samedi, 20 février 2021

Pralines roses

Au XVIIème siècle, on ne connaît ni l’année, ni le jour, un cuisinier de Montargis fait tomber accidentellement une noix dans du caramel. Il tient une idée, il prend une amande, fait du caramel et crée la praline qui devient vite spécialité de la ville. Réduite en poudre, on la baptise pralin. Deux cents ans plus tard, à Saint-Genix-sur-Guiers, un pâtissier la colore de rose et voici que naît la praline rose. Elle arrive à Lyon qui en fait une de ses spécialités. Nombre des pâtisseries de la ville préparent des douceurs à la praline rose, brioches, tartes… Attention, pour le caramel, l’utilisation du thermomètre est obligatoire.

Pralines roses, la cocotte, la voix du nord

Pour 50 g d’amandes

50 g d’amandes non pelées, 80 g de sucre en poudre, 70 g d’eau, une toute petite pointe de colorant alimentaire rose

Préparation : 10 min – Cuisson : 15 min – Coût : * - Difficulté : *- Ustensiles : casserole à fond épais qui ne craint rien, thermomètre de cuisine, cuillère en bois, papier-cuisson

Pralines roses, la cocotte, la voix du nord

Dans la casserole déposez les amandes, le sucre en poudre, la toute petite pointe de colorant rose et versez les 70 g d’eau. Mélangez un peu, plantez le thermomètre dedans et laissez cuire jusqu’à ce que la température arrive à 125° C. A ce moment-là, arrêtez la cuisson, posez la casserole hors du feu, sur un dessous de plat et mélangez à la cuillère en bois jusqu’à ce que le sucre se cristallise (il redevient comme de la poudre). Remettez alors la casserole sur un feu doux. Mélangez sans cesse jusqu’à ce que le sucre fonde à nouveau. Enrobez bien les amandes de ce sucre qui fond (ça va assez vite). Etalez aussitôt les pralines sur une feuille de papier-cuisson posé sur une tourtière. Détachez rapidement les pralines. Une fois froides, elles sont prêtes à déguster. 

Pralines roses, la cocotte, la voix du nord

dimanche, 14 février 2021

Kimchi

On peut mettre plein de légumes dans un kimchi, on fait ce qu’on aime. Et on peut le pimenter comme on veut. D’ailleurs, à l’origine, le kimchi n’était pas épicé. Ce sont les Portugais dans leurs échanges avec l’Asie au XVIIème siècle qui ont décidé de le pimenter. Finalement, les Coréens les ont imités. Certains boivent le jus produit par la fermentation. Ils disent que c’est bon pour tout ! Pourquoi pas ?

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Véritable institution en Corée, le kimchi est sur toutes les tables du pays du matin calme, à tous les moments de la journée. Produit lacto-fermenté, on y met des légumes qui se prêtent à ce genre de préparation suivant les saisons. L’important est de bien saler le chou qu’on peut faire tremper dans une saumure ou qu’on peut frotter tout simplement de gros sel, qu’on fait dégorger et qu’on rince abondamment. Quand la fermentation a démarré, je vous conseille de fermer les pots ou de les éloigner des pièces de vie car le chou, ça ne sent pas la rose mais qu’est-ce que c’est bon !

Pour un pot de fermentation de 2 kg

1,5 kg de chou chinois, 100 g de gros sel gris, 50 g de gingembre frais, 2 piments rouges, 2 gousses d’ail, 1 càs de sucre de canne, 2 càs de sauce soja, 1 radis noir, 1 navet, 1 botte de ciboule

Préparation : 30 min – Cuisson : aucune – Coût : * - Difficulté : * - Ustensiles : mandoline et grand pot de fermentation

 

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Progression : Faites fondre le sel dans l’eau dans un grand saladier. Retirez les premières feuilles du chou et conservez-les. Coupez le chou en 4 quartiers et enlevez le trognon à chaque fois. Plongez les feuilles dans l’eau salée et laissez-les dans cette saumure 3 ou 4 heures. Dans le même temps, mixez ensemble ail et gingembre pelé, piments et ciboule (tiges et bulbes). Ajoutez le sucre et la sauce soja. Pelez radis noir et navet et coupez-les en lamelles à la mandoline. Ajoutez-les aux piments et au reste. Mélangez bien. Rincez le chou, coupez les feuilles en tronçons de 3 ou 4 cm. Rangez chou et sauce aux piments en alternance dans le pot en pressant fortement pour faire ressortir le jus. Couvrez des feuilles de chou réservées et posez un gros poids par-dessus. Fermez le pot et laissez fermenter au minimum 1 semaine avant de le consommer.

Dressage : Consommez-le à petites doses, tout seul ou avec riz, fromage de soja, semoule, quinoa…

 

 

 

 

 

 

samedi, 06 février 2021

Brioche aux agrumes confits

La brioche tiendrait son nom du pain brié normand, un pain moelleux, à la mie serrée, qui se conserve bien et au bon goût de beurre. Autrefois on la préparait « au tant pour tant », autant de beurre que de farine. Les temps ont changé, tant mieux ! Des brioches, y’en a des tas et comme souvent pour les recettes classiques, chaque région a sa brioche. Chez nous, c’est la coquille de Noël ou la queniolle. Dans la Somme, c’est une brioche qui monte, qui monte dans un beau moule, le gâteau battu. En Alsace, le kouglof ou kougelhopf. Dans le Dauphiné, elle est parfumée à la fleur d’oranger, un peu comme la nôtre aujourd’hui. Régalez-vous.

Brioche aux agrumes confits, la cocotte, la voix du nord

Pour une belle brioche
25 cl de lait tiédi, 1 cuillère à soupe de levure sèche du boulanger, 350 g de farine, 2 œufs, 1 pincée de sel, 100 g de beurre, 1 zeste de citron, 3 cl d’eau de fleur d’oranger, 100 g de sucre en poudre, 100 g de citrons et d’orange confits
Préparation : 20 min – Cuisson : 35 à 40 min – Coût : * - Difficulté : * - Ustensiles : Moule de 20 cm de diamètre à bord haut et papier-cuisson

Brioche aux agrumes confits, la cocotte, la voix du nord

Progression : Délayez la levure dans le lait tiédi. Dans un robot, mélangez la farine, le lait et la levure, les 2 œufs battus, la pincée de sel, le beurre fondu, le sucre en poudre, les fruits confits, l’eau de fleur d’oranger et le zeste de citron. Faites-en une belle pâte sans grumeaux. Découpez un cercle de papier-cuisson au diamètre du moule. Placez le cercle dans le fond du moule et tapissez les bords du moule d’un rectangle de papier-cuisson de 20 cm de haut. Versez la pâte dans le moule, couvrez-la d’un linge et laissez-la lever au moins 2 heures dans un endroit chaud de la maison.
Dorez-la au lait ou au jaune d’œuf avant de la faire cuire une fois levée 35 à 40 minutes dans un four préchauffé à 180° C. 

dimanche, 31 janvier 2021

Cacasse à cul nu

Là-bas, dans les Ardennes, les gourmands ajoutent un peu de vin rouge à leur cacasse quand elle cuit et ils la parsèment de persil au moment de la servir. Tels sont les gourmands ardennais.

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Cacasse, vous avez dit cacasse ? Comme c’est cocasse. Prononcez ce mot à Charleville-Mézières et par extension dans les Ardennes et tout le monde vous comprendra sans mal. La cacasse à cul nu est une des spécialités de la région. Plat du pauvre autrefois, quand les légumes produits par les foyers leur suffisaient amplement, remis au goût du jour par sa confrérie haute en couleur, c’est désormais un plat dont tout le monde se régale. A cul nu signifie sans viande. Mais quand la cacasse à cul nu devient culottée, on y ajoute des saucisses ou d’autres beaux morceaux de porc. Aujourd’hui, notre cacasse sera donc culottée.

Pour 6 personnes

1 kg de pommes de terre (Charlotte), un peu de saindoux ou d’huile, 6 tranches pas fines de lard fumé, 1 gros oignon, 25 g de farine, du thym, 3 saucisses fumées, sel et poivre

Préparation : 15 min – Cuisson : 45 min – Coût : * - Difficulté : * - Ustensile : cocotte en fonte

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Progression : Faites bouillir de l’eau et faites-y cuire les saucisses fumées 15 à 20 minutes. Réservez dans l’eau de cuisson. Faites fondre un peu de saindoux dans la cocotte en fonte et faites-y dorer les tranches de lard (ou coupées en lardons). Une fois dorées, retirez-les et remplacez-les par l’oignon pelé et ciselé grossièrement. Une fois doré, ajoutez la farine et mélangez pour faire un roux. Allongez de 2 ou 3 louches d’eau de cuisson des saucisses. Ajoutez les pommes de terre pelées, lavées et coupées en quatre et du thym. Salez, mélangez bien l’ensemble, couvrez les pommes de terre à hauteur d’eau des saucisses et couvrez la cocotte. Laissez cuire 30 minutes environ. Mélangez régulièrement pour éviter que ça attache.

Dressage : Dans chaque assiette, servez les pommes de terre, posez une tranche de lard et un morceau de saucisse fumée par-dessus et poivrez.

 

 

 

 

 

 

samedi, 23 janvier 2021

Poffertjes

Poffertjes, la cocotte, la voix du nord

Ces petits coussins d’amour à la farine de froment ou de sarrasin nous viennent des Pays Bas. Chauds, légers, fondants, ils sont incontournables sur les fêtes foraines, les marchés de Noël ou dans les rues de ce pays haut en couleurs et traditions. Pour les faire, il faut la plaque. Vous la trouverez sur les brocantes et vide-greniers de nos voisins belges, une belle plaque en fonte, promesse d’heures de régal. Un p’tit conseil, achetez-en deux, les enfants jeunes ou grands en sont très friands et les poffertjes, couverts ou non de sucre, confiture, pâte à tartiner, sirop de Liège ou d’érable sont engloutis en un temps-record. 

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Pour 1 trentaine de poffertjes
1 grosse cuillère à café de levure sèche de boulanger, 40 cl de lait, un peu de sucre de canne, 1 œuf, 200 g de farine, 1 pincée de sel, huile d’arachide ou de tournesol, sucre-glace.
Préparation : 15 min – Cuisson : quelques minutes par fournée – Coût : * - Difficulté : ** - Ustensiles : plaque de cuisson à poffertjes, fourchette à fondue bourguignonne

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Progression : Délayez la levure dans le lait tiédi. Mélangez vivement le lait à la levure, l’œuf, la farine, le sel, 1 cuillère de sucre de canne et 5 cl d’huile. Laissez reposer 30 minutes, le temps que la pâte lève bien. Faites chauffer votre plaque à poffertjes, huilez-la bien pour les premières cuissons et déposez des petites quantités de pâte dans les alvéoles. Dès que c’est cuit sur les côtés, piquez à cœur les poffertjes avec la fourchette à fondue et retournez-les délicatement. Vous pouvez aussi utiliser des cure-dents. Faites-les au moment de les servir pour les avoir bien chaudes.
Dressage : Encore chaudes, servez-les saupoudrez-les de sucre-glace. 

dimanche, 17 janvier 2021

Choucroute au four

Pour les viandes, c’est vous qui voyez, boulettes de chair à saucisse, saucisses fumées, palette ou jambonneau fumé, petit salé, quenelles de foie, … Plus ça cuit, meilleur c’est. 

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L’hiver est là et la choucroute aussi. Plat revigorant qui réchauffe les cœurs et les esprits, où chacun trouve et prend ce qu’il aime, la choucroute est le plat emblématique de l’Alsace. A base de chou mis à fermenter plus ou moins longtemps dans des grands pots en grés, additionné de quelques graines de carvi pour en faciliter la digestion, ce plat se trouve également dans tous les pays de l’est, Allemagne, Pologne, Russie… Choisissez de belles charcuteries dont les vrais charcutiers ont le secret et dégustez-la avec le meilleur des Riesling. Vous êtes sûr de réussir votre recette. Hoppala !

Pour 6 personnes
Ingrédients : 2 kg de chou à choucroute, 30 g de saindoux, 500 g de lard fumé ou d’échine fumée, 2 oignons, ½ cuillère à café de graines de carvi, 5 baies de genièvre, laurier, 50 cl de bière ou de riesling, 6 saucisses de Strasbourg, 6 pommes de terre, sel et poivre. 
Préparation : 15min – Cuisson : 2 h minimum – Coût : * - Difficulté : * - Ustensile : 1 grand faitout en fonte

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Préchauffez le four à 150 °C. Faites fondre le saindoux dans le faitout et faites-y dorer le lard coupé en gros dés ou les côtes fumées. Retirez la viande et remplacez-la par les oignons pelés et ciselés. Quand les oignons sont transparents, ajoutez le chou rincé, carvi, baies de genièvre, laurier. Faites dorer quelques instants. Mouillez avec le vin ou la bière. Salez, ajoutez la viande réservée, couvrez et enfournez. Laissez cuire 1 heure à 150 ° C. Au bout de cette heure, ajustez en liquide si besoin. Pelez, lavez et coupez en 2 ou 4 les pommes de terre. Ajoutez-les au faitout. Baissez sur 120° C et laissez encore 1 h. Le dernier quart d’heure, ajoutez les saucisses et poivrez. Servez avec de la moutarde et un bon vin d’Alsace. 

samedi, 09 janvier 2021

Cervelle de canut

De visite à Lyon pour la première fois, entrez tôt le matin dans un bouchon (petit restaurant de la ville) et commandez un mâchon. Il y a fort à parier que vous vous retrouviez face à une assiette de cochonnailles avec tripes et andouillettes, un p’tit verre de Beaujolais et de la cervelle de canut. Dès le matin, ça cale et ça fait du bien. C’est ce que les canuts, les ouvriers-tisserands de la soie, déjeunaient avant d’entamer leur journée. On raconte qu’ils n’étaient pas assez bien payés pour s’offrir de la cervelle, ils la remplacèrent donc par du fromage blanc. Personnellement je préfère le fromage blanc. Et vous ? 

Cervelle de canut, la Cocotte, la Voix du Nord

La recette
Pour 1 grand bol
250 g de fromage blanc à la faisselle, 2 cuillères à soupe de crème fraîche, quelques tiges de cerfeuil, persil plat, ciboulette et estragon, 1 grosse échalote, 1 gousse d’ail, sel, poivre du moulin, vinaigre de vin, huile d’olive. Pour servir : baguette très fraîche et 12 petites pommes de terre ou 6 grosses
Préparation : 20 min – cuisson : 1 h – coût : * - difficulté : * - ustensile : essoreuse à salade

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Progression : Laver les pommes de terre et sans les éplucher, les faire cuire au four le temps que la lame d’un couteau les transperce facilement. 1 heure suffit largement. 
Laisser le fromage blanc en faisselle s’égoutter pendant 2 heures. Enlever les tiges des herbes et laver soigneusement les feuilles de cerfeuil, persil plat, ciboulette et estragon. Essorer ces herbes à l’aide de l’essoreuse à salade et les hacher. Peler et ciseler très finement échalote et ail. Mélanger fromage blanc bien égoutté et crème fraîche, ajouter herbes, ail et échalote. Ajouter 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin et 3 d’huile d’olive. Saler et poivrer. 
Dressage : Servir la cervelle de canut très fraîche avec de la baguette et/ou les pommes de terre au four.

dimanche, 03 janvier 2021

Aïgo boulido

Petite leçon de provençal, apprenez à dire eau bouillie. Répétez après moi aïgo boulido !

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L’aïgo boulido est un bouillon très clair qu’on servait autrefois en Provence, le soir de Noël, avant d’entamer les 13 desserts traditionnels. Maintenant on le sert entre ou juste après les fêtes, histoire de manger léger pour se remettre des agapes des deux réveillons. Avec ou sans œuf, avec ou sans pain, c’est selon votre souhait de légèreté. La sauge, tout comme le laurier ayant des vertus stomachiques et eupeptiques, comprenez qu’ils facilitent la digestion, ce bouillon sera parfait pour démarrer l’année, l’estomac et les intestins nettoyés.   

La recette

Pour 6 personnes

1,5 litre d’eau, 4 gousses d’ail pelé et pilé, 1 feuille de laurier, 3 feuilles de sauge, du thym, huile d’olive, 1 œuf, 6 tranches de pain rassis, sel, poivre 

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Préparation : 15 min - Cuisson : 20 min – Coût : * - Difficulté : * - ustensiles : pilon, fouet et grille-pain Progression : Pelez les gousses d’ail. Faites griller légèrement les tranches de pain et frottez-les avec 1 gousse d’ail. Dans une casserole, faites bouillir 15 minutes l’eau avec les herbes rincées et les 3 dernières gousses d’ail pelé et pilé et un peu de sel. Battez le jaune d’œuf et ajoutez-le dans le bouillon en le mélangeant vivement avec le fouet. Fouettez grossièrement le blanc d’œuf et ajoutez-le aussi en fouettant le bouillon en même temps.  Dressage : Dans des assiettes creuses, disposez les tranches de pain rassis grillé et frotté à l’ail, servez le bouillon évidemment bouillant et terminez par un mince filet d’huile d’olive et un peu de poivre. Mangez bouillant. Vous êtes parés pour cette nouvelle année que je vous souhaite bonne !

samedi, 26 décembre 2020

Gigot de 7 heures

Oh la la, mes amis, ça c’est un beau cadeau de Noël ! Un gigot d’agneau (prenez le meilleur, de Soay par exemple) qui passe à la cocotte pendant 7 petites heures pour en ressortir moelleux, fondant à souhait, parfumé comme jamais… Le gigot qu’on mettait autrefois dans le four du boulanger et qui restait là à cuire des heures doucement, béatement, dans la chaleur descendante après la cuisson du pain. Ce gigot, vous dis-je, est une merveille. Et comme autrefois, c’est le four qui travaille. Ce n’est pas vous. Vous, vous pouvez faire plein d’autres choses en 7 heures de temps ! En fait cet agneau vous offre du temps. Quel cadeau ! 

Gigot de 7 heures, la cocotte, la voix du nord


Pour 6 personnes
1 beau gigot d’agneau, huile d’olive, 1 tête d’ail, 1 oignon, 30 cl de vin blanc sec, 2 carottes, 1 bouquet garni de thym, laurier et romarin, sel et poivre
Préparation : 15 min - Cuisson : 7 h – Coût : ** - Difficulté : * - Ustensile : grande cocotte en fonte et son couvercle

Gigot de 7 heures, la cocotte, la voix du nord


Progression : Préchauffez le four à 150° C. Massez le gigot avec un peu d’huile d’olive. Sur un feu assez vif, faites dorer le gigot sur tous les côtés. Remplacez-le par l’ail et l’oignon pelés et ciselés. Laissez dorer et déglacez au vin blanc. Dans le fond de la cocotte, disposez les carottes pelées et coupées en rondelles, ajoutez le bouquet garni et posez le gigot dessus. Salez et enfournez pour 1 première heure de cuisson à 150° C puis baissez la température petit à petit pour arriver à 90°C au bout de 4 heures. Enfin laissez cuire encore 2 h 30, toujours à couvert et toujours à 90°C. 
Si vous en avez envie, faites cuire des pommes de terre non pelées 20 minutes dans de l’eau bouillante et ajoutez-les au gigot 1 heure avant la fin de la cuisson. 
Dressage : Poivrez le gigot et servez-le avec les pommes de terre et le jus. 

dimanche, 20 décembre 2020

Pompe à huile

Parmi les nougats blanc et noir, les fruits frais, les mendiants aux amandes ou aux noix, les figues sèches ou encore les calissons, la pompe à huile doit immanquablement se retrouver parmi les 12 autres desserts, sur une table provençale, un soir de Noël. La pompe à huile porte mal son nom et pourrait en rebuter certains. Ce serait bien dommage. Certes il y a de l’huile mais il y en a peu et elle vient donner à ce dessert magnifique son goût inimitable. Alliée aux zestes d’agrumes, cette huile d’olive être de très bonne qualité. Prenez le temps de faire lever votre pâte et vous serez gâtés. 

Pompe à huile, la cocotte, la Voix du nord

Pompe à huile
Pour 6 personnes 
250 g de farine, 1 cuillère à soupe de levure sèche du boulanger, 50 g de sucre, 2 œufs, 1 pincée de sel, 8 à 10 cl d’huile d’olive de très bonne qualité, 3 càs d’eau de fleur d’oranger, zestes de citron et/ou d’orange bio, 3 cl de lait, sucre-glace
Préparation : 20 min – Cuisson : 20 min – Coût : * - Difficulté : * - Ustensiles : robot, linge propre, film alimentaire et papier-cuisson

Pompe à huile, la cocotte, la Voix du nord


Progression : Délayez la levure dans une petite tasse d’eau chaude. Battez les œufs. Dans le bol du robot, mélangez farine, sel et levure. Ajoutez œufs battus, sucre, huile d’olive, eau de fleur d’oranger et zestes. Pétrissez 5 minutes. Formez une boule avec la pâte. Couvrez-la et laissez lever 3 ou 4 heures. Repétrissez la pâte, couvrez-la d’un film-plastique et laissez-la relever 12 heures au réfrigérateur. Le lendemain, étalez la pâte en un grand rond. Incisez-le à 5 endroits. Laissez-la à nouveau lever 2 h, badigeonnez-la de lait et faites-la cuire 20 minutes dans un four préchauffé à 180°C.
Dressage : Saupoudrez de sucre-glace, déchirez la pompe à la main et dégustez-la encore tiède.

samedi, 12 décembre 2020

La rouille

A Marseille et environ, il y a autant de recettes de rouille que d’habitants. Quand certains se limitent au trio piment-œuf-huile, d’autres y ajoutent des œufs de poisson, du bouillon de la bouillabaisse. Quand certains y mettent de la pomme de terre, d’autres crient à l’insulte… Sauce accompagnant à merveille la bouillabaisse ou une simple soupe de poisson, la rouille a même incorporé l’ail de l’aïoli. Une chose est presque sûre, cette sauce riche et colorée viendrait des petits pêcheurs des environs de Naples qui ont émigré dans la cité phocéenne à la fin du dix-neuvième siècle. Vive l’immigration ! 

La rouille, la Cocotte, la Voix du Nord

Pour 1 bol
Ingrédients : 1 œuf, 8 à 10 cl d’huile d’olive, safran, 1 gousse d’ail, piment de Cayenne, 1 tartine de pain de mie, 3 cuillères à soupe de soupe de poisson, 3 cuillères à soupe de coulis de tomates, sel.
Préparation : 15 min – cuisson : 1 min – coût : * - difficulté : * - ustensile : fouet, pilon et mortier

La rouille, la Cocotte, la Voix du Nord


Faites bouillir une petite tasse d’eau et laissez-y infuser quelques filaments de safran quelques instants et enlevez l’eau. Ecrasez le pain et mélangez-le bien aux cuillères de soupe de poisson et de coulis de tomates pour en faire une « purée » épaisse. Pelez et pilez l’ail. Séparez le jaune du blanc d’œuf. Déposez le jaune dans un bol et ajoutez l’huile en filet comme une mayonnaise. Quand la « mayonnaise » a bien pris, ajoutez une bonne pincée de piment de Cayenne, l’ail pilé, la purée à la soupe et au coulis et le safran. Ajoutez du sel si besoin et laissez cette sauce au frais jusqu’au moment de la servir en accompagnement d’une excellente soupe de poissons. Proposez alors des petites tranches de pain grillé, tartinez-les de rouille et régalez-vous !

dimanche, 06 décembre 2020

Pot-au-feu

Et vous, il est comment, votre pot-au-feu ? Vous y mettez quoi dedans ? Vous avez une marmite spéciale pour le préparer ? Vous le mangez quand et avec qui ? Il est comment, dites-moi ?

Pot-au-feu, la cocotte, la voix du nord

Le pot-au-feu est une des plus vieilles recettes qui existent. De la viande et des légumes bouillis dans un pot, sur le feu, rien de plus simple. En France les versions les plus connues sont le Kig ha farz en Bretagne, la potée lorraine ou auvergnate, la garbure du sud-ouest... Respectez ces 4 étapes : Le bouillon, la viande, les légumes et les restes. Parfumez le bouillon d’un bouquet garni. Pour la viande, entre maigre, gras ou gélatineux, c'est une question de goût. Poitrine, flanchet, plat de côtes… Pommes de terre, carottes, poireaux, céleri-boule et branches, navets... Et le lendemain, bonjour bouillon, boulettes, hachis parmentier…

Pour 6 personnes
Ingrédients : 1,5 kilo de bœuf à pot-au-feu, 3 poireaux, 6 carottes, 6 petits navets, 6 pommes de terre, céleri en branches, 1 oignon piqué de clous de girofle, laurier, gros sel, poivre et des os à moëlle
Préparation : 15 min – cuisson : 1 h 30 – coût : * - difficulté : * - ustensile : cocotte-minute

Pot-au-feu, la cocotte, la voix du nord

Pelez poireaux, carottes, navets et pommes de terre. Lavez-les et lavez également le céleri en branches. Déposez la viande dans la cocotte, ajoutez les poireaux ouverts dans la longueur, du gros sel, l’oignon piqué de clous de girofle et 1 feuille de laurier. Couvrez allègrement d’eau, mettez sous pression et faites cuire 1 h 30. Ça peut être plus long encore, la viande n’en sera que meilleure. Au bout de ce temps, ajoutez carottes, navets, pommes de terre (vous pouvez les mettre dans un panier-vapeur pour les récupérer entières) et les os à moëlle. Remettez sous pression et laissez cuire encore 30 minutes. Découpez la viande, poivrez et servez-la avec les légumes. Proposez de la moutarde. Mais avant cela, mangez la moëlle récupérée dans les os sur du pain toasté bien poivré et buvez un bol de bouillon.

dimanche, 22 novembre 2020

La poutine

Attache ta tuque, mon chum, on va manger d'la poutine. Tarbanak de crosseur à marde ! Ct'écoeurant....

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Recette transmise d’un restaurant à un autre par un commis voyageur dans les années 50 au Canada, la poutine est devenue très rapidement un plat incontournable des « diners », les p’tits restaurants rapides de ce pays. Le principe est simple, des frites, du fromage râpé (au Québec, on choisit du fromage en crottes) et de la sauce brune. Le nom de ce plat viendrait de pudding ou de « put in » en anglais, littéralement mettre dedans. Pour les ingrédients, c’est vous le chef. Des poutines, y’en a des tas et y’a surtout celle que vous préférez. En moins de 60 ans, cette poutine est déjà un classique. Tabarnak’ !

Sauce à poutine
Ingrédients : 350 ml de bouillon de bœuf-maison (ou 350 ml d’eau et 1 cube de bouillon de bœuf émietté dans l’eau), 2 cuillères à soupe de soja, 2 càs de farine, 2 càs de moutarde forte, 1 càs de sucre de canne, 1 citron, 1 càc de pâte de piment, 2 càs de crème fraîche, sel et poivre.
Préparation : 10 min – cuisson : 30 min – coût : * - difficulté : * - ustensiles : 1 casserole et 1 fouet

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Faites bouillir le bouillon avec le soja dans la casserole. Dans un bol, mélangez la farine dans un peu d’eau. Versez dans la casserole et fouettez. Dans le même bol, mélangez alors la moutarde, le sucre de canne, le piment, le jus du citron, un peu de sel et de poivre. Faites chauffer à feu vif, sans couvercle, pour que la sauce réduise de moitié. Quand elle a bien réduite, ajoutez la crème fraîche, rectifiez l’assaisonnement. Faites alors chauffer vos frites. Répartissez-les dans les assiettes, parsemez-les de fromage qui fond facilement comme du gouda jeune, du cheddar ou de la scamorza. Nappez de sauce à poutine et parsemez d’oignons frits. Dégustez aussitôt.

 

samedi, 14 novembre 2020

Pains à la grecque

Si je vous dis pains à la grecque, vous pensez à ces petits pains pita farcis de viande, de légumes et de sauce à l’ail ? Eh bien non, vous avez tout faux !

Pains à la grecque, la cocotte, la voix du nord

Bienvenue en Belgique et plus spécifiquement à Bruxelles. Découvrez cette spécialité pâtissière produite historiquement dans une abbaye qu’on trouvait sur la place de Brouckère, en plein cœur de la capitale des Belges. Les moines de cette abbaye offraient ces pains sucrés aux indigents du coin, près du Fossé aux loups. Et comme vous le savez très certainement, fossé se dit gracht en flamand. De gracht à grec, il n’y a qu’un pas... Ah !? Vous ne saviez pas ? Ces pains n’ont donc de grec que le nom et les enfants du Pyrée ne connaissent pas le bonheur de croquer dans ces gâteaux parfumés à la cannelle et couverts de sucré perlé.


Pour 4 personnes
Ingrédients : 250 g de farine, 2 œufs, 1 petite cuillère à café de cannelle, 1 càc de levure sèche du boulanger ou 1 sachet de levure chimique, 5 cl de lait tiède, sel, 75 g de beurre, 60 g de sucre de canne, sucre perlé.

Préparation : 15 min – cuisson : 20 min – coût : * - difficulté : *

Pains à la grecque, la cocotte, la voix du nord

Battez les œufs. Faites ramollir un peu le beurre. Délayez la levure dans le lait tiède. Versez la farine dans un récipient creux. Faites un trou au centre et versez-y les œufs battus, la cannelle, la levure délayée dans le lait, le sucre de canne et une petite pincée de sel. Ajoutez le beurre bien mou petit à petit.
Mélangez la pâte et formez une belle boule bien dense. Couvrez-la d’un linge propre et laissez-la reposer 2 heures. Partagez la pâte en 6 parts égales et formez des boudins d’une dizaine de centimètres de long. Répartissez du sucre perlé sur une feuille de papier-cuisson et roulez les boudins dans le sucre. Aplatissez les boudins en rectangles, couvrez-les et laissez-les encore se reposer 1 heure. Faits-les cuire 20 minutes dans un four préchauffé à 200°C.

dimanche, 08 novembre 2020

Baeckehofe

4 heures à passer dans les effluves de ce baeckehofe, ça va être dur. Cette odeur de vin et de viande qui vous chatouille les narines…

Baeckehofe, la cocotte, la voix du nord

Ce plat alsacien signifiant four à pain se fait dans de belles terrines de Soufflenheim, une bourgade typique de cette région. Si vous ne connaissez pas cet endroit, allez-y et profitez-en pour acheter les terrines et autres ustensiles de cuisine aux décors naïfs. Puis de retour chez vous, apprenez à luter. Entourez la terrine d’une pâte de farine et scellez le couvercle à la terrine. Ainsi, le contenu du plat fermé hermétiquement cuit sans perdre son jus et ses saveurs. L’ouverture du plat est délicate (prévoyez un couteau pointu qui ne craint rien) mais c’est assurément un grand moment.

Pour 6 personnes
Ingrédients : 1 kg de viande de porc et bœuf ou porc tout seul, 3 oignons, 1 poireau, 1 kg de pommes de terre, 500 g de carottes, 1 bouteille de Riesling alsacien, 10 baies de genièvre, laurier, thym, sel, poivre. Pour luter le plat : 300 g de farine environ
Préparation : 30 min – cuisson : 4 h – coût : * - difficulté : * - ustensile : plat à baeckehofe (terrine et couvercle)

Baeckehofe, la cocotte, la voix du nord

Coupez la viande en petits morceaux. Pelez et ciselez oignons, coupez finement le poireau et mélangez à la viande. Ajoutez 10 baies de genièvre, thym et laurier, salez et versez la bouteille de vin sur la viande. Mélangez et laissez mariner une journée. Le lendemain, déposez dans la terrine, pommes de terre, carottes pelées et en rondelles et viande en plusieurs couches. Versez la marinade dessus et poivrez. Mélangez la farine à un peu d’eau pour former un boudin de pâte. Disposez-le sur le bord de la terrine, posez le couvercle dessus et appuyez bien pour souder le boudin à la terrine. Enfournez dans un four préchauffé à 180°C. Laissez 30 minutes puis baissez la température sur 130/120°C et laissez cuire encore 3 h 30. Si de la vapeur s’échappe de la terrine, colmatez les brèches avec un peu de pâte à la farine. Plus la cuisson est longue, meilleur c’est.

samedi, 31 octobre 2020

Sabodet lyonnais aux pommes de terre

L’odeur que ce plat dégage quand il cuit est une torture. Je vous en conjure, quittez la pièce et n’y revenez qu’au bout d’une bonne heure.

Sabodet lyonnais aux pommes de terre, la cocotte, la voix du nord

Amis gourmets et donc gourmands, bonjour ! Incontournable des bouchons Lyonnais, le sabodet est un saucisson à cuire qui sent bon les plats-canailles. Saucisson de porc entièrement, fait de tête et de langue, il se plaît à braiser lentement dans un bain de beaujolais, avec des pommes de terre comme dans le plat d’aujourd’hui. Mais il est bon de savoir qu’on peut aussi le cuisiner avec des lentilles et même un pot-au-feu. Si vous ne trouvez pas de sabodet dans des épiceries fines, remplacez-le par une crépinette de pieds et oreilles de cochons. A la rigueur, un saucisson à l’ail de votre charcutier préféré…

Pour 6 personnes
Ingrédients : 2 sabodets, farine, 25 g de beurre, 3 cuillères à soupe d’huile, 6 échalotes, 2 poireaux, 1 bouteille de vin du Beaujolais, 1,5 kg de pommes de terre (Charlotte, rattes), sel et poivre.
Préparation : 15 min – cuisson : 1 h 15 – coût : * - difficulté : * - ustensile : faitout en fonte

Sabodet lyonnais aux pommes de terre, la cocotte, la voix du nord


Farinez les saucissons. Faites chauffer le beurre et l’huile dans le faitout et faites-y dorer les saucissons 5 minutes. Réservez-les sur une assiette et remplacez-les dans le faitout par les échalotes pelées et ciselées. Ajoutez ensuite les poireaux lavés et ciselés finement. Faites dorer et ajoutez 2 belles cuillères à soupe de farine. Versez alors la bouteille de vin. Epluchez les pommes de terre et coupez-les en tranches assez fines. Posez-les dans le faitout, salez, poivrez et remuez. Posez ensuite les saucissons sur les pommes de terre. Couvrez et déposez le plat dans un four préchauffé à 200°C. Laissez cuire à cette température une petite heure en surveillant de temps en temps et en versant un peu d’eau dans le faitout. Dégustez les saucissons accompagnés des pommes de terre, le tout nappé de sauce au vin.

dimanche, 11 octobre 2020

Pâté de foie

Il paraît que l’inventeur du pâté de foie s’appelait Jean Patédefoy. Il voulait faire une tarte Tatin et s’est carrément planté !

Pâté de foie, la cocotte, la voix du nord

Si vous avez déjà lu la composition d’un pâté de foie vendu en grande surface, ça vous a certainement passé l’envie d’en acheter. Sel trafiqué, émulsifiants, stabilisateurs, conservateurs… Beurk, rien de bon ! Mais votre charcutier est parti en vacances et son pâté vous manque ? Essayez donc de le faire vous-même, ce pâté dont chaque région de France a sa variante. Une recette simplissime, de la viande de porc de très bonne qualité, produite non loin de chez vous, un hachoir à grille, pas à lame, pour ne pas chauffer le foie, une belle terrine, une cuisson douce, du repos au frigo, du bon vin et des amis et la famille pour partager ce bon pâté…


Pour une belle terrine
Ingrédients : 750 g de foie de porc, 750 g de chair à saucisse ou de poitrine de porc un peu grasse et découennée, 15 g de sel, 4 g de poivre, 1gousse d’ail, ½ cuillère à café de muscade, 10 baies de genièvre, laurier.
Préparation : 20 min – cuisson : 1 h 45 – coût : * - difficulté : * - ustensiles : hachoir à viande et terrine

Pâté de foie, la cocotte, la voix du nord

Passez les tranches de foie de porc au hachoir à viande. Si vous utilisez des travers de porc, faites de même et changez la grille du hachoir en allant de la grosse à la plus fine. Mélangez à la main les viandes, sel, poivre, ail pelé et pilé, muscade et baies de genièvre broyées. Goûtez pour rectifier au besoin l’assaisonnement. Disposez des feuilles de laurier dans le fond de la terrine. Versez le pâté, posez à nouveau 2 feuilles de laurier sur la farce et rangez la terrine couverte 1 jour au réfrigérateur. Le lendemain faites-la cuire toujours à couvert, 1 heure au four préchauffé à 160°C. Baissez alors la température à 120°C, découvrez la terrine et laissez encore 30 minutes. Laissez refroidir et mettez-la au frais encore 1 jour. Dégustez-la avec des oignons en pickles, de la moutarde, une belle assiette de crudités…

dimanche, 27 septembre 2020

Tomates farcies

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Sur les marchés, vous trouverez peut-être les magnifiques tomates des photos, des Yellow stuffer, elles sont prêtes à être farcies.

Tomates farcies, la cocotte, la voix du nord

On reconnaît la bonne cuisinière à ses tomates farcies, disent nos aînés. Cette recette vieille comme Hérode est un moyen facile de montrer ses talents, d’abord celui d’utiliser les restes, puis celui de manier épices et aromates. Ça marche aussi avec les courgettes, les poivrons, les artichauts et autres légumes du sud où les farcis sont une institution. Allez donc dans tout le bassin méditerranéen en commençant par un passage en Provence, en Corse, à Nice et vous verrez ce que les cuisiniers en font. Avec ou sans mie de pain, chapelure, ail, oignon, herbes…, à vous d’y apporter votre patte. C’est vous, le chef !


Pour 6 personnes
Ingrédients : 6 belles tomates bien charnues (sur les photos, des yellow stuffer), 350 g de chair à saucisse, 12 olives noires dénoyautées, 25 g de pignons de pin, une poignée de raisins secs, piment en poudre, 200 g de brousse ou de ricotta fraîche, origan, romarin, ail, huile d’olive.
Préparation : 20 min – cuisson : 45 min – coût : * - difficulté : * - ustensile : plat à gratin

Tomates farcies, la cocotte, la voix du nord

Préchauffez le four à 180° C. Coupez le chapeau des tomates et évidez les tomates à l’aide d’une cuillère à café. Mixez la chair récupérée et mélangez-la à la chair à saucisse. Coupez les olives en petits morceaux. Ajoutez-les à la viande, continuez avec les pignons, raisins, piment, brousse et origan. Salez, poivrez et mélangez. Farcissez les tomates de ce mélange. Huilez le plat à gratin, ajoutez du romarin et 3 gousses d’ail. Posez les tomates dans le plat, recouvrez-les de leur petit chapeau. Versez dessus un filet d’huile et enfournez 30 minutes à 180°C. Baissez ensuite la température sur 130°C et laissez encore cuire 15 minutes. Arrosez les tomates régulièrement avec leur jus de cuisson. Servez-les avec du riz, de la semoule ou des pâtes.

dimanche, 13 septembre 2020

Ceviche de cabillaud au curry

Un poisson extra-frais, un couteau qui coupe bien, des citrons verts, des piments, des oignons, vous êtes prêts pour l’aventure du ceviche.

Ceviche de cabillaud au curry, la cocotte, la voix du nord

Coupé à la façon japonaise du sashimi, mariné dans du leche de tigre (lait de tigre), une marinade à base d’agrumes, de piments et de citron, le poisson le plus extra-frais possible deviendra sous vos yeux ébahis un ceviche frais et parfumé. C’est le plat national du Pérou et chaque habitant de ce pays a sa recette. Les autres pays d’Amérique centrale et du sud aussi. Poissons à chair plus ou moins tendre, coquillages et crustacés en tous genres se baigneront par plaisir dans ce ceviche. Les plus fous d’entre vous boiront le jus de la marinade filtrée. Aphrodisiaque, paraît-il !


Pour 6 personnes
Ingrédients : 600 g de dos de cabillaud, 1 citron jaune, 1 citron vert, 2 cl d'huile d'olive, 1 piment rouge pas trop fort, sel de mer fin, curry en poudre, tiges de cébettes.
Préparation : 15 min—cuisson : aucune- coût : * difficulté : * ustensiles : presse citron, film alimentaire

Ceviche de cabillaud au curry, la cocotte, la voix du nord

Entreposez le cabillaud dans le congélateur une petite heure, le temps qu'il durcisse un peu. Lavez, épépinez et ciselez très finement le piment.
Sortez le poisson du congélateur et la paume de la main posée bien à plat sur le poisson, coupez-le en fines tranches comme pour un carpaccio. Rangez les tranches dans un plat creux. Pressez les citrons, mélangez-les à l'huile, le piment, une pincée de curry et une pincée de sel. Versez la marinade sur le poisson. Laissez le poisson « cuire » dans cette préparation 5 minutes.
Au moment de servir, ciselez les tiges de cébettes et répartissez-les sur le poisson posé dans les assiettes. Mangez très frais avec du pain toasté.

dimanche, 30 août 2020

Sauce tomate

Oh mon dieu, ça sent l’Afrique dans ma sauteuse. Ça sent Haïti, la Guadeloupe et la Martinique aussi. On embarque pour le bon.

Sauce tomate, la cocotte, la voix du nord

Les mammas italiennes ont toutes leur recette de sauce tomate, des tomates fraîches transformées en coulis avec de l’ail, des oignons parfois, de l’origan. Cette sauce va enrober les pâtes, les boulettes, dégouliner de la pizza. En Afrique, ajoutée à quelques ingrédients incontournables, la même sauce se transmettra de mère en fille. Adjointe au beurre de cacahuètes pour l’épaissir, la sauce tomate parfumera l’attiéké, le riz cassé… En Espagne, elle imbibera les batatas bravas… Au Mexique, en Argentine, elle sera froide, aux oignons et coriandre, au citron vert et aux piments… On peut faire le tour du monde avec la sauce tomate.

Pour 6 personnes
Ingrédients : 2 gros oignons, 4 gousses d’ail, un peu de beurre, un peu d’huile de colza, 1 petite boîte de concentré de tomates, 1 morceau de sucre, herbes de Provence, sel, poivre, piment fort, eau.
Préparation : 10 min – cuisson : 1 h – coût : * - ustensile : sauteuse avec couvercle

Sauce tomate, la cocotte, la voix du nord


Pelez et ciselez ail et oignons. Faites fondre un peu de beurre et d’huile dans la sauteuse et ajoutez ail et oignons. Mélangez et laissez cuire à couvert jusqu’à ce que les oignons soient translucides. Ajoutez alors le concentré de tomates et le sucre. Mélangez, allongez avec 5 cl d’eau et mélangez à nouveau. Ajoutez de l’eau dès que la précédente soit absorbée. Salez, poivrez, ajoutez une bonne pincée d’herbes de Provence et dosez le piment fort. Versez encore un peu d’eau, laissez mijoter à feu très doux et à couvert en surveillant constamment que cela n’attache pas. Vous ne devriez ajouter que 20 cl d’eau petit à petit. Servez avec des pommes de terre cuites à la peau, du riz, de la semoule de blé ou de manioc, de la polenta…