses enfants auront besoin de Wiener Schnitzels... Bref, elle a toujours du pain dur d'avance.
Alors quand elle voit qu'une recette nécessite d'entamer son p'tit tas, ça la met en joie.
Ainsi est la Cocotte !
Pour transformer votre pain en chapelure, optez pour un bon marteau en caoutchouc ou un rouleau à pâtisserie ou un bon blender. La Cocotte opte pour Brenda, blender fidèle et robuste qui fait ça hop hop ! En 30 secondes, elle obtient une poudre fine, juste ce qu'il faut.
200 gr de chapelure
1 kg de bonnes pommes à cuire
200 gr de sucre en poudre
100 gr de beurre fondu
1 peu de beurre pour le fond du moule
1 grosse cuillère à café de cannelle
de la crème fraîche pour servir
Préchauffez votre four à 180°c.
Mélangez chapelure, sucre, cannelle et beurre fondu.
Épluchez les pommes, enlevez les pépins et coupez-les en fins quartiers.
Beurrez un plat qui va au four, style moule à soufflé et déposez une fine couche du mélange chapelure, sucre... Recouvrez de pommes et recommencez l'opération jusqu'à épuisement des stocks en finissant par la chapelure.
Faites cuire votre gâteau pendant 45 minutes. Les pommes sont fondantes mais non fondues.
Servez-le tiède accompagné de crème fraîche et de thé. C'est tout con et c'est bon.
07:30 Publié dans Cuisine, Desserts, Europe du nord, Fruits, Gâteaux, cakes... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : gâteau, pommes, chapelure
20.01.2010
Des blini
Si vous aimez les blini tout prêts au goût caoutchouteux effroyable, passez votre chemin.
Si vous aimez les bonnes choses, bienvenue à vous. Cet article est pour vous. Rien que pour vous.
Cousins modestes des pancakes US ou anglaises, les blini sont des petites crêpes rondes et dorées, que l'on mange traditionnellement accompagnées de poissons fumés, de crème...
Ils peuvent également se manger sucrés, accompagnés de compote de pommes ou de confiture et se congèlent sans problème.
Ils ont une place de choix parmi la grande variété des zakouski, assortiment de plats servis avant le repas.
La Cocotte entend d'ici les remarques du genre « Mais elle croit qu'on a que ça à faire ! ». Et bien, oui, elle croit ça, la Cocotte.
Parce que franchement, une fois qu'on est bien organisé, qu'on a tout le matériel dans la R16, on met moins de temps à préparer 50 blini qu'à aller les acheter au supermarché à la périphérie lointaine de la ville.
Sortez votre crêpière basique et allez chercher celle de votre voisine. Mieux encore, ayez toujours à votre disposition deux crêpières. Vous remercierez la Cocotte plus tard. Vous n'obtiendrez pas de blini de 12 cm de diamètre exactement mais vous vous régalerez.
Ce n'est pas une recette très originale, la Cocotte en convient, mais ça fait partie des basiques en cuisine, il faut savoir préparer des blini.
Il vous faut :
350 gr de farine de blé
Si vous voulez, vous pouvez mélanger farine de blé (200 gr) et farine de sarrazin (150 gr).
½ cube de levure de boulanger
600 ml de lait
3 oeufs
2 cuillères d'huile
2 crêpières et 2 bras
Diluez la levure de boulanger dans un peu de lait tiède. Versez la farine dans un grand saladier, ajoutez au centre la levure et le lait et commencer à mélanger.
Séparez les blancs des jaunes d'œuf. Réservez les blancs. Et ajoutez les jaunes à la farine. Versez tout le lait et mélangez bien. Vous pouvez vous servir du mixeur. Finissez par les 2 cuillères d'huile pour éviter que les blini collent à la cuisson.
Recouvrez d'un linge et laissez lever votre pâte pendant 2 à 3 heures. Au bout de ce temps, montez vos blancs en neige et incorporez-les délicatement à la pâte en la soulevant avec une Maryse.
Faites chauffer vos 2 crêpières. Avec une louche, déposez 3 ou 4 ronds de pâte dans chaque crêpière et laissez cuire 2 minutes. Des petits trous se forment à la surface, il est temps de les retourner.
Laissez à nouveau cuire pendant 1 minute et déposez tous vos blini sur un grand plat. En 30 minutes, à raison de 6 blini toutes les 3 minutes, vous obtenez 60 blini.
Ne me dites pas que vous n'avez pas 30 minutes devant vous !
Gardez-les au chaud en les recouvrant d'une feuille de papier alu.
Préparez les accompagnements :
crème fraîche avec un peu de jus de citron, oeufs de poissons, tarama, anguille et/ou saumon fumés, radis noir coupé très fin, cornichon molossol...
Déposez tout ça à table. Pour les grands, proposez de la vodka et régalez-vous en écoutant Les cœurs de l'armée rouge*.
*Ce n'est qu'une proposition, il n'y a aucun caractère obligatoire.
07:30 Publié dans Cuisine, Entrées, Europe de l'est, Gâteaux, cakes..., Poissons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blini, zakouski, blinis, zakouskis
11.01.2010
Bloomsbury Muffins
Dans l'Angleterre du début du XXème siècle, écrivains, peintres, théoriciens, critiques d'art, journalistes, éditeurs ou encore musiciens forment autour des frères et de la soeur de Virginia Woolf un groupe qu'on nommera le Bloomsbury group, du nom d'un quartier de Londres. Pendant près de 40 ans, ce cercle à l'esprit libre et rebelle donnera sa vision de l'art, de la littérature, s'attirant souvent des critiques à propos du mode de vie de ses membres et leur refus des codes sociaux traditionnels.
Le musée de la Piscine à Roubaix expose jusqu'à la fin du mois de février des œuvres réalisées par le groupe et autour de celui-ci.
Dans une scénographie très colorée, on découvre la vie à Bloomsbury ou à Charleston, maison perdue dans les collines Sussex dont la propriétaire était Vanessa Bell, sœur de Virginia. Des portraits, des autoportraits, des tissus, des textiles, de la vaisselle, des meubles peints par tous les membres du groupe retracent, avec beaucoup d'intelligence, l'ambiance des lieux et l'humeur de ses habitants. En sortant de ce bain de culture où l'on sent une indolence travaillée et un foisonnement créatif très British, la Cocotte n'a eu qu'une envie, faire des muffins et boire un thé à la mémoire des gens de Bloomsbury. Si vous n'avez pas d'idées pour les weekends à venir, allez donc faire un petit tour à la Piscine, vous ne le regretterez pas. Mais préparez avant de partir, préparez vos petits muffins au goût subtil de menthe chocolatée ou de chocolat mentholé.
Pour faire 15 Bloomsbury muffins, il vous faut :
10 cl de lait
2 sachets de thé à la menthe
100 gr de beurre
100 gr de sucre en poudre
200 gr de farine
3 oeufs
1 sachet de levure chimique ou 2 cuillères de baking powder
30 ou 40 gr de chocolat noir
Préchauffez votre four à 180°c.
Faites chauffer le lait et versez-y le contenu des 2 sachets de thé à la menthe. Laissez infuser.
Faites fondre le beurre, ajoutez le sucre et fouettez jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez ensuite la farine, la levure, les 3 jaunes d'œufs. Versez le lait infusé et non-filtré. Cassez grossièrement le chocolat (il ne faut de trop petits morceaux), ajoutez-le au mélange. Remuez bien. Puis battez les blancs d'œufs en neige et mêlez-les délicatement à la préparation en soulevant la pâte.
Répartissez votre pâte dans des moules à muffins en silicone et faites cuire au four pendant 15 à 20 minutes. La lame d'un couteau doit ressortir sèche quand vous transpercez vos muffins.
En rentrant du musée, il ne vous reste plus qu'à vous préparer un thé à la bergamote avec un sucre ou deux et un nuage de lait. Savourez vos muffins en lisant avec intérêt tous les livres que vous aurez achetés là-bas en rapport avec le groupe de Bloomsbury.
07:30 Publié dans Cuisine, Gâteaux, cakes... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : groupe de bloomsbury, la piscine roubaix, muffins
21.12.2009
Biscuits de Noël
Les petits cadeaux entretiennent l'amitié. On est d'accord ? Et il nous reste trois jours avant Noël.
Et si on ne s'offre pas de petits cadeaux à Noël, j'me demande bien quand on le fera ! Vous avez plein d'amis ? Ça va vous coûter cher ? Vous ne voulez pas faire les magasins en ce moment ? Pas de problème !
Trouvez-moi une jolie boîte en métal, en carton, en bois ou en osier.
Allez vous acheter un stock d'emporte-pièces, un kilo de farine, des œufs, des amandes en poudre, du gingembre et de la cannelle. On va faire des petits biscuits à offrir à tout le monde.
Voici deux petites recettes pleines de goût et d'odeurs à préparer avec vos enfants, si vous en avez sous la main.
Sablés amandes-cannelle :
pour 1 trentaine de sablés
350 gr de farine
150 gr d'amandes en poudre
250 gr de beurre mou
2 œufs
200 gr de sucre en poudre
3 cuillères à café de cannelle en poudre
Dans un saladier, mélangez beurre mou ou coupé en tout petits morceaux et le sucre. Ajoutez les amandes, la farine, les œufs et la cannelle. Au besoin ajoutez de l'eau. Il faut obtenir une grosse boule de pâte. Mettez-la au frais au moins pendant une heure.
Prélevez des petites portions. Étalez une portion sur 5 mm d'épaisseur et amusez-vous avec les emporte-pièces. Déposez-les sur une feuille de papier sulfurisé ou sur une plaque de silicone.
Passez à four chaud pendant 8 à 10 minutes. Sortez vos biscuits du four et déposez-les sur une grille. Laissez-les refroidir avant de les ranger dans votre belle boîte.
Pour cette recette, il vous faut obligatoirement un moule à gingerbread man. Si vous n'en avez pas, changez le nom de la recette. C'est pas compliqué !
Vous voyez ce que c'est le gingerbread man ? C'est ce petit bonhomme aux bras et jambes écartés sur lequel on peut ajouter des yeux et des boutons. C'est l'un des personnages d'un conte très célèbre dans les pays anglo-saxons. C'est l'équivalent de "Roule-galette" chez nous.
Si vous êtes sages, un jour, je vous raconterai son histoire.
250 gr de farine
125 gr de sucre roux
125 gr de beurre mou
3 cuillères de mélasse ou de golden syrup
2 cuillères à café de gingembre en poudre
1 cuillère à café de cannelle
2 cuillères à café de bicarbonate de soude ou de levure chimique
Mélangez tous ces ingrédients. Vous devez obtenir, comme ci-dessus, une boule de pâte. Si elle colle, ajoutez un peu de farine, si elle est trop sèche, ajoutez un peu d'eau. Mettez au frais. Puis procédez comme ci-dessus. Prélevez des petites portions de pâte, étalez-la au rouleau sur 5 mm d'épaisseur. Avec votre emporte-pièce, faites vos petits bonshommes. Si ça vous amuse, faites-leur des yeux et des boutons avec des raisins.
Passez à four chaud pendant 8 à 10 minutes; Sortez vos …. comme ci-dessus.
Je ne vais pas le répéter ! Ça devrait aller, non ?
Amusez-vous bien !
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12.12.2009
Des Bretzels
Qu'est-ce qui est rond et marron, qui ressemble à un nœud, qui a parfois une grosse cicatrice sur le « ventre », qui est salé et qui pendouille fièrement dans les vitrines des échoppes sur les marchés de Noël en Allemagne ?
Un pneu crevé recouvert de chocolat ? Nein !
Un Père-Noël en pain d'épice qui aurait fait la guerre ? Nein !
Une brioche en forme de roue de charrette trop cuite ? Nein !
C'est un Bretzel ! Enfin !
Toutes les régions d'Allemagne en réclament l'origine, avec des histoires plus ou moins farfelues.
Son nom vient du latin bracchium qui signifie bras ou avant-bras. Au début, il n'y avait qu'un bras, ça formait un 6. Puis quelqu'un eut l'idée d'unir deux pains pour n'en faire qu'un.
On dit alors qu'il symbolisait un moine en prière.
Dans les chaumières teutonnes, on affirme aussi qu'un pâtissier avait été accusé d'un vol. Le Comte de la région de Bad Urach, aimant ses pâtisseries lui lança un défi : « Tu as trois jours et trois nuits pour me préparer une pâtisserie à travers laquelle le soleil brillera trois fois. Si tu réussis,tu ne seras pas pendu, ta vie te sera rendue ». C'est en voyant sa femme, les bras croisés dans l'encadrement de la porte que le pâtissier se mit à confectionner des Bretzels.
C'est maintenant le symbole des boulangers en Allemagne.
Une légende raconte que le 11 février 1839 (c'était un mardi) un Bavarois nommé Anton Pfannenbrenner Nepomuk aurait, par mégarde, badigeonné ses Bretzels d'une solution de soude destinée au nettoyage des moules à pâtisserie.
On prétend aussi qu'un chat dans une pâtisserie aurait fait tomber une plaque remplie de Bretzels dans de la saumure pour faire mariner du poisson.
Les Bavarois et les Souabes se battent pour revendiquer le sel sur le Bretzel.,,
Bah, la Cocotte les laisse à leurs querelles et vous propose deux recettes de ces petits bras entrelacés croustillants et salés.
Une petite recette pour l'apéro d'une simplicité enfantine. D'ailleurs faites-la avec vos enfants.
Et une autre, tout aussi simple, qui donnera à votre cuisine l'odeur des marchés de Noël.
Pour 25 Bretzels à dévorer à l'apéro
30 gr de beurre
3 œufs (pour 2 des 3 oeufs, séparez les blancs des jaunes mais ne jetez pas les blancs)
une pincée de sel fin
250 gr de farine
du gros sel
Ramollissez le beurre dans un petit saladier, ajoutez deux jaunes d'œuf, le sel et la farine et mélangez bien. Montez les blancs en neige et ajoutez-les à la préparation. Vous obtenez une grosse boule de pâte. Partagez-la en 25 morceaux égaux. Sur un plan légèrement fariné, roulez chaque boule pour obtenir un fin boudin d'une vingtaine de cm de long. Croisez les extrémités vers le bas et rabattez chaque extrémité vers le haut du Bretzel. Déposez tous ces petits gâteaux sur une plaque en silicone ou du papier sulfurisé, badigeonnez-les de jaune d'œuf et parsemez-les de quelques grains de gros sel. Faites cuire à four chaud pendant 15 mn. Déposez-les sur une grille et attendez les copains pour les déguster.
1 cube de levure de boulanger
500 gr de farine
300 ml d'eau tiède
1 cuillère à café de sel fin
du gros sel
3 cuillères à soupe de bicarbonate soude
Délayez la levure dans un peu d'eau tiède. Versez la farine dans un grand plat, faites un creux au milieu et versez la tasse de levure/eau. Ajoutez du sel. Mélangez bien pendant 5 minutes. Si vous avez un robot, laissez-le faire, il est là pour ça.
Couvrez d'un ligne propre et laissez monter votre pâte pendant une bonne heure.
Au bout de ce temps, retravaillez la pâte en ajoutant au besoin un peu de farine. Il ne faut pas qu'elle colle mais il ne faut pas qu'elle soit trop sèche.
Divisez vos pâte en 16 morceaux égaux et travaillez-les comme dans la recette précédente. Vous pouvez rouler votre pâte pour que les bouts soient plus fins que le centre. Le centre représentant alors un ventre bien gonflé.
Déposez tous vos Bretzels sur une plaque en silicone ou du papier sulfurisé très légèrement fariné.
Recouvrez d'un linge et laissez vos petits pains gonfler une nouvelle fois.
Au bout d'une bonne heure, préchauffez votre four à 200°c et faites bouillir dans une marmite, de l'eau additionnée de bicarbonate de soude. Très délicatement, prenez un Bretzel à la fois et déposez-le dans la marmite. Laissez-le 30 secondes et remettez-le sur la plaque. Moi, j'en mets trois à la fois.
Saupoudrez de gros sel.
Passez ensuite tous vos Bretzels au four pendant 20 minutes.
Laissez-les refroidir sur une grille et dégustez-le le jour-même, voire l'heure même. Faites comme les Teutons, mangez-les en les accompagnant d'une bonne bière. Vous pouvez également les ouvrir en deux et les tartiner de beurre.
Petit plus : Vous pouvez ajouter à votre pâte du fromage râpé et saupoudrer le dessus de cumin ou de pavot.
On dit merci qui ?
Merci Anton Pfannenbrenner Nepomuk !
On peut les faire sucrés également. Mais ça, c'est une autre histoire.
Bon alors, les Bretzels, c'est fait.
Pour la prochaine et dernière recette des marchés de Noël, la Cocotte vous offre un p'tit coup à boire.
Revenez vite, vous allez adorer !
07:30 Publié dans Allemagne, Cuisine, Entrées, Gâteaux, cakes... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : bretzels, marchés de noël, allemagne
26.11.2009
Potato and celery Muffin
25 novembre 2009
« Je viens de terminer le livre que mon amie Elisabeth m'a prêté. Le connais-tu ? Il s'intitule "le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ». Quel titre étrange, me diras-tu. Tu penseras peut-être, me connaissant bien maintenant, que c'est un livre de cuisine. Encore un ! Te diras-tu. Et bien non !
Écrit à quatre mains par deux anglaises, ce livre raconte, par le biais d'une correspondance entre une romancière et plusieurs personnes, l'occupation allemande de l'île de Guernesey pendant la seconde guerre mondiale. La romancière, l'héroïne, apprend l'existence d'un club littéraire sur cette île et décide de correspondre avec plusieurs membres de cet aréopage hétéroclite. Au début, par curiosité et amusement et à la fin, par devoir d'histoire*. Le début du livre est léger comme les Anglais savent parfaitement l'être en littérature et à mesure qu'on tourne les pages, la légèreté fait place au silence, au recueillement. D'ailleurs les auteurs utilisent une citation de Sénèque faisant dire à l'un des personnages : « les petits maux sont loquaces mais les grandes peines sont muettes ». Par petites touches impressionnistes, les membres du club racontent leurs années de privation. Privation de tout, même de leurs enfants, envoyés en Angleterre pour les protéger ! Ils racontent l'horreur de la guerre, les dénonciations, les bunkers, les très jeunes travailleurs de l'organisation Todt, les animaux réquisitionnés, les amitiés, les amours.... Ils racontent parce qu'on leur demande de le faire et parce que la parole libère souvent, voire presque toujours. Et dans ce livre, plane l'ombre fantomatique d'une femme ayant vécu dans l'île, envoyée dans un camp de concentration... Elizabeth, elle s'appelle ! Quelle coïncidence !
Lis ce livre, ma douce amie ! Partage avec moi ce moment de bonheur quand l'un des personnages raconte l'histoire du chat Muffin. Oui, il se nomme Muffin, c'est beau, non ? Je veux te faire partager tous ces instants où l'on rend hommage aux grands écrivains britanniques et notamment à l'une d'entre eux que j'adore, Jane Austen. Connais-tu Jane Austen ? Bien sûr que tu connais puisque tu me connais ! Pars avec moi à la recherche de la recette de cette tourte aux épluchures de patates que l'un des membres accommode d'une bien étrange façon. Prends le bateau avec moi et allons à Guernesey respirer le bon air qui semble y régner. Veux-tu ?
Écris-moi vite ! Envoie-moi tes pensées sur ce livre, envoie-moi également ta recette de « potato peel pie » ! Will you ?
Sincerely,
L. Cocotte
*A ce propos, je te recommande, ma tendre amie, la lecture de la Voix du Nord de ce mardi 24 novembre, il y a un très bel article sur la visite de lycéens du Nord Pas de Calais au camp de concentration d'Auschwitz, visite organisée par le conseil régional et le rectorat. Quand je parlais ci-dessus de silence et de recueillement...
Et puisqu'il s'agit ici de donner une recette, tu t'attends très certainement à ce que je donne une recette de tourte aux épluchures de patates. Non, tu ne l'auras pas. Tu auras une recette de muffin aux pommes de terre. Qu'en dis-tu ?
200 gr de pommes de terre
100 gr de céleri-boule
Si ce sont des pommes de terre bio, lave-les bien et garde les épluchures. Sinon jette-les.
150 gr de farine
2 oeufs
1 oignon
100 gr de jambon
1 gousse d'ail ciselée
une poignée de persil ciselé
un peu d'huile de tournesol (5cl)
une tasse de lait
sel et poivre
1 cuillère à café de baking powder (levure chimique). En anglais, c'est plus chic, non ?
Râpe les pommes de terre et le céleri dans un saladier, tu peux également râper l'oignon. Découpe en petits dés le jambon. Mets tous ces ingrédients dans le saladier en terminant par la « baking powder ». Mélange consciencieusement et répartis cette préparation dans 6 moules à muffins. Fais cuire à four chaud, 160/180°c, pendant une bonne trentaine de minutes.
Sers tes muffins accompagnés d'une bonne salade et d'une viande rôtie, par exemple.
07:30 Publié dans Cuisine, Gâteaux, cakes..., Légumes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, muffin, pommes de terre, céleri-boule
08.11.2009
Concerto Berlinois pour mandoline et oignons
En temps normal, la cocotte n'hésite pas à vous bassiner avec des recettes teutonnes. Alors en ces temps de célébration de la chute du Mur, une dédicace à cette ville géniale est plus qu'indiquée.
Les années de collège et de lycée de La Cocotte sont littéralement imprégnées des histoires de sa prof d'allemand, ses histoires sur l'Allemagne, sur les deux Allemagnes, ses voyages en RDA, ses arrêts aux postes-frontière où les douaniers de l'Est passaient un temps inimaginable à écouter toutes les cassettes de son auto-radio, sur ses amis Est-allemands, critiquant le système évidemment mais reconnaissant les bienfaits de la couverture sociale du pays, l'importance donnée au monde artistique, littéraire, les aides accordées à la petite enfance, les crèches,,, Sa prof qui parlait aussi de Berlin, Berlin, Berlin et encore Berlin,,,
Connaissez-vous Berlin ? Avez-vous déjà eu l'impression d'entrer dans un livre d'histoire ?
C'est l'effet que cette ville a fait à la Cocotte.
On est tous des Berlinois. Tout, absolument tout dans cette ville, envoie l'écho d'évènements qui ont marqué le monde entier. Vous vous sentez étrangement chez vous, dans cette ville.
Vous la connaissez déjà !
Arrivés un soir d'août 2007, le temps de planter la tente à côté de l'aéroport de Tegel, la Cocotte et les siens se sont rendus immédiatement après, à Checkpoint Charlie puis ont entamé une longue, logue promenade de 4 jours, Friedrich Strasse, Gendarmenmarkt, Unter den Linden, le Berlin de l'entre-deux guerres, Alexander Platz et son horloge universelle, Potsdamer Platz, quartier entièrement sorti de terre depuis la réunification dont l'architecture est discutable, Berlin Mitte, Kreuzberg, la Gedächtnis Kirche, (l'église du souvenir qu'on a laissé comme elle était au sortir de la guerre,Le Reichstag, Tiergarten, la porte de Brandenburg, l'île aux musées, le Kudamm, les morceaux de mur « reconstitué », le KaDeWe, ,,,,
On s'est amusé à chercher toutes les statues d'ours multicolores qui sont l'emblème de la ville, on a sillonné les chemins des marchés aux puces où règne un joyeux bordel, punko-bizarro-vieillot, on a bu des bières à la menthe, englouti des Currywurst et des Berliner, ces gros beignets au cœur de confiture, on a répertorié les feux tricolores avec l'Ampelmann (petit bonhomme rouge et vert, symbolisant l'Ostalgie), on a arpenté la Bernauer Strasse où se dresse le mémorial du Mur, on a vu des sections de barbelés, des miradors, des no man's land, on a vu des appartements dont les murs sont encore criblés d'impacts de balle, on a traversé, dans la chaleur de l'été et dans un silence lourd, les stèles grises et uniformes du mémorial aux Juifs assassinés d'Europe,,,
Tout à Berlin est chargé d'histoire et d'émotion.
Dans cette ville immense, flotte un parfum d'esprit libre, de science et de conscience du monde, d'activité intense, d'urgence grave et joyeuse mais aussi de calme, de nature, de verdure.
Tel Rostropovitch, au violoncelle, devant le mur le 9 novembre 1989, la Cocotte joue, pour l'événement, de la mandoline dans sa cuisine pour vous offrir un gâteau aux oignons incroyablement moelleux, un Zwiebelkuchen.
Célébrons ensemble la chute de ce Mur, vous voulez bien ?
Il vous faut :
une mandoline (facultatif)
pour la pâte :
1 paquet de levure de boulanger
2 cuillères à café de sucre
125 ml d'eau tiède
1 cuillère à café de sel
250 ml de lait chaud
600/700 gr de farine
1 œuf entier
4 jaunes d'œuf
un peu de beurre
200 gr de lard fumé coupé très fin
6 gros oignons
du sel
un peu de farine
150 ml de crème liquide
2 œufs battus
Mélangez tout d'abord la levure à l'eau tiède. Laissez des petites bulles se former pendant une dizaine de minutes. Ensuite mélangez le beurre, le sel et le lait dans un plat, ajoutez 100 gr de farine puis le mélange eau-levure. Battez bien tout ça et laissez gonfler pendant 30 minutes. Puis ajoutez le reste de farine, l'œuf entier et les 4 jaunes d'œuf. Votre pâte doit être élastique et brillante.
Laissez gonfler encore pendant 1 petite heure,
Remélangez-la encore une fois puis recouvrez de papier-cuisson un grand, grand plat qui va au four.
Vous pouvez faire la même chose avec une plaque à pâtisserie.
Étendez la pâte sur le plat, avec les mains, étalez-la jusque dans les coins. Et laissez-la reprendre quelques formes pendant 20 minutes.
Pendant ce temps, à la mandoline, émincez vos oignons épluchés en très fines rondelles. Puis dans une grande poêle, faites revenir les lardons et les oignons jusqu'à ce que ceux-ci soient transparents.
Ajoutez 1 cuillère de farine, la crème et les 2 oeufs battus. Laissez un peu épaissir et étalez tout ça sur la pâte. Préchauffez votre four à 170°c.
Enfournez votre Zwiebelkuchen et laissez cuire pendant 30 minutes. Ça va gonfler, gonfler !
Vous servirez à l'apéro, votre gâteau aux oignons coupé en carrés et vous l'accompagnerez d'une bonne bière allemande ou d'un bon verre de vin de là-bas. Et vous trinquerez à la santé des Berlinois, des ex-Allemands de l'Est et à la marche de l'histoire ! Prosit !
07:30 Publié dans Allemagne, Cuisine, Entrées, Gâteaux, cakes..., Légumes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : zwiebelkuchen, chute du mur de berlin, gâteau aux oignons
02.11.2009
Les raisins de la commère
Cette semaine, le temps sera notre ennemi, il ne fera que pleuvoir. Nous sortirons peu. Il nous ne restera qu'à rester bien au chaud, chez nous, dans notre « home, sweet home », faire des goûters avec les enfants, compulser les livres de recettes, préparer les prochaines vacances, trier ses chaussettes dans le placard, les fines dans un sachet et les grosses aux pieds, les poser (les pieds) sur la table du salon, allumer la télé, regarder un truc ou deux, éteindre la télé, faire de la soupe au potiron, s'amuser avec les mômes à glisser sur le parquet avec ses grosses chaussettes, trouver à accommoder les bottes de poireaux qui s'amoncellent dans le frigo, aller vérifier dans le jardin que la pluie n'a pas oublié d'arroser les plants de lavande récemment plantés, recompulser des livres de recettes, inviter des amis. Tiens, un livre sur la cuisine crétoise ?
Vous vous souvenez ? Cet été, une des amies délicieuses de la Cocotte lui avait offert un livre de cuisine de là-bas, à son retour de vacances.
Allez, allez, inviter des amis et leur faire de la cuisine crétoise. C'est pas mal, ça...
On va leur faire quoi, alors ?
On peut faire plein de choses : des boulettes de pois chiche, du caviar d'aubergines, du poulet au yaourt, des soutzoukakia, des œufs à la tomate, des poivrons farcis ? Ouais, c'est pas mal, tout ça !
Et comme dessert, des macarons au miel ? Hum, ça a l'air pas mal ! Un confit d'aubergines ? Original mais on a déjà prévu du caviar d'aubergines pour l'apéro ! Alors quoi d'autre ? Une tarte à l'orange ? Mouais... une prochaine fois, peut-être. Du riz au lait ? Non, trop lourd en fin de repas... Ah, ah, tiens, page 193, un confit de raisins !
Alors j'annonce :
Apéro :
Hoummous,,,Vous connaissez la passion de la Cocotte pour ce plat. Et la Crète, ça se trouve où ? Dans le bassin méditerranéen ! Alors si on ne fait pas d'hoummous, c'est qu'on n'a rien compris !
Gros haricots en salade, calamars dans leur encre, boulettes de pois chiche
Plat : soutzoukakias, poivrons farcis aux épinards et langues d'oiseaux
Dessert : Confit de raisins et macarons au miel.
Toutes ces recettes ont été arrangées ou simplifiées, elles ont toutes été testées et approuvées. Elles ont même été testées deux fois. Le samedi soir chez la Cocotte et le dimanche chez sa délicieuse amie qui lui avait offert le livre et qui avait décidé de faire quasiment la même chose que la Cocotte. Le samedi, la Cocotte aux fourneaux et le dimanche, la Cocotte, les pieds sous la table ! Ça change !
La Cocotte ne va pas donner toutes les recettes en une seule fois. Non, un peu à la fois, c'est ça le régime crétois. Et pour changer, elle va commercer par le dessert. Pourquoi commence-t-elle par le dessert ? Parce qu'on peut préparer ces deux recettes à l'avance,,, Histoire d'avoir le temps de glisser sur le parquet avec ses grosses chaussettes en attendant les copains.
Pour le confit de raisins, il vous faut :
2 kg de gros raisins encore un peu durs
500/600 gr de sucre en poudre
Dans le bouquin, ils disaient autant de sucre que de raisins ! Pouah ! Non, vraiment, ça fait trop de sucre !
Lavez les raisins, détachez-les de la grappe. Déposez-les dans une grosse marmite, recouvrez de sucre, secouez la marmite pour que le sucre enrobe tous les raisins. Couvrez et laissez le sucre se dissoudre pendant toute une nuit.
Puis entamez la cuisson. Laissez cuire pendant une petite heure, les raisins doivent être encore un peu durs. Quand cela vous convient, arrêtez la cuisson et laissez refroidir.
Pour les macarons au miel, il vous faut :
500 gr de farine
100 ml d'huile d'olive
100 ml de lait
150 gr de sucre glace
le jus de 2 oranges
le zeste d'une orange
1 cuillère à café de bicarbonate de soude ou un petit paquet de levure chimique
1 cuillère à café de cannelle
2 ou 3 clous de girofle bien écrasés
200 gr de noix pilées (à défaut, des noisettes ou des cacahuètes nature)
Gardez-en un peu pour en saupoudrer les macarons une fois cuits.
150 ml d'eau
100 gr de miel
Pour saupoudrer sur les macarons :
50 gr de graines de sésame
Mélangez au fouet l'huile d'olive et le sucre puis ajoutez le zeste et le jus d'orange, le bicarbonate ou la levure chimique, les noix, les clous de girofle, la cannelle et ajoutez petit à petit la farine.
Façonnez des petits boudins que vous aplatirez sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé ou sur une plaque en silicone. Vous devriez en obtenir une bonne quarantaine.
Faites cuire à four chaud (160/170°C) pendant 30 minutes. Pendant ce temps préparez un sirop avec l'eau et le miel. Faites-le chauffer jusqu'à ce que le miel fonde.
A la sortie du four, trempez un à un vos macarons dans le sirop et déposez-les sur un grand plat. Saupoudrez-les d'un mélange de cannelle, noix pilées et sésame. Laissez refroidir et servez-les pour accompagner le confit de raisins.
C'est un bonheur !
10:10 Publié dans Cuisine, Desserts, Europe du sud, Gâteaux, cakes... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : régime crétois, crète, raisins, macarons, miel









