14.12.2009
Vin chaud
Dernier volet du triptyque + 1 sur les marchés de Noël chez nos cousins germains. La Cocotte ne sait pas comment on dit un tableau composé de 4 objets : un quadryptique ? Si jamais vous avez la réponse, n'hésitez pas à lui en faire part.
Roulement de tambour ! Ratatatatatata !
Et voici le seul, l'unique ! J'ai nommé le Glühwein (prononcez gluvaïnnn) ! Du vin chaud.
On en prend un, puis on en reprend un deuxième. C'est pas tous les jours qu'on vient en Allemagne,,,Ah, oui, vraiment, bien chaud, bien agréable !
Un p'tit troisième ? Ja, natürlich !
Soudain, sans prévenir, on ne sait pas pourquoi, on prétexte que la route nous a fatigué, que les pavés glissent anormalement plus en Allemagne qu'en France, que les flots tumultueux de la Moselle nous ont fichu la nausée et on s'agrippe comme on peut, au bras de sa copine,,, Hum, bin chaud, bin agréabl' !
Celui qui a décidé de de pas succomber à la tentation n'a aucun mal à retrouver la voiture, lui ! Et il nous ramène à l'hôtel où on va se coucher en attendant la belle nuit de Noël, la neige qui étend son manteau blanc,,, fin fau, fin nagréap !
Dans un esprit évident d'ouverture et de convivialité, les Allemands en font avec ou sans alcool, pour petits et grands, jeunes et vieux, allemands ou pas. Ils le font au vin rouge, au vin blanc, au jus de pomme ou au jus de raisin, ajoutent une orange ou un citron, parfument d'anis étoilé et/ou de clous de girofle, mettent un bâton de cannelle, en ajoutent un second, décident d'ajouter le zeste d'une orange. Oh zut puis non, tiens, on va mettre du citron !
Bref ils ont mille et une recettes pour ce classique et on ne va pas se gêner pour les copier.
La Cocotte, aussi conviviale et ouverte qu'une Teutonne, vous livre ici trois ou quatre recettes.,,,testées et approuvées et re-testées et re-approuvées,
Ach ! Quel dévouement ! Quel zèle ! Quelle abnégation ! Quel esprit de sacrifice !
Avant de commencer, voici une règle à ne pas enfreindre :
Si vous voulez préserver votre santé, ne faites jamais bouillir votre vin chaud, ne dépassez pas les 80°c pour la cuisson.
Les quantités données sont valables pour trois personnes :
1, Au vin rouge
1 bouteille de vin rouge sec et léger, plutôt un vin d'Anjou
10 sucre en morceaux
2 oranges non traitées
2 bâtons de cannelle
3 clous de girofle
3 graines d'anis étoilé
Prélevez le zeste des oranges puis pressez-les pour recueillir le jus. Dans une casserole, mêlez tous les ingrédients et faites chauffer doucement pendant 10 minutes. Laissez refroidir, filtrez et versez votre vin dans une jolie bouteille.
2, Au vin blanc de Moselle (à boire avec un Jeff)
1 bouteille de Müller-Thurgau sec
10 morceaux de sucre candi
3 clous de girofle
2 bâtons de cannelle
1 orange non traitée en tranches
Mettez tous ces ingrédients dans une casserole et faites chauffer à feu doux pendant 10 minutes. Versez tel quel dans une jolie bouteille.
3, Au vin blanc et rhum
1 bouteille de vin d'Alsace, du Sylvaner par exemple
1 petit verre de rhum
1 orange non-traitée coupée en tranches
1 poignée de raisins secs
1 bâton de cannelle
2 clous de girofle
quelques graines de cardamome
Mettez tous ces ingrédients dans une casserole et faites chauffer à feu doux pendant 10 minutes. Versez tel quel dans une jolie bouteille.
Et maintenant pour les enfants et ceux qui conduisent
1, Kinder punch
1 bouteille de jus de raisin
1 poignée de raisins secs
3 cuillères à soupe d'amandes en poudre
1 bâton de cannelle
2 clous de girofle
3 graines de cardamome
3 tranches de citron non-traité
Mettez tous ces ingrédients dans une casserole et faites chauffer à feu doux pendant 10 minutes. Versez tel quel dans une jolie bouteille. Enlevez les clous de girofle avant de servir. Si les enfants tombent dessus, c'est la soupe à la grimace assurée !
2, Aux fruits rouges
0, 5 litre d'infusion aux fruits rouges
0, 5 litre de jus de pomme
le jus d'un citron non-traité
3 cuillères à café de miel
Mettez tous ces ingrédients dans une casserole et faites chauffer à feu doux pendant 10 minutes. Versez tel quel dans une jolie bouteille.
Une jolie bouteille, ça fait un joli cadeau.
Bien chaud, bien agréable !
L'année prochaine, on ira voir ailleurs. L'Allemagne, ça, c'est fait.
Cliquez ici et lisez un des nombreux articles de la Voix du Nord sur le sujet. Si vous n'avez pas le temps d'aller outre-Rhin, la commune de Lauwin-Planque organise un marché de Noël allemand.
Tout est à consommer bien évidemment avec modération.
07:30 Publié dans Allemagne, Cuisine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vin chaud, marchés de noël, marché de noël, allemagne, kinderpunsch, glühwein
12.12.2009
Des Bretzels
Qu'est-ce qui est rond et marron, qui ressemble à un nœud, qui a parfois une grosse cicatrice sur le « ventre », qui est salé et qui pendouille fièrement dans les vitrines des échoppes sur les marchés de Noël en Allemagne ?
Un pneu crevé recouvert de chocolat ? Nein !
Un Père-Noël en pain d'épice qui aurait fait la guerre ? Nein !
Une brioche en forme de roue de charrette trop cuite ? Nein !
C'est un Bretzel ! Enfin !
Toutes les régions d'Allemagne en réclament l'origine, avec des histoires plus ou moins farfelues.
Son nom vient du latin bracchium qui signifie bras ou avant-bras. Au début, il n'y avait qu'un bras, ça formait un 6. Puis quelqu'un eut l'idée d'unir deux pains pour n'en faire qu'un.
On dit alors qu'il symbolisait un moine en prière.
Dans les chaumières teutonnes, on affirme aussi qu'un pâtissier avait été accusé d'un vol. Le Comte de la région de Bad Urach, aimant ses pâtisseries lui lança un défi : « Tu as trois jours et trois nuits pour me préparer une pâtisserie à travers laquelle le soleil brillera trois fois. Si tu réussis,tu ne seras pas pendu, ta vie te sera rendue ». C'est en voyant sa femme, les bras croisés dans l'encadrement de la porte que le pâtissier se mit à confectionner des Bretzels.
C'est maintenant le symbole des boulangers en Allemagne.
Une légende raconte que le 11 février 1839 (c'était un mardi) un Bavarois nommé Anton Pfannenbrenner Nepomuk aurait, par mégarde, badigeonné ses Bretzels d'une solution de soude destinée au nettoyage des moules à pâtisserie.
On prétend aussi qu'un chat dans une pâtisserie aurait fait tomber une plaque remplie de Bretzels dans de la saumure pour faire mariner du poisson.
Les Bavarois et les Souabes se battent pour revendiquer le sel sur le Bretzel.,,
Bah, la Cocotte les laisse à leurs querelles et vous propose deux recettes de ces petits bras entrelacés croustillants et salés.
Une petite recette pour l'apéro d'une simplicité enfantine. D'ailleurs faites-la avec vos enfants.
Et une autre, tout aussi simple, qui donnera à votre cuisine l'odeur des marchés de Noël.
Pour 25 Bretzels à dévorer à l'apéro
30 gr de beurre
3 œufs (pour 2 des 3 oeufs, séparez les blancs des jaunes mais ne jetez pas les blancs)
une pincée de sel fin
250 gr de farine
du gros sel
Ramollissez le beurre dans un petit saladier, ajoutez deux jaunes d'œuf, le sel et la farine et mélangez bien. Montez les blancs en neige et ajoutez-les à la préparation. Vous obtenez une grosse boule de pâte. Partagez-la en 25 morceaux égaux. Sur un plan légèrement fariné, roulez chaque boule pour obtenir un fin boudin d'une vingtaine de cm de long. Croisez les extrémités vers le bas et rabattez chaque extrémité vers le haut du Bretzel. Déposez tous ces petits gâteaux sur une plaque en silicone ou du papier sulfurisé, badigeonnez-les de jaune d'œuf et parsemez-les de quelques grains de gros sel. Faites cuire à four chaud pendant 15 mn. Déposez-les sur une grille et attendez les copains pour les déguster.
1 cube de levure de boulanger
500 gr de farine
300 ml d'eau tiède
1 cuillère à café de sel fin
du gros sel
3 cuillères à soupe de bicarbonate soude
Délayez la levure dans un peu d'eau tiède. Versez la farine dans un grand plat, faites un creux au milieu et versez la tasse de levure/eau. Ajoutez du sel. Mélangez bien pendant 5 minutes. Si vous avez un robot, laissez-le faire, il est là pour ça.
Couvrez d'un ligne propre et laissez monter votre pâte pendant une bonne heure.
Au bout de ce temps, retravaillez la pâte en ajoutant au besoin un peu de farine. Il ne faut pas qu'elle colle mais il ne faut pas qu'elle soit trop sèche.
Divisez vos pâte en 16 morceaux égaux et travaillez-les comme dans la recette précédente. Vous pouvez rouler votre pâte pour que les bouts soient plus fins que le centre. Le centre représentant alors un ventre bien gonflé.
Déposez tous vos Bretzels sur une plaque en silicone ou du papier sulfurisé très légèrement fariné.
Recouvrez d'un linge et laissez vos petits pains gonfler une nouvelle fois.
Au bout d'une bonne heure, préchauffez votre four à 200°c et faites bouillir dans une marmite, de l'eau additionnée de bicarbonate de soude. Très délicatement, prenez un Bretzel à la fois et déposez-le dans la marmite. Laissez-le 30 secondes et remettez-le sur la plaque. Moi, j'en mets trois à la fois.
Saupoudrez de gros sel.
Passez ensuite tous vos Bretzels au four pendant 20 minutes.
Laissez-les refroidir sur une grille et dégustez-le le jour-même, voire l'heure même. Faites comme les Teutons, mangez-les en les accompagnant d'une bonne bière. Vous pouvez également les ouvrir en deux et les tartiner de beurre.
Petit plus : Vous pouvez ajouter à votre pâte du fromage râpé et saupoudrer le dessus de cumin ou de pavot.
On dit merci qui ?
Merci Anton Pfannenbrenner Nepomuk !
On peut les faire sucrés également. Mais ça, c'est une autre histoire.
Bon alors, les Bretzels, c'est fait.
Pour la prochaine et dernière recette des marchés de Noël, la Cocotte vous offre un p'tit coup à boire.
Revenez vite, vous allez adorer !
07:30 Publié dans Allemagne, Cuisine, Entrées, Gâteaux, cakes... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : bretzels, marchés de noël, allemagne
10.12.2009
Des boules vapeur
La Cocotte poursuit sa visite des marchés de Noël chez les Allemands et vous livre ici un incontournable de ces lieux magiques et chaleureux : la Dampfnudel, littéralement la nouille à la vapeur.
C'est probablement l'une des recettes du bonheur : Une pure merveille, un sein tout chaud, tout rond, tout beau : une boule de pâte gonflée à la vapeur et recouverte de sauce aux fruits
Pour en commander sur un marché Teuton, prononcez Dampffnoudeul !
Et après, on va nous dire que l'allemand est difficile.
C'est le genre de trucs qui vous fera retourner en Allemagne dès que vous le pourrez. Mais si vous n'avez pas le temps d'aller vous y balader, la Cocotte vous fait le cadeau de sa recette testée et approuvée par son poulailler.
Non, surtout ne dites pas merci à la Cocotte. Ça la gênerait.
Apprenez, mes p'tits amis, que les Allemands, ces grands fous, en font aussi des versions salées pour accompagner des viandes en sauce, avec salade de chou et laitue ou encore des soupes comme le goulache ou la soupe de pommes de terre.
La Cocotte vous offre sa version sucrée. Accompagnez-les de cerises ou de prunes en bocal cuites doucement dans une casserole, que vous sucrerez légèrement et agrémenterez d'une pincée de cannelle. Vous pouvez également les accompagner de crème anglaise.
C'est déjà Noël dans votre cuisine.
Il vous faut :
Pour la pâte :
500 gr de farine
30 gr de levure de boulanger
50 gr de sucre
150 ml de lait tiède
2 ou 3 oeufs
1 pincée de sel
1 demi-zeste de citron
3 cuillères à soupe de beurre mou
Versez la farine dans un saladier et faites un creux au milieu. Dans ce creux, émiettez la levure avec un peu de sucre et le lait tiède.
Remuez bien tout ça et laissez monter pendant une bonne dizaine de minutes.
Ensuite ajoutez le zeste de citron, les œufs, le sel, le reste du sucre et le beurre. Mélangez bien pour avoir une pâte relativement compacte. Quand la pâte vous paraît bonne à travailler comme une pâte à pain, découpez-la en une quinzaine de morceaux et façonnez des boules entre vos mains légèrement farinées.
Déposez ces boules sur un torchon et laissez-les lever pendant un bon moment. Avec la levure de boulanger, 30 à 40 minutes suffiront.
Pour la cuisson des Dampfnudeln :
1 litre de lait
40 gr de beurre
1 pincée de sel
50 gr de sucre
Ensuite dans une cocotte style couscoussier ou cocotte avec un panier-vapeur, faites chauffer le lait en y ajoutant le beurre, le sel et le sucre et déposez vos Dampfnudeln dans le panier quand le lait est chaud. Il ne faut pas que les boules de pâte soient en contact avec le lait. Laissez cuire à la vapeur pendant dix minutes.
Elles vont encore gonfler donc veillez à ne pas en mettre trop à la fois. Servez vos Dampfnudeln accompagnées de la sauce de votre choix. Vous allez adorer.
Et si vous n'avez plus faim, parce que, mine de rien, ça cale son homme, passez donc vos Dampfnudeln au four chaud quelques instants, après les avoir cuites à la vapeur. Laissez-les dorer. Vous obtiendrez des petits pains ronds au lait. Une autre recette du bonheur.
Bon, les Dampfnudeln, ça c'est fait.
07:30 Publié dans Allemagne, Cuisine, Desserts, Fruits | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : boules vapeur, dampfnudeln, allemagne, marchés de noël en allemagne
08.12.2009
Galettes de pommes de terre ou Reibekuchen
Vous n'avez rien à faire ce weekend ? Vous cherchez désespérément une idée ? Pas de problème ! La cocotte vous en donne une.
Demandez à 25 copains de venir avec vous pour une virée en Moselle, côté Teuton. Direction les marchés de Noël.
De la plus grande ville au plus petit village, l'Allemagne offre aux touristes une belle tradition, conviviale et à la portée de toutes les bourses.
Arrêtez-vous dans toutes les échoppes, achetez couronnes, boules, ribambelles de lutins et de Père-Noël, casse-noisettes, planches à découper, mobiles de clochettes, d'angelots...
Et malheureusement pour votre ligne, vous ne pourrez pas faire autrement que de vous arrêter à tous les stands de nourriture.
Goûtez le vin blanc chaud à la cannelle, les pains d'épice en forme de cœur, d'étoile, de sapin, de bonhomme, testez les gaufres, les crêpes, les Flammkuchen, le punch aux oeufs, la fondue au fromage, les Dampfnudeln et les Bretzel dont nous reparlerons plus tard, et les Reibekuchen !
Ach, die Reibekuchen, das ist toll !
Les Reibekuchen sont des galettes de pommes de terre râpées que les Teutons aiment à accompagner de compote de pomme (Apfelmus) ou encore du saumon fumé (Raücherlachs mit Sahne) et une belle cuillère de crème aigrelette.
On les mange sur le pouce, comme ça.
Ensuite avec vos 25 amis, passez à un autre stand pour vous régaler de nouvelles choses et profiter de ces moments rares.
Il paraît que les meilleurs Reibekuchen sont à déguster près de la gare de Cologne.
Il vous faut :
1 kg de bonnes pommes de terre
100 gr de lard fumé (facultatif)
1 bel oignon (facultatif)
2 oeufs
30 gr de farine
sel et poivre
1 peu d'huile
1 torchon qui ne craint rien
Épluchez et râpez les pommes de terre. Mettez-les dans un torchon et faites sortir, en tordant le torchon, toute l'eau contenue dans les pommes de terre.
Dans 1 grande poêle, faites chauffer l'huile. Déposez le lard coupé en petits dés et l'oignon émincé, faites revenir 1 peu puis ajoutez les pommes de terre râpées. Mélangez tous les ingrédients et faites chauffer un peu d'huile dans une poêle. Quand l'huile est bien chaude, déposez une bonne grosse cuillère à soupe de votre préparation, aplatissez un peu pour former une galette de 10 cm de diamètre. Faites-en autant que la poêle peut en contenir et laissez cuire le premier côté pendant 4 ou 5 minutes à feu vif puis retournez les galettes et laissez cuire encore 4 à 5 minutes. Elles doivent être toutes croustillantes.
Salez et poivrez et servez vos galettes nature ou comme indiqué ci-dessus.
Bon alors, les Reibekuchen, ça, c'est fait !
Revenez dans deux jours pour une nouvelle recette allemande : une grosse boule de pâte cuite à la vapeur et plus, si affinité....
07:30 Publié dans Allemagne, Cuisine, Légumes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : reibekuchen, marché de noël, galettes, pommes de terre, râpées
08.11.2009
Concerto Berlinois pour mandoline et oignons
En temps normal, la cocotte n'hésite pas à vous bassiner avec des recettes teutonnes. Alors en ces temps de célébration de la chute du Mur, une dédicace à cette ville géniale est plus qu'indiquée.
Les années de collège et de lycée de La Cocotte sont littéralement imprégnées des histoires de sa prof d'allemand, ses histoires sur l'Allemagne, sur les deux Allemagnes, ses voyages en RDA, ses arrêts aux postes-frontière où les douaniers de l'Est passaient un temps inimaginable à écouter toutes les cassettes de son auto-radio, sur ses amis Est-allemands, critiquant le système évidemment mais reconnaissant les bienfaits de la couverture sociale du pays, l'importance donnée au monde artistique, littéraire, les aides accordées à la petite enfance, les crèches,,, Sa prof qui parlait aussi de Berlin, Berlin, Berlin et encore Berlin,,,
Connaissez-vous Berlin ? Avez-vous déjà eu l'impression d'entrer dans un livre d'histoire ?
C'est l'effet que cette ville a fait à la Cocotte.
On est tous des Berlinois. Tout, absolument tout dans cette ville, envoie l'écho d'évènements qui ont marqué le monde entier. Vous vous sentez étrangement chez vous, dans cette ville.
Vous la connaissez déjà !
Arrivés un soir d'août 2007, le temps de planter la tente à côté de l'aéroport de Tegel, la Cocotte et les siens se sont rendus immédiatement après, à Checkpoint Charlie puis ont entamé une longue, logue promenade de 4 jours, Friedrich Strasse, Gendarmenmarkt, Unter den Linden, le Berlin de l'entre-deux guerres, Alexander Platz et son horloge universelle, Potsdamer Platz, quartier entièrement sorti de terre depuis la réunification dont l'architecture est discutable, Berlin Mitte, Kreuzberg, la Gedächtnis Kirche, (l'église du souvenir qu'on a laissé comme elle était au sortir de la guerre,Le Reichstag, Tiergarten, la porte de Brandenburg, l'île aux musées, le Kudamm, les morceaux de mur « reconstitué », le KaDeWe, ,,,,
On s'est amusé à chercher toutes les statues d'ours multicolores qui sont l'emblème de la ville, on a sillonné les chemins des marchés aux puces où règne un joyeux bordel, punko-bizarro-vieillot, on a bu des bières à la menthe, englouti des Currywurst et des Berliner, ces gros beignets au cœur de confiture, on a répertorié les feux tricolores avec l'Ampelmann (petit bonhomme rouge et vert, symbolisant l'Ostalgie), on a arpenté la Bernauer Strasse où se dresse le mémorial du Mur, on a vu des sections de barbelés, des miradors, des no man's land, on a vu des appartements dont les murs sont encore criblés d'impacts de balle, on a traversé, dans la chaleur de l'été et dans un silence lourd, les stèles grises et uniformes du mémorial aux Juifs assassinés d'Europe,,,
Tout à Berlin est chargé d'histoire et d'émotion.
Dans cette ville immense, flotte un parfum d'esprit libre, de science et de conscience du monde, d'activité intense, d'urgence grave et joyeuse mais aussi de calme, de nature, de verdure.
Tel Rostropovitch, au violoncelle, devant le mur le 9 novembre 1989, la Cocotte joue, pour l'événement, de la mandoline dans sa cuisine pour vous offrir un gâteau aux oignons incroyablement moelleux, un Zwiebelkuchen.
Célébrons ensemble la chute de ce Mur, vous voulez bien ?
Il vous faut :
une mandoline (facultatif)
pour la pâte :
1 paquet de levure de boulanger
2 cuillères à café de sucre
125 ml d'eau tiède
1 cuillère à café de sel
250 ml de lait chaud
600/700 gr de farine
1 œuf entier
4 jaunes d'œuf
un peu de beurre
200 gr de lard fumé coupé très fin
6 gros oignons
du sel
un peu de farine
150 ml de crème liquide
2 œufs battus
Mélangez tout d'abord la levure à l'eau tiède. Laissez des petites bulles se former pendant une dizaine de minutes. Ensuite mélangez le beurre, le sel et le lait dans un plat, ajoutez 100 gr de farine puis le mélange eau-levure. Battez bien tout ça et laissez gonfler pendant 30 minutes. Puis ajoutez le reste de farine, l'œuf entier et les 4 jaunes d'œuf. Votre pâte doit être élastique et brillante.
Laissez gonfler encore pendant 1 petite heure,
Remélangez-la encore une fois puis recouvrez de papier-cuisson un grand, grand plat qui va au four.
Vous pouvez faire la même chose avec une plaque à pâtisserie.
Étendez la pâte sur le plat, avec les mains, étalez-la jusque dans les coins. Et laissez-la reprendre quelques formes pendant 20 minutes.
Pendant ce temps, à la mandoline, émincez vos oignons épluchés en très fines rondelles. Puis dans une grande poêle, faites revenir les lardons et les oignons jusqu'à ce que ceux-ci soient transparents.
Ajoutez 1 cuillère de farine, la crème et les 2 oeufs battus. Laissez un peu épaissir et étalez tout ça sur la pâte. Préchauffez votre four à 170°c.
Enfournez votre Zwiebelkuchen et laissez cuire pendant 30 minutes. Ça va gonfler, gonfler !
Vous servirez à l'apéro, votre gâteau aux oignons coupé en carrés et vous l'accompagnerez d'une bonne bière allemande ou d'un bon verre de vin de là-bas. Et vous trinquerez à la santé des Berlinois, des ex-Allemands de l'Est et à la marche de l'histoire ! Prosit !
07:30 Publié dans Allemagne, Cuisine, Entrées, Gâteaux, cakes..., Légumes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : zwiebelkuchen, chute du mur de berlin, gâteau aux oignons
15.10.2009
Chou-rave Party
Voici un légume psychédélique qui ne vous fera pas entrer en transe mais qu'il est bon de connaître et de reconnaître.
Le chou-rave, également appelé boule de Siam, est de la famille des brassicacées, au même titre que le navet, le cresson, le radis, le rutabaga et tous les autres choux comme le brocoli, le chou de Milan, le vert, le frisé, le blanc, le rouge, le pommé, le cabus, le pointu, le palmier ou encore celui de Bruxelles...
Un chou-rave est constitué d'une boule qui peut être blanche, verte ou violette et de tiges charnues que de belles feuilles surplombent.
Les Anglais, les Allemands, les Russes ou leurs cousins, les Polonais en consomment beaucoup plus que nous.
Et c'est bien dommage ! Franchement ! On peut tout manger dans le chou-rave, la boule blanche, verte ou violette, les tiges et les feuilles. Les feuilles d'un pourpre magnifique sont à consommer comme les épinards.
Alors on fait quoi la prochaine fois qu'on en voit ? On en achète !
Dans les épiceries bio, vous les trouverez à 2 euros le kilo. Qu'on ne vienne pas dire à la Cocotte que c'est cher !
Pour 2 euros, vous les mangerez en salade, en purée, glacés, sautés et même farcis !
Alors faites un effort, nom d'une pipe !
La Cocotte vous donne deux petites recettes pleines de vitamines (C en l'occurrence) et de couleurs :
1. Salade chou-rave/carottes
300 gr de chou-rave
300 gr de carottes
sel, poivre, vinaigre de pomme ou de cidre et crème liquide
Épluchez et râpez vos légumes et servez-les avec une vinaigrette composée de tous les ingrédients sus-cités. Facile, non ? Et en plus, c'est joyeusement coloré.
2. Gratin de chou-rave au jambon
700 ou 800 gr de chou-rave
1 grosse tranche de jambon blanc ou un beau fond de jambon coupé en dés
50 gr de beurre
du persil plat haché
3 jaunes d'oeufs
de la crème fraîche liquide
un peu de farine
1 pincée de noix muscade
set et poivre
Épluchez le chou-rave et coupez-le en petits dés. Faites-les cuire dans une poêle avec le beurre pendant 10 minutes tout doucement.
Dans un plat à gratin ou à cake, disposez la moitié du chou-rave, ajoutez du persil et du jambon, recouvrez de l'autre moitié du chou-rave.
Faites un mélange d'oeufs, de crème liquide (environ 20 cl), d'une ou deux cuillères de farine, de noix muscade, de sel et de poivre et versez tout ce mélange dans le plat.
Mettez au four th. 6 pendant 30 minutes.
C'est, une fois de plus, une recette allemande. Mais c'est une petite pensée pour ceux qui vont fêter les 20 ans de la chute du Mur.
Et c'est pas fini.
07:30 Publié dans Allemagne, Cuisine, Entrées, Gâteaux, cakes..., Légumes, Plats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chou-rave, chou
19.09.2009
L'escalope panée, sa vie, son oeuvre
On dit que cuisiner, c'est aimer ! La Cocotte voit de l'amour dans les yeux de ses petits poussins quand elle prépare au moins une chose : Des escalopes panées !
Ils se mettent à genou, lui baisent les pieds puis se relèvent et lui embrassent goulûment les joues.
Quand on pense qu'il ne faut que 3 minutes et quelque pour cette réaction, la Cocotte en fait et en refait.
Son amour pour la cuisine teutonne lui donne mille et une façons de préparer ce qu'on appelle outre-Rhin la Schnitzel. Des livres lui sont entièrement consacrés, certains restos ne font que ça, d'autres font leur pub sur des soirées « Schnitzel » à moitié prix. Ils la garnissent de tout et de n'importe quoi. Et à chaque fois, c'est merveilleux. La plus connue, c'est la Wiener Schnitzel, sur laquelle trône invariablement une rondelle de citron et qu'on accompagne d'une salade de pommes de terre à la moutarde douce. Comme son nom l'indique, elle ne vient pas de Vienne mais d'Italie et a été importée par le maréchal Radetzky. Est-ce pour le remercier que Johann Strauss père lui dédie une marche ? La Cocotte aime à le penser !
En France, on se contente, le plus souvent, de paner des escalopes de veau. Bouh, c'est triste et relativement cher.
En Allemagne et ailleurs, on pane du porc, c'est nettement moins cher. On fait la même chose avec de la dinde, du poulet, du poisson...
La Cocotte ne va pas vous faire un cours sur la façon de paner. Mais elle va rappeler des principes simples.
Achetez un rôti de porc pas gras et coupez-le en tranches. Aplatissez ces tranches avec un attendrisseur (un marteau en bois avec des pointes) et c'est parti.
Il vous faut des grandes assiettes, une creuse et deux plates :
Il vous faut 1 beau gros œuf et de la chapelure.
Dans l'assiette creuse, vous battez l'œuf et vous y faites trempez votre tranche de viande allègrement.
Puis dans l'assiette plate, vous mettez une grosse couche de chapelure et vous passez votre escalope qui a trempé dans l'œuf en prenant soin de mettre cette chapelure partout.
Puis vous la déposez dans la deuxième assiette plate et vous préparez les autres.
Certaines personnes trempent tout d'abord la viande dans de la farine. Moi, je n'en vois pas l'intérêt.
Ensuite il vous faut deux belles cuillères d'huile que vous allez faire chauffer relativement fort.
Vous faites cuire chaque côté à feu vif pendant 3 ou 4 minutes. Puis vous réduisez le feu et vous retournez régulièrement la viande pendant une dizaine de minutes.
Sarah Wiener, la bien nommée, une restauratrice berlinoise, qui a longtemps vécu en Autriche et qui fait de magnifiques émissions sur Arte, dit que le secret d'une bonne Schnitzel réside dans la quantité d'huile utilisée et sa température.
Elle en met vraiment beaucoup mais elle affirme que l'huile n'imprègne pas l'escalope du fait de la chaleur.
La cocotte n'en met pas autant et malgré tout, ses enfants se pâment alors...
Accompagnez donc votre escalope de sauce chasseur, de sauce aux champignons, de pâtes style tagliatelle, de riz, de poivrons en sauce, de câpres, d'oignons, de poivre, de noix de coco, d'ananas, de pistaches ou de noisettes mélangées à la chapelure.
Vous pouvez aussi la farcir de fromage, de jambon de pays et de sauge (comme en Italie)...
Mais la version la plus simple est vraiment la meilleure.
Et vous, que préparez-vous dans la cuisine pour qu'on vous baise les pieds ?
07:30 Publié dans Allemagne, Plats, Viandes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : escalope panée, schnitzel
11.09.2009
Le petit déjeuner du paysan
C'est vendredi et vous n'avez pas envie de cuisiner pour commencer votre week-end ? Hein, c'est ça ?
Mais en même temps, vous avez envie de faire plaisir à vos proches parce que justement, c'est le week-end ?
Pas de problème ! la Cocotte comprend et la Cocotte est là pour vous aider.
Oui, elle va vous aider à faire un plat en cinq minutes et des heureux pour samedi et dimanche.
Voici une recette qui, une fois n'est pas coutume, vient d'Allemagne. C'est le Bauern Frühstück, à prononcer
Ba-o-eurn fru-schtuk*, facile, non ? Littéralement le petit déjeuner du paysan.
C'est avec ça dans le ventre que les paysans allemands partaient pour une longue journée de travail dans les champs.
Boudiou !
Mais nous, les Français, on mange ça plutôt le soir !
Et en plus, c'est un plat qui utilise des restes. Il n'est point besoin d'aller traîner dans le supermarché du coin.
Vous avez bien dans votre frigo un peu de lard fumé et 4 ou 5 pommes de terre qui traînent dans le bac à légumes?
Oui ?
Alors c'est parti !
Il vous faut
Un peu de matière grasse
200 gr de lardons
5 pommes de terre épluchées, vous pouvez aussi utiliser des pommes de terre cuites à la peau et épluchées
1 cube de bouillon de viande ou de légumes
1 oignon
du sel et du poivre
des œufs (facultatif)
Dans une grande pôele, faites revenir dans la matière grasse et à feu vif, vos dés de lard. Ajoutez vos pommes de terre épluchées, lavées, essuyées et découpées en rondelles assez fines puis le bouillon-cube et l'oignon finement ciselé. Mélangez bien et versez 20 cl d'eau.
Allez vous asseoir dans le salon et choisissez votre programme TV pour ce soir.
Au bout de 10 minutes, avec une spatule, coupez grossièrement en deux vos rondelles de pommes de terre puis ajoutez un peu d'eau. Salez et poivrez.
Retournez dans le salon et faites valoir vos droits à regarder des émissions à la con !
Au bout de 10 minutes, revenez dans la cuisine, passez une lame de couteau à travers les pommes de terre. Si elle passe sans difficulté, c'est cuit. Sinon, laissez encore un peu.
Voilà, c'est prêt. Si vous voulez, vous pouvez casser des œufs directement ou en omelette, sur votre préparation et attendre deux minutes qu'ils cuisent.
Vous pouvez même proposer une salade en accompagnement si et seulement si on vous laisse regarder ce que vous voulez.
Sinon bernique ! Non mais !
*Viviane, répète après moi !
07:30 Publié dans Allemagne, Légumes, Plats | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : petit déjeuner, paysan, bauern frühstück, week-end
09.09.2009
Soupe de haricots verts
Tout comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, la Cocotte faisait jusqu'hier de la Schnippelbohnensuppe en toute ignorance.
Dimanche soir, face à sa télé branchée sur Arte et sur l'émission géniale Karambolage, la Cocotte a eu une révélation.
L'idée de l'émission est de pointer les différences entre Français et Allemands sur un ton humoristique. La réalisatrice explique des expressions, des mots, des onomatopées... Et chaque semaine, les téléspectateurs sont invités à envoyer un objet propre à l'Allemagne ou à la France. Et bien, croirez-vous la Cocotte quand elle vous dira que l'objet de la semaine était une « Schnippelbohnenmachine »?
Les Allemands ont un objet pour tout, vraiment. Et ils ont le nom qui va avec. Les Allemands adorent composer des noms à rallonge qui expliquent parfaitement à quoi sert telle ou telle chose ! Ils sont facétieux, ces Teutons ! Donc littéralement une « Schnippelbohnenmachine » est une machine qui coupe les haricots verts en petits morceaux. Une fois les haricots coupés en petits morceaux, on en fait une soupe très appréciée dans le Rheinland.
Quand la Cocotte n'est pas inspirée pour le repas du soir, elle va fureter dans la cave, trouve toujours une boîte de haricots verts en conserve et quelques pommes de terre et elle prépare une soupe d'une simplicité enfantine. Et bien, hier, elle a vu qu'elle n'était pas seule et qu'un bon paquet d'Allemands cuisinaient le haricot de la même manière.
Das ist wunderbar ! Ja, meine Damen une Herren !
Malheureusement, la Cocotte n'a pas la machine qui va bien mais s'en sort toujours haut la main, en se coupant parfois le bout du doigt.
Et comme la Cocotte partage tout ou presque avec vous, voici donc en exclusivité mondiale, en France, dans le Nord, La Recette de la soupe de haricots en petits morceaux !
Rien que ça !
500 gr de haricots verts frais
Ma maraîchère préférée m'a dit que la semaine prochaine, c'était la fin des haricots ! Triste, non ?
5 ou 6 pommes de terre moyennes épluchées et râpées
1 noix de beurre
250 gr de lard fumé coupés en petits dés
1 oignon finement coupé
1 gousse d'ail écrasé
des tomates concassées
du persil plat
sel et poivre
du fromage style parmesan (facultatif)
Les Teutons ajoutent parfois des saucisses. Etonnisch, nein ?
Equeutez vos haricots, coupez-les en petits morceaux de 5 mm, rincez-les et faites-les cuire dans une casserole d'eau bouillante pendant 8 minutes.
Dans une marmite, faites fondre un peu de beurre, ajoutez les lardons, l'oignon et l'ail. Faites revenir pendant quelques instants. Puis ajoutez les tomates concassées, les haricots égouttés et les pommes de terre. Si vous voulez vous la jouer Teuton, ajoutez votre saucisse, fumée de préférence, à ce moment-là. Couvrez d'eau.
Salez, poivrez et laissez cuire 30 minutes. A la fin, rectifiez l'assaisonnement, ajoutez le persil plat haché. Servez dans des bols et proposez du parmesan. C'est un accord parfait !
07:30 Publié dans Allemagne, Légumes, Soupes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : haricots verts, karambolage, arte
28.08.2009
Gâteau aux prunes
Adeptes du « slow-food », bonjour !
Ce papier est pour vous, pour moi, pour nous !
Dans un article paru récemment dans la Voix du Nord, une jeune Française de 16 ans, originaire de Marcq-en-Baroeul, racontait son séjour d'une année aux USA. Elle y décrivait de façon joyeuse et communicative sa vie là-bas. Mais une phrase a interpellé la Cocotte et l'a consternée ! Sixtine disait que sa famille d'accueil ne préparait qu'un seul repas par semaine à la maison et que les autres repas étaient prix dans des fast-foods ou des sandwicheries.
Non mais rendez-vous compte ! C'est quoi ce délire ?
Ils font quoi chez eux ? Comment se fait-il qu'ils ne soient pas capables de trouver 10 ou 15 minutes par jour pour préparer un plat et de le manger tous ensemble ?
Alors juste pour râler et pour montrer aux Américains que faire la cuisine ne prend pas tout notre temps, la Cocotte a décidé de faire un gâteau pour lequel lenteur et moelleux sont les mots-clé.
Un gâteau qui prend le temps de lever et de gonfler, gonfler, gonfler,,,,
Un gâteau de saison en plus, un gâteau aux prunes, un gâteau qui vient d'Allemagne et qu'on appelle outre-Rhin un Pflaumenkuchen, un gâteau qu'on va appeler Plumcake, juste comme ça. Non mais !
En plus, ça vous coûtera trois francs/six sous car le kilo de prunes sur le marché n'est qu'à 2 euros. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On en achète !
Il vous faut
1 kg de prunes
500 gr de farine
250 ml de lait tiède
1 paquet de levure du boulanger
200 gr de sucre en poudre
1 oeuf
25 gr de beurre
1 pincée de sel
1 cuillère à soupe de sucre glace
Dans un bol, versez du lait tiède et une cuillère à café de sucre et émiettez votre bloc de levure. Mélangez bien. Dans un saladier, déposez la farine et faites un puits au centre. Ajoutez le contenu de votre bol et mélangez-y un peu de farine. Couvrez et laissez gonfler pendant une quinzaine de minutes.
Ensuite mélangez le reste du lait, le sucre, l'œuf, le beurre fondu et le sel tout et versez cela dans le saladier. Mélangez tous les ingrédients, couvrez et laissez à nouveau gonfler pendant une bonne quarantaine de minutes. La pâte doit doubler de volume.
Graissez et farinez un grand plat à pâtisserie et étalez votre pâte, au besoin avec les doigts, sur toute la surface.
Lavez vos prunes, coupez-les en deux, dénoyautez-les et répartissez-les, l'intérieur de la prune côté pâte, sur toute la surface du plat.
Couvrez encore une fois et laissez gonfler pendant une bonne heure.
Préchauffez votre four à 180°c et laissez votre gâteau cuire pendant une bonne trentaine de minutes. Il va encore gonfler, gonfler, gonfler et dorer, dorer, dorer.
A la sortie du four, saupoudrez-le de sucre glace.
Si cela vous dit, vous pouvez également ajouter un peu de cannelle au sucre glace et accompagner votre gâteau de crème chantilly. Mais ça, ce n'est que si vous n'avez rien mangé avant.
Si vous n'aviez rien à faire ce week-end, voilà pour vous, une saine occupation.
07:30 Publié dans Allemagne, Desserts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gâteau, prunes, slow-food, usa, pflaumenkuchen, marcq-en-baroeul





