vendredi, 20 janvier 2012

Boulettes de pommes de terre

Ce plat peut se préparer la veille, il suffit de cuire les pommes de terre et de les éplucher le lendemain. Le jour-même, ça marche aussi.

boulettes de pommes de terre, Knödel, kartoffel Knödel

Pour 6 personnes
Ingrédients : 1 kg de pommes de terre relativement farineuses, 2 œufs, 150 g de farine, noix de muscade râpée, sel et poivre.
Préparation : 30 mn – Cuisson : 20 mn + 10 mn par fournée – Coût : * - Difficulté : * - Ustensile : Presse-purée.
Lavez les pommes de terre et cuisez-les à la peau 20 mn dans une casserole d’eau salée. Si vous les préparer la veille, laissez-les refroidir entièrement avant de les mettre au frais, non épluchées. Sinon passez-les sous l’eau froide et épluchez-les. Ecrasez-les à l’aide d’un presse-purée. Ajoutez les œufs entiers (…sans les coquilles), la farine, la muscade, le sel et le poivre. Et mélangez à la main. Il faut former une grosse boule de pâte. Toujours à la main, formez 20 petites boules rondes d’une cinquantaine de grammes chacune. Faites bouillir un litre d’eau salée dans une casserole et pochez 6 ou 7 boulettes à la fois pendant 10 minutes. Il ne faut pas qu’elles collent entre elles et dans le fond.
Egouttez-les. Elles sont prêtes à être consommées avec une viande en sauce.
Mais vous pouvez également les faire revenir dans un peu de beurre. C’est tout simplement délicieux. Et en plus, vous pouvez aussi les congeler !

20.01.2012

vendredi, 13 janvier 2012

Mini-blinis express

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, vous allez réaliser ces petits blinis moelleux et gonflés à souhait. Même plus besoin d’aller au supermarché. Top chrono !

blinis, mini blinis

Pour  50 mini-blinis
Ingrédients : 2 cuillères à soupe de farine type 55, 2 cuillères à soupe de farine de seigle, 2 œufs, entre 15 et 20 cl de lait, 1 petit sachet de levure chimique,  5 cl d’huile et ½ càc de sel.
Préparation : 5 mn – cuisson : 2 mn par fournée – coût : * - Difficulté : * - Ustensile : fouet électrique, poêle anti-adhésive.
Séparez les blancs des jaunes d’œuf. Montez au fouet les blancs en neige, réservez. Dans un plat creux, mélangez les jaunes d’œuf avec les farines. Ajoutez la ½ càc de sel, la levure chimique et mélangez vigoureusement. Continuez en incorporant le lait. Attention, il faut un mélange relativement épais. Il ne faut pas que ce soit liquide. Puis incorporez à la spatule les blancs montés en neige. Terminez par l’huile.
Faites chauffer la poêle anti-adhésive. Versez un peu d’huile dedans et enlevez l’excédent avec du papier-ménage. Déposez 6 ou 7 cuillères à soupe de pâte, en prenant garde que les ronds formés ne se touchent pas. Laissez chauffer 1 mn puis retournez-les. Laissez-les encore 30 ou 40 secondes puis rangez les mini-blinis sur le plat de service. Recommencez l’opération jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de pâte. Garnissez vos blinis d’œufs de poisson, de foie de morue au citron, de saumon…

13.01.2012

jeudi, 12 janvier 2012

Goulasch de boeuf à la bière

Connaissez-vous quelqu'un capable de faire taire un groupe de 7 femmes, plus de deux heures, un samedi après-midi, dans un grand magasin ?
Non ? La Cocotte, oui.
Samedi dernier, rue du Molinel* à Lille, dans un bel espace dédié aux enfants*, et plus précisément dans l’atelier « Mille et un mots »**, trois inconnues de la Cocotte, la Cocotte, deux de ses amies et une ado magnifique et douée ont été les élèves d’un professeur à la voix suave, aux méthodes douces et expertes.
goulasch à la bière, linogravure, Samia Kachkachi, Planète Mômes, Mille et un Mots«Venez avec un gant de jardin, un tablier et un dessin simple », a-t-elle prévenu. « Moi, je fournis le reste ».
Le reste, c’est donc une petite plaque marron, veloutée et malléable, et une petite boîte dans laquelle se trouvent un petit manche en bois et des sortes de plumes à adapter sur le-dit manche en bois.
Les espèces de plumes sont en fait des gouges servant à creuser la plaque marron.
Les 7 femmes sont inscrites à un stage de linogravure.

Quoi ? Qu'est ce que c'est ?
Un dessin rapidement esquissé sur la plaque, quelques explications très efficaces, le gant sur la main gauche, le manche en bois et la gouge adaptée dans la main droite, voilà nos 7 femmes qui vont passer plus de deux heures ensemble, dans un silence quasi-religieux, concentrées à l’ extrême, à tracer, creuser, évider, enduire, maroufler, presser…
Plus de deux heures pendant lesquelles elles ne vont penser à rien d’autre que tracer leurs petits chemins, creuser leur trou, essayer de faire ce que le maître dit.

Exit les petits soucis du quotidien, chez elles ou au travail…
Plus de deux heures où les anges vont passer et repasser. Et au bout de toutes ces quelque 120 minutes incroyablement zen, un moment absolument génial, le moment où l’on retire la feuille posée sur la petite plaque de lino gravée et un peu de peinture, le moment qui fait dire à nos 7 muettes, un immense sourire aux lèvres, un » c’est-moi-qui-l’ai-fait » triomphal, gonflé d’orgueil et de plaisir !
Ouh, que ça fait du bien !
goulasch à la bière, linogravure, Samia Kachkachi, Planète Mômes, Mille et un MotsMême si c'est la seule fois qu'elles feront ça dans leur vie, elles ont passé deux heures de rêve, guidées par un professeur simplement  génial.
Bon, puisque vous insistez, la Cocotte vous montre sa création dont elle n’est pas peu fière et vous invite à aller voir le site du professeur. Et vous verrez, le professeur est une artiste. Et si vous avez envie de vous taire deux heures durant, elle refera peut-être des stages...


http://samiakachkachi.blogspot.com/


*Planète Mômes, 133, rue du Molinel, 59000 Lille, 0320062848
**http://www.mille-et-un-mots.com/

 

 Goulasch de bœuf à la bière
Règle n°53, toujours avoir dans ses placards du paprika doux et du paprika fort. Règle n°54, doser le paprika pour avoir un goulasch épicé comme il faut.

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Pour 6 personnes
Ingrédients : 1, 5 kg de bœuf (macreuse, paleron, gîte…), 1 litre de bière, un peu de matière grasse (beurre, huile ou saindoux),  2 càs de farine, 3 oignons, 2 càs de paprika doux, 3 poivrons rouges, sel, poivre et laurier.
Préparation : 15 mn – Cuisson : 1 h 30 + marinade  – Coût : * - Difficulté : *
Dégraissez la viande et coupez-la en morceaux assez fins. Déposez-les dans un grand plat et versez par-dessus le litre de bière. Laissez mariner pendant toute une nuit. Le lendemain, faites fondre la matière grasse choisie dans une cocotte. Egouttez la viande mais gardez la bière. Faites dorer la viande dans la cocotte. Epluchez et ciselez les oignons, ajoutez-les à la viande. Continuez avec les cuillères de farine. Mélangez bien pour répartir la farine, mouillez le tout avec la bière. Ajoutez le paprika et le laurier, salez et poivrez. Couvrez et laissez cuire 1 h. Lavez les poivrons, épépinez-les et détaillez-les en grosses lamelles. Ajoutez-les au goulasch et laissez cuire encore 20 mn. Facultatif : Ajoutez un peu d’eau si le goulasch vous paraît trop épais. Enlevez le laurier en fin de cuisson.
Servez votre goulasch dans de grands bols et proposez un peu de crème fraîche additionnée de jus de citron.

12.01.2012

 

vendredi, 16 décembre 2011

Sarmale

Sur la table de nos amis les Roumains, le jour de Noël, on trouve des « sarmale », feuilles de chou farcies de viande et de riz, avec crème et mamaliga, une sorte de polenta.

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Pour 6 personnes
Ingrédients : 1 chou blanc, 300 g de porc haché, 2 oignons, 300 g de riz rond, ½ boîte de concentré de tomate, sel et poivre, crème fraîche épaisse, jus de citron, 1 càs d’huile.
Préparation : 30 mn – Cuisson : 2 h 30 – Coût : * - Difficulté : *
Faites tremper le riz 30 mn dans de l’eau froide. Détachez une douzaine de feuilles de chou, enlevez la côte centrale. Faites blanchir ces feuilles dans une casserole d’eau bouillante le temps qu’elles se ramollissent. Egouttez-les. Détaillez en fines lamelles le reste du chou en prenant soin d’enlever le cœur. Mélangez porc, oignons ciselés et riz non cuit. Salez et poivrez. Farcissez-en les feuilles et formez des rouleaux. Dans une grande cocotte, faites chauffer la cuillère d’huile, ajoutez la moitié des lamelles de chou et le concentré de tomate. Salez, poivrez et mélangez. Déposez par-dessus les feuilles de chou farcies puis terminez avec l’autre moitié des lamelles de chou. Versez un verre d’eau, couvrez et laissez cuire à feu doux pendant 2 h 30. Ajoutez un verre d’eau et surveillez régulièrement qu’il y a aussi de liquide. Servez les feuilles de chou et le chou accompagnés d’une cuillère de crème fraîche mélangée à quelques gouttes de jus de citron.

16.12.2011

jeudi, 20 octobre 2011

Pierogi aux épinards

1. On fait les épinards. 2. On fait la pâte. 3. On farcit. 4. On fait cuire. 5. On déguste. 6. On en redemande. 7. On râle parce qu'il n'y en a jamais assez.

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Pour 6 personnes

Ingrédients : 300 g de farine, 1 oeuf, un peu d'eau, sel, 200 g d'épinards, 1 oignon, beurre, crème fraîche, poivre. Sauce : 2 oignons, crème fraîche, sucre, sel et poivre.

Préparation : 20 mn – Cuisson : 10 mn + 3 mn – Coût : * - Difficulté : *

Lavez les épinards, équeutez-les et détaillez-les. Faites fondre du beurre dans une casserole, ciselez l'oignon et faites-le revenir dans le beurre, ajoutez les épinards. Quand ils ont bien réduit, ajoutez une cuillère à soupe de crème, salez, poivrez et arrêtez la cuisson.

Mélangez farine, œuf, sel et eau pour avoir une pâte lisse et non collante. Etalez-la finement. Aidez-vous d'une machine à pâtes si vous en avez une. Découpez des cercles de 10 cm de diamètre avec un emporte-pièce ou un verre. Prévoyez 5 pirojki par personne. Farcissez les cercles, repliez-les pour avoir un demi-cercle et scellez bien les bords. Faites bouillir une marmite d'eau salée, ajoutez une cuillère d'huile et faites cuire 5 ou 6 pirojki à la fois. 3 minutes suffisent. Egouttez et placez sur une assiette. Pour la sauce : Faites fondre les oignons émincés dans un peu de beurre, ajoutez 2 càs de sucre ou de cassonade et un petit pot de crème fraîche. Servez les pirojki nappés de cette sauce.

20.10.2011

 

mercredi, 23 mars 2011

Feuilleté aux pommes

 

pâte filo, pommes, raisinsSi vous avez peur de rouler la pâte pour faire le cylindre, utilisez une ou deux feuilles de pâte filo par personne pour faire un simple chausson.

Pour 6 personnes

Ingrédients : 6 pommes à cuire, 50 g de beurre, 100 g de sucre, 5 cl de jus de citron, 1 poignée de raisins secs, 1/2 gousse de vanille, 1 càc de cannelle, 2 càs de crème fraîche, 1/2 paquet de feuilles filo.

Préparation : 10 mn – Cuisson : 35 mn – Coût : * - Difficulté : *

Préchauffez le four à 200°c. Faites fondre 10 g de beurre dans une casserole. Épluchez les pommes, enlevez le trognon. Détaillez les quartiers en lamelles. Déposez-les dans la casserole et ajoutez le jus de citron. Grattez l'intérieur de la gousse de vanille et ajoutez-le aux pommes. Continuez avec le sucre, les raisins secs, la cannelle et la crème. Faites chauffer 5 mn pas plus. Faites fondre le reste du beurre. Disposez du papier sulfurisé sur une plaque à pâtisserie. Déposez deux feuilles filo, badigeonnez-les de beurre puis faites chevaucher deux autres feuilles sur le côté droit. Faites la même chose sur le haut des feuilles, pour obtenir un grand rectangle de 60 cm x 40 cm. Recouvrez cette surface des pommes chaudes. Recommencez l'opération avec les feuilles et badigeonnez de beurre. Puis roulez délicatement les feuilles pour former un long cylindre. Enfournez pendant 30 mn. Servez tiède avec une boule de glace.

23.03.2011

mardi, 01 mars 2011

Potage polonais 1 voyelle-6 consonnes

 

barczsz, potage polonais, végétarien, betteraves rougesLe nom de cette soupe est aussi difficile à écrire qu'à dire : Barczsz. Aujourd'hui, voici une version végétarienne, tellement bonne que vous l'engloutirez avant de dire barczsz.

Pour 6 personnes :

Ingrédients : 1 kg de betteraves crues, ½ boule de céleri, 1 poireau, 2 oignons, 2 belles carottes, 2 gousses d'ail, thym, marjolaine, sel, poivre, un peu de persil plat, crème fraîche.

Préparation : 10 mn – Cuisson : 45 mn à 1 h – Coût : * - Difficulté : * - Ustensile : autocuiseur

Épluchez les betteraves, le céleri, les carottes, l'ail et les oignons. Enlevez les premières feuilles du poireau, coupez les deux bouts puis passez-le sous l'eau. Coupez les betteraves en 4 puis détaillez-les en tranches minces. Faites la même chose avec le céleri. Coupez le poireau en tronçons et les carottes et les oignons en rondelles puis émincez l'ail. Versez tous ces ingrédients, y compris le thym, dans l'autocuiseur, mouillez avec 1 ½ litre d'eau, salez et poivrez. Fermez l'autocuiseur et laissez cuire 45 mn. Il faut que les betteraves soient tendres. Au besoin, continuez la cuisson. Ajoutez le persil ciselé et la marjolaine à la toute fin, pour ne pas que les herbes noircissent et rectifiez l'assaisonnement. Préparez un petit bol avec la crème fraîche dans laquelle vous pouvez ajouter un filet de jus de citron ou de vinaigre. Servez le potage et proposez une cuillère de crème.

C'est délicieux !

01.03.2011

dimanche, 14 novembre 2010

Potée à la polonaise

 

Potée à la polonaise-b.jpgAujourd'hui c'est dimanche. Et si on prenait le temps de cuisiner une potée ? Des légumes frais et variés, de la bonne viande et une petite sauce aux saveurs polonaises ? Comme ça... pour changer.

Pour 6 personnes

Préparation : 30 mn – Cuisson : 2 h – Coût : * - Difficulté : *

Ingrédients : 1, 5 kg de boeuf (macreuse, plat-de-côtes), 1 os à moëlle, 1 langue de porc, 3 carottes, 6 grosses pommes de terre, 500 g de lingots du Nord (ayant trempé une nuit), 1 bouquet garni, 1 oignon, 3 clous de girofle Pour la sauce : 20 g de beurre, 2 cuil à s de fond de veau, 4 gros cornichons aigres-doux, 1 oignon, un peu de bouillon de la potée, sel et poivre.

Potée : Dans une cocotte-minute, couvrez la viande d'eau froide et démarrez la cuisson en ajoutant le bouquet garni, l'oignon piqué de clous de girofle, le sel et le poivre. Mettez la cocotte sous pression pour 1 h 30.

Faites cuire les lingots recouverts d'eau pendant 1 h à petits bouillons.

Ouvrez la cocotte-minute et plongez-y pommes de terre et carottes épluchées et l'os à moëlle. Laissez cuire sans couvrir le temps de faire la sauce.

Sauce : Détaillez oignons et cornichons en rondelles. Dans une casserole faites fondre le beurre et dorez les oignons. Ajoutez le fond de veau, mouillez avec 3 ou 4 louches de bouillon, remuez, terminez par les rondelles de cornichons. Salez, poivrez. Laissez cuire 15 mn.

Enlevez la peau de la langue. Nappez de sauce légumes et viandes tranchées.

S'il vous reste de la viande, gardez-la. En revenant de Pologne, on s'arrêtera en Alsace.

14.11.2010

jeudi, 04 novembre 2010

Sauce polonaise

 

P1230674b.jpgDoit-on toujours trouver des raisons pour apprendre une langue ? La réponse est non et la Cocotte ne répétera pas la question.

Afin de comprendre ce que raconte la jolie chérie de son beau-frère et afin de lui répondre autrement qu'en anglais ou en allemand, la Cocotte s'est mise au polonais.

Afin de pouvoir dire autre chose que fraise à sa dentiste*, la Cocotte s'est mise au polonais.

Afin de préparer ses vacances de dans 2 ou 3 ans, la Cocotte s'est mise au polonais.

Afin d'ajouter une langue supplémentaire sur son CV idéal, entre l'italien, l'arabe, le portugais, le russe...oh oui le russe... la Cocotte s'est mise au polonais....

Elle s'est mise au polonais grâce à un logiciel. Pour l'instant elle apprend et répète des mots. Le premier mot était bonjour. Bon, ça paraît normal, c'est le B. A. BA, et de l'apprentissage d'une langue et de la politesse. Mais les autres mots étaient non, salle de bain et avion.

Comment placer ces 4 mots dans une conversation grand-débutant ? Pas facile, hein ?

Tous les vendredis matin, elle se met à l'ordi et répète avec application les mots avec plein de Z et de WJ, de L barrés, de O et de N accent aigu, de ç mais avec la cédille qui part de l'autre côté... enfin plein de mots bizarres.

Comme elle pouvait choisir un thème de départ, elle a choisi, vous l'imaginez bien, la cuisine.

Elle commence à avoir un vocabulaire très riche dans ce domaine. Elle sait dire assiette, couteau, poire, maïs (Kukurydza, ça se prononce coucouridza, c'est pas beau ?), prunes, pommes de terre, pizza (vachement difficile !), ail, ananas (ah, les fameux ananas de Pologne !) etc...

Après avoir répété ces mots 25 fois environ, la Cocotte s'essaie à des jeux où elle doit assembler des mots et des images. Et à chaque bonne réponse, une jolie blonde, en bas de l'écran, agite la tête, sourit à pleines dents et lui dit un truc du genre Pinnjissounnt qui doit vouloir dire bravo !

La Cocotte adore être félicitée en polonais.

Maintenant qu'elle sait dire cornichons et oignons, elle peut faire une sauce au goût de là-bas, une sauce qui accompagnera magnifiquement une belle langue...de porc, par exemple.

 

P1080759-1.jpgIl vous faut :

20 g de beurre (masło)

3 ou 4 gros cornichons à l'aigre-doux (ogorek)

1 bel oignon (cebula)

2 cuillères à soupe de fond de veau

50 cl d'eau (woda)

sel et poivre (ça, ils ne l'ont pas encore dit)

 

Épluchez l'oignon et détaillez-le en fines rondelles. Détaillez également les cornichons.

Faites fondre le beurre dans une casserole, faites dorer les rondelles d'oignon, ajoutez les deux cuillères à soupe de fond de veau. Mouillez avec l'eau. Laissez la sauce épaissir puis ajoutez les rondelles de cornichons. Salez, poivrez et nappez de cette sauce simplement bonne ce que vous voulez : des pâtes, des pommes de terre, une viande bouillie, du riz, un rôti de porc, etc...

Sur ce, la Cocotte vous dit Do widzenia et do zobaczenia wkrótce

* Cliquez donc ici pour savoir comment on dit fraise.

jeudi, 14 octobre 2010

Escalope à la Polonaise

P1220912b.jpgStéréotype : idée ou image populaire et caricaturale que l'on se fait d'une personne ou d'un groupe, en se basant sur une simplification abusive de traits de caractère réels ou supposés.

Le Français, naturellement peu enclin à découvrir les cultures exogènes, enfile stéréotype sur stéréotype, sans honte aucune et édicte, sans se forcer, le peu de choses qu'il connaît sur un pays.

Un des domaines où le poncif est roi est celui de l'alimentation chez nos voisins, les étrangers.

Ainsi l'Anglais mange du gigot à la menthe tous les dimanches en tondant son gazon.

L'Allemand est un bouffeur de choucroute qui boit des litres et des litres de bière, son ventre rebondi tendant sa culotte de peau.

L'Italien mange des pâtes et des pizzas à tous les repas, en parlant avec les mains. Ils sont trop forts, ces Italiens !

Le Russe se nourrit de vodka et boit du bortsch en chantant kalinka.

Et l'Espagnol occupe sa journée en ingurgitant tapas et paella en criant Olé évidemment !

Amusez-vous à évoquer tous les pays du monde, vous trouverez un qualificatif pour chaque peuple.

Mais à la vérité, quand on interroge un étranger sur les Français, il fait pareil. Il nous balance lâchement des truismes éculés. Les étrangers ne sont pas très gentils finalement.

Le Grand Breton nous voit en mangeurs de grenouilles, le Teuton en dévoreur de lapins, le Rital en...

Et le Polonais, on n'a rien dit sur les Polonais ! La dentiste de la Cocotte, qui vient de ce pays, lui a dit avec un accent absolument charmant, «les Polonais panent tout ».

Le saviez-vous ? Les Polonais panent. Si c'est une polonaise qui le dit, on peut la croire.

Ils panent tout. Ils panent la viande, les légumes, les fruits, les pâtes, le fromage et même le pain... Un lieu commun bien sympathique ! D'où leur vient cette habitude ? La dentiste ne l'a pas dit. Ou si elle l'a dit, la Cocotte n'a rien compris.... Le polonais de la Cocotte est très approximatif, elle ne sait dire qu'une chose : Fraise*. Vous me direz que c'est utile chez le dentiste mais c'est un peu léger... surtout avec de la Chantilly.

Un de ces jours, la Cocotte, naturellement très encline à découvrir les cultures exogènes, ira vérifier et vous racontera.

Voici une idée toute bête de chapelure parfumée, aromatisée, épicée, réhaussée, assaisonneée...

 

P1210563b.jpgIl vous faut :

1 escalope de porc par personne

1 attendrisseur

Un peu de farine

des oeufs

de la chapelure

du piment doux**

sel et poivre

matière grasse pour cuire

 

Aplatissez vos escalopes de porc avec l'attendrisseur. Allez-y, défoulez-vous ! C'est pas tous les jours qu'on a le droit de taper. Passez rapidement vos escalopes dans la farine puis dans l'œuf.

Mélangez le piment doux, le sel et le poivre à la chapelure et panez vos escalopes, panez vos escalopes, panez vos escalopes.

S'il vous reste de la chapelure, panez du fromage, du Camembert par exemple, panez des courgettes, panez des aubergines, panez du poisson, panez du poulet, panez, panez, panez, panez... Faites cuire ensuite dans de la matière grasse bien chaude mais ne brûlez pas l'escalope et retournez-la souvent pour qu'elle soit dorée uniformément.

*truskawka

**Vous pouvez remplacer le piment doux par de l'origan, du basilic, de l'ail sec, du cumin, de la coriandre en poudre...

vendredi, 24 septembre 2010

Caviar d'aubergine

P1210335b.jpgN'est pas caviar qui veut !

Le saviez-vous ? Il n'y a que les oeufs d'esturgeons qui ont le droit de s'appeler caviar. Tous les autres, ouste ! Oeufs de cabillaud, oeufs de lompe, oeufs de saumon... Dehors ! Pour qui vous prenez-vous ?

Vous ne nous aurez pas.

La réglementation est très claire à ce sujet.

Tout comme elle est aussi claire au sujet du caviar végétal. Il n'y a que l'aubergine qu'on peut transformer en caviar. La Cocotte ignore pourquoi mais tous les autres légumes n'ont pas le droit à cette dénomination.

On n'a pas le droit de faire du caviar de pommes de terre, de tomates, de carottes, de courgettes...

L'œil de Moscou surveille ??!!

En attendant d'être riche, voici une recette bon marché qui va épater la galerie.

Courez acheter des aubergines siciliennes. C'est le moment. Elles sont énormes, blanches et violettes, magnifiques, se farcissent facilement et font sensation. Promis, juré !

 

Il vous faut :

1 grosse aubergine sicilienne

1 tomate pelée

2 cuillères à soupe de tahineh

1 gousse d'ail

1 filet d'huile d'olive

sel et poivre

un peu de paprika

jus de citron

 

aubergin'Cocotte.jpgCoupez le haut de l'aubergine. Gardez le chapeau et citronnez-le pour éviter qu'il noircisse.

Évidez délicatement l'aubergine en prenant soin de laisser 1 cm de chair. Citronnez l'intérieur de l'aubergine.

Dans une casserole, mettez la chair récupérée, couvrez d'eau et faites bouillir pendant 15 minutes.

Pendant ce temps, pelez une tomate et épluchez l'ail.

Égouttez la chair d'aubergine. Et mettez-la dans un mixeur en même temps que la tomate, l'ail, le tahineh, le sel, le poivre et le filet d'huile. Mixez jusqu'à ce que vous obteniez une belle crème sans grumeaux.

Versez votre appareil dans l'aubergine, mettez le petit chapeau par dessus et laissez au frais pendant 2 bonnes heures.

Servez avec des petites tranches de baguette, des gressins, des triangles mexicains ou des carottes, des concombres en dips. N'essayez pas avec des biscuits de Reims ou des Petit Lu, c'est pas bon !

lundi, 30 août 2010

Strudel au chou

 

P1200965b.jpg- Alors la Cocotte, vos vacances ?

- Euh, mes vacances ? Euh, comme une poule....

Mouillées, liquides, trempées, détrempées, rincées, à tordre, à faire sécher, avec un parapluie, un K-way et une paire de bottes.

- Oh, pauvre Cocotte ! Mais c'était où ?

- Sur un axe Venise-Kiel, d'abord l'Italie puis l'Allemagne, avec une belle étape en Autriche.

L'Autriche ! Vous connaissez ?

Ce pays où tous les hommes ou presque portent des culottes de peau, avec de grosses chaussettes, de grosses chaussures, un chapeau vert et des bretelles brodées.

Ce pays où toutes les femmes ou presque déguisées en Heidi accompagnent leur mari en culotte de peau, en yodlant gaiement, pour rassembler les vaches perdues dans la vallée.

Ce pays où des nains de jardins côtoient des géraniums sur les fenêtres de maisons colorées.

Ce pays qu'on traverse en passant d'un tunnel à l'autre ou en longeant des centaines de lacs.

Ce pays où l'on fait des gâteaux qui mesurent plus de 20 cm de haut.

Ce pays où l'on aplatit des escalopes de porc jusqu'à en recouvrir une grande assiette, que l'on pane pour qu'elles deviennent viennoises.

Ce pays qui transforme tout en strudel.

Ah le strudel ! Vous connaissez ?

C'est un rouleau de pâte, étalé le plus possible, qu'on farcit habituellement de pommes  mais que les Autrichiens farcissent de tout ce qu'ils ont sous la main, légumes, fruits, viandes, géraniums, nains de jardin...

Un rouleau de pâte qui ressemble à un tunnel...

Le strudel au chou, vous connaissez ?

Il vous faut :

Pour la pâte à strudel :

250 gr de farine

100 ml d'eau tiède

1 oeuf

1 cuillère à soupe d'huile

du sel

Mélangez tous ces ingrédients. Formez une boule. Laissez-la reposer une heure au frigo. Étalez-la le plus finement possible en lui donnant la forme d'un rectangle.

 

Pour la farce :

1 quart de chou blanc

Un peu d'huile

1 poivron rouge

1 gousse d'ail

sel et poivre

quelques grains de cumin

 

collage.jpgRâpez le chou. Faites-le blanchir à l'eau bouillante pendant 2 minutes.

Faites chauffer une ou deux cuillères d'huile dans une casserole puis faites revenir le chou et laissez-le cuire à feu doux pendant 40 minutes. Détaillez un poivron en rondelles et ajoutez-les au chou. Faites de même avec la gousse d'ail. Salez, poivrez et ajoutez quelques grains de cumin, histoire d'aider à bien digérer le chou.

Quand c'est cuit, étalez le contenu de la casserole sur la pâte, roulez-la en la serrant bien pour former un gros boudin. Badigeonnez de lait ou de jaune d'oeuf et passez votre strudel dans un four chaud (160°c) pendant 30 minutes.

Si vous êtes paresseux, optez pour de la pâte feuilletée déjà prête. Ne la prenez pas en rond mais en carré que vous étalerez au rouleau. Vous pouvez au moins faire ça ! C'est pas trop demandé. Vous vous êtes tourné les pouces pendant 5 semaines alors....

Bonne rentrée à vous tous et bienvenue à trois nouveaux abonnés.

Revenez vite voir la Cocotte. Elle vous a ramené plein de bonnes recettes dans ses valises.

vendredi, 25 juin 2010

Steak de Polac

P1180784.jpg- « Tiens, Copine, j'ai trouvé ça pour toi. Je me suis dit que tu en ferais bien quelque chose ! »

- « Oh, mais comme c'est gentil, un pot de raifort ! Mais bien sûr que je vais en faire quelque chose ! »

Ah, elles sont sympas, les copines de la Cocotte !

Le raifort, vous connaissez ?

C'est une plante de la même famille que le chou. Dans la cuisine, on utilise sa racine et on en fait un condiment qui ressemble à la moutarde. Dans les pays de l'Est, son usage est très répandu, en Allemagne, Pologne, Hongrie... En France, c'est du côté de l'Alsace qu'il faut chercher si vous voulez en consommer.

Les Japonais utilisent la même variété de plante pour faire du wasabi.

La Cocotte avait, dans son frigo, ce joli pot de raifort à la betterave et des petits fromages de chèvre frais. Elle s'est dit que cette union ne serait absolument pas contre-nature.

Un p'tit coup de fourchette et hop, voici un steak de Polac ! Jeu de mot lourd mais bon, c'est le weekend, bientôt les vacances, beaucoup de boulot... Un peu d'indulgence, s'il vous plaît !

 

Il vous faut :

1 grosse cuillère de raifort rouge ou naturel

100 gr de fromage de chèvre frais

1 steak par personne

1 pomme de terre par personne

des gros cornichons polonais

du « Pumpernickel », du pain noir allemand ou d'Europe de l'Est

 

P1180803.jpgFaites cuire vos pommes de terre à la peau dans de l'eau bouillante.

Dans un bol, écrasez le fromage et ajoutez le raifort. Le fromage va adoucir le goût très prononcé de la racine de raifort et avec la betterave, vous obtiendrez une crème d'un rose charmant !

Faites griller vos steaks. Salez et poivrez.

Découpez les cornichons dans la longueur et présentez-les joliment sur une assiette.

Déposez sur l'assiette des petits morceaux de pain noir, une cuillère de sauce et la pomme de terre ouverte en deux. Puis terminez par le steak. Trempez viande et pain dans la sauce.

Hum, c'est un régal !

mercredi, 20 janvier 2010

Des blini

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P1140706-1.jpgSi vous aimez les blini tout prêts au goût caoutchouteux effroyable, passez votre chemin.

Si vous aimez les bonnes choses, bienvenue à vous. Cet article est pour vous. Rien que pour vous.

Cousins modestes des pancakes US ou anglaises, les blini sont des petites crêpes rondes et dorées, que l'on mange traditionnellement accompagnées de poissons fumés, de crème...

Ils peuvent également se manger sucrés, accompagnés de compote de pommes ou de confiture et  se congèlent sans problème.

Ils ont une place de choix parmi la grande variété des zakouski, assortiment de plats servis avant le repas.

La Cocotte entend d'ici les remarques du genre « Mais elle croit qu'on a que ça à faire ! ». Et bien, oui, elle croit ça, la Cocotte.

Parce que franchement, une fois qu'on est bien organisé, qu'on a tout le matériel dans la R16, on met moins de temps à préparer 50 blini qu'à aller les acheter au supermarché à la périphérie lointaine de la ville.

Sortez votre crêpière basique et allez chercher celle de votre voisine. Mieux encore, ayez toujours à votre disposition deux crêpières. Vous remercierez la Cocotte plus tard. Vous n'obtiendrez pas de blini de 12 cm de diamètre exactement mais vous vous régalerez.

Ce n'est pas une recette très originale, la Cocotte en convient, mais ça fait partie des basiques en cuisine, il faut savoir préparer des blini.

 

Il vous faut :

350 gr de farine de blé

Si vous voulez, vous pouvez mélanger farine de blé (200 gr) et farine de sarrazin (150 gr).

½ cube de levure de boulanger

600 ml de lait

3 oeufs

2 cuillères d'huile

2 crêpières et 2 bras

 

P1140693-1.jpgDiluez la levure de boulanger dans un peu de lait tiède. Versez la farine dans un grand saladier, ajoutez au centre la levure et le lait et commencer à mélanger.

Séparez les blancs des jaunes d'œuf. Réservez les blancs. Et ajoutez les jaunes à la farine. Versez tout le lait et mélangez bien. Vous pouvez vous servir du mixeur. Finissez par les 2 cuillères d'huile pour éviter que les blini collent à la cuisson.

Recouvrez d'un linge et laissez lever votre pâte pendant 2 à 3 heures. Au bout de ce temps, montez vos blancs en neige et incorporez-les délicatement à la pâte en la soulevant avec une Maryse.

Faites chauffer vos 2 crêpières. Avec une louche, déposez 3 ou 4 ronds de pâte dans chaque crêpière et laissez cuire 2 minutes. Des petits trous se forment à la surface, il est temps de les retourner.

Laissez à nouveau cuire pendant 1 minute et déposez tous vos blini sur un grand plat. En 30 minutes, à raison de 6 blini toutes les 3 minutes, vous obtenez 60 blini.

Ne me dites pas que vous n'avez pas 30 minutes devant vous !

Gardez-les au chaud en les recouvrant d'une feuille de papier alu.

Préparez les accompagnements :

crème fraîche avec un peu de jus de citron, oeufs de poissons, tarama, anguille et/ou saumon fumés, radis noir coupé très fin, cornichon molossol...

Déposez tout ça à table. Pour les grands, proposez de la vodka et régalez-vous en écoutant Les cœurs de l'armée rouge*.

 

*Ce n'est qu'une proposition, il n'y a aucun caractère obligatoire.

mercredi, 21 octobre 2009

Velouté de courge à l'huile de pépins de courge

 

P1110213.jpgLa Cocotte vous emmène en Styrie. Ça vous dit ?

Vous savez où ça se trouve ?

Doit-elle préciser que cela se trouve au nord de la Carinthie ? Et la Carinthie alors, c'est où ? Ben, en Autriche !

Les habitants de Styrie vouent un culte à la courge sous toutes ses formes et notamment à ses pépins et à l'huile qu'on en extrait.

L'huile de pépins de courge, c'est le sirop-typhon des styriens. Il y a longtemps, on utilisait cette huile pour enrayer le ver solitaire et éliminer le ténia. Elle prévient les caries et soigne les aphtes. Elle est conseillée aux femmes qui allaitent car, dit-on, elle a des effets bénéfiques sur le système nerveux et digestif.

Elle est riche en acides gras essentiels, elle contient des vitamines et des minéraux. Elle est conseillée chez l'homme pour des problèmes de prostate et chez la femme pour des infections urinaires.

Et là, vous vous dites que ça n'a aucun rapport avec des recettes de cuisine !

Et bien détrompez-vous. Les Styriens ont des quantités de recettes à base de cette huile. Ils en mettent partout, dans les soupes, les salades, les viandes...

Et très honnêtement, vous en voyez souvent des Styriens qui se plaignent d'avoir mal ici ou mal là ?

Non ? Alors c'est que ça marche...

Et en plus de toutes ces vertus, l'huile de pépins de courge présente la particularité d'être bonne au niveau gustatif. Un soudain petit goût de noix, de noisettes vous explose dans la bouche dès l'absorption de ce nectar à la couleur pétrôle quelque peu rebutante. Mais faites plaisir à la Cocotte, ne restez pas sur votre première impression et laissez-vous tenter par cette huile miraculeuse.

Voici donc une recette de saison qui fera plaisir tout particulièrement à ceux et celles qui ramassent des potirons dans des fermes au nom paradisiaque et aux autres itou.

Testez-la ! Vous comprendrez alors pourquoi la Cocotte l'a nommée velouté.

P1110733-1.jpgIl vous faut :

un petit potiron

2 carottes

1 pomme de terre

1 oignon

1 cuillère d'huile de tournesol

1 litre de bouillon de légumes

1 briquette de crème liquide

sel et poivre

1 cuillère à soupe de sucre

1 pincée de noix muscade (facultatif)

quelques pépins de courge (facultatif)

des petits croûtons frits dans de l'huile de tournesol (facultatif)

6 cuillères à café d'huile de pépins de courge

 

Découpez le potiron et coupez-le en gros dés. Épluchez les carottes, la pomme de terre et l'oignon et faites-leur subir le même sort que le potiron. Versez votre cuillère d'huile de tournesol dans une marmite et faites revenir les légumes. Arrosez du bouillon de légumes et faites cuire pendant 20 minutes.

Mixez les légumes, ajoutez la crème liquide, le sel, le poivre, la noix muscade et laissez cuire encore un peu.

Au moment de servir, versez une petite cuillère à café d'huile de pépins de courge dans le fond d'une assiette creuse, ajoutez les croûtons et/ou les pépins légèrement grillés puis versez la soupe. Laissez vos hôtes mélanger. Vous allez assister à une mini marée noire dans votre assiette mais celle-là n'est pas dangeureuse.

Après avoir mangé cette soupe, faites comme la Cocotte : Achetez-vous un guide touristique sur l'Autriche et planifiez vos prochaines vacances.

Avec horreur, la Cocotte a découvert que Jorg Haider était né le même jour qu'elle. Pas la même année mais le même jour. Bouh !

samedi, 20 juin 2009

Du goulache

Lille est à l'heure de l'Europe XXL, la Cocotte aussi.P1020798.jpg

On commence, tout simplement, par la Hongrie et sa soupe à la renommée internationale, le goulache.
Je sais, ce n'est pas très original mais en avez-vous déjà fait ? Et connaissez-vous l'histoire de cette soupe?

Si oui, passez cette page, vous savez tout ou presque de la vie.

Si non, accrochez votre ceinture et partons ensemble en Hongrie.

Le goulache vient du nom donné au garçon qui s'occupait des grands troupeaux de bovins des plaines, le gulyas. Et le gulyashus,était la nourriture à base de viande consommée par notre cow-boy magyar.

Dès le Moyen-Âge, des paysans aux bourgeois en passant par les aristocrates, tous les Hongrois se mettent au goulache. Le paprika est ajouté à cette soupe à la fin du XVIIIème siècle. Le goulache est un véritable patrimoine national. Il existe plusieurs variantes comme le paprikas, à base de d'oignons et de paprika, de poulet ou de lièvre, le pörkölt ou encore le tokany, cousin de Transsylvanie à base de bœuf, de gibier ou de mouton.

Il y a mille et une façons de faire ce plat. L'important est de ne pas être avare sur la viande et les pommes de terre mais de ne pas utiliser de farine.

Plat unique, idéal le soir, meilleur encore lorsqu'il est réchauffé. Et pour les végétariens, il suffit d'enlever la viande, c'est tout aussi bon.
Faites-moi confiance, vous allez adorer.

Pour un bon goulache, il vous faut :
1 kg de boeuf (macreuse, jumeau, paleron, gîte-gîte)
1 kg de pommes de terre
5 gros oignons
2 gousses d'ail
3 ou 4 poivrons verts et rouges
du bon paprika doux
une petite boîte de concentré de tomates
de l'huile végétale ou du saindoux
une branchette de thym, du laurier, du sel et du poivre

Dans une grosse marmite, faites chauffer la matière grasse, ajoutez la viande coupée en fins morceaux et les oignons émincés. Mélangez et laissez dorer. Ajoutez une bonne grosse cuillère de paprika doux, le concentré de tomates, l'ail, le laurier, le thym, le sel et le poivre. Recouvrez d'eau.

Laissez cuire pendant 30 minutes à feu doux pour que la viande soit tendre.

Puis ajoutez les pommes de terre coupées comme la viande. Ajoutez les poivrons coupés en tranches. Et laissez cuire à feu tout doux, comme le paprika,  pendant une petite heure. Au besoin, ajoutez de l'eau.

Vous pouvez, sans problème, oublier votre soupe une heure de plus.

Rectifiez l'assaisonnement.

Servez dans de belles assiettes creuses en ajoutant une cuillère de crème fraîche.

Si vous avez le temps, vous pouvez vous dispenser de mettre des pommes de terre et les remplacer par des Galuskas ou des Csipetke, ce sont des pâtes hongroises faciles à réaliser.

Si vous voulez la recette, faites signe à la Cocotte.