mardi, 06 avril 2021

Salade de pois chiches à la marocaine dans l'émission La Vie en bleu sur France Bleu Bord ce matin

Le pois chiche, sa vie, son œuvre
Ce petit pois doit son nom à Cicéron qui, dit-on, avait une grosse verrue sur le visage en forme de pois chiche, Cicéron surtout dont la famille était dans le négoce du pois chiche. 
Ce petit cul tout rond nous vient de Grèce, de Turquie ou de Syrie, on ne sait pas trop mais il est né dans ce coin du monde. On sait aussi qu’on cultivait cette légumineuse en France, précisément en Occitanie, y’a plus de 10000 ans ! 
Ce p’tit pois qui a aussi la forme d’une tête de bélier est paré de plein de vertus médicinales. On le dit diurétique, vermifuge, calmant pour le dos, pour les dents, antirhumatismal et j’ai même vu qu’il décongestionnait les testicules ! 
Rendez-vous compte ! 

salade de pois chiches à la marocaine,la cocotte,la vie en bleu,france bleu nord

Riche en protéines « maigres », vitamines et minéraux, calcium, potassium, magnésium…il est bon pour le cholestérol, il agit sur l’hypertension et il est excellent pour le cœur. 
Et là, tout à coup, je pense aux habitants de Marcq en Baroeul et ceux qui habitent dans un périmètre de 10 kilomètres autour de cette ville. Ils habitent à moins de 10 kilomètres du bonheur. Savez-vous pourquoi ?  Parce qu’ils peuvent acheter là des pois chiches qui ont vu le jour à Marcq ! Oui, messieurs, mesdames, à Marcq en Baroeul, à la ferme des peupliers, on produit des pois chiches. Savoir ça, moi, ça me met en joie. Aujourd’hui je ne vous emmène pas à Marcq mais je vous emmène au Maroc. C’est presque la même chose ! 

La recette
Salade de pois chiche à la marocaine

300 g de pois chiches secs, 1 cuillère à café de bicarbonate de soude (ça accélère la cuisson), ½ bouquet de persil plat, ½ bouquet de coriandre, 2 gousses d’ail, 1 oignon blanc, 1 citron, 1 petite cuillère à soupe de cumin en poudre, 1 cuillère à café de harissa, huile d’olive, sel et poivre, thym libanais

Préparation et cuisson : 1 h + 12 h de trempage

salade de pois chiches à la marocaine,la cocotte,la vie en bleu,france bleu nord

Faites tremper les pois chiches 12 heures dans de l’eau fraîche. Déposez-les dans une casserole, couvrez-les d’eau, ajoutez le bicarbonate et faites-les bouillir à petit bouillons pendant 30 à 40 minutes en les goûtant régulièrement. Quand ils sont al dente, arrêtez la cuisson et égouttez-les. 
Réservez les pois chiches au chaud. 
Lavez et ciselez persil et coriandre, pelez et ciselez finement ail et oignon et pressez le citron pour récupérer le jus. Mélangez cumin, harissa, 5 cl d’huile d’olive, jus de citron, sel et poivre. Versez cette sauce sur les pois chiches, ajoutez ail et oignon, persil et coriandre et mélangez bien. Saupoudrez d’une bonne pincée de thym libanais et servez ces pois chiches encore chauds. 

Le pois chiche, oui mais pour quoi ? 
Vous avez vu, le pois chiche, c’est bon pour tout et c’est bon tout simplement. 
Un impératif, ne le faites pas cuire à la cocotte-minute, elle fiche tout en l’air. Cuisez-le dans un faitout que vous pouvez ouvrir quand vous voulez pour goûter et avoir la cuisson parfaite. Si vous êtes patient, pelez chacun des pois après cuisson. Les gastronomes sont unanimes, y’a pas photo !
Chez nous, basiquement, on le déguste dans le couscous mais franchement, y’a plein d’autres façons de le déguster.
Dans toutes les cuisines, on le retrouve.

salade de pois chiches à la marocaine,la cocotte,la vie en bleu,france bleu nord


Allez donc dans tout le bassin méditerranéen. 
On commence avec le sud de la France, du côté de Nice ou Marseille avec les panisses, la socca, une crêpe qui cuit dans un four et qu’on déguste brûlante. Les Italiens ont aussi leurs panisses, qu’ils appellent panelle ! Ils sont aussi des soupes, à commencer par le minestrone à la génoise à base de pois chiches.
En Espagne, dans le cocido madrileno, sorte de pot-au-feu à l’espagnole !
Allez en Algérie et testez la karantita ou kalentica, un flan qu’on saupoudre de cumin. 
Continuez vers la Tunisie et découvrez le lablabi, une soupe de pois chiches qu’on agrémente de thon, d’oignons, d’œufs, d’olives comme on veut…
Poussez au Liban, en Syrie, en Israël et gavez-vous d’houmous ou de falafels, ces p’tites boulettes à base de notre pois chiche qu’on peut tremper dans l’houmous, du pois chiche sur du pois chiche ! 
En Irak, en Iran, version sucrée avec sucre, pistaches et cardamome…
Découvrez le chana massala avec sa dose de curry indien ou pakistanais avec du riz ou de la noix de coco… ou toujours en Inde dans des desserts comme le Kheer avec du riz au lait…
Non mais franchement, le pois chiche ce serait pas le bonheur ?

Retrouvez cette idée sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu.

mardi, 30 mars 2021

Boules de Pâques au maroilles dans l'émission la Vie en Bleu sur France Bleu Nord

L’œuf, sa vie, son œuvre

Qui de l’œuf ou de la poule ? Qui de l’œuf ou de la cane ? Qui de l’œuf ou de l’oie ou de la caille…. ? Toujours la même question et toujours la même réponse ou plutôt l’absence de réponse.

Depuis l’antiquité, l’œuf est un symbole de vie. L’œuf est attaché au printemps et au renouveau de la nature qui va avec et il s’offre en cadeau pour de nombreuses occasions.

Eh oui, on offrait ces œufs décorés bien avant la naissance, la mort et la résurrection du P’tit Jésus !

On offre donc chez nous des œufs à Pâques. Pendant la période du Carême, autrefois, comme on n’avait pas le droit de manger d’œufs mais que les poules continuaient de pondre alors on gardait les œufs et après avoir bénis, on les peignait et on les offrait aux enfants.

Aujourd’hui, on ne va pas colorier ces œufs, comme c’est la coutume dans de très nombreux pays. On va se contenter de les cacher dans de la viande et de les cuisiner avec une sauce au fromage.

Et on va en cuisiner des tout petits, histoire de faire de jolies boules de Pâques et les gros, on se les réserve en chocolat et on court les cacher dans le jardin.

boules de pâques au maroilles,la cocotte,france bleu nord,la vie en bleu

Boules de Pâques au Maroilles

Pour 6 personnes

18 œufs de caille, 300 g de chair à saucisse, 300 g de viande de bœuf hachée, 2 tranches de pain rassis, lait, 1 oignon, de la marjolaine, beurre, 200 g de Maroilles, noix muscade, sel et poivre

Préparation et cuisson : 40 minutes

Ustensiles : 1 poêle antiadhésive et 1 casserole

Faites cuire les œufs de caille 3 minutes à l’eau bouillante salée, égouttez-les et laissez-les tremper dans de l’eau bien froide pour les refroidir.

Enlevez la croûte du pain et déchiquetez la mie. Mélangez-la à un peu de lait et ajoutez les viandes, un oignon pelé et ciselé très finement, une bonne pincée de marjolaine, du sel et du poivre. Mélangez bien le tout. Prélevez des petites quantités de viande pour envelopper chaque œuf de caille. Faites fondre un peu de beurre dans l'une poêle et faites-y dorer les boules de Pâques sur tous les côtés pendant une quinzaine de minutes. Réservez.

Coupez le Maroilles en petits morceaux. Faites fondre ces morceaux dans une casserole en ajoutant un peu de lait pour obtenir une belle crème.

Servez les p’tites boules de Pâques nappées de sauce au Maroilles avec des petits légumes bouillis, carottes, navets, dés de céleri-rave…

boules de pâques au maroilles,la cocotte,france bleu nord,la vie en bleu

Des œufs, oui mais comment ?

Choisissez tout d’abord les œufs de poule suivant le premier chiffre inscrit sur la coquille.

00, ce sont des œufs bio, les poules ont reçu une alimentation saine et se sont baladées à l’extérieur.

01, œufs provenant de poules élevées en plein air.

02, œufs provenant de poules élevées dans des bâtiments, sur le sol.

Et 03, des œufs provenant de poules élevées dans des cages et dans des bâtiments. Autrement dit, des poules qui n’ont jamais vu la lumière du jour et qui n’ont connu que le côté désespérément et horriblement exigu d’une cage. Ils sont à proscrire.

Si vous n’êtes pas sûr de l’état de fraîcheur des œufs, un petit test s’impose.

Remplissez un petit récipient d’eau. Plongez l’œuf suspect dans le récipient. Si l’œuf coule dans le fond, c’est bon, il est frais. S’il flotte, alors méfiance. Il s’approche de la date-limite.

Pour la cuisson des œufs de poule, le principe est simple. C’est la règle des 3, 6 et 9.

Pour un œuf à la coque, il faut compter 3 minutes dans l’eau bouillante à partie de la reprise de l’ébullition. Choisissez des œufs extra-frais. Prévoyez une baguette bien fraîche pour les mouillettes. Pour un œuf mollet, ce sera 6 minutes. Et pour un œuf dur, ce sera 9 minutes. Profitez-en pour utiliser des œufs qui s’approchent de la date-limite de consommation.

Pour les œufs de caille, comptez 1 à 2 minutes pour les avoir coulants à mollets et achetez une toute petite baguette pour les mouillettes. Comptez ensuite 2 à 3 minutes pour les avoir durs.

Pour les œufs de cane, ils seront à la coque au bout de 4 à 6 minutes.

Pour les œufs d’oie à la coque, il faudra compter 9 minutes. Pour des durs, il faudra dépasser les 30 minutes.

Pour les œufs d’autruche, (eh oui, on en trouve dans la région du côté de Zutkerque…) comptez près de 30 minutes suivant la taille et un gros pain de 700 pour les mouillettes. Et pour des durs, vous devrez attendre plus d’une heure.

Enfin, un p’tit truc pour écaler facilement vos œufs, ajoutez du sel ou du bicarbonate de soude dans leur eau de cuisson.

Retrouvez cette recette en audio sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu du mardi 30 mars 2021.

mardi, 16 mars 2021

Echalotes cuisses de poulet et poitrine de porc au soja dans l'émission La Vie en Bleu sur France Bleu Nord ce mardi 16 mars

L’échalote, sa vie, sa œuvre
Madame Ail et monsieur Oignon ont la joie de vous annoncer la naissance de Mademoiselle Echalote. C’est le fruit d’une belle union. De la famille des liliacées, au même titre que l’ail et l’oignon, mais aussi les tulipes, les narcisses…. Elle fait partie de la famille des plantes à bulbes. Elle vient du Proche-Orient. Là-bas, on la nomme ail d’Ascalon… Ascalon, qui comme chacun sait est un ancien port de Palestine. Ascalon, échalote, ça se ressemble, non ? 
On la cultive dans nos contrées depuis le Moyen-Age, on peut la trouver grise ou rosée, de tailles différentes. De la taille d’une grosse gousse d’ail à celle d’une longue et grosse poire comme celle qu’on va cuisiner aujourd’hui, on en trouve toute l’année et elle se conserve très bien, en tresses, suspendue à l’ombre d’un garage ou d’une cave. 

Echalotes cuisses de poulet et poitrine de porc au soja, la Cocotte, la vie en bleu, France bleu nord


Dans quelques jours, quelques semaines, dans les marais de Saint-Omer et environ, on pourra trouver des chibots. Ce sont des échalotes nouvelles en bottes dont on mange bulbe et tiges, comme les cives et les ciboules. Un délice tout frais ! 
Quand elle n’est pas nouvelle, choisissez l’échalote bien ferme, bien rebondie et à la peau bien sèche.  
Comme son papa, elle fait pleurer à l’épluchage. 
Moins forte en goût que sa mère, l’ail et plus douce que son père, l’oignon, l’échalote est un condiment qui, comme ses parents, agrémente et parfume de nombreux plats de notre cuisine. Sauces, salades, soupes, pâtés, marinades,… l’échalote est à l’aise dans tout. A commencer dans ma sauce soja !

La recette 
Echalotes cuisses de poulet et poitrine de porc au soja
Pour 6 personnes
1 kg de poitrine de porc fraîche, 1 oignon, 3 clous de girofle, laurier, thym, 6 échalotes cuisses de poulet, 1 petite boîte de concentré de tomates, 40 cl de bouillon de porc de la marmite, 5 cl de sauce soja, piment 

Préparation et cuisson : 2 h 30
Ustensiles : faitout et plat qui va au four

Echalotes cuisses de poulet et poitrine de porc au soja, la Cocotte, la vie en bleu, France bleu nord

Plongez la poitrine de porc dans une marmite avec 2 litres d’eau, ajoutez un oignon piqué de clous de girofle, 1 feuille de laurier et 1 branche de thym. Salez et mettez à bouillir 1 heure. 
Pendant ce temps, pelez les échalotes en enlevant 2 ou 3 épaisseurs de peau et faites-les cuire à la vapeur 30 minutes. 
Mélangez la boîte de concentré de tomates à 40 cl de bouillon de porc, 5 cl de sauce soja et un peu de piment. 
Préchauffez le four à 180° C. 
Dans le plat qui va au four, disposez les échalotes pelées et cuites à la vapeur et le morceau de poitrine de porc bouilli. Versez la sauce au soja par-dessus et enfournez le plat 1 heure. Arrosez très régulièrement, baissez la température sur 125°C et laissez cuire 30 à 45 minutes encore. 
Coupez des tranches de poitrine, servez viande et échalotes avec des spätzles, des nouilles, du riz ou du couscous et arrosez le tout de sauce au soja. 


Les échalotes, oui mais pour quoi ?
Dans la recette d’aujourd’hui, l’échalote se cuisine comme un légume. A la vapeur puis dans une sauce, elle est confite et moelleuse et son goût sucré se marie avec le soja et le piment. Délicieux !
Dans un lipig, un confit chaud qui accompagne le kig ha farz, les échalotes sont ciselées et fondues dans un peu de beurre pendant 2 heures à feu doux puis on allonge au beurre fondu. Pas léger, léger mais d’enfer !
En confit froid aux fruits rouges pour accompagner un foie gras ou un pâté,
Dans une vinaigrette avec plein de moutarde et de persil,
En papillote avec une viande blanche ou un poisson,
Avec des moules,
Avec des tomates et du vinaigre balsamique, l’été,
Dans le jus d’une gelée pour du poulet ou des côtes de porc…
Dans un beurre, sur des légumes-vapeur comme des haricots, du chou-fleur, des carottes, des pommes de terre…
Dans une mayonnaise aux fines herbes…
J’arrête, j’ai faim, je vais manger !

Retrouvez cette petite chronique sur le site de France Bleu Nord dans l'émission "la Vie en Bleu".

mardi, 09 mars 2021

Céleri-riz mozza-curry sur France Bleu Nord ce mardi 9 mars dans l'émission La vie en bleu

Le céleri, sa vie, son œuvre ou plutôt moi, la Cocotte, ma vie, mon œuvre
J’aime tout ou presque tout. Des aliments que je n’aimais pas quand j’étais petite me plaisent maintenant. Il en est des poireaux comme des endives. 
Maintenant, j’ai grandi, je vais vers mes 29 ans et j’adore ça. 
A contrario, il y a des aliments que je délaisse à mesure que mes goûts se forgent. Va comprendre ! Le céleri fait partie de ces aliments. Mes goûts, peut-être, ma lassitude sûrement ! 
Si Isabelle et Patrick, mes maraîchers préférés, m’entendent, ils vont être peinés. Vous ne le savez certainement pas mais je fais partie depuis plus de 12 ans d’une amap, une association pour le maintien d’une agriculture paysanne. Ça signifie qu’on a passé un contrat avec des maraîchers. Notre contrat c’est eux qui produisent et nous, on les aide à la distribution et parfois au travail des champs.
Chaque semaine, je vais chercher un panier de légumes bio dans cette association. Ces légumes sont produits à moins de 5 km de chez moi. C’est locavore à fond. Là, je résume, je vous dis l’essentiel mais une amap, c’est bien plus que ça. Un jour peut-être, je vous raconterai. 

céleri-riz mozza-curry,la cocotte,france bleu nord,la vie en bleu


Bref, en fin de saison, donc en ce moment, nos paniers contiennent souvent des boules de céleri. Mais avec le céleri, je tarde, je tarde (j’imagine Isabelle et Patrick en pleurs) et je me retrouve souvent fin février avec six ou sept boules de ce légume que je me dois de cuisiner parce que je n’aime pas jeter. Il faut donc que je me décarcasse vite fait, bien fait, pour inventer des recettes qui plairont au plus grand nombre des présents dans ma maison ! Pas évident ! 
Mais j’ai de la ressource, j’invente, je crée, je transforme, je sublime même parfois (comme diraient les cuisiniers dans le poste). 
Isabelle et Patrick, c’est maintenant qu’il faut prendre des notes. On y va ! 

La recette de céleri-riz mozza-curry
Pour 6 personnes
150 g de riz arborio, sel, 1 cuillère à café de curry, 1 petite boule de céleri, 1 boule de mozzarella, beurre et huile, poivre

céleri-riz mozza-curry,la cocotte,france bleu nord,la vie en bleu


Préparation et cuisson : 45 minutes
Ustensiles : économe, râpe, casserole et poêle antiadhésive
Versez le riz dans une casserole, ajoutez un peu de sel et le curry. Couvrez d’eau en dépassant de 3 ou 4 cm la surface du riz. Faites cuire le riz un peu plus longtemps que le temps indiqué sur le paquet, histoire qu’il colle un peu. Laissez-le gonfler encore dans un peu de jus de cuisson et laissez-le refroidir. 
Pelez le céleri et râpez-le. Egouttez la mozzarella et coupez-la en petits morceaux. Mélangez riz, céleri et mozzarella. Faites fondre un peu de beurre et d’huile dans une grande poêle antiadhésive, déposez-y des belles cuillères à soupe de la préparation au céleri et faites-y dorer 10 minutes les galettes à feu assez doux. En fin de cuisson, retournez 6 galettes sur les 6 autres pour former comme un sandwich tout doré. Salez si besoin, poivrez et servez-les en accompagnement une viande blanche, d’un poisson et/ou d’autres légumes. 
Là, j’imagine Isabelle et Patrick avec un grand sourire ! Oui, là, ils sourient. Isabelle et Patrick, vous en voulez un peu ? 

Le céleri, oui mais pour quoi ?
Légume vieux comme Hérode, mis en culture à la Renaissance, cette boule de vitamines et de nutriments remplit nos paniers d’octobre à mars. 
Choisissez-le plutôt petit. Quand il est gros, il est plein d’eau. Tapez-lui dessus, s’il sonne creux, laissez tomber. On peut tout faire ou presque avec un céleri. Cru ou cuit, il se cuisine finalement très facilement. 

Cru : 
Râpé avec des carottes et des pommes, à ma « rémouloude », dans une mayonnaise légère au yaourt et à la harissa ou tout simplement dans une vinaigrette bien acidulée.
Cuit :
En purée avec du lait et un peu de crème…
A la mode hollandaise, en stoemp, encore avec des carottes mais aussi avec des pommes de terre, des oignons…
En soupe, avec des pommes, des noisettes, des marrons, un peu d’huile de pépins de raisins…
En rondelles, pochées, passées dans de la panure et frites ou passées à la poêle…
En gratin, avec une sauce blanche…
En moussaka, en lieu et place des aubergines…
Bon j’arrête là, j’ai faim, je vais me cuisiner un p’tit céleri. 
Isabelle et Patrick, vous voulez venir manger du céleri à la maison ? J’en ai encore 5 boules !

céleri-riz mozza-curry,la cocotte,france bleu nord,la vie en bleu

 

vendredi, 05 mars 2021

Sardines à l'huile thym-citron, la Cocotte sur France Bleu Nord le vendredi 5 mars 2021 dans l'émission la vie en bleu

La sardine, sa vie, son œuvre
Un peu trouillarde, la sardine ne se déplace jamais seule et avec toutes ses copines, elle forme des bancs plus ou moins gros. Et quand le banc est grand, on peut se dire que la pêche sera bonne. 
C’est parce qu’il y a fort, fort longtemps des marins grecs la pêchaient en nombre près des côtes de Sardaigne que la sardine s’appelle sardine. Imaginez, s’ils avaient poussé un peu plus loin à l’ouest, on mangerait des Corses à l’huile ! 
La période idéale pour la déguster est évidemment en été mais suivant sa provenance, on commence à la revoir chez les poissonniers vers la fin de l’hiver, tout début du printemps quand elle vient de méditerranée. Un vieux dicton la voit partir à la Sainte-Catherine et revenir à la Saint-Blaise, soit le 3 février.
On ne la pêche pas que là-bas, en méditerranée. On la trouve aussi dans l’Atlantique nord, en Irlande, en Bretagne, au large du Maroc et sur les côtes sénégalaises, mauritaniennes…
De 10 à 25 cm selon les espèces et la provenance, la sardine est petite au printemps et grassouillette en période estivale ! 
Des régions de France ou des pays lui vouent un véritable culte. Au Portugal, l’été, les fêtes de la sardine sont légion et ils la déclinent en tout, tout, tout ! En porte-clé, mobiles, posters, tapis, coussins, torchons, … Tout, tout, tout, vous dis-je ! 
En Bretagne aussi, ils lui font sa fête. Des conserveries renommées la mettent en boîte et en font même des millésimes dont on s’occupe comme un grand vin en les retournant régulièrement. Les boîtes, pas les sardines !

sardines à l'huile thym-citron,la cocotte,france bleu nord,la vie en bleu

La recette
Pour 6 personnes
500 g de sardines fraîches (soit environ 12 petites sardines), du gros sel gris de Guérande, 8 à 10 cl d’huile de tournesol ou d’arachide, 1 citron bio, quelques branches de thym, poivre du moulin, des petites olives noires

Préparation et cuisson : 20 minutes
Ustensiles : 1 petite casserole et 1 petit plat

Sardines à l'huile thym-citron, la cocotte, France bleu nord, la vie en bleu

Coupez la tête des sardines et tirez sur les viscères avec un couteau pour les faire sortir. Avec l’index, en ouvrant la sardine en deux, repérez l’arête et enlevez-la délicatement. Retirez la queue en même temps. Lavez les sardines très soigneusement. Déposez 4 sardines dans un petit plat, saupoudrez-les de gros sel, disposez à nouveau 4 sardines, du gros sel et une fois la même chose. 
Laissez mariner deux heures au réfrigérateur. 
Ensuite rincez-les abondamment, laissez-les même tremper dans de l’eau froide pour enlever un maximum de sel puis épongez-les. 
Faites chauffer l’huile dans une petite casserole sans la faire bouillir ! 
Coupez le citron en rondelles.
Dans le fond du même plat qui a servi à faire mariner les sardines, disposez une ou deux branches de thym, posez 4 sardines, côté peau sur le dessus. Posez par-dessus des rondelles de citron, puis à nouveau des sardines et du citron. Terminez par les 4 dernières sardines, du citron et du thym. Poivrez, ajoutez quelques olives et versez l’huile bien chaude par-dessus. Couvrez d’une assiette et laissez mariner toute une nuit. Le lendemain, égouttez-les, mettez-les à température ambiante dans de jolies boîtes pour les servir en entrée sur des toasts. 

La sardine, oui mais pour quoi ?
Hier, sur le marché, ma p’tite dame, elle était à 10 euros les 2 kilos, autant dire que la sardine ne coûte presque rien. C’est peut-être pour ça qu’on dit qu’elle est bon marché ! Pour ravir mes invités de ce soir, j’en ai eu pour 2 euros 50. 
Une misère !

Sardines à l'huile thym-citron, la cocotte, France bleu nord, la vie en bleu


Quand vous les achetez, optez pour des sardines pas trop grosses. Je ne veux pas faire de grossophobie sardinière mais elles seront forcément moins grasses et cuiront donc plus vite si vous les faites au barbecue par exemple. 
Faites-les griller entières, pas étêtées, pas vidées, pas désarêtées, elles se tiendront mieux à la cuisson. 
Passez-les 10 minutes au four, ouvertes, débarrassées de leur arête, sur un papier-cuisson huilé et dans un petit bain de coulis de tomates et d’aromates qui font du bien quand il fait soleil, basilic, origan, persil, thym, graines de fenouil…
Passez-les à la poêle et laissez-les mariner dans un bon p’tit vin blanc. Ajoutez ail ou échalote, persil ou coriandre en feuilles et quelques rondelles de citron et dégustez-les toujours sur un bon pain toasté. 
On est à la fête, non ?

Sardines à l'huile thym-citron, la cocotte, France bleu nord, la vie en bleu

Retrouvez cette recette sur le site de France Bleu Nord dans l'émission "La vie en bleu".

mardi, 02 mars 2021

Avocat 1, 2, 3, recette de la Cocotte du mardi 2 mars 2021 sur France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu

L’avocat, sa vie, son œuvre
Je suis né au Mexique et les Conquistadors m’ont fait découvrir l’Europe au 16ème siècle.
Je vais du vert clair et vif au vert foncé. J’ai une forme de poire. Je suis un fruit car j’ai un noyau. Je peux peser suivant les variétés de 150 g à près d’un kilo. 
Je pousse de l’automne au printemps. 
Je peux être Haas, Fuerte, Lula, Mélafefon (sans noyau et venant d’Israel), Nabal des Antilles…
Côté santé, je suis une bombe en vitamines B, C, K… Riche en calcium, fer, potassium et en oligo-éléments, je suis aussi riche en lipides. Mais pour ma défense, additionné au citron, je ne suis finalement pas plus lourd qu’une salade assaisonnée d’huile. Je suis bon pour réduire le cholestérol, j’agis sur les maladies cardio-vasculaires et je suis excellent pour la peau et les cheveux.
Côté production, je ne suis pas top top. Je suis très, trop gourmand en eau. 
Pour mon transport et ma conservation, mon empreinte carbone est déplorable. Ben oui, on me produit en masse dans les Antilles, en Afrique, en Israël, en Colombie et je fais le tour du monde pour être livré partout. 
Mais je pousse de plus en plus en Europe et je réduis de fait cette satanée empreinte carbone. 
Enfin moi, ça me fait rire car mon nom en espagnol signifie testicule (Aguacate). Je suis, je suis... ?

Avocat 1, 2, 3, Avocat 1, 2, 3, la Cocotte, France Bleu Nord, La vie en bleu, recette de la Cocotte du mardi 2 mars 2021 sur France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu

3 petites recettes pour 6 personnes
1.    Crème fromage
2 avocats, le jus d’un citron, 100 g de fromage frais, 1 petite gousse d’ail, du piment et un peu de sel
Récupérez la chair des avocats. Dans le bol d’un hachoir électrique, mélangez-la au jus d’un citron, fromage frais et ail pelé et pilé. Pimentez très légèrement salez, et servez avec des légumes crus, des chips ou des gressins.
2.    Sauce salade
3 feuilles de sauge, 30 cl d’eau, 1 citron, 2 cuillères à soupe de shoyu (soja peu salé), 1 bouillon-cube de légumes, 1 avocat et 3 feuilles de menthe.
Faites infuser la sauge dans l’eau, le shoyu et le bouillon-cube émietté. Quand le bouillon est froid, enlevez la sauge. Mixez bouillon, avocat , jus de citron et menthe et mélangez une salade de mâche à cette sauce. 
3.    Mousse pamplemousse 
Et un petit dessert avec 3 pamplemousses, 3 avocats, miel d’acacia et halva à la pistache.
Coupez les pamplemousses en deux, râclez l’intérieur pour récupérer la pulpe. Enlevez les éventuels pépins. Mixez la pulpe à la chair des avocats, ajoutez 1 belle cuillère à soupe de miel liquide et remplissez les demi-sphères de pamplemousse. Mettez au frais et au moment de servir émiettez du halva sur les pamplemousses.

L’avocat, oui mais pour quoi
Vous voyez, 3 petites recettes et même pas le sempiternel guacamole ! Ça change un peu, non ?
On peut faire plein de choses avec l’avocat. 
En beurre comme les mexicains sur des toasts, un peu de jus de citron et avec des poissons fumés.
Des smoothies avec d’autres fruits comme le pamplemousse, l’ananas, la grenade avec les fruits secs pour le croquant, noix, noisettes, pistaches ou noix de cajou ou de pécan…
Des soupes aussi, avec un peu d’ail ou d’oignon et des aromates, l’avocat doucement réchauffé et toujours citronné.
En pesto sur des œufs durs… En saison, dans des tomates-cocktail
Même en glace en le mixant à de la crème fraîche et du jus d’orange…
Un p’tit conseil pour finir, forcez son mûrissement en l’emballant dans du papier-journal et posez-le sur le radiateur. Et n’oubliez pas de citronner sa chair sinon il ne devient pas véreux mais noir, tout noir.

 

mardi, 23 février 2021

Marmelade amère à la bigarade

La marmelade, sa vie, son œuvre
Ça ne vous a pas échappé, on est en plein dans la saison des agrumes. 
La semaine dernière, je vous ai parlé des citrons, vous vous en souvenez ? 
J’aurais pu vous parler de bergamote, de cédrat, d’orange douce, de combava, de main de bouddha, de clémentine, de tangerine ou autres mandarines. J’aurais pu mais non ! Aujourd’hui je vous parle d’oranges amères et de pamplemousses. Et après, je vous jure, je n’en parlerai plus avant l’année prochaine… si tout va bien. 
Grand 1, petit A, l’orange amère, aussi appelée bigarade, est le fruit d’une liaison entre un pamplemousse et d’une mandarine. Dans tout le bassin méditerranéen, elle pousse sur des bigaradiers et se récolte pile-poil en ce moment. Elle est plus petite qu’une orange « normale » et elle est très amère. 
Grand 2, petit A, le pamplemousse tel qu’on le connaît et on le consomme dans nos contrées est le fruit lui aussi d’une liaison entre le pamplemoussier et l’orange douce. A peau jaune et chair rose, il est plein de jus et on secoue la tête quand on le boit car il est lui aussi très amer. 
Aujourd’hui, mes amis, je vous parle d’une alliance absolument pas contre-nature, pour le meilleur et le meilleur. Je vous parle d’un petit bonheur en bocal qui fait fermer les yeux et ouvrir la bouche, la marmelade ! 

marmelade amère à la bigarade,la cocotte,france bleu nord,la vie en bleu

La recette
Marmelade amère à la bigarade 
Pour 10 pots
10 oranges amères, 3 citrons, 1 pamplemousse (entre 2,5 kg et 3 kg de fruits), 3 litres d’eau, 2,5 kg de sucre en poudre 
Préparation et cuisson : 4 heures
Ustensiles : 2 faitouts et 1 grande marmite, 1 couteau qui coupe bien, 1 étamine, 1 cuillère en bois, 1 passoire, 1 entonnoir à confitures, 10 bocaux très propres

Les fruits doivent être tous bio car on utilise l’écorce. 
Lavez très soigneusement les agrumes. Pelez-les pour en recueillir l’écorce la plus fine possible.
Mettez les écorces des fruits dans un faitout, versez 1,5 litre d’eau dessus et mettez à bouillir pendant 1 h 30. Il faut que les écorces se transpercent facilement avec la lame d’un couteau. Réservez.
Dans le même temps, enlevez la peau blanche des fruits et sortez les pépins de tous ces fruits. En faisant ça, du jus se forme. Surtout gardez-le.
Assemblez peaux blanches et pépins dans l’étamine. 
Dans l’autre faitout, assemblez pulpe et jus des fruits, posez l’étamine contenant peau blanche et pépins dessus, versez 1,5 litre d’eau et faites bouillir 1 h 30.
A l'aide d'une passoire, filtrez le contenu du faitout avec la pulpe, pressez cette pulpe pour récupérer tout le jus. Débarrassez-vous de la pulpe.
Dans la marmite, assemblez alors les écorces et le jus recueilli. 
Versez les 3 kilos de sucre, mélangez bien et posez à nouveau l’étamine sur le dessus. Remettez sur le feu. Couvrez la marmite et laissez fondre le sucre. Mélangez fréquemment avec une cuillère en bois. Laissez chauffer 30 minutes environ. La marmelade devrait être prise.
Mettez alors la marmelade en pots à l’aide de l’entonnoir à confiture. Fermez les bocaux, retournez-les aussitôt pour faire le vide d’air. Laissez-les refroidir avant de les étiqueter et de les ranger à l’ombre d’un placard ou dans la cave. 
Et quand vous ouvrirez un pot, ayez une petite pensée émue pour moi. 

La marmelade, oui mais pour quoi ?
Vous qui êtes curieux, je vais vous dire : Marmelade et confiture, pas le même combat. Quand la confiture est le résultat de fruits mélangés au sucre, la marmelade est le résultat d’un filtrage de ces fruits au sucre et très, très souvent, ce sont des agrumes amers. 
La différence, ce sont aussi les quantités de sucre utilisé. 
Dans la marmelade, il y en a plus que dans la confiture. 
Dans les vieilles recettes, vous trouverez une quantité de sucre astronomique. Du style 4 kilos de sucre pour 2 kilos de fruits. C’est un peu excessif, non ? Personnellement, je n’en mets pas autant mais j’allonge un peu le temps de cuisson. Je fais presque du tant pour tant. Autant de fruits que de sucre.
L’important est que les écorces soient bien molles pour être mangées et que la pectine contenue dans les pépins fasse son effet, c’est-à-dire qu’elle aide à épaissir la marmelade et donc à la rendre moins liquide. 
Avec tous les pépins que vous allez récupérer, ça devrait bien fonctionner. 
Vous voulez un p’tit truc pour savoir si votre marmelade est prise ? 
Déposez au début de la recette une petite sous-tasse au congélateur. 
En fin de cuisson, sortez la sous-tasse, déposez une petite cuillère de marmelade dessus et penchez la sous-tasse. Si la marmelade tient, elle est prête. Sinon, prolongez un peu la cuisson. 
Maintenant vous êtes prêts. Allez, fermez les yeux et ouvrez la bouche. 
Retrouvez cette recette sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu du mardi 23 février 2021.
La Cocotte

mardi, 16 février 2021

Tiramicurd tout citron, recette de la Cocotte ce mardi 16 février dans l'émission la vie en bleu sur France Bleu Nord

Le citron, sa vie, son œuvre

Si la pandémie ne faisait pas rage en ce moment, on serait peut-être tous en ce moment au carnaval de Menton pour fêter les citrons ! Les 240000 visiteurs attendus cette année resteront chez eux et pour les occuper, je leur propose deux ou trois belles recettes avec cet agrume. Pourquoi Menton ? Parce que Menton est resté longtemps le premier producteur de citrons du continent européen. 

Tiramicurd tout citron, la cocotte,France bleu nord,la vie en bleu

Aujourd’hui concentrons-nous sur le citron jaune mais retenons limes verts, combavas cabossés, citrons caviar comme des p’tits cornichons, cédrats à la peau très épaisse, yuzu tout ronds. Un jour, on en reparlera.

Un conseil, prenez-les bio. Ces fruits subissent tant de traitements que lorsqu’on en lit la liste, on se sent déjà mal. Le thiabendazole ou le diphényle, ça vous donne envie ? Non hein ? Moi, non plus.

Le citron, c’est antiseptique, digestif, diurétique, vermifuge… C’est bon pour les rhumatismes, les phlébites, les varices, la gorge… Ca donne des forces et c’est plein de vitamines. Ce sont des p’tits soleils dans la cuisine.

Alors réchauffons-nous, mangeons des citrons.

Aujourd’hui je vous donne une recette de crème de citron allégée. Vous allez voir, c’est léger, léger…

Et si en plus, vos citrons sont bio, vous verrez après ma recette que vous pourrez absolument tout utiliser. Vous ne jetterez rien de ce fruit qui est un peu le sirop typhon du verger.  

Tiramicurd tout citron

4 citrons bio, 2 œufs, 100 g de sucre en poudre, 1 cuillère à soupe de maïzena, 20 cl de crème liquide, 5 cl d’eau + 5 cl de limoncello, 20 boudoirs

Préparation et cuisson : 30 minutes

Ustensiles : presse-citron, casserole, fouet à main, fouet électrique et un plat à gratin pas trop grand mais un peu profond

Tiramicurd tout citron, la cocotte,France bleu nord,la vie en bleu

Pressez les citrons et gardez les écorces. Séparez les blancs des jaunes d’œufs. Fouettez les jaunes avec le sucre en poudre. Les blancs, on les réserve pour faire des meringues*. Dans le mélange jaunes d’œufs et sucre, ajoutez le jus de citron et en fouettant, la cuillère à soupe de maïzena. Versez ce mélange dans une casserole et faites-la chauffer à feu doux. Quand le mélange a bien épaissi, arrêtez la cuisson. En 5 minutes à peine, en fouettant sans arrêt, c’est fait. Laissez refroidir entièrement. Au moment de monter le gâteau, fouettez la crème liquide en chantilly et incorporez-la délicatement à la crème aux citrons.

Mélangez eau et limoncello. Trempez rapidement les boudoirs dedans et déposez une première couche de boudoirs dans le fond du plat. Couvrez-la de crème chantilly-citron et montez votre gâteau de cette façon. Terminez par une couche de crème chantilly-citron. Rangez le plat au réfrigérateur 4 heures au moins. Au moment de servir, broyez quelques meringues sur le gâteau et dégustez-le bien frais avec un petit verre de limoncello. 

*Meringues : Fouettez les blancs d’œufs avec un fouet électrique. Quand ils sont pris, ajoutez un peu de sucre. Faites des petits tas sur du papier-cuisson et faites-les cuire 1 h 30 à 90°C au four.

 Et les écorces de citrons, oui mais pour quoi ?

Là, à cet instant précis, vous vous dites que vous allez vous régaler bientôt avec mon p’tit gâteau léger, léger mais vous vous dites aussi ce que vous allez bien pouvoir faire avec les écorces de citron. Tout ça parce que votre bonne conscience écologique vous empêche de jeter. Je le sais, je vous entends d’ici ! Mais pas de souci, je suis là. Dorénavant, vous ne culpabiliserez plus jamais car vous saurez quoi faire.

Tiramicurd tout citron, la cocotte,France bleu nord,la vie en bleu

  1. Des petits dés de citrons confits au sucre

Il vous faut 150 g de peaux épaisses de citron bio (ça fait 2 citrons)et 100 g de sucre. Coupez les peaux en tout petits dés. Faites-les cuire en  30 minutes à feu doux, dont 10 minutes à couvert et 20 minutes enfin à découvert. Ensuite arrêtez la cuisson et posez la casserole sur une surface froide (marbre) et mélangez jusqu’à ce que le sucre se cristallise. Il se transforme en poudre.

Rangez ces petits dés dans des petits pots. Une fois réhumidifiés dans un peu d’eau bouillante, utilisez-les pour faire des cakes.

Tiramicurd tout citron, la cocotte,France bleu nord,la vie en bleu

  1. De la poudre de citron

Il vous faut les peaux des 2 autres citrons débarrassées des petites peaux à l’intérieur et quelques grains de riz. Nettoyez très soigneusement les écorces et enlevez les membranes à l’intérieur des écorces. Mettez ces écorces sur un radiateur et laissez-les sécher 3 ou 4 jours. Après ce temps, passez ces peaux au moulin à café et réduisez-les en poudre. Rangez la poudre de citron dans un pot, ajoutez quelques grains de riz pour enlever l’humidité et servez-vous de cette poudre pour en parsemer d’un soupçon salades, viandes à griller, desserts, vinaigrettes, cocktails…

Et un dernier p’tit truc, ne jetez pas vos pépins bio. Faites-les germer pour faire pousser des citronniers chez vous. Oui, Madame ! Avec le réchauffement climatique, un citronnier sur le sol cambrésien, dunkerquois ou boulonnais, oui, madame, on pourra le voir désormais !

Retrouvez cette recette sur le site de France Bleu Nord dans l'émission La vie en bleu.

mardi, 09 février 2021

Pizza aux champignons, la Cocotte sur France Bleu Nord, dans l'émission La vie en bleu du mardi 9 février 2021

La pizza, sa vie, son œuvre
Qui n’est jamais allé à Naples ne sait pas ce qu’est une pizza. 
Je sais, ça peut énerver mais c’est comme ça. Rares sont les pizzerias de France qui peuvent s’appeler vraiment pizzerias. Tout au plus, pourrait-on les appeler « tarterias » parce que leurs soi-disant pizzaïolos étalent mollement une pâte à pizza qui n’a pas pris le temps de lever et qu’ils la font cuire dans un four pas prévu à cet effet. Non sérieusement, la pizza est napolitaine et basta ! 
Là-bas, cette star de la cuisine de rue se déguste dans des petits restaurants de rien de tout, où on peut juste poser ses coudes sur des toutes petites tables pour dévorer cette merveille qui dégouline de bon, de très bon, de sacrément bon fromage et de coulis de tomates tout aussi bon et fait-maison. Pas ce fromage au goût et à la texture de plastique qu’on trouve malheureusement bien trop souvent en France. 

pizza aux champignons,la cocotte,france bleu nord,la vie en bleu

Là-bas, à Napoli, la pizza coûte entre 3, 4, 5, 6 euros…, rarement plus et croyez-moi, c’est rien. C’est le meilleur retour sur investissement que je connaisse. 
Là-bas, elles sont recouvertes de quasi rien, de coulis de tomates-maison avec les petites tomates qu’il faut, de celles, rouges, jaunes, orange… qui poussent au pied du Vésuve, qu’on récolte en grappe et qui pendouillent sur tous les étals des maraîchers présents sur tous les petits marchés de la ville. 
Là-bas, les chanteurs de bel canto se mettent à leur fenêtre, juste à côté de leur pizzeria préférée et entonnent des chansons qui parlent des amours contrariées de pizzaiolos du cru et de « bella donna » avec qui ils aimeraient bien partager une pizza, des chansons à vous tirer des larmes de bonheur car vous savez que dans les dix minutes qui viennent, vous pourrez déguster une de ces pizzas si bien chantées. 
Là-bas, en deux jours, vous en goûtez tellement que vous devenez instantanément critique gastronomique, es-pizzas. 
Là-bas, quand vous quittez la ville, vous avez le ventre et le cœur gros. Mais vous êtes bien et vous vous promettez de revenir dans cette ville magique le plus tôt possible. 

La recette
Pour 6 personnes, soit 2 belles pizzas
300 g de farine, 1 cuillère à soupe de levure sèche du boulanger, 30 cl environ d’eau tiède, sel, huile d’olive, 1 cuillère à café d’origan séché, 1 boule de mozzarella, 30 g de champignons séchés, 15 cl de crème liquide, ail, poivre, huile pimentée
Préparation et cuisson : 30 minutes + levée de la pâte

Pizza aux champignons, la cocotte, France bleu nord, la vie en bleu

Faites bouillir 500 ml d’eau et versez-la sur les champignons séchés. Laissez-les regonfler le temps que la pâte lève. 
Délayez la levure sèche dans une petite tasse d’eau tiède. 
Versez la farine dans un plat creux, faites un puits au centre, ajoutez 4 grammes de sel et la levure et versez l’eau petit à petit. Mélangez et formez une belle boule non collante. Coupez-la en deux et formez 2 pâtons égaux. Saupoudrez-les de farine et déposez-les sur un plan fariné, couvrez-les d’un linge et laissez-les lever 2 heures minimum. Sachez que plus elle lève, meilleure elle est. 
Coupez la mozzarella en tranches et déposez-les dans un égouttoir. Laissez-la s’égoutter le temps que la pâte lève. 
Au bout des 2 heures, préchauffez le four à 250°c. 
Etalez à la main les deux pâtons en 2 cercles de 30 cm de diamètre environ. Garnissez-les de crème liquide. Egouttez les champignons, pelez l’ail et ciselez-le finement. Mélangez champignons, crème liquide et ail. Versez un filet d’huile d’olive sur les disques de pizza. Répartissez le mélange ail et champignons sur les 2 pizzas et terminez par la mozzarella et un peu d’origan. Salez, poivrez et faites cuire chaque pizza pendant 5 à 6 minutes, il faut que la mozzarella soit fondue et un peu dorée. 
Servez en proposant de l’huile pimentée.

La pizza, oui mais perque ?
D’abord la farine. En Italie, on prend de la typo 00, c’est l’équivalent de notre farine type 45, la plus fine qui soit. 
La levure, délayez-la dans un peu d’eau tiède. La sèche ira très bien. Laissez tomber la chimique. 
Ensuite, le sel, c’est comme si vous faisiez du pain, c’est 15 g au kilo de farine. 7,5 grammes pour 500 g… Faites le calcul. 
Avant de la faire lever, ajoutez un filet d’huile d’olive à la pâte et une pincée d’origan.

Pizza aux champignons, la cocotte, France bleu nord, la vie en bleu


Et laissez-la lever, 2, 3, 4, 5 heures… En Italie on en trouve qui ont levé toute une nuit et parfois bien plus, au réfrigérateur sous un linge. 
Puis le coulis de tomates, choisissez-le italien et bio. Y’a des épiceries qui ont ça en qualité et en quantité.
Vient ensuite le fromage, la mozzarella, la meilleure qui soit, la burrata par exemple. Une pizza vaut bien ça. 
Vous pouvez aussi prendre de la scamorza fumée ou pas, de la stracciatella, du provolone râpé…
Arrive alors la cuisson, il vous faut un bon four qui monte haut, haut, très haut en température. 
Enfin, un peu d’imagination et beaucoup d’amour ! Allez, j’arrête, je retourne dans ma cuisine, j’ai envie d’une pizza. Ecco !

mardi, 12 janvier 2021

Serpentin pommes-poires, recette donnée ce mardi 12 janvier sur France Bleu Nord dans l'émission La Vie en Bleu

Pour 6 personnes
3 pommes, 3 poires, 6 à 8 feuilles de brick, 100 g d’amandes en poudre, 100 g de sucre de canne, ½ cuillère à café de cannelle en poudre, 1 œuf, beurre

Préparation et cuisson : 50 minutes
Ustensiles : blender, vaporisateur, pinceau de cuisine, papier-cuisson et tourtière ou plaque de cuisson

Serpentin pommes-poires, la Cocotte, France Bleu Nord, la vie en bleu

Pelez, coupez en quartiers et épépinez pommes et poires. Passez-les au blender avec le sucre et les amandes en poudre. Ajoutez la cannelle et réservez.
Séparez le blanc du jaune d’œuf. Ajoutez le jaune à la préparation pommes-poires et fouettez rapidement le blanc dans un bol. 
Préchauffez le four à 180°C. 
Sur une grande table, posez une première feuille de brick, vaporisez-la d’eau légèrement pour l'assouplir un peu et badigeonnez de blanc d’œuf, le côté droit de la feuille. Posez une autre feuille de brick sur ce côté droit, vaporisez, badigeonnez de blanc d’œuf le nouveau côté droit et répétez cette opération jusqu’à la dixième feuille. Déposez la farce pommes-poires en bas des feuilles pour former comme un long boudin de pommes et de poires. Rabattez le bas des feuilles sur la farce et roulez le boudin jusqu’en haut des feuilles en le serrant bien. Puis roulez le boudin sur lui-même pour former un serpentin. Déposez délicatement le serpentin sur la feuille de papier-cuisson posée elle-même sur une tourtière ou une plaque de cuisson. Saupoudrez le serpentin d’un peu de sucre et parsemez-le de noisettes de beurre. Enfournez le serpentin pendant 40 minutes. Augmentez la température vers la fin pour rendre le serpentin bien croustillant.