mardi, 11 mai 2021

Tartare aux deux saumons et graines germées dans l'émission La vie en bleu sur France Bleu Nord du mardi 11 mai 2021

Les graines germées, leur vie, leur œuvre

Depuis quelques années, vous entendez parler de graines germées sans trop savoir ce que c’est. Aujourd’hui on va lever le voile et on va en parler. 
On les pare de toutes les vertus. Elles sont de véritables bombes de vitamines, A, C, D, K…, de minéraux comme le phosphore, le fer, le calcium, le potassium, le magnésium ! C’est en fait en germant que ces graines vont augmenter d’une façon spectaculaire la quantité de ces vitamines et minéraux. 
Ecoutez bien, on dit qu’elles préviennent des risques cardiovasculaires, elles éliminent les graisses, diminuent le taux de cholestérol, favorisent la digestion, elles stimulent la repousse des cheveux, elles entretiennent les muscles et les os….
Et vous voulez que je vous dise ? Non seulement ce sirop-typhon fait du bien à notre corps donc à notre esprit mais en plus, il est bon !
Alors ces graines germées, on ne va pas s’en priver. 
En plus, les graines germées, ça nous permet d’assouvir nos envies de jardinage, même sin on n’a qu’un tout petit espace.
Il y a 4 familles de graines : 
à savoir :
les graines de légumes et de fines herbes, tel que l’alfalfa, le fenouil, la carotte, le brocoli, le basilic….
les graines d’oléagineuses, comme le tournesol, le sésame, les noisettes…
les graines de légumineuses avec les haricots mungo, les lentilles, les pois chiches…
et les graines de céréales avec le blé, le sarrasin, le millet, l’épeautre ou le seigle. 
Bienvenue dans l’univers des graines germées, bonjour fenugrec, quinoa et soja vert !

La recette
Tartare aux 2 saumons et graines germées
Pour 6 personnes
200 g de saumon fumé, 300 g de saumon frais, 1 citron bio, 1 cuillère à soupe de câpres en saumure, 1 petit oignon rouge, 1 salade, 10 tomates séchées, 50 g de graines germées de fenugrec, sel, poivre, un peu d’huile de colza

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Faites bouillir une casserole d’eau et couvrez-en les tomates séchées pour qu’elles regonflent. Pressez le citron. Coupez le saumon frais en petits cubes, versez le jus de citron et faites mariner le saumon pendant 1 heure. Coupez également le saumon fumé en petits cubes. Lavez et essorez la salade. Pelez et ciselez l’oignon rouge. Rincez les câpres. Détaillez les tomates en lamelles. 
Dans un grand saladier, disposez la salade, couvrez-la des deux saumons en cubes, des câpres, l’oignon et les tomates. Salez et poivrez. Versez un filet d’huile de colza et terminez par les graines germées de fenugrec. 
Mélangez et dégustez aussitôt.

Les graines germées, oui mais comment ?
Pour avoir votre petit jardin de graines germées dans lesquelles vous puiserez à l’envi, pour avoir un germoir de pro à trois francs, six sous, prenez un bocal d’un beau format. Percez à plein d’endroits le couvercle. Déposez une cuillère à soupe de graines de votre choix dans le fond du bocal, couvrez les graines d’eau et laissez-les 12 heures dans l’eau et égouttez-les. Ensuite il vous suffira de les rincer et de les égoutter toutes les douze heures pendant quelques jours pour voir vos p’tites graines germer et emplir le bocal petit à petit. 
Vous aurez besoin d’attendre 3 ou 4 jours avant de piocher dans vos p’tites graines des p’tites quantités pour faire comme les grands chefs qui font des assiettes magnifiques, 3 ou 4 jours pour en parsemer vos salades, vos soupes, vos plats de riz, d’en couvrir vos sandwiches, vos fromages frais, vos yaourts non sucrés…
C’est tout frais comme les pousses de soja, c’est gorgé d’eau, ça croque sous la dent et c’est très, très parfumé

mardi, 04 mai 2021

Purée de plantain et moules au lait de coco dans l'émission La vie en bleu sur France Bleu Nord du mardi 4 mai 2021

La noix de coco, sa vie, son œuvre

Je viens d’Afrique, d’Inde, Indonésie…, on me trouve tout en haut d’un palmier, un palmier cocotier. Je suis oblongue, marron foncé et très dure. J’ai trois yeux sur le haut et des poils qui ressemblent à de la ficelle. Je suis la noix de coco. Quand on me secoue, on entend la mer. Si vous ne l’entendez pas, je ne suis plus fraîche et consommable. Je suis riche en sels minéraux mais riche aussi en lipides et en glucides. Consommez-moi donc avec modération. Achetez-moi bio, je ne coûte même pas 2 euros et vous pouvez faire ce que vous voulez de moi.

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Armez-vous d’un tournevis et d’un marteau. Posez-moi sur une surface très dure. Posez le tournevis sur moi, frappez le tournevis avec un marteau et ouvrez-moi malgré tout délicatement. Sortez-moi de la coque en essayant de me sortir en deux ou trois morceaux et pelez-moi à l’aide d’un économe solide. Passez ma pulpe au mixeur longuement. Filtrez-moi. Recommencez l’opération plusieurs fois Pressez fortement ma pulpe coincée dans un linge propre pour extraire le maximum de jus. Mettez de côté la chair, vous pourrez l’utiliser pour préparer de nombreux desserts. Ainsi rien ne se jette, tout se transforme.

Et mixez mon jus obtenu et de l’eau en poids égal.

Vous pouvez même me mixer avec du lait ou de la crème liquide. Si vous ne m’utilisez pas complètement dans votre recette, congelez-moi. Vous aurez tout le temps du lait de coco bio et maison de surcroît dans votre congélo.

Purée de plantain et moules au lait de coco

Pour 6 personnes

4 bananes plantain un peu noires, 1 citron, 1 cube de bouillon de légumes bio, 2 belles pommes de terre Bintje cuites à la peau, environ 50 cl de lait de coco (en prévoir pour les moules), 1 cuillère à café de pâte de piment en pâte, poivre, huile d’olive, 500 g de moules décoquillées (on en trouve dans les produits surgelés), 2 gousses d’ail, ½ cuillère à café de curcuma

Préparation et cuisson : 30 minutes

Ustensiles : panier-vapeur, presse-purée et poêle antiadhésive

Pelez les bananes et coupez-les en rondelles. Déposez-les dans un panier-vapeur, couvrez-les de jus de citron pour qu’elles ne noircissent pas. Emiettez un cube de bouillon par-dessus et faites cuire dans un faitout à la vapeur pendant 20 à 25 minutes. Quand les rondelles de bananes se laissent transpercer très facilement, enlevez l’eau du faitout. Pelez les pommes de terre, coupez-les en petits morceaux et ajoutez-les aux bananes plantain. Ecrasez l’ensemble au presse-purée, ajoutez le lait de coco (réservez-en un peu pour les moules) pour avoir une belle purée, une cuillère de pâte de piment et un peu de poivre. Ne salez pas, le cube de bouillon l’est déjà beaucoup. Réservez.

Faites chauffer un peu d’huile d’olive dans une poêle antiadhésive. Faites sauter quelques minutes les moules avec l’ail ciselé. Ajoutez le curcuma et versez 20 cl de lait de coco. Assaisonnez comme il vous plaît.

Servez ensemble purée de plantains et moules nappées de sauce.

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Le lait de coco, oui mais pour qui, pour quoi ?

Comme je le disais en préambule, il ne faut pas abuser du lait de coco à cause de son pouvoir calorique. Malgré tout, on peut l’adjoindre en quantités raisonnables, additionné à de l’eau, un yaourt-nature ou du lait dans de nombreux plats.

Il adoucira vos plats si vous avez eu la main lourde en piments. Dans les cuisines indienne, africaine ou créole, ça peut toujours servir.

Il épaissira une sauce en lui donnant un p’tit goût très, très exotique avec des oignons, du curry, les épices qui vont bien…

Dans des soupes ou des potages…

Dans des bouillons très légers, mixez-le à la citronnelle et la coriandre fraîche, un régal !

Dans des vinaigrettes très originales avec du citron vert, du wasabi, des cives…

Dans des flans, des glaces, des sorbets, dans une multitude de desserts…

Avec du riz rond pour faire comme pour un riz au lait en remplaçant le lait par du lait de coco, ajoutez de la pulpe et vous verrez…

Dans des cocktails alcoolisés ou pas, mélangé à des fruits tout aussi exotiques, des smoothies,…

Oh la la, j’ai faim, je vais vous laisser.

Retrouvez cette petite recette sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu. 

mardi, 27 avril 2021

Le double cheesecake du brunch sur France Bleu Nord du mardi 27 avril 2021 dans l'émission La Vie en bleu

Le brunch, sa vie, son œuvre
S’il fallait citer l’un des bien rares effets bénéfiques du Covid, je citerais le retour du brunch. N’avez-vous pas été tous invités à un brunch un dimanche du mois de mars ou d’avril ? En comité très restreint, ne dépassant jamais le nombre de 6 invités ni l’heure fatidique des 19 heures sous peine d’amende, vous voilà un beau dimanche, peut-être au soleil du printemps qui se pointe, chez vos amis, autour d’une table digne de Gargantua. 
Contraction de breakfast et de lunch, respectivement petit-déjeuner et déjeuner en anglais, le brunch est le repas du dimanche des fainéants qui veulent passer un bon moment avec leurs enfants et/ou leurs potes. Il démarre vers 11 h et se termine donc en ce moment à 19 heures.
En d’autres termes, le brunch, c’est le casse-croûte de l’amorphe du dimanche ou l’en-cas de l’indolent de la fin de semaine.
On mange tout ou presque lors d’un brunch. On commence par les ingrédients d’un petit déjeuner classique, lait, thé, café, croissants, pain de mie, pain de campagne, baguettes, bagels, brötchen, biscottes, et tout ce qui peut s’étaler sur du pain… On ajoute  fromages, yaourt, jus de fruit, œufs coque, mollet, brouillés… On n’oublie pas le jus d’orange et le champagne. C’est très courant de bruncher au champagne. A New York, là où le brunch a été inventé, on appelle ça un mimosa. Très chic ! On continue avec les éléments d’un déjeuner avec poissons fumés, salades, tartes et gâteaux comme le cheesecake… 

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La recette du double cheesecake
200 g de sablés bretons, spéculoos ou biscuits petit beurre, 100 g de beurre, 3 œufs, 75 g de sucre en poudre, 300 g de fromage blanc, 100 g de fromage de chèvre frais, zeste d’un citron bio, coulis de fruits rouges

Préparation et cuisson : 1 h 30
Ustensiles : blender, fouet électrique, zesteur, moule à manqué à fond amovible et papier-cuisson


Préchauffez le four à 150°C. Réduisez en poudre les biscuits choisis. Mélangez la poudre avec le beurre fondu. Zestez le citron. Déposez la feuille de papier-cuisson dans le fond du moule, répartissez uniformément le mélange biscuits-beurre en remontant un peu sur le bord. Séparez les jaunes et les blancs d’œufs. Mélangez vivement jaunes d’œufs, sucre, les deux fromages et le zeste du citron. Montez les blancs d’œufs en neige et incorporez-les délicatement au mélange précédent. Versez dans le moule et enfournez d’abord 30 minutes. Baissez la température sur 100°C et laissez encore 30 minutes. Faites complètement refroidir le cheesecake au réfrigérateur et servez-le très, très frais en proposant du coulis de fruits rouges. 

Le brunch, oui mais pour qui, pour quoi ?
En réalité, le brunch présente beaucoup d’avantages. Outre le fait de pouvoir retrouver en un temps légal 1 ou 2 couples d’amis, amis dont nous sommes privés depuis plus d’un an en ces temps de crise sanitaire, le brunch nous permet de vider notre réfrigérateur. Exit les morceaux de fromages, ces petits rogatons qui traînent dans le bac à fromage, pareil pour les pots de cornichons ou confiture entamés que personne ne termine, exit les restes des repas de la semaine qu’on garde toujours un peu longtemps parce qu’on veut pas gâcher et qu’on finit immanquablement par jeter. On vide, on fait place nette, on nettoie son frigo, on le récure et on repart sur des bases propres et saines. 
En attendant les temps glorieux où l’on pourra revoir nos chers amis aux heures qu’on aura choisies, qu’on ne sera plus obligé de quitter la table avant 19 heures sous peine d’être transformé en tiroir-caisse à 135 euros…, quand on pourra manger et rire et boire avec notre famille, toute notre famille et nos amis, tous nos amis jusqu’au bout de la nuit ! 
En attendant ce moment béni, contractons goûter et souper et inventons le goûper. Après le brunch, embrayons sur le goûper. Rattrapons-nous en passant toute la journée et la soirée avec notre famille et nos amis ! 
Oui, allez, je vous invite à un goûper géant ! 

Retrouvez cette petite chronique sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu de ce mardi 27 avril.

mardi, 20 avril 2021

Crème d’ail des ours dans l'émission La Vie en Bleu sur France Bleu Nord ce mardi 20 avril 2021

L’ail des ours, sa vie, son œuvre
Vous aimez vous promener dans les bois quand le loup n’y est pas ou vous avez des amis qui aiment faire ça ? Vous savez garder un secret ? Alors prenez un sac plastique (pour une plus longue conservation), chaussez vos bottes de caoutchouc et laissez-moi vous emmener en balade. Mais faites attention, ouvrez l’œil, on pourrait tomber sur des ours, tout comme des blaireaux. Aujourd’hui on part à la recherche de l’ail des ours. 
Pourquoi l’ail des ours ? Parce que comme le prétend une légende, lorsque l’ours sort de son hibernation, il cherche cette plante pour se purger. En Hollande on nomme cette herbe ail des blaireaux parce qu’ils font la même chose mais chez nous, l’ail des blaireaux, ça le fait moins…
Dans des coins à l’ombre des sous-bois, dans les forêts de chênes ou de hêtres, sur des sols assez humides, repérez de longues feuilles, un peu comme celles du muguet, touchez-les, frottez-les sur vos doigts. Si vos doigts sentent l’ail, c’est bon, vous êtes sur un filon. En grands tapis couvrant carrément le sol, l’ail se laisse cueillir d’avril à juin et quand de jolies petites fleurs en forme d’étoile d’un blanc immaculé sortent, c’est déjà la fin de la saison. 
Là, on est en plein dans la saison. Cueillez, cueillez l’ail des ours, c’est bon pour tout, riche en vitamine C, amaigrissant, hypotenseur, antiseptique, on l’appelait avant la plante magique. Ecoutez-moi bien, l’ail des ours est, dit-on, antithrombotique. Et en ce moment, ça peut servir. 
Une fois que vous avez trouvé de l’ail des ours dans les sous-bois, chut, c’est comme un coin à champignons, gardez ça pour vous, ne le dites pas. Et si, tout comme moi, vous avez un ami qui s’appelle Benoît et qui vous en offre des bouquets énormes, dites-lui seulement merci mais n’allez pas le dire à vos autres amis. Des amis comme ça, ça ne se partage pas mais ça se chérit. 

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La recette de la crème d’ail des ours
Pour 1 petit bol
1 vingtaine de feuilles fraîches d’ail des ours, 100 g de ricotta fraîche, 50 g de noix de cajou ou d’amandes émondées, 5 cl d’huile d’olive, fleur de sel, poivre du moulin. Pour servir : carottes, concombres, radis…
Préparation : 15 minutes
Ustensile : hachoir électrique
 Lavez et séchez dans le panier à salade les feuilles d’ail des ours. Déchirez-les en 2 ou 3 et déposez-les dans le bol du hachoir électrique. Ajoutez la ricotta égouttée, les noix de cajou, le sel, le poivre et l’huile d’olive. Hachez jusqu’à avoir une belle crème épaisse et onctueuse. Rectifiez l’assaisonnement au besoin. Pelez, lavez et coupez les légumes que vous avez choisi. Coupez carottes et concombres en bâtonnets et trempez-les ainsi que les radis dans cette sauce toute légère et terriblement parfumée pour l’apéritif ou l’entrée.

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L’ail des ours, pour qui, pour quoi ?
La crème que vous venez de préparer, vous pouvez la servir en boule avec une cuillère à glace dans une assiette garnie de fromages, de charcuteries et des petits légumes crus. 
Ou étalez-la sur du pain de seigle avec des poissons fumés ou des fruits de mer.
La période de l’ail des ours étant courte, je vous propose de le conserver de différentes façons. 
Bien lavées, déchirées en plusieurs morceaux, passez les feuilles au hachoir. 
1.    Ajoutez un peu d’eau et remplissez des bacs à glaçons de cette préparation. Rangez-les au congélateur et utilisez-en dès que vous en avez besoin. Vous ajouterez un glaçon dans un bouillon, une vinaigrette, du fromage blanc…
2.    Au lieu d’ajouter de l’eau, ajoutez une bonne quantité d’huile et mixez. Salez, poivrez et conservez au réfrigérateur une dizaine de jours. Vous vous en servirez comme base d’un pesto.
3.    Si vous êtes patients, étalez toutes les feuilles sur du papier-cuisson et mettez-les au four à 50 °C pendant 3 ou 4 heures. Retournez les feuilles régulièrement. Quand elles sont bien sèches, enfermez-les dans un sac en papier et réduisez-les en petits morceaux. Passez-les ensuite dans un blender ou au hachoir électrique et tamisez-les de plus en plus finement. Rangez-les dans des petits pots à l’ombre et gardez-les de nombreux mois. Ainsi déshydraté, l’ail des ours ne prendra plus de place et pendant de longs mois, vous en saupoudrerez d’un soupçon un yaourt-nature, une viande grillée, du riz, des pâtes, de la semoule, du quinoa…

Bon appétit mes amis !
Retrouvez cette petite chronique sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La Vie en Bleu.

mardi, 13 avril 2021

Poke au lait de coco dans l'émission La vie en bleu sur France Bleu Nord de ce mardi 13 avril 2021

Le poke, sa vie, son œuvre

Prenez vos passeports, attachez vos ceintures, je vous emmène en voyage. Je vous emmène là où on coupe le poisson en petits morceaux, là où on le fait mariner, je vous emmène à Hawaï.

Le poke, vous connaissez ? Après le tataki, le carpaccio ou le ceviche, laissez-moi vous présenter ce plat de poisson très en vogue chez les hipsters barbus et tatoués des fourneaux, le poke.

Le poke qu’on prononce pokéï, ce sont des dés de poisson, essentiellement du saumon, du thon ou encore du bar…qui ont mariné dans la p’tite sauce qui va bien et qu’on peut mixer sans problème, thon-saumon, bar-saumon, bar-thon, saumon-saumon, thon-thon… Vous avez compris le principe ! La petite sauce qui va bien sera à base de sauce soja. Et on accompagnera le poisson de légumes comme des carottes, du concombre, des asperges, le tout cru et coupé en bâtonnets, des fruits comme l’ananas, l’avocat ou la mangue… Avec des cébettes, des herbes fraîches, des algues, du gingembre, des épices, des noix torréfiées et mixées grossièrement, on fera son p’tit plat et on y mettra ce qu’on veut.

L’important est d’avoir des produits d’une grande fraîcheur, à commencer bien évidemment par le poisson. Le reste ne tient qu’à votre imagination et à la qualité d’aiguisage de votre couteau préféré.

Vous êtes prêts ? Alors aloha Honolulu, Honolulu, nous voilà.

La recette

Poke au lait de coco

300 g de saumon, 1 citron jaune, sauce soja, quelques champignons de Paris, sel et poivre, 1 citron vert, 1 briquette de lait de coco, piment en poudre, 2 carottes, 1 oignon rouge, 1 grenade, 1 mangue, coriandre et persil plat frais, 1 botte de radis, 1 botte de cébettes ou d’échalotes nouvelles.

Préparation : 15 minutes

Ustensiles : couteau bien aiguisé et presse-citron

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Posez le poisson à plat sur une planche à découper, côté peau sur la planche et passez la lame du couteau entre la chair et la peau du poisson. Ensuite coupez le poisson en petits dés réguliers d’1,5 cm de côté et déposez-les dans un petit plat creux. Pressez le citron jaune. Mélangez 1 bonne partie du jus à 5 cl de sauce soja et versez le jus sur les dés de poisson. Mélangez bien, couvrez d’un film plastique et rangez le plat 1 heure au réfrigérateur.

Coupez les champignons en fines lamelles et versez le reste du jus de citron jaune dessus. Salez, poivrez et réservez. Zestez le citron vert et pressez-le. Mélangez zeste et jus du citron vert au lait de coco, ajoutez une pointe de piment et laissez rafraîchir au frigo. Pendant ce temps, pelez et coupez les carottes en fins bâtonnets. Pelez et coupez l’oignon rouge en fines rondelles. Détachez les graines de la grenade. Pelez une mangue pas très mûre et coupez la mangue en tout petits cubes. Lavez et effeuillez coriandre et persil. Lavez, équeutez et coupez les radis en rondelles. Ciselez les cébettes avec les tiges. Rangez séparément tous ces ingrédients dans de petits contenants et disposez-les sur la table avec les dés de poisson et le lait de coco parfumé. Proposez sel et poivre. Laissez les gens se servir et couvrir de lait de coco épicé leurs petits dés de poisson et tous ensemble régalez-vous.

La marinade, pour qui, pour quoi ?

Vous qui vous êtes déjà demandé à quoi servait la marinade, la Cocotte vous répond enfin. La marinade sert à changer la texture de certains aliments en les attendrissant par la même occasion et à changer aussi le goût. On ne fait pas mariner n’importe quoi. Poisson, viandes voient leur chair s’attendrir et se parfumer suivant les épices utilisées. Ainsi les poissons d’une certaine façon précuisent dans le jus de citron et dans la recette d’aujourd’hui, avec la marinade, ils se passent carrément de cuisson.

Avant de griller certaines viandes, passez-les dans une marinade. Des travers de porc marinés huile et citron, c’est franchement et simplement bon.

Dans certains pays, les marinades servent à désinfecter avant cuisson poulet, bœuf, gibier…

Et après le cru, on passe aux marinades cuites.

Mis à mariner plusieurs heures, 1 jour, 2 jours, les morceaux de gibier seront donc bien plus tendres que s’ils ne marinent pas dans le vin avec aromates et herbes.

Faites donc mariner vos morceaux de carbonades dans la bière pendant toute une nuit et vous verrez !

Ensuite filtrez le jus et faites-le réduire dans le plat que vous avez à préparer. Le bœuf en daube, le baeckeofe, le civet de sanglier vous diront merci.

Un p’tit conseil, même si c’est pour faire mariner une viande, choisissez un bon vin. Ne lésinez pas. Le bœuf en daube, le baeckehofe, le civet de sanglier et vos invités vous diront merci !

Retrouvez cette recette dans l'émission La vie en bleu sur France Bleu Nord de ce mardi 13 avril 2021.

mardi, 06 avril 2021

Salade de pois chiches à la marocaine dans l'émission La Vie en bleu sur France Bleu Bord ce matin

Le pois chiche, sa vie, son œuvre
Ce petit pois doit son nom à Cicéron qui, dit-on, avait une grosse verrue sur le visage en forme de pois chiche, Cicéron surtout dont la famille était dans le négoce du pois chiche. 
Ce petit cul tout rond nous vient de Grèce, de Turquie ou de Syrie, on ne sait pas trop mais il est né dans ce coin du monde. On sait aussi qu’on cultivait cette légumineuse en France, précisément en Occitanie, y’a plus de 10000 ans ! 
Ce p’tit pois qui a aussi la forme d’une tête de bélier est paré de plein de vertus médicinales. On le dit diurétique, vermifuge, calmant pour le dos, pour les dents, antirhumatismal et j’ai même vu qu’il décongestionnait les testicules ! 
Rendez-vous compte ! 

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Riche en protéines « maigres », vitamines et minéraux, calcium, potassium, magnésium…il est bon pour le cholestérol, il agit sur l’hypertension et il est excellent pour le cœur. 
Et là, tout à coup, je pense aux habitants de Marcq en Baroeul et ceux qui habitent dans un périmètre de 10 kilomètres autour de cette ville. Ils habitent à moins de 10 kilomètres du bonheur. Savez-vous pourquoi ?  Parce qu’ils peuvent acheter là des pois chiches qui ont vu le jour à Marcq ! Oui, messieurs, mesdames, à Marcq en Baroeul, à la ferme des peupliers, on produit des pois chiches. Savoir ça, moi, ça me met en joie. Aujourd’hui je ne vous emmène pas à Marcq mais je vous emmène au Maroc. C’est presque la même chose ! 

La recette
Salade de pois chiche à la marocaine

300 g de pois chiches secs, 1 cuillère à café de bicarbonate de soude (ça accélère la cuisson), ½ bouquet de persil plat, ½ bouquet de coriandre, 2 gousses d’ail, 1 oignon blanc, 1 citron, 1 petite cuillère à soupe de cumin en poudre, 1 cuillère à café de harissa, huile d’olive, sel et poivre, thym libanais

Préparation et cuisson : 1 h + 12 h de trempage

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Faites tremper les pois chiches 12 heures dans de l’eau fraîche. Déposez-les dans une casserole, couvrez-les d’eau, ajoutez le bicarbonate et faites-les bouillir à petit bouillons pendant 30 à 40 minutes en les goûtant régulièrement. Quand ils sont al dente, arrêtez la cuisson et égouttez-les. 
Réservez les pois chiches au chaud. 
Lavez et ciselez persil et coriandre, pelez et ciselez finement ail et oignon et pressez le citron pour récupérer le jus. Mélangez cumin, harissa, 5 cl d’huile d’olive, jus de citron, sel et poivre. Versez cette sauce sur les pois chiches, ajoutez ail et oignon, persil et coriandre et mélangez bien. Saupoudrez d’une bonne pincée de thym libanais et servez ces pois chiches encore chauds. 

Le pois chiche, oui mais pour quoi ? 
Vous avez vu, le pois chiche, c’est bon pour tout et c’est bon tout simplement. 
Un impératif, ne le faites pas cuire à la cocotte-minute, elle fiche tout en l’air. Cuisez-le dans un faitout que vous pouvez ouvrir quand vous voulez pour goûter et avoir la cuisson parfaite. Si vous êtes patient, pelez chacun des pois après cuisson. Les gastronomes sont unanimes, y’a pas photo !
Chez nous, basiquement, on le déguste dans le couscous mais franchement, y’a plein d’autres façons de le déguster.
Dans toutes les cuisines, on le retrouve.

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Allez donc dans tout le bassin méditerranéen. 
On commence avec le sud de la France, du côté de Nice ou Marseille avec les panisses, la socca, une crêpe qui cuit dans un four et qu’on déguste brûlante. Les Italiens ont aussi leurs panisses, qu’ils appellent panelle ! Ils sont aussi des soupes, à commencer par le minestrone à la génoise à base de pois chiches.
En Espagne, dans le cocido madrileno, sorte de pot-au-feu à l’espagnole !
Allez en Algérie et testez la karantita ou kalentica, un flan qu’on saupoudre de cumin. 
Continuez vers la Tunisie et découvrez le lablabi, une soupe de pois chiches qu’on agrémente de thon, d’oignons, d’œufs, d’olives comme on veut…
Poussez au Liban, en Syrie, en Israël et gavez-vous d’houmous ou de falafels, ces p’tites boulettes à base de notre pois chiche qu’on peut tremper dans l’houmous, du pois chiche sur du pois chiche ! 
En Irak, en Iran, version sucrée avec sucre, pistaches et cardamome…
Découvrez le chana massala avec sa dose de curry indien ou pakistanais avec du riz ou de la noix de coco… ou toujours en Inde dans des desserts comme le Kheer avec du riz au lait…
Non mais franchement, le pois chiche ce serait pas le bonheur ?

Retrouvez cette idée sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu.

mardi, 30 mars 2021

Boules de Pâques au maroilles dans l'émission la Vie en Bleu sur France Bleu Nord

L’œuf, sa vie, son œuvre

Qui de l’œuf ou de la poule ? Qui de l’œuf ou de la cane ? Qui de l’œuf ou de l’oie ou de la caille…. ? Toujours la même question et toujours la même réponse ou plutôt l’absence de réponse.

Depuis l’antiquité, l’œuf est un symbole de vie. L’œuf est attaché au printemps et au renouveau de la nature qui va avec et il s’offre en cadeau pour de nombreuses occasions.

Eh oui, on offrait ces œufs décorés bien avant la naissance, la mort et la résurrection du P’tit Jésus !

On offre donc chez nous des œufs à Pâques. Pendant la période du Carême, autrefois, comme on n’avait pas le droit de manger d’œufs mais que les poules continuaient de pondre alors on gardait les œufs et après avoir bénis, on les peignait et on les offrait aux enfants.

Aujourd’hui, on ne va pas colorier ces œufs, comme c’est la coutume dans de très nombreux pays. On va se contenter de les cacher dans de la viande et de les cuisiner avec une sauce au fromage.

Et on va en cuisiner des tout petits, histoire de faire de jolies boules de Pâques et les gros, on se les réserve en chocolat et on court les cacher dans le jardin.

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Boules de Pâques au Maroilles

Pour 6 personnes

18 œufs de caille, 300 g de chair à saucisse, 300 g de viande de bœuf hachée, 2 tranches de pain rassis, lait, 1 oignon, de la marjolaine, beurre, 200 g de Maroilles, noix muscade, sel et poivre

Préparation et cuisson : 40 minutes

Ustensiles : 1 poêle antiadhésive et 1 casserole

Faites cuire les œufs de caille 3 minutes à l’eau bouillante salée, égouttez-les et laissez-les tremper dans de l’eau bien froide pour les refroidir.

Enlevez la croûte du pain et déchiquetez la mie. Mélangez-la à un peu de lait et ajoutez les viandes, un oignon pelé et ciselé très finement, une bonne pincée de marjolaine, du sel et du poivre. Mélangez bien le tout. Prélevez des petites quantités de viande pour envelopper chaque œuf de caille. Faites fondre un peu de beurre dans l'une poêle et faites-y dorer les boules de Pâques sur tous les côtés pendant une quinzaine de minutes. Réservez.

Coupez le Maroilles en petits morceaux. Faites fondre ces morceaux dans une casserole en ajoutant un peu de lait pour obtenir une belle crème.

Servez les p’tites boules de Pâques nappées de sauce au Maroilles avec des petits légumes bouillis, carottes, navets, dés de céleri-rave…

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Des œufs, oui mais comment ?

Choisissez tout d’abord les œufs de poule suivant le premier chiffre inscrit sur la coquille.

00, ce sont des œufs bio, les poules ont reçu une alimentation saine et se sont baladées à l’extérieur.

01, œufs provenant de poules élevées en plein air.

02, œufs provenant de poules élevées dans des bâtiments, sur le sol.

Et 03, des œufs provenant de poules élevées dans des cages et dans des bâtiments. Autrement dit, des poules qui n’ont jamais vu la lumière du jour et qui n’ont connu que le côté désespérément et horriblement exigu d’une cage. Ils sont à proscrire.

Si vous n’êtes pas sûr de l’état de fraîcheur des œufs, un petit test s’impose.

Remplissez un petit récipient d’eau. Plongez l’œuf suspect dans le récipient. Si l’œuf coule dans le fond, c’est bon, il est frais. S’il flotte, alors méfiance. Il s’approche de la date-limite.

Pour la cuisson des œufs de poule, le principe est simple. C’est la règle des 3, 6 et 9.

Pour un œuf à la coque, il faut compter 3 minutes dans l’eau bouillante à partie de la reprise de l’ébullition. Choisissez des œufs extra-frais. Prévoyez une baguette bien fraîche pour les mouillettes. Pour un œuf mollet, ce sera 6 minutes. Et pour un œuf dur, ce sera 9 minutes. Profitez-en pour utiliser des œufs qui s’approchent de la date-limite de consommation.

Pour les œufs de caille, comptez 1 à 2 minutes pour les avoir coulants à mollets et achetez une toute petite baguette pour les mouillettes. Comptez ensuite 2 à 3 minutes pour les avoir durs.

Pour les œufs de cane, ils seront à la coque au bout de 4 à 6 minutes.

Pour les œufs d’oie à la coque, il faudra compter 9 minutes. Pour des durs, il faudra dépasser les 30 minutes.

Pour les œufs d’autruche, (eh oui, on en trouve dans la région du côté de Zutkerque…) comptez près de 30 minutes suivant la taille et un gros pain de 700 pour les mouillettes. Et pour des durs, vous devrez attendre plus d’une heure.

Enfin, un p’tit truc pour écaler facilement vos œufs, ajoutez du sel ou du bicarbonate de soude dans leur eau de cuisson.

Retrouvez cette recette en audio sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu du mardi 30 mars 2021.

mardi, 16 mars 2021

Echalotes cuisses de poulet et poitrine de porc au soja dans l'émission La Vie en Bleu sur France Bleu Nord ce mardi 16 mars

L’échalote, sa vie, sa œuvre
Madame Ail et monsieur Oignon ont la joie de vous annoncer la naissance de Mademoiselle Echalote. C’est le fruit d’une belle union. De la famille des liliacées, au même titre que l’ail et l’oignon, mais aussi les tulipes, les narcisses…. Elle fait partie de la famille des plantes à bulbes. Elle vient du Proche-Orient. Là-bas, on la nomme ail d’Ascalon… Ascalon, qui comme chacun sait est un ancien port de Palestine. Ascalon, échalote, ça se ressemble, non ? 
On la cultive dans nos contrées depuis le Moyen-Age, on peut la trouver grise ou rosée, de tailles différentes. De la taille d’une grosse gousse d’ail à celle d’une longue et grosse poire comme celle qu’on va cuisiner aujourd’hui, on en trouve toute l’année et elle se conserve très bien, en tresses, suspendue à l’ombre d’un garage ou d’une cave. 

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Dans quelques jours, quelques semaines, dans les marais de Saint-Omer et environ, on pourra trouver des chibots. Ce sont des échalotes nouvelles en bottes dont on mange bulbe et tiges, comme les cives et les ciboules. Un délice tout frais ! 
Quand elle n’est pas nouvelle, choisissez l’échalote bien ferme, bien rebondie et à la peau bien sèche.  
Comme son papa, elle fait pleurer à l’épluchage. 
Moins forte en goût que sa mère, l’ail et plus douce que son père, l’oignon, l’échalote est un condiment qui, comme ses parents, agrémente et parfume de nombreux plats de notre cuisine. Sauces, salades, soupes, pâtés, marinades,… l’échalote est à l’aise dans tout. A commencer dans ma sauce soja !

La recette 
Echalotes cuisses de poulet et poitrine de porc au soja
Pour 6 personnes
1 kg de poitrine de porc fraîche, 1 oignon, 3 clous de girofle, laurier, thym, 6 échalotes cuisses de poulet, 1 petite boîte de concentré de tomates, 40 cl de bouillon de porc de la marmite, 5 cl de sauce soja, piment 

Préparation et cuisson : 2 h 30
Ustensiles : faitout et plat qui va au four

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Plongez la poitrine de porc dans une marmite avec 2 litres d’eau, ajoutez un oignon piqué de clous de girofle, 1 feuille de laurier et 1 branche de thym. Salez et mettez à bouillir 1 heure. 
Pendant ce temps, pelez les échalotes en enlevant 2 ou 3 épaisseurs de peau et faites-les cuire à la vapeur 30 minutes. 
Mélangez la boîte de concentré de tomates à 40 cl de bouillon de porc, 5 cl de sauce soja et un peu de piment. 
Préchauffez le four à 180° C. 
Dans le plat qui va au four, disposez les échalotes pelées et cuites à la vapeur et le morceau de poitrine de porc bouilli. Versez la sauce au soja par-dessus et enfournez le plat 1 heure. Arrosez très régulièrement, baissez la température sur 125°C et laissez cuire 30 à 45 minutes encore. 
Coupez des tranches de poitrine, servez viande et échalotes avec des spätzles, des nouilles, du riz ou du couscous et arrosez le tout de sauce au soja. 


Les échalotes, oui mais pour quoi ?
Dans la recette d’aujourd’hui, l’échalote se cuisine comme un légume. A la vapeur puis dans une sauce, elle est confite et moelleuse et son goût sucré se marie avec le soja et le piment. Délicieux !
Dans un lipig, un confit chaud qui accompagne le kig ha farz, les échalotes sont ciselées et fondues dans un peu de beurre pendant 2 heures à feu doux puis on allonge au beurre fondu. Pas léger, léger mais d’enfer !
En confit froid aux fruits rouges pour accompagner un foie gras ou un pâté,
Dans une vinaigrette avec plein de moutarde et de persil,
En papillote avec une viande blanche ou un poisson,
Avec des moules,
Avec des tomates et du vinaigre balsamique, l’été,
Dans le jus d’une gelée pour du poulet ou des côtes de porc…
Dans un beurre, sur des légumes-vapeur comme des haricots, du chou-fleur, des carottes, des pommes de terre…
Dans une mayonnaise aux fines herbes…
J’arrête, j’ai faim, je vais manger !

Retrouvez cette petite chronique sur le site de France Bleu Nord dans l'émission "la Vie en Bleu".

mardi, 09 mars 2021

Céleri-riz mozza-curry sur France Bleu Nord ce mardi 9 mars dans l'émission La vie en bleu

Le céleri, sa vie, son œuvre ou plutôt moi, la Cocotte, ma vie, mon œuvre
J’aime tout ou presque tout. Des aliments que je n’aimais pas quand j’étais petite me plaisent maintenant. Il en est des poireaux comme des endives. 
Maintenant, j’ai grandi, je vais vers mes 29 ans et j’adore ça. 
A contrario, il y a des aliments que je délaisse à mesure que mes goûts se forgent. Va comprendre ! Le céleri fait partie de ces aliments. Mes goûts, peut-être, ma lassitude sûrement ! 
Si Isabelle et Patrick, mes maraîchers préférés, m’entendent, ils vont être peinés. Vous ne le savez certainement pas mais je fais partie depuis plus de 12 ans d’une amap, une association pour le maintien d’une agriculture paysanne. Ça signifie qu’on a passé un contrat avec des maraîchers. Notre contrat c’est eux qui produisent et nous, on les aide à la distribution et parfois au travail des champs.
Chaque semaine, je vais chercher un panier de légumes bio dans cette association. Ces légumes sont produits à moins de 5 km de chez moi. C’est locavore à fond. Là, je résume, je vous dis l’essentiel mais une amap, c’est bien plus que ça. Un jour peut-être, je vous raconterai. 

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Bref, en fin de saison, donc en ce moment, nos paniers contiennent souvent des boules de céleri. Mais avec le céleri, je tarde, je tarde (j’imagine Isabelle et Patrick en pleurs) et je me retrouve souvent fin février avec six ou sept boules de ce légume que je me dois de cuisiner parce que je n’aime pas jeter. Il faut donc que je me décarcasse vite fait, bien fait, pour inventer des recettes qui plairont au plus grand nombre des présents dans ma maison ! Pas évident ! 
Mais j’ai de la ressource, j’invente, je crée, je transforme, je sublime même parfois (comme diraient les cuisiniers dans le poste). 
Isabelle et Patrick, c’est maintenant qu’il faut prendre des notes. On y va ! 

La recette de céleri-riz mozza-curry
Pour 6 personnes
150 g de riz arborio, sel, 1 cuillère à café de curry, 1 petite boule de céleri, 1 boule de mozzarella, beurre et huile, poivre

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Préparation et cuisson : 45 minutes
Ustensiles : économe, râpe, casserole et poêle antiadhésive
Versez le riz dans une casserole, ajoutez un peu de sel et le curry. Couvrez d’eau en dépassant de 3 ou 4 cm la surface du riz. Faites cuire le riz un peu plus longtemps que le temps indiqué sur le paquet, histoire qu’il colle un peu. Laissez-le gonfler encore dans un peu de jus de cuisson et laissez-le refroidir. 
Pelez le céleri et râpez-le. Egouttez la mozzarella et coupez-la en petits morceaux. Mélangez riz, céleri et mozzarella. Faites fondre un peu de beurre et d’huile dans une grande poêle antiadhésive, déposez-y des belles cuillères à soupe de la préparation au céleri et faites-y dorer 10 minutes les galettes à feu assez doux. En fin de cuisson, retournez 6 galettes sur les 6 autres pour former comme un sandwich tout doré. Salez si besoin, poivrez et servez-les en accompagnement une viande blanche, d’un poisson et/ou d’autres légumes. 
Là, j’imagine Isabelle et Patrick avec un grand sourire ! Oui, là, ils sourient. Isabelle et Patrick, vous en voulez un peu ? 

Le céleri, oui mais pour quoi ?
Légume vieux comme Hérode, mis en culture à la Renaissance, cette boule de vitamines et de nutriments remplit nos paniers d’octobre à mars. 
Choisissez-le plutôt petit. Quand il est gros, il est plein d’eau. Tapez-lui dessus, s’il sonne creux, laissez tomber. On peut tout faire ou presque avec un céleri. Cru ou cuit, il se cuisine finalement très facilement. 

Cru : 
Râpé avec des carottes et des pommes, à ma « rémouloude », dans une mayonnaise légère au yaourt et à la harissa ou tout simplement dans une vinaigrette bien acidulée.
Cuit :
En purée avec du lait et un peu de crème…
A la mode hollandaise, en stoemp, encore avec des carottes mais aussi avec des pommes de terre, des oignons…
En soupe, avec des pommes, des noisettes, des marrons, un peu d’huile de pépins de raisins…
En rondelles, pochées, passées dans de la panure et frites ou passées à la poêle…
En gratin, avec une sauce blanche…
En moussaka, en lieu et place des aubergines…
Bon j’arrête là, j’ai faim, je vais me cuisiner un p’tit céleri. 
Isabelle et Patrick, vous voulez venir manger du céleri à la maison ? J’en ai encore 5 boules !

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vendredi, 05 mars 2021

Sardines à l'huile thym-citron, la Cocotte sur France Bleu Nord le vendredi 5 mars 2021 dans l'émission la vie en bleu

La sardine, sa vie, son œuvre
Un peu trouillarde, la sardine ne se déplace jamais seule et avec toutes ses copines, elle forme des bancs plus ou moins gros. Et quand le banc est grand, on peut se dire que la pêche sera bonne. 
C’est parce qu’il y a fort, fort longtemps des marins grecs la pêchaient en nombre près des côtes de Sardaigne que la sardine s’appelle sardine. Imaginez, s’ils avaient poussé un peu plus loin à l’ouest, on mangerait des Corses à l’huile ! 
La période idéale pour la déguster est évidemment en été mais suivant sa provenance, on commence à la revoir chez les poissonniers vers la fin de l’hiver, tout début du printemps quand elle vient de méditerranée. Un vieux dicton la voit partir à la Sainte-Catherine et revenir à la Saint-Blaise, soit le 3 février.
On ne la pêche pas que là-bas, en méditerranée. On la trouve aussi dans l’Atlantique nord, en Irlande, en Bretagne, au large du Maroc et sur les côtes sénégalaises, mauritaniennes…
De 10 à 25 cm selon les espèces et la provenance, la sardine est petite au printemps et grassouillette en période estivale ! 
Des régions de France ou des pays lui vouent un véritable culte. Au Portugal, l’été, les fêtes de la sardine sont légion et ils la déclinent en tout, tout, tout ! En porte-clé, mobiles, posters, tapis, coussins, torchons, … Tout, tout, tout, vous dis-je ! 
En Bretagne aussi, ils lui font sa fête. Des conserveries renommées la mettent en boîte et en font même des millésimes dont on s’occupe comme un grand vin en les retournant régulièrement. Les boîtes, pas les sardines !

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La recette
Pour 6 personnes
500 g de sardines fraîches (soit environ 12 petites sardines), du gros sel gris de Guérande, 8 à 10 cl d’huile de tournesol ou d’arachide, 1 citron bio, quelques branches de thym, poivre du moulin, des petites olives noires

Préparation et cuisson : 20 minutes
Ustensiles : 1 petite casserole et 1 petit plat

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Coupez la tête des sardines et tirez sur les viscères avec un couteau pour les faire sortir. Avec l’index, en ouvrant la sardine en deux, repérez l’arête et enlevez-la délicatement. Retirez la queue en même temps. Lavez les sardines très soigneusement. Déposez 4 sardines dans un petit plat, saupoudrez-les de gros sel, disposez à nouveau 4 sardines, du gros sel et une fois la même chose. 
Laissez mariner deux heures au réfrigérateur. 
Ensuite rincez-les abondamment, laissez-les même tremper dans de l’eau froide pour enlever un maximum de sel puis épongez-les. 
Faites chauffer l’huile dans une petite casserole sans la faire bouillir ! 
Coupez le citron en rondelles.
Dans le fond du même plat qui a servi à faire mariner les sardines, disposez une ou deux branches de thym, posez 4 sardines, côté peau sur le dessus. Posez par-dessus des rondelles de citron, puis à nouveau des sardines et du citron. Terminez par les 4 dernières sardines, du citron et du thym. Poivrez, ajoutez quelques olives et versez l’huile bien chaude par-dessus. Couvrez d’une assiette et laissez mariner toute une nuit. Le lendemain, égouttez-les, mettez-les à température ambiante dans de jolies boîtes pour les servir en entrée sur des toasts. 

La sardine, oui mais pour quoi ?
Hier, sur le marché, ma p’tite dame, elle était à 10 euros les 2 kilos, autant dire que la sardine ne coûte presque rien. C’est peut-être pour ça qu’on dit qu’elle est bon marché ! Pour ravir mes invités de ce soir, j’en ai eu pour 2 euros 50. 
Une misère !

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Quand vous les achetez, optez pour des sardines pas trop grosses. Je ne veux pas faire de grossophobie sardinière mais elles seront forcément moins grasses et cuiront donc plus vite si vous les faites au barbecue par exemple. 
Faites-les griller entières, pas étêtées, pas vidées, pas désarêtées, elles se tiendront mieux à la cuisson. 
Passez-les 10 minutes au four, ouvertes, débarrassées de leur arête, sur un papier-cuisson huilé et dans un petit bain de coulis de tomates et d’aromates qui font du bien quand il fait soleil, basilic, origan, persil, thym, graines de fenouil…
Passez-les à la poêle et laissez-les mariner dans un bon p’tit vin blanc. Ajoutez ail ou échalote, persil ou coriandre en feuilles et quelques rondelles de citron et dégustez-les toujours sur un bon pain toasté. 
On est à la fête, non ?

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Retrouvez cette recette sur le site de France Bleu Nord dans l'émission "La vie en bleu".

mardi, 02 mars 2021

Avocat 1, 2, 3, recette de la Cocotte du mardi 2 mars 2021 sur France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu

L’avocat, sa vie, son œuvre
Je suis né au Mexique et les Conquistadors m’ont fait découvrir l’Europe au 16ème siècle.
Je vais du vert clair et vif au vert foncé. J’ai une forme de poire. Je suis un fruit car j’ai un noyau. Je peux peser suivant les variétés de 150 g à près d’un kilo. 
Je pousse de l’automne au printemps. 
Je peux être Haas, Fuerte, Lula, Mélafefon (sans noyau et venant d’Israel), Nabal des Antilles…
Côté santé, je suis une bombe en vitamines B, C, K… Riche en calcium, fer, potassium et en oligo-éléments, je suis aussi riche en lipides. Mais pour ma défense, additionné au citron, je ne suis finalement pas plus lourd qu’une salade assaisonnée d’huile. Je suis bon pour réduire le cholestérol, j’agis sur les maladies cardio-vasculaires et je suis excellent pour la peau et les cheveux.
Côté production, je ne suis pas top top. Je suis très, trop gourmand en eau. 
Pour mon transport et ma conservation, mon empreinte carbone est déplorable. Ben oui, on me produit en masse dans les Antilles, en Afrique, en Israël, en Colombie et je fais le tour du monde pour être livré partout. 
Mais je pousse de plus en plus en Europe et je réduis de fait cette satanée empreinte carbone. 
Enfin moi, ça me fait rire car mon nom en espagnol signifie testicule (Aguacate). Je suis, je suis... ?

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3 petites recettes pour 6 personnes
1.    Crème fromage
2 avocats, le jus d’un citron, 100 g de fromage frais, 1 petite gousse d’ail, du piment et un peu de sel
Récupérez la chair des avocats. Dans le bol d’un hachoir électrique, mélangez-la au jus d’un citron, fromage frais et ail pelé et pilé. Pimentez très légèrement salez, et servez avec des légumes crus, des chips ou des gressins.
2.    Sauce salade
3 feuilles de sauge, 30 cl d’eau, 1 citron, 2 cuillères à soupe de shoyu (soja peu salé), 1 bouillon-cube de légumes, 1 avocat et 3 feuilles de menthe.
Faites infuser la sauge dans l’eau, le shoyu et le bouillon-cube émietté. Quand le bouillon est froid, enlevez la sauge. Mixez bouillon, avocat , jus de citron et menthe et mélangez une salade de mâche à cette sauce. 
3.    Mousse pamplemousse 
Et un petit dessert avec 3 pamplemousses, 3 avocats, miel d’acacia et halva à la pistache.
Coupez les pamplemousses en deux, râclez l’intérieur pour récupérer la pulpe. Enlevez les éventuels pépins. Mixez la pulpe à la chair des avocats, ajoutez 1 belle cuillère à soupe de miel liquide et remplissez les demi-sphères de pamplemousse. Mettez au frais et au moment de servir émiettez du halva sur les pamplemousses.

L’avocat, oui mais pour quoi
Vous voyez, 3 petites recettes et même pas le sempiternel guacamole ! Ça change un peu, non ?
On peut faire plein de choses avec l’avocat. 
En beurre comme les mexicains sur des toasts, un peu de jus de citron et avec des poissons fumés.
Des smoothies avec d’autres fruits comme le pamplemousse, l’ananas, la grenade avec les fruits secs pour le croquant, noix, noisettes, pistaches ou noix de cajou ou de pécan…
Des soupes aussi, avec un peu d’ail ou d’oignon et des aromates, l’avocat doucement réchauffé et toujours citronné.
En pesto sur des œufs durs… En saison, dans des tomates-cocktail
Même en glace en le mixant à de la crème fraîche et du jus d’orange…
Un p’tit conseil pour finir, forcez son mûrissement en l’emballant dans du papier-journal et posez-le sur le radiateur. Et n’oubliez pas de citronner sa chair sinon il ne devient pas véreux mais noir, tout noir.

 

mardi, 23 février 2021

Marmelade amère à la bigarade

La marmelade, sa vie, son œuvre
Ça ne vous a pas échappé, on est en plein dans la saison des agrumes. 
La semaine dernière, je vous ai parlé des citrons, vous vous en souvenez ? 
J’aurais pu vous parler de bergamote, de cédrat, d’orange douce, de combava, de main de bouddha, de clémentine, de tangerine ou autres mandarines. J’aurais pu mais non ! Aujourd’hui je vous parle d’oranges amères et de pamplemousses. Et après, je vous jure, je n’en parlerai plus avant l’année prochaine… si tout va bien. 
Grand 1, petit A, l’orange amère, aussi appelée bigarade, est le fruit d’une liaison entre un pamplemousse et d’une mandarine. Dans tout le bassin méditerranéen, elle pousse sur des bigaradiers et se récolte pile-poil en ce moment. Elle est plus petite qu’une orange « normale » et elle est très amère. 
Grand 2, petit A, le pamplemousse tel qu’on le connaît et on le consomme dans nos contrées est le fruit lui aussi d’une liaison entre le pamplemoussier et l’orange douce. A peau jaune et chair rose, il est plein de jus et on secoue la tête quand on le boit car il est lui aussi très amer. 
Aujourd’hui, mes amis, je vous parle d’une alliance absolument pas contre-nature, pour le meilleur et le meilleur. Je vous parle d’un petit bonheur en bocal qui fait fermer les yeux et ouvrir la bouche, la marmelade ! 

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La recette
Marmelade amère à la bigarade 
Pour 10 pots
10 oranges amères, 3 citrons, 1 pamplemousse (entre 2,5 kg et 3 kg de fruits), 3 litres d’eau, 2,5 kg de sucre en poudre 
Préparation et cuisson : 4 heures
Ustensiles : 2 faitouts et 1 grande marmite, 1 couteau qui coupe bien, 1 étamine, 1 cuillère en bois, 1 passoire, 1 entonnoir à confitures, 10 bocaux très propres

Les fruits doivent être tous bio car on utilise l’écorce. 
Lavez très soigneusement les agrumes. Pelez-les pour en recueillir l’écorce la plus fine possible.
Mettez les écorces des fruits dans un faitout, versez 1,5 litre d’eau dessus et mettez à bouillir pendant 1 h 30. Il faut que les écorces se transpercent facilement avec la lame d’un couteau. Réservez.
Dans le même temps, enlevez la peau blanche des fruits et sortez les pépins de tous ces fruits. En faisant ça, du jus se forme. Surtout gardez-le.
Assemblez peaux blanches et pépins dans l’étamine. 
Dans l’autre faitout, assemblez pulpe et jus des fruits, posez l’étamine contenant peau blanche et pépins dessus, versez 1,5 litre d’eau et faites bouillir 1 h 30.
A l'aide d'une passoire, filtrez le contenu du faitout avec la pulpe, pressez cette pulpe pour récupérer tout le jus. Débarrassez-vous de la pulpe.
Dans la marmite, assemblez alors les écorces et le jus recueilli. 
Versez les 3 kilos de sucre, mélangez bien et posez à nouveau l’étamine sur le dessus. Remettez sur le feu. Couvrez la marmite et laissez fondre le sucre. Mélangez fréquemment avec une cuillère en bois. Laissez chauffer 30 minutes environ. La marmelade devrait être prise.
Mettez alors la marmelade en pots à l’aide de l’entonnoir à confiture. Fermez les bocaux, retournez-les aussitôt pour faire le vide d’air. Laissez-les refroidir avant de les étiqueter et de les ranger à l’ombre d’un placard ou dans la cave. 
Et quand vous ouvrirez un pot, ayez une petite pensée émue pour moi. 

La marmelade, oui mais pour quoi ?
Vous qui êtes curieux, je vais vous dire : Marmelade et confiture, pas le même combat. Quand la confiture est le résultat de fruits mélangés au sucre, la marmelade est le résultat d’un filtrage de ces fruits au sucre et très, très souvent, ce sont des agrumes amers. 
La différence, ce sont aussi les quantités de sucre utilisé. 
Dans la marmelade, il y en a plus que dans la confiture. 
Dans les vieilles recettes, vous trouverez une quantité de sucre astronomique. Du style 4 kilos de sucre pour 2 kilos de fruits. C’est un peu excessif, non ? Personnellement, je n’en mets pas autant mais j’allonge un peu le temps de cuisson. Je fais presque du tant pour tant. Autant de fruits que de sucre.
L’important est que les écorces soient bien molles pour être mangées et que la pectine contenue dans les pépins fasse son effet, c’est-à-dire qu’elle aide à épaissir la marmelade et donc à la rendre moins liquide. 
Avec tous les pépins que vous allez récupérer, ça devrait bien fonctionner. 
Vous voulez un p’tit truc pour savoir si votre marmelade est prise ? 
Déposez au début de la recette une petite sous-tasse au congélateur. 
En fin de cuisson, sortez la sous-tasse, déposez une petite cuillère de marmelade dessus et penchez la sous-tasse. Si la marmelade tient, elle est prête. Sinon, prolongez un peu la cuisson. 
Maintenant vous êtes prêts. Allez, fermez les yeux et ouvrez la bouche. 
Retrouvez cette recette sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu du mardi 23 février 2021.
La Cocotte

mardi, 16 février 2021

Tiramicurd tout citron, recette de la Cocotte ce mardi 16 février dans l'émission la vie en bleu sur France Bleu Nord

Le citron, sa vie, son œuvre

Si la pandémie ne faisait pas rage en ce moment, on serait peut-être tous en ce moment au carnaval de Menton pour fêter les citrons ! Les 240000 visiteurs attendus cette année resteront chez eux et pour les occuper, je leur propose deux ou trois belles recettes avec cet agrume. Pourquoi Menton ? Parce que Menton est resté longtemps le premier producteur de citrons du continent européen. 

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Aujourd’hui concentrons-nous sur le citron jaune mais retenons limes verts, combavas cabossés, citrons caviar comme des p’tits cornichons, cédrats à la peau très épaisse, yuzu tout ronds. Un jour, on en reparlera.

Un conseil, prenez-les bio. Ces fruits subissent tant de traitements que lorsqu’on en lit la liste, on se sent déjà mal. Le thiabendazole ou le diphényle, ça vous donne envie ? Non hein ? Moi, non plus.

Le citron, c’est antiseptique, digestif, diurétique, vermifuge… C’est bon pour les rhumatismes, les phlébites, les varices, la gorge… Ca donne des forces et c’est plein de vitamines. Ce sont des p’tits soleils dans la cuisine.

Alors réchauffons-nous, mangeons des citrons.

Aujourd’hui je vous donne une recette de crème de citron allégée. Vous allez voir, c’est léger, léger…

Et si en plus, vos citrons sont bio, vous verrez après ma recette que vous pourrez absolument tout utiliser. Vous ne jetterez rien de ce fruit qui est un peu le sirop typhon du verger.  

Tiramicurd tout citron

4 citrons bio, 2 œufs, 100 g de sucre en poudre, 1 cuillère à soupe de maïzena, 20 cl de crème liquide, 5 cl d’eau + 5 cl de limoncello, 20 boudoirs

Préparation et cuisson : 30 minutes

Ustensiles : presse-citron, casserole, fouet à main, fouet électrique et un plat à gratin pas trop grand mais un peu profond

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Pressez les citrons et gardez les écorces. Séparez les blancs des jaunes d’œufs. Fouettez les jaunes avec le sucre en poudre. Les blancs, on les réserve pour faire des meringues*. Dans le mélange jaunes d’œufs et sucre, ajoutez le jus de citron et en fouettant, la cuillère à soupe de maïzena. Versez ce mélange dans une casserole et faites-la chauffer à feu doux. Quand le mélange a bien épaissi, arrêtez la cuisson. En 5 minutes à peine, en fouettant sans arrêt, c’est fait. Laissez refroidir entièrement. Au moment de monter le gâteau, fouettez la crème liquide en chantilly et incorporez-la délicatement à la crème aux citrons.

Mélangez eau et limoncello. Trempez rapidement les boudoirs dedans et déposez une première couche de boudoirs dans le fond du plat. Couvrez-la de crème chantilly-citron et montez votre gâteau de cette façon. Terminez par une couche de crème chantilly-citron. Rangez le plat au réfrigérateur 4 heures au moins. Au moment de servir, broyez quelques meringues sur le gâteau et dégustez-le bien frais avec un petit verre de limoncello. 

*Meringues : Fouettez les blancs d’œufs avec un fouet électrique. Quand ils sont pris, ajoutez un peu de sucre. Faites des petits tas sur du papier-cuisson et faites-les cuire 1 h 30 à 90°C au four.

 Et les écorces de citrons, oui mais pour quoi ?

Là, à cet instant précis, vous vous dites que vous allez vous régaler bientôt avec mon p’tit gâteau léger, léger mais vous vous dites aussi ce que vous allez bien pouvoir faire avec les écorces de citron. Tout ça parce que votre bonne conscience écologique vous empêche de jeter. Je le sais, je vous entends d’ici ! Mais pas de souci, je suis là. Dorénavant, vous ne culpabiliserez plus jamais car vous saurez quoi faire.

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  1. Des petits dés de citrons confits au sucre

Il vous faut 150 g de peaux épaisses de citron bio (ça fait 2 citrons)et 100 g de sucre. Coupez les peaux en tout petits dés. Faites-les cuire en  30 minutes à feu doux, dont 10 minutes à couvert et 20 minutes enfin à découvert. Ensuite arrêtez la cuisson et posez la casserole sur une surface froide (marbre) et mélangez jusqu’à ce que le sucre se cristallise. Il se transforme en poudre.

Rangez ces petits dés dans des petits pots. Une fois réhumidifiés dans un peu d’eau bouillante, utilisez-les pour faire des cakes.

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  1. De la poudre de citron

Il vous faut les peaux des 2 autres citrons débarrassées des petites peaux à l’intérieur et quelques grains de riz. Nettoyez très soigneusement les écorces et enlevez les membranes à l’intérieur des écorces. Mettez ces écorces sur un radiateur et laissez-les sécher 3 ou 4 jours. Après ce temps, passez ces peaux au moulin à café et réduisez-les en poudre. Rangez la poudre de citron dans un pot, ajoutez quelques grains de riz pour enlever l’humidité et servez-vous de cette poudre pour en parsemer d’un soupçon salades, viandes à griller, desserts, vinaigrettes, cocktails…

Et un dernier p’tit truc, ne jetez pas vos pépins bio. Faites-les germer pour faire pousser des citronniers chez vous. Oui, Madame ! Avec le réchauffement climatique, un citronnier sur le sol cambrésien, dunkerquois ou boulonnais, oui, madame, on pourra le voir désormais !

Retrouvez cette recette sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu.

mardi, 09 février 2021

Pizza aux champignons, la Cocotte sur France Bleu Nord, dans l'émission La vie en bleu du mardi 9 février 2021

La pizza, sa vie, son œuvre
Qui n’est jamais allé à Naples ne sait pas ce qu’est une pizza. 
Je sais, ça peut énerver mais c’est comme ça. Rares sont les pizzerias de France qui peuvent s’appeler vraiment pizzerias. Tout au plus, pourrait-on les appeler « tarterias » parce que leurs soi-disant pizzaïolos étalent mollement une pâte à pizza qui n’a pas pris le temps de lever et qu’ils la font cuire dans un four pas prévu à cet effet. Non sérieusement, la pizza est napolitaine et basta ! 
Là-bas, cette star de la cuisine de rue se déguste dans des petits restaurants de rien de tout, où on peut juste poser ses coudes sur des toutes petites tables pour dévorer cette merveille qui dégouline de bon, de très bon, de sacrément bon fromage et de coulis de tomates tout aussi bon et fait-maison. Pas ce fromage au goût et à la texture de plastique qu’on trouve malheureusement bien trop souvent en France. 

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Là-bas, à Napoli, la pizza coûte entre 3, 4, 5, 6 euros…, rarement plus et croyez-moi, c’est rien. C’est le meilleur retour sur investissement que je connaisse. 
Là-bas, elles sont recouvertes de quasi rien, de coulis de tomates-maison avec les petites tomates qu’il faut, de celles, rouges, jaunes, orange… qui poussent au pied du Vésuve, qu’on récolte en grappe et qui pendouillent sur tous les étals des maraîchers présents sur tous les petits marchés de la ville. 
Là-bas, les chanteurs de bel canto se mettent à leur fenêtre, juste à côté de leur pizzeria préférée et entonnent des chansons qui parlent des amours contrariées de pizzaiolos du cru et de « bella donna » avec qui ils aimeraient bien partager une pizza, des chansons à vous tirer des larmes de bonheur car vous savez que dans les dix minutes qui viennent, vous pourrez déguster une de ces pizzas si bien chantées. 
Là-bas, en deux jours, vous en goûtez tellement que vous devenez instantanément critique gastronomique, es-pizzas. 
Là-bas, quand vous quittez la ville, vous avez le ventre et le cœur gros. Mais vous êtes bien et vous vous promettez de revenir dans cette ville magique le plus tôt possible. 

La recette
Pour 6 personnes, soit 2 belles pizzas
300 g de farine, 1 cuillère à soupe de levure sèche du boulanger, 30 cl environ d’eau tiède, sel, huile d’olive, 1 cuillère à café d’origan séché, 1 boule de mozzarella, 30 g de champignons séchés, 15 cl de crème liquide, ail, poivre, huile pimentée
Préparation et cuisson : 30 minutes + levée de la pâte

Pizza aux champignons, la cocotte, France bleu nord, la vie en bleu

Faites bouillir 500 ml d’eau et versez-la sur les champignons séchés. Laissez-les regonfler le temps que la pâte lève. 
Délayez la levure sèche dans une petite tasse d’eau tiède. 
Versez la farine dans un plat creux, faites un puits au centre, ajoutez 4 grammes de sel et la levure et versez l’eau petit à petit. Mélangez et formez une belle boule non collante. Coupez-la en deux et formez 2 pâtons égaux. Saupoudrez-les de farine et déposez-les sur un plan fariné, couvrez-les d’un linge et laissez-les lever 2 heures minimum. Sachez que plus elle lève, meilleure elle est. 
Coupez la mozzarella en tranches et déposez-les dans un égouttoir. Laissez-la s’égoutter le temps que la pâte lève. 
Au bout des 2 heures, préchauffez le four à 250°c. 
Etalez à la main les deux pâtons en 2 cercles de 30 cm de diamètre environ. Garnissez-les de crème liquide. Egouttez les champignons, pelez l’ail et ciselez-le finement. Mélangez champignons, crème liquide et ail. Versez un filet d’huile d’olive sur les disques de pizza. Répartissez le mélange ail et champignons sur les 2 pizzas et terminez par la mozzarella et un peu d’origan. Salez, poivrez et faites cuire chaque pizza pendant 5 à 6 minutes, il faut que la mozzarella soit fondue et un peu dorée. 
Servez en proposant de l’huile pimentée.

La pizza, oui mais perque ?
D’abord la farine. En Italie, on prend de la typo 00, c’est l’équivalent de notre farine type 45, la plus fine qui soit. 
La levure, délayez-la dans un peu d’eau tiède. La sèche ira très bien. Laissez tomber la chimique. 
Ensuite, le sel, c’est comme si vous faisiez du pain, c’est 15 g au kilo de farine. 7,5 grammes pour 500 g… Faites le calcul. 
Avant de la faire lever, ajoutez un filet d’huile d’olive à la pâte et une pincée d’origan.

Pizza aux champignons, la cocotte, France bleu nord, la vie en bleu


Et laissez-la lever, 2, 3, 4, 5 heures… En Italie on en trouve qui ont levé toute une nuit et parfois bien plus, au réfrigérateur sous un linge. 
Puis le coulis de tomates, choisissez-le italien et bio. Y’a des épiceries qui ont ça en qualité et en quantité.
Vient ensuite le fromage, la mozzarella, la meilleure qui soit, la burrata par exemple. Une pizza vaut bien ça. 
Vous pouvez aussi prendre de la scamorza fumée ou pas, de la stracciatella, du provolone râpé…
Arrive alors la cuisson, il vous faut un bon four qui monte haut, haut, très haut en température. 
Enfin, un peu d’imagination et beaucoup d’amour ! Allez, j’arrête, je retourne dans ma cuisine, j’ai envie d’une pizza. Ecco !

mardi, 02 février 2021

Crêpes chèvre-cassonade, recette de la Cocotte ce mardi 2 février 2021 dans l'émission La vie en Bleu sur France Bleu Nord

La crêpe, sa vie, son œuvre

Ne serait-ce pas aujourd’hui qu’on doit faire sauter le crapiau ou la galette, faire tourner le bourriol et la bouquette ? 
Bon sang mais c’est bien sûr la chandeleur, on est le 2 février, soit 40 jours après Noël, la fête des chandelles ! Les dates, je m’en fiche mais j’aime les crêpes donc ça va me donner une raison pour en faire. 
Au départ, c’est une fête païenne symbolisant l’ours qui sort de son hibernation. L’église qui n’a pas inventé grand-chose, ne faisant que se caler sur le calendrier des fêtes païennes, l’a remplacée par le jour de «la présentation de Jésus au temple ». On en profite pour bénir les cierges. 
Cierges, chandelles, chandelles, chandeleur…. Et voilà le lien ! 
Vous vous demandez alors pourquoi en ce jour, on mange des crêpes plutôt que des chandelles. La Cocotte a sa petite idée. Parce que les chandelles, c’est pas bon. 
En fait, cette époque de l’année correspondait aux semis d’hiver et on mangeait l’excédent de farine en faisant des crêpes.
Hormis le menhir, les sardines et le pâté en boîte, la crêpe est la contribution la plus importante de la Bretagne au patrimoine gastronomique national, voire mondial. Mais quelle contribution ! Toutes les régions de France ont imité les Bretons. Chaque département a sa version, chaque foyer, sa recette. Et c’est pareil pour le reste du monde. Bricks, chapatis, tortillas, msemmen, tamales et autres blinis sont autant de variantes de ces cercles censés symboliser le soleil…
Aujourd'hui, chez la cocotte, ce sera des crêpes entre les pannecouckes et les blinis avec du fromage de chèvre et de la cassonade ! 
Vous aussi ? 

Crêpes chèvre-cassonade, la Cocotte, France bleu Nord

La recette
Pour 12 crêpes
Ingrédients : 2 œufs, 150 g de farine, 50 cl de lait ou 1 mélange lait et eau, 50 g de fromage de chèvre frais, 1/2 sachet de levure chimique, 50 g de beurre, cassonade brune ou blonde
Préparation et cuisson : 30 minutes
Ustensiles : crêpière, fouet électrique et spatule
Faites fondre le beurre. Séparez les blancs des jaunes d’œufs. Montez les blancs en neige. Battez les jaunes d’œufs avec la farine, le lait, le fromage de chèvre frais au blender. Ajoutez le beurre fondu, les blancs en neige et la levure chimique au tout dernier moment. 
Graissez un peu la crêpière et déposez une petite louche de pâte à crêpe pour former un disque d’une quinzaine de centimètres de diamètre. Faites cuire le temps que des petits trous se forment à la surface puis à l’aide de la spatule, retournez la crêpe et laissez-la encore quelques secondes. 
Faites toutes les crêpes de la sorte, saupoudrez-les d’un peu de cassonade, pliez-les et mangez-les encore chaudes. Vous pouvez les garder au chaud justement dans un four à 75 °c.

La crêpe, oui mais comment ?
Chacun a son p’tit truc pour réussir les crêpes. Moi, j’essaie depuis le début d’avoir des crêpes les plus fines possible, genre crêpes-dentelle. C’est ma quête, mon graal. Mais je n’y arrive pas toujours. Alors comme je n’y arrive pas toujours, je fais des crêpes genre pannecouckes. J’adore ça et là, je ne rate jamais. 
Je mélange eau et lait, parfois j’ajoute de la bière, ça permet de faire lever la crêpe et on dit que ça la rend plus légère. Parfois je les fais au lait battu, ça donne un p’tit côté épais mais ça reste léger. Les fermiers vous diraient que le lait battu, ce sont les bons côtés du lait sans la graisse !
J’utilise de la farine la plus fine possible. Je mets une pincée de sel et je monte mes blancs d’œuf en neige. Elle est là, ma légèreté. 
Pour éviter qu’elle colle à la poêle, j’ai deux p’tits trucs, tout d’abord une poêle antiadhésive exprès et elle ne sert qu’à ça. J’en ai même deux identiques, je vais deux fois plus vite. 
Et j’entoure les piques d’une fourchette de coton hydrophile, j’attache le coton à la fourchette avec de la ficelle de boucher. Ça me fait une sorte de tampon à tremper dans l’huile pour imbiber la poêle et le tour est joué. 
Après, je tiens le manche de poêle de la main droite je tiens une pièce de monnaie dans la main gauche, je ferme les yeux et je fais sauter ma crêpe en priant l’ours païen de la faire retomber pile-poil dans la poêle. C’est la fête ! 

mardi, 26 janvier 2021

Morue au four et aux pommes de terre ce mardi 26 janvier dans l'émission La vie en bleu sur France Bleu Nord

La morue, sa vie, son œuvre
Comment se faire plaisir en ces temps assombris par ce virus qui n’en finit pas de nous gâcher la vie ? La réponse est très simple, en mangeant de la morue. Je ne sais pas pour vous mais pour moi, ça marche. 
Les gens qui me connaissent bien savent que je voue un culte à la morue et que, tout comme les Portugais qui lui vouent le même culte, je pourrais en manger tous les jours. Et en manger tous les jours, ce n’est vraiment pas compliqué. Au Portugal, on dit même qu’il y a autant de recettes de morue que de jours dans l’année. Honnêtement je pense qu’il y en a bien plus ! Il faut voir les rayons de morue sur les étals des poissonniers des marchés de Lisbonne, de Porto…

Morue au four et aux pommes de terre, la cocotte, France bleu nord

Si vous n’êtes jamais allés au Portugal, vous ne pouvez pas savoir tout ce qui tourne autour de ce poisson miraculeux. 
Par expérience, je sais que nombre de personnes n’osent pas y goûter mais si on les force un peu, en faisant la bonne recette qui va bien, ils deviennent vite adeptes et répandent la bonne parole autour d’eux. C’est exactement la même chose avec les calamars et autres encornets. 
Avant d’être mise à sécher dans le sel, la morue, c’est du cabillaud. Le cabillaud est le poisson le plus consommé en France. Et dans cette consommation, on retrouve la morue. Riche en vitamines A et D, elle est parfaite l’hiver pour justement couvrir nos besoins dans ces vitamines. Voici donc une première recette pour cette nouvelle année, une recette simplissime à faire et à refaire.

Morue au four et aux pommes de terre, la cocotte, France bleu nord

La recette
Pour 6 personnes
800 g de morue, 1,5 kg de pommes de terre à chair pas trop farineuse, lait, huile d’olive d’excellente qualité, quelques olives dénoyautées, laurier, ail, poivre.

Préparation et cuisson : 1 heure + temps de dessalage
Ustensile : plat à gratin

Morue au four et aux pommes de terre, la cocotte, France bleu nord


Dessalez la morue dans une grande quantité d’eau régulièrement rafraîchie pendant 2* ou 3 jours, côté peau dans le fond du plat. Quand elle a bien dessalé, déposez-la dans une casserole, couvrez-la d’eau fraîche et faites-la bouillir 15 à 20 minutes. Egouttez-la et effeuillez-la pour enlever toutes les arêtes. Pelez et coupez les pommes de terre en rondelles pas très fines, couvrez-les à hauteur de lait, ajoutez une feuille de laurier et faites-les cuire 10 à 15 minutes, le temps qu’elles se laissent assez facilement transpercer par la lame d’un couteau. Gardez le lait.
Préchauffez le four à 180° C.
Frottez d’ail le fond du plat à gratin. Versez un filet d’huile d’olive. Répartissez une couche de pommes de terre dans le fond du plat, puis couvrez de morceaux de morue. Recouvrez de pommes de terre et encore une fois de morue. Parsemez d’olives dénoyautées. Versez le lait de la casserole et terminez par un bon filet d’huile d’olive. Enfournez pour 30 à 35 minutes et poivrez à la sortie du four. 
C’est tout ce qu’il y a à faire.

La morue, oui mais pour quoi ?
Repérez donc les magasins de produits portugais dans notre région. Vous ne devriez pas avoir trop de mal à les trouver. Dans la métropole lilloise, il y en a quelques-uns qui sont réputés. Choisissez votre morue. Plus elle est épaisse, plus elle est chère. Forcément, y’a plus de chair. 
Pour la faire dessaler, mettez-la côté peau vers le fond du plat et couvrez-la d’eau que vous changerez très régulièrement. N’hésitez pas à la laisser 2, 3 voire 4 jours. 
Plus elle aura dessalé, moins elle sera salée. C’est une lapalissade mais il faut se le dire. 
Peut-être même que vous aurez besoin d’ajouter un peu de sel dans la réalisation de votre recette si votre morue a longtemps dessalé.  
Une fois cuite ou pas, vous pouvez la faire cuire en filet, avec une sauce à la tomate, aux oignons, à la crème, aux poivrons, à la moutarde…  ou tout simplement grillée au four avec la bonne huile d’olive qui va bien et là, vous n’aurez pas besoin de la faire bouillir dans l’eau au préalable. 
Vous pourrez la déguster avec du riz ou des rondelles de pommes de terre frites comme au Portugal. 
Ou alors vous pouvez l’effeuiller, lui enlever consciencieusement la peau et les arêtes et la consommer comme dans ma recette ou la réduire en tout petits morceaux, en faire des beignets, des acras bien épicés, des chaussons, des brandades, des tapas ou des cicchettis à la mode de Venise. Vous pouvez aussi l’inclure dans une soupe de pois chiches, de poivrons, de tomates…
Rendez-vous compte, 365 recettes au moins ! Y’a de quoi faire, non ? 

mardi, 19 janvier 2021

La Poule au pot ce matin sur France Bleu Nord

Pour 6 personnes 

1 poule, 4 poireaux, 4 carottes, 2 navets (boule d’or de préférence), oignon, clous de girofle, thym, laurier, 250 g de riz, 30 g de beurre et de farine, sel et poivre

Préparation et cuisson : 2 h

Ustensile : cocotte-minute 

La Poule au pot, la Cocotte, france bleu nord

Plongez la poule dans une grande marmite d’eau avec 1 oignon piqué de laurier et de clous de girofle, ajoutez sel, thym et poireaux débarrassés de leur bout touffu, lavés et incisés dans la longueur et mettez à bouillir 1 h 30.

Baissez la température dès que l’eau bout.

Epluchez, lavez carottes et navets et plongez-les dans le bouillon au bout de ce temps et comptez 30 minutes pour la cuisson de ces légumes.

Faites un roux avec le beurre et la farine et versez quelques louches du bouillon pour faire la sauce blanche. Salez et poivrez et laissez épaissir quelques instants. Faites cuire le riz à part dans du bouillon récupéré dans la cocotte.

Débarrassez-vous de la peau de la poule (c’est souvent très gras) et coupez la volaille en morceaux.

Servez la poule avec les légumes et le riz et couvrez le riz de sauce blanche.

 

La poule au pot, oui mais pour quoi ?

Vous avez terminé la cuisson de votre poule au pot, vous avez une belle quantité de bouillon et de viande et vous ne savez pas quoi en faire ?

A la bonne heure, la Cocotte est là pour vous.

Avec le bouillon, ajoutez un œuf battu et fouettez vivement quand le bouillon est bien chaud. Ajoutez du persil et servez ce bouillon avant d’entamer le repas.

Ou faites le bouillon avec des vermicelles ou des pâtes en forme de petits grains de riz.

Faites une sauce blanche avec le bouillon et déposez-y des petites boulettes de chair à saucisse parfumées à l’ail. Faites-les pocher quelques minutes et servez-les avec le riz.

Déchiquetez les morceaux de poule, mélangez-les à un peu de sauce blanche épaisse et des champignons séchés et déposez cet appareil sur de la pâte feuilletée. Recouvrez l’ensemble à nouveau de pâte feuilletée et mettez le tout au four à 180° C pour 30 minutes.

Ces mêmes morceaux de poule dans une sauce blanche très épaisse, vous les laissez refroidir 24 heures au réfrigérateur et vous en faites des boulettes que vous roulez dans la farine, l’œuf battu et la chapelure (passez-les même deux fois) et que vous faites frire pour en faire des croquettes.

Ces croquettes, vous pourrez les écraser sur du pain de mie toasté et les déguster avec une salade.

 

mardi, 12 janvier 2021

Serpentin pommes-poires, recette donnée ce mardi 12 janvier sur France Bleu Nord dans l'émission La Vie en Bleu

Pour 6 personnes
3 pommes, 3 poires, 6 à 8 feuilles de brick, 100 g d’amandes en poudre, 100 g de sucre de canne, ½ cuillère à café de cannelle en poudre, 1 œuf, beurre

Préparation et cuisson : 50 minutes
Ustensiles : blender, vaporisateur, pinceau de cuisine, papier-cuisson et tourtière ou plaque de cuisson

Serpentin pommes-poires, la Cocotte, France Bleu Nord, la vie en bleu

Pelez, coupez en quartiers et épépinez pommes et poires. Passez-les au blender avec le sucre et les amandes en poudre. Ajoutez la cannelle et réservez.
Séparez le blanc du jaune d’œuf. Ajoutez le jaune à la préparation pommes-poires et fouettez rapidement le blanc dans un bol. 
Préchauffez le four à 180°C. 
Sur une grande table, posez une première feuille de brick, vaporisez-la d’eau légèrement pour l'assouplir un peu et badigeonnez de blanc d’œuf, le côté droit de la feuille. Posez une autre feuille de brick sur ce côté droit, vaporisez, badigeonnez de blanc d’œuf le nouveau côté droit et répétez cette opération jusqu’à la dixième feuille. Déposez la farce pommes-poires en bas des feuilles pour former comme un long boudin de pommes et de poires. Rabattez le bas des feuilles sur la farce et roulez le boudin jusqu’en haut des feuilles en le serrant bien. Puis roulez le boudin sur lui-même pour former un serpentin. Déposez délicatement le serpentin sur la feuille de papier-cuisson posée elle-même sur une tourtière ou une plaque de cuisson. Saupoudrez le serpentin d’un peu de sucre et parsemez-le de noisettes de beurre. Enfournez le serpentin pendant 40 minutes. Augmentez la température vers la fin pour rendre le serpentin bien croustillant. 

 

mardi, 05 janvier 2021

Galette de pommes de terre et poireaux au maroilles, recette sur France Bleu Nord ce mardi 5 janvier

Pour 6 personnes
2 rouleaux de pâte feuilletée pur beurre, 6 poireaux, 6 pommes de terre Bintje, un peu de beurre, du thym frais, 1 petit maroilles, 20 cl de crème fraîche, ½ bouquet de persil plat, 2 échalotes, 1 œuf, sel et poivre

Préparation et cuisson : 1 h 30
Ustensiles : papier-cuisson, plaque de cuisson

Galette de pommes de terre et poireaux au maroilles, la cocotte, France bleu nord

Débarrassez les poireaux de leur bout touffu. Ôtez une bonne partie du vert, toujours un peu plus sec que le blanc et gardez cette partie au congélateur pour en faire une soupe. Coupez-les dans la longueur, enlevez-leur le cœur dur qui fait comme une tige. Coupez le reste des poireaux en tronçons et lavez-les soigneusement. Faites-les bouillir 15 minutes dans de l’eau additionnée de thym et de sel. Egouttez-les et réservez-les. 
Pelez, lavez, essuyez et détaillez les pommes de terre en fines rondelles. Grattez un peu la peau du maroilles et coupez-le en tranchettes. 
Déposez un rouleau de pâte feuilletée sur la plaque de cuisson garnie d’une feuille de papier-cuisson. Répartissez pommes de terre, maroilles et tronçons de poireaux en alternance. Assaisonnez comme il plaît. Battez rapidement l’œuf et badigeonnez d’œuf le bord de la galette. Posez le second rouleau de pâte feuilletée et scellez bien les bords. Badigeonnez le dessus de la galette. Enfournez-la 40 minutes dans le four préchauffé à 170°C. 
Lavez et ciselez le persil plat. Pelez et ciselez les échalotes. 
A la fin des 40 minutes, sortez la galette du four, découpez un cercle sur le dessus, retirez délicatement ce cercle. Mélangez persil, échalotes et crème liquide et versez le mélange dans le trou de la galette ainsi fait. Recouvrez avec le rond de pâte découpée et remettez 15/20 minutes à four. Servez la galette coupée en parts avec une salade de mâche et régalez-vous.

vendredi, 18 décembre 2020

Patacons au maroilles, recette du vendredi 18 décembre 2020 sur France Bleu Nord

Pour 6 personnes
12 pommes de terre moyennes, 2 oignons, 1 maroilles (mignon), 25 g de beurre et 2 cuillères à soupe d’huile de tournesol, thym frais, muscade, sel et poivre.
Préparation et cuisson : 1 h 30
Ustensiles : base et cloche à patacons* ou poêle et haut couvercle pour la poêle

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Pelez les pommes de terre, lavez-les, séchez-les et coupez-les en rondelles un peu épaisses. Pelez et coupez les oignons en fines rondelles. Grattez un peu la peau du maroilles et coupez-le en fines tranches. Faites fondre le beurre et l’huile et posez par-dessus quelques rondelles de pommes de terre. Répartissez sur les pommes de terre des rondelles d’oignons et des tranchettes de maroilles. Salez, poivrez, parsemez de thym frais et d’un peu de muscade. Recommencez la même opération jusqu’à épuisement des pommes de terre. Versez un petit verre d’eau dans la poêle, baissez la température et laissez cuire une petite heure. Le fromage va fondre, les pommes de terre et les oignons vont confire. Et les pommes de terre du fond de la poêle vont un peu coller au fond du plat, elles seront croustillantes et les gens, surtout les enfants, se battront pour avoir ces nanans d’un autre temps. 

* Découvrez les cloches à patacons dans le magasin L'homme de fer à Douai.