samedi, 17 octobre 2009
Kougelhopf
Ces derniers jours, la fille aînée de la Cocotte, absorbée, plongée, submergée, noyée dans un devoir de philosophie dans lequel il était question de certitude et de liberté, a imploré sa mère de voler à son aide...en vain.
Les très vagues souvenirs de Terminale de la Cocotte n'ont pas suffi à répondre aux sages interrogations de sa petite poulette.
Un dégonflé « C'est seulement maintenant que tu me montres ça ! » a entamé le dialogue. Un poltron « Va demander à ton père* » a très rapidement suivi et un couard, veule et très bas « C'est le boulot de ton prof » a conclu le débat.
La seule chose sur laquelle la Cocotte a été capable d'intervenir a été l'orthographe.
Et si Raymond Queneau dit qu 'elle est plus qu'une mauvaise habitude, que c'est une vanité, Alain lui répond que « l'orthographe est de respect et que c'est une sorte de politesse. »
Non mais !
Au moment précis où sa poulette demandait de l'aide, les préoccupations de la Cocotte étaient bien éloignées de l'idée de vérité, de dogme, de conviction et d'esprit indépendant, autonome ou libre. »
Bien éloignées, oui ! La Cocotte se torturait gentiment l'esprit en se posant la question ô combien existentielle :
« Doit-on toujours avoir une raison valable pour faire de la cuisine alsacienne ? »
Doit-on avoir reçu un livre magnifique de recettes des grands chefs dans les Winstubs ?* Doit-on avoir un chéri parti pour 3 ou 4 jours à Strasbourg ? Doit-on inviter des copains qui connaissent peu ou prou cette cuisine régionale ? Doit-on se souvenir avec émoi des repas marcaires dans des fermes-auberges aux noms difficilement prononçables pour les non-indigènes ? Doit-on rêver de déguster un Gewurztraminer Vendanges tardives ou pire encore, un vin de glace ? Doit-on s'appeler Odile ? Doit-on... ?
La réponse est non et il n'est pas nécessaire de répéter la question.
Allez, on s'en va en Alsace avec une recette incontournable de ces « Winstubs ». Ces salles à manger où l'on buvait du vin à l'abri du regard de l'occupant prussien ont lentement ouvert leurs portes aux non-alsaciens. Et des grands chefs étoilés ont parfois transformé leurs restaurants en winstubs proposant de cette façon, une cuisine gastronomique régionale à des prix relativement doux.
Le Kougelhopf n'est pas la traduction alsacienne de « à vos souhaits » mais signifie « boule qui a levé ». C'est une pâtisserie qui date au moins du XVIIIème siècle. Son moule à cheminée, en terre verissée est décliné à Soufflenheim dans de jolis coloris. On peut en voir de vieux spécimens au musée du pain d'épices et de l'art populaire alsacien.
Kougelhopf
Il vous faut :
500 gr de farine
75 gr de sucre
1 pincée de sel
150 gr de beurre
2 oeufs
150 gr de raisins secs
25 cl de lait
½ cube de levure de boulanger
un peu de kirsch (facultatif)
des amandes entières
et un moule à kougelhopf
Faites tremper les raisins dans le kirsch. Si vous n'en avez pas, remplacez par un autre alcool ou de l'eau. Dans une petite tasse de lait tiède, délayez la levure.
Faites un puits dans la farine et ajoutez le lait avec la levure. Mélangez un peu et attendez que le mélange double de volume ou fasse des bulles.
Égouttez les raisins et roulez-les dans la farine. Pour cela, enfermez-les dans un sachet-plastique avec quelques cuillères de farine.
Dans le puits, ajoutez le reste de lait, le sel, le sucre, le beurre tout mou et les raisins. Mélangez énergiquement. Ajoutez les oeufs un par un et pétrissez. Encore une fois, si vous avez un robot, laissez-le faire. Il est là pour ça. Il faut que la pâte se détache des parois.
Couvrez-la d'un linge propre et laissez-la une nouvelle fois doubler de volume.
Beurrez très généreusement votre moule à kougelhopf et déposez dans le fond, dans chaque « rainure » une amande entière. Retravaillez un peu a pâte et déposez-la dans le moule.
Couvrez-la à nouveau du linge et laissez-la monter jusqu'au bord du moule. Enfournez dans un four chaud (th. 7) pendant 50 minutes.
a la sortie du four, démoulez votre kougelhopf, laissez-le refroidir sur une grille et saupoudrez-le de sucre-glace.
Accompagnez-le d'un Gewurztraminer aussi frais que les deux vins précédemment cités. Et s'il est Vendanges tardives, ce sera le bonheur.
Le kougelhopf a sa version salée, au lard et aux noix. Si vous la voulez, faites signe à la Cocotte.
* en lien, le livre reçu en cadeau
*C'est d'autant plus poltron que le père de la Poulette s'avère être le chéri de la Cocotte et qu'il est à Strasbourg, si vous avez tout suivi.
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jeudi, 15 octobre 2009
Chou-rave Party
Voici un légume psychédélique qui ne vous fera pas entrer en transe mais qu'il est bon de connaître et de reconnaître.
Le chou-rave, également appelé boule de Siam, est de la famille des brassicacées, au même titre que le navet, le cresson, le radis, le rutabaga et tous les autres choux comme le brocoli, le chou de Milan, le vert, le frisé, le blanc, le rouge, le pommé, le cabus, le pointu, le palmier ou encore celui de Bruxelles...
Un chou-rave est constitué d'une boule qui peut être blanche, verte ou violette et de tiges charnues que de belles feuilles surplombent.
Les Anglais, les Allemands, les Russes ou leurs cousins, les Polonais en consomment beaucoup plus que nous.
Et c'est bien dommage ! Franchement ! On peut tout manger dans le chou-rave, la boule blanche, verte ou violette, les tiges et les feuilles. Les feuilles d'un pourpre magnifique sont à consommer comme les épinards.
Alors on fait quoi la prochaine fois qu'on en voit ? On en achète !
Dans les épiceries bio, vous les trouverez à 2 euros le kilo. Qu'on ne vienne pas dire à la Cocotte que c'est cher !
Pour 2 euros, vous les mangerez en salade, en purée, glacés, sautés et même farcis !
Alors faites un effort, nom d'une pipe !
La Cocotte vous donne deux petites recettes pleines de vitamines (C en l'occurrence) et de couleurs :
1. Salade chou-rave/carottes
300 gr de chou-rave
300 gr de carottes
sel, poivre, vinaigre de pomme ou de cidre et crème liquide
Épluchez et râpez vos légumes et servez-les avec une vinaigrette composée de tous les ingrédients sus-cités. Facile, non ? Et en plus, c'est joyeusement coloré.
2. Gratin de chou-rave au jambon
700 ou 800 gr de chou-rave
1 grosse tranche de jambon blanc ou un beau fond de jambon coupé en dés
50 gr de beurre
du persil plat haché
3 jaunes d'oeufs
de la crème fraîche liquide
un peu de farine
1 pincée de noix muscade
set et poivre
Épluchez le chou-rave et coupez-le en petits dés. Faites-les cuire dans une poêle avec le beurre pendant 10 minutes tout doucement.
Dans un plat à gratin ou à cake, disposez la moitié du chou-rave, ajoutez du persil et du jambon, recouvrez de l'autre moitié du chou-rave.
Faites un mélange d'oeufs, de crème liquide (environ 20 cl), d'une ou deux cuillères de farine, de noix muscade, de sel et de poivre et versez tout ce mélange dans le plat.
Mettez au four th. 6 pendant 30 minutes.
C'est, une fois de plus, une recette allemande. Mais c'est une petite pensée pour ceux qui vont fêter les 20 ans de la chute du Mur.
Et c'est pas fini.
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mardi, 13 octobre 2009
Le 3 M* Cake
Sur les conseils d'une dame singulière, la cocotte est allée voir au cinéma un très beau film d'animation, Mary et Max, réalisé par Adam Elliot.
C'est l'histoire de deux personnes effroyablement seules qui entretiennent une correspondance pendant des dizaines d'années de l'Australie vers New-York. Une fillette australienne, Mary, petite, moche, grosse, vivant avec une mère alcoolique, déchire au hasard, dans un bottin, l'adresse d'un New-Yorkais, un juif obèse reclus dans un triste appartement et souffrant du syndrome d'Asperger.
Pendant des années, ils vont s'écrire et mêler leur solitude en s'envoyant à chaque fois des chocolats sous toutes les formes. Et si ces deux personnes en font une consommation effrénée, c'est très certainement à cause de ses vertus d'anti-dépresseur naturel.
Voici la manière, pour la Cocotte, de remercier sa correspondante de lui avoir conseillé d'aller voir ce film. La Cocotte lui envoie la recette d'un gâteau australien. Il n'est pas au chocolat. Non !
Il est à la carotte et aux noisettes. Et faites confiance à la Cocotte, testez ce gâteau, il fait du bien tout simplement. Offrez-en à vos amis, ils apprécieront à coup sûr.
Il vous faut
500 gr de carottes râpées finement
250 gr de noisettes décortiquées (des noix de pécan feront aussi l'affaire)
250 gr de farine
une bonne pincée de cannelle
200 gr de raisins secs
300 gr de sucre roux
4 oeufs
2 cuillères de bicarbonate de soude ou baking powder
10 cl d'huile
Pour le glaçage :
200 gr de fromage blanc
100 gr de sucre glace
80 gr de beurre
Mélangez carottes, noisettes grossièrement écrasées, farine, cannelle, raisins secs, sucre, oeufs, un par un, bicarbonate de soude et huile dans un grand saladier. Mélangez bien.
Déposez ce mélange sur un grand plat (style plaque à pâtisserie) allant au four, protégé d'une feuille de papier sulfurisé.
Faites chauffer pendant 45 minutes, thermostat 180°c.
A la sortie du four, laissez bien refroidir le gâteau.
Puis préparez un mélange fromage blanc, sucre glace et beurre un peu mou en battant vigoureusement ces 3 ingrédients.
Vous pouvez y ajouter le zeste râpé d'une orange.
Répartissez joyeusement tout ça sur le gâteau. Si ça vous chante, utilisez une fourchette pour faire de jolis dessins sur la crème. Mettez au frais pendant au moins deux heures.
Puis dégustez en fermant les yeux. C 'est encore meilleur le lendemain.
*Muriel, Mary et Max
On pourrait préparer un Lamington ou une Pavlova voire un ANZAC biscuit pour faire Australian style mais ce sera pour une prochaine fois.
Si ça vous dit, cliquez sur les photos, elles apparaîtront en grand, rien que pour vos yeux.
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mercredi, 07 octobre 2009
Céleri et poireaux, un pain et un pâté
Dernièrement, une des fidèles abonné(e)s à ce blog a rangé son grenier et s'est débarrassé d'une collection complète ou presque de « La bonne cuisine à la portée de tous », une revue bimensuelle datant des années 60.
Mais avant de s'en débarrasser, elle en a offert quelques exemplaires à la Cocotte. Elle lui a dit « Tu vas voir, des plats en forme de coquillages qui débordent de mayonnaise, y'en a des tas !»
Vous souvenez-vous, chez vos grands-mères, de ces petits plats dans lesquels on mettait une énorme feuille de salade, une tranche de saumon rose, de la macédoine à la mayonnaise, une grosse cuillère de mayonnaise par dessus parce qu'il n'y en a pas assez et pour couronner le tout, une tomate découpée en rose ?
Pouark ! C'était moche et indigeste.
L'autre jour, la Cocotte s'est penchée sur la revue et a passé un bon moment.
Les photos, la mise en page, les recettes, les textes, tout est vieillot, passé, dépassé.
La façon de cuisiner aussi ! Le beurre, l'huile, la crème, la gelée, le sucre, le lait concentré sucré... C'est affolant.
Affolante aussi, la façon de s'exprimer !
Un des exemplaires faisait sa « une » sur le couscous « plat national d'Afrique du Nord » ! Connaissiez-vous ce pays qui s'étend de Tanger à Sfax? Le colonialisme n'était pas loin ! Pouark !
On pouvait lire également un dossier « Ce soir recevez à la Scandinave ».
Pour 12 personnes, il ne fallait pas moins qu'un jambon de 4 kg, 250 gr de chapelure, 2 kg de pommes et 1 kg de pruneaux !
Rendez-vous compte ! Pour un dîner !
Et le dessert, c'était du riz à la crème, il en fallait 400 gr, 1 boîte de lait concentré sucré, 100 gr de crème fraîche, 75 gr de fruits confits, autant de raisins de Corinthe, 2 œufs, 1 bouteille de sirop de fruits rouges et enfin, une boîte de cerises confites, la recette insistait sur une petite boîte.
Après ça, comme dirait la mère de la Cocotte, on peut aller se coucher sans souper !
Sur une autre page, il y avait une recette de civet de porc à cuisiner avec 1 dl de sang de porc. Vous vous imaginez demander à votre boucher du sang de porc ! Pouark !
C'était il y a 40 ans. Les habitudes changent vite.
La Cocotte a quand même relevé deux ou trois recettes de légumes qu'elle a remaniées pour vous et que vous apprécierez certainement.
Nous sommes depuis une dizaine d'années dans une période où l'on doit manger des fruits et des légumes le plus possible. Autres temps, autres moeurs !
Alors les voici pour vous :
Pour faire un pain de céleri. Déjà quand on entend le mot pain, on imagine un truc lourd, non ?
Préférons-lui le mot flan ou far ou quiche...
Il vous faut
1 boule de céleri
400 gr de pommes de terre
3 œufs
2 cuillères à soupe de crème fraîche
sel et poivre
du coulis de tomates
Épluchez le céleri et les pommes de terre. Coupez-les en morceaux et faites-les cuire dans l'eau bouillante pendant quelque 30 minutes. Vous pouvez ajouter les pommes de terre en cours de cuisson.
Passez-les au presse-purée. Mélangez en omelette les œufs et la crème, salez, poivrez et ajoutez tout ça aux légumes. Versez la préparation dans un moule à cake en silicone et passez à four chaud (180°c) pendant 30 minutes. Servez ce « pain » en l'accompagnant de coulis de tomates chaud.
Puis une recette que la Cocotte dédie à une spécialiste du pâté Hénaff, amoureuse invétérée de ce légume long, blanc et vert :
un pâté de poireaux
Un pâté de poireaux, rien que ça ! Ça donne envie, hein ?
Et bien, goutez-le et on en reparle après !
Il vous faut
10 blancs de poireaux
3 œufs
un peu de mie de pain trempée dans du lait
100 gr de gruyère râpé
sel, poivre et thym
Lavez les poireaux et coupez-les en petits tronçons. Faites-les cuire dans de l'eau bouillante pendant 30 minutes avec une belle branchette de thym.. Il faut que les poireaux soient fondants.
Passez-les au mixeur. Battez-les œufs en omelette et ajoutez-leur le fromage râpé. Salez, poivrez.
Versez cette préparation dans un moule à cake en silicone et faites cuire pendant 30 minutes à 170°c/180°c.
Accompagnez ce plat d'une bonne salade. Encore un légume ! Et pourquoi pas, d'une côte de porc ou d'un beefsteak ?
Merci Marie-Annick !
Si vous voulez voir les photos en grand format, cliquez dessus !
Waouh, c'est magique !
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lundi, 05 octobre 2009
Des lahmacuns
Marre des pizzas ? Pas peur de l'inconnu ? Envie d'autre chose ?
Allez, la Cocotte vous emmène en ce lundi sur le détroit du Bosphore et va vous apprendre à faire des Lahmacuns.
Autrement dit, elle vous emmène à Istanbul faire des pizzas turques.
Avant de nous lancer dans la réalisation de a recette, voici par une petite leçon de prononciation.
Histoire de briller en société et de gagner un camembert au Trivial Pursuit...
Si on prononce tel que c'est écrit, ça ne va pas le faire.
Non, on ne prononce pas lamaquin, ni lamakounn, ni lamakunn. Les Turcs risqueraient fort de se moquer de vous.
Non, M'sieurs, Dames, on prononce Lamadjounn. Ce mot se compose de trois parties : Lahm am Dschun. Le turc de la Cocotte est probablement aussi approximatif que le vôtre mais elle vous dira que cela signifie viande sur de la pâte.
De toute évidence, le Turc est quelqu'un de fort pratique, il appelle un chat un chat et de la viande sur de la pâte un lahmacun.
Sans doute serez-vous très heureux d'apprendre que ce sont les Assyriens qui ont inventé cette pizza au IIème siècle avant Jésus Christ. Des marchands grecs ont eu alors la bonne idée de leur piquer la recette. Allez, on va dire que c'est un plat connu dans tout le Proche Orient et que chacun apporte sa petite touche.
Vous aussi, vous apporterez la vôtre.
Faites une pâte à pizza toute bête, comme vous avez l'habitude de la faire.
La Cocotte utilise un bloc de levure de boulanger, 500 gr de farine, 1 cuillère d'huile d'olive et de l'eau tiède (20 cl environ)
Elle met tout dans son robot prénommé Robert. Et elle laisse Robert faire tout le boulot. Il pétrit pendant 5 minutes jusqu'à obtenir une belle boule, qui ne colle pas.
Ensuite elle laisse gonfler la pâte pendant une heure dans un endroit chaud. Au bout de ce temps, la pâte peut être séparer en 6 ou 7 boules de poids égal.
La Cocotte étale le plus finement possible chacune de ces boules et les dépose sur du papier sulfurisé. Pour 6 boules, il faut 6 feuilles, pour 7 boules, il faut 7 feuilles, etc...
300 gr de viande hachée de bœuf ou de mouton
du coulis de tomates
2 gousses d'ail ciselé
1 oignon coupé en fines rondelles
1 cuillère à café de paprika, de cumin en poudre, de sumac et 1 pincée de poivre
du sel
un peu d'huile d'olive
Vous mélangez tous ces ingrédients et vous en tartinez généreusement chaque rond de pâte. Faites-les cuire dans un four chaud, 200/220°c pendant une dizaine de minutes.
Décorez-les à la sortie du four de feuilles de persil plat et d'un filet de jus de citron. Roulez la pizza et dévorez-la comme ça. Vous pouvez aussi la manger à plat, comme ça, comme sur la photo ci-dessus avec des rondelles de tomates en prime.
Si vous voulez faire comme la Cocotte, vous pouvez, avant de la faire cuire, y mettre des poivrons coupés en fines rondelles et un peu de fromage type mozzarella.
Servez vos lahmacuns accompagnées de cacik*. C'est le « baht »! Ca veut dire bonheur en turc.
*Cacik, c'est le tzatziki turc.
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mardi, 18 août 2009
Tiny tiny zucchini cakes
Eh, eh ! Vous pensiez avoir la paix ? Et bien, non !
La courgette saison 1 épisode 17 ! Me revoilà avec une nouvelle recette !
Je vous l'ai déjà dit, c'est la saison alors on en cuisine et recuisine !
Et pour l'même prix, ma p'tite dame, ce n'est pas une recette de cake de courgettes mais 4 recettes que je vais vous donner !
Merci qui ? Merci la Cocotte !
Le truc, c'est de faire pas mal de pâte à cake, de la séparer et de l'aromatiser différemment à chaque fois.
Il ne faut presque rien ! Des restes dans le frigo, des herbes du jardin et c'est parti !
La base :
3 belles courgettes, lavées, épluchées et râpées
250 gr de farine
3 œufs
4 cuillères de baking powder ou de bicarbonate de soude
1 peu d'huile ou de beurre fondu pour éviter que le cake colle au papier
sel et poivre
des petits moules en papier
Vous pouvez également utiliser un moule à cake à chaque fois et faire un truc plus gros à couper en tranches.
Vous mélangez tous ces ingrédients à l'exception du bicarbonate dans un grand saladier.
Puis dans un petit saladier, vous versez un quart de la préparation et on y va.
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cake courgettes/poivrons : il vous suffit d'ajouter les dés d'1 poivron mariné et une cuillère de bicarbonate de soude et une d'huile. Vous mélangez et à l'aide d'une petite cuillère, vous remplissez une vingtaine de petits moules.
Puis vous reversez un quart de la préparation
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Cake courgettes/menthe/ail/raisins secs : quelques feuilles de menthe, 1 gousse d'ail ciselé et quelques grains de raisin sec et vous faites pareil qu'au dessus. N'oubliez pas le bicarbonate et une cuillère d'huile.
Ce sont bien évidemment de petites quantités.
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cake courgettes/fromage de chèvre : râpez votre fromage de chèvre et ajoutez-le à la préparation.
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Cake courgettes/poudre d'amandes/marjolaine : ajoutez 100 gr de poudre d'amandes et 2 cuillères à café de marjolaine.
Enfournez dans un four bien chaud pendant une bonne vingtaine de minutes.
Il faut mettre le bicarbonate au dernier moment car il agit tout de suite.
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samedi, 25 juillet 2009
Des Yorkshire puddings
Il ne faut jamais réprimer une envie de Yorkshire pudding ! Jamais !
Ceux qui connaissent comprendront et vont avoir aussi envie d'en faire. Ceux qui ne connaissent pas encore, vous allez me faire le plaisir de tout laisser, séance tenante, et de vous mettre à la confection de ces petits bonheurs gonflés.
Les Yorkshire pudings, comme leur nom l'indique, viennent de là-bas, d'outre-Manche ! Ils prennent place à côté du traditionnel rosbif du dimanche avec la « mint sauce », ils accompagnent les légumes et peuvent même les remplacer.
Dans une bible de la cuisine anglaise, « Food in England », il est écrit qu'il n'y a bien que dans le Yorkshire ou le Lancashire, qu'on les cuisine correctement et ce, grâce aux feux à charbon du Black Country et la façon qu'ils ont de faire rôtir la viande au-dessus du pudding...
Habituellement on fait cuire ces merveilles dans le jus de cuisson du rôti. Mais vous pouvez les faire quand ça vous chante. Il vous faut des petits moules en silicone, façon muffins ou un plat rond en silicone également, à bords hauts, façon moule à manqué.
La cocotte en a déjà parlé alors elle ne ré-expliquera plus.
En plus, quand on fait ces puddings, ça fait dîner-spectacle dans la cuisine. Je vous conseille d'appeler vos enfants, votre amoureux ou votre amoureuse, les copains, les copines, les voisins et les voisines et de vous installer tous devant le four, dans le calme et la bonne humeur. Vous allez voir, c'est magique ! Au début il ne se passe rien. Mais au bout de 7 ou 8 minutes, le show commence et on est parti pour 12 minutes de joie intense. Ça gonfle, ça gonfle, ça n'arrête pas de gonfler. Tous les gens dans la cuisine regardent, hilares et ébahis, ces petites toques de cuisinier prendre forme de façon difforme. A la sortie du four, faites vite car tous les spectateurs vont se jeter littéralement sur les puddings et il se peut que vous passiez à côté. Faites très attention !
J'en connais qui tueraient pour un Yorkshire pudding.
Ça vous dit ?
Il vous faut pour 10 Yorkshire puddings
3 œufs
300 ml de lait
120 gr de farine
1 pincée de sel
de l'huile de tournesol
des petits moules à muffin ou un moule à manqué
Dans un grand bol, fouettez les 3 œufs et le lait. Incorporez doucement la farine et le sel et fouettez, fouettez ! Ne laissez aucun grumeau.
Laissez reposer pendant 30 à 40 minutes. Au bout des 30 premières minutes, versez dans vos moules une cuillère à soupe d'huile, mettez vos moules sur une plaque de four et déposez-la dans le four. Préchauffez-le pendant les 10 minutes restantes à 200°c.
Ensuite sortez la plaque du four à l'aide d'une manique et emplissez chaque moule de la préparation. Répartissez de façon équitable. Remettez au four aussitôt et fermez-le. Il ne faut pas traîner.
Enfin asseyez-vous devant le four et attendez ! Vous ne serez pas déçus du spectacle, vraiment !
Sortez-les au bout de 20 minutes quand ils sont dorés. Démoulez-les et dégustez-les tout de suite.
Petit conseil : C'est une merveille avec les viandes en sauce.
Mais sucré, c'est pas mal également, même si les Anglais vous diront que c'est une hérésie. Faites comme si vous ne comprenez pas ce qu'ils vous disent. What the hell !!!
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dimanche, 19 juillet 2009
Des courgettes à la One-again
Parce que des copains sont partis au Canada en famille et que leur premier petit-déjeuner a été des pancakes, la Cocotte vous livre une recette de courgettes et la leur dédicace.
Encore une ! me direz-vous.
Oui, mais c'est la saison des courgettes. Alors on en profite, on en achète plein et on les prépare de plein de façons différentes. La courgette se prête aisément à ce jeu.
Voilà ce que la cocotte vous répondrait !
Cette semaine sur le marché, mon petit producteur de légumes vendait des cagettes remplies de courgettes pour 2 euros 50. Oui, vous avez bien entendu, 2 euros 50 !
A ce prix-là, on achète et on va voir sur le blog de la Cocotte, il y a forcément une recette de courgettes qui traîne. J'en ai encore plein mes tiroirs. Y'a qu'à demander.
Allez voir un peu au supermarché du coin si vous en voyez à ce prix-là !
Well, well ! Des pancakes de courgettes, ça vous dit ?
2 courgettes (jaune et verte)
100 gr de farine de pois chiche*
Ça, c'est parce que j'aime bien me la péter mais de la farine de blé tout-à-fait ordinaire, ça marche aussi.
Une gousse d'ail ciselé
20 cl d'eau
du sel et du poivre
et un sachet de levure chimique ou une cuillère de baking powder, vous savez, mon p'tit secret !
Avec votre amie la râpe, vous râpez vos courgettes après les avoir lavées et épluchées un rang sur deux. Vous ajoutez la farine, l'ail, le sel et le poivre et la levure chimique, vous mélangez un peu. Puis vous ajoutez l'eau. Très rapidement**, vous faites chauffer une poêle dans laquelle vous aurez mis un peu d'huile et vous déposez 3 ou 4 grosses cuillères de votre préparation en prenant garde de bien séparer chaque cuillerée. Ça va gonfler. Au bout de 2 minutes, vous retournez délicatement vos pancakes et vous laissez cuire encore 1 ou 2 minutes.
Ça va vous faire à chaque fois 4 pancakes d'une dizaine de cm de diamètre. Pour les quantités données, vous obtiendrez une bonne quinzaine de "zucchini pancakes" !
Yeah, c'est ça les courgettes à la One-again !
Vous ne mettez pas de sirop d'érable dessus, ce ne serait pas bon, beurk ! Mais vous pouvez les servir avec une belle viande, style rôti et une salade bien relevée.
* La farine de pois chiche donne un goût sec qui se marie bien avec la courgette, légume qui contient pas mal d'eau. 95 % d'eau, elle contient. Alors !!!... Ça nous fait du 15 kcal aux 100 gr, ma p'tite dame ! Autant dire rien !
** je dis "très rapidement" car la levure chimique agit très rapidement.
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vendredi, 17 juillet 2009
Des sandwiches dans des boîtes
Rassurez-vous, la cocotte ne vous prend pas pour des pleupleus ! Elle ne vous fera pas l'affront de vous apprendre à faire des sandwiches. Elle va tout simplement vous donner ses trucs pour faire d'une pique-nique party un beau souvenir. Si, si, rien que ça !
Elle va vous donner un p'tit truc pas très répandu en France mais largement développé outre-Rhin ou outre-Atlantique.
Elle va vous dire d'aller acheter une boîte à sandwiches.
Nous, les Français, emballons bêtement nos sandwiches dans de l'alu ou du film-plastique puis nous les déposons dans un sachet ou un panier. Résultat, à l'arrivée, les sandwiches n'ont plus de forme, s'émiettent, sont ramollos et enlèvent une énorme partie du plaisir qu'on a à les manger.
Les Allemands, dans un esprit pratique indéniable, ont inventé « l'ultimate boîte » et le pain qui va avec. J'entends par là qu'ils achètent du pain de la taille de la boîte. Ils sont comme ça, nos voisins.
Tous les jours, le jeune teuton, tout comme le jeune américain, part à l'école avec une lunchbox.
Y'a tout dedans, un sandwich, un fruit et un p'tit légume ! De quoi tenir le coup pour toute la matinée.
Alors voilà mon petit conseil, profitez d'une virée en Allemagne pour vous arrêter dans le rayon « boîtes à sandwiches » du premier magasin que vous verrez et faites votre choix. Le choix peut être motivé par l'âge, le sexe, les goûts de chacun. Vous pouvez aussi profiter d'une virée aux States mais c'est plus loin donc plus cher.
Chez la Cocotte, tout le monde a sa boîte. 5 petites boîtes rangées, prêtes à être remplies et à servir à tout instant. L'une a un singe sur le couvercle, l'autre un Mickey, l'autre encore un panda ou une grenouille. La dernière est en forme de cochon.
Elles ont déjà vu du pays. Oh oui ! L'une est en Norvège au moment où je vous parle.
Résistantes, vous pouvez les remplir de portions de fromage, de bâtonnets de carottes, voire de chips ! Oui, vous ne rêvez pas ! De chips ! Ces boîtes sont facilement lavables, elles sont donc réutilisables !
Vous aussi, vous vous amuserez à préparer vos sandwiches que vous emballerez dans du plastique et que vous déposerez gentiment, amoureusement, dans la boîte que vous aurez choisie, vous ajouterez une carotte épluchée, quelques radis, un petit morceau de Camembert, des crackers même, une pomme, une poire, des cerises...
Puis arrivés sur les lieux du pique-nique, vous ouvrirez votre boîte, vous verrez que tout ce qui est dit ci-dessus est vrai et vous aurez une pensée émue pour la Cocotte.
Ne me dites pas merci ! Surtout pas ! Ça me vexerait !
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mercredi, 15 juillet 2009
Macarons ratés...mais pas pour tout le monde !
Il n'est pas facile de faire des macarons.
L'expertise ne vient qu'avec la répétition.
Il est impossible, la première fois, de les réussir.
Mais ils ne doivent pas à la poubelle finir.
On croirait entendre Ragueneau, le pâtissier-poète dans "Cyrano" !
Après tout, regardez de près un macaron de Nancy. Vous verrez qu'il n'a rien de régulier, que sa croûte est craquelée et qu'il n'a pas de collerette ! Bouh, qu'il est moche ! Et pourtant, il fait la réputation de la ville.
Alors ne baissez pas les bras, recommencez, recommencez et vous verrez, un jour vous aussi, vous y arriverez !
En attendant, que faire avec vos ratés ?
Des jolis desserts colorés dans de jolis contenants transparents. Autrement dit, sortez vos verrines et vos pots de confiture !
Une de mes petites poulettes a voulu se lancer dans la confection de macarons avec une jolie Teutonne prénommée Marlène. Les belles et rebelles n'ont pas écouté mes conseils et ont vu, dépitées, leurs macarons roses, se ramollir, se craqueler et s'aplatir doucement à la chaleur du four.
Et c'est là que moi, la Cocotte, je suis intervenue pour leur dire que non, la vie n'est pas fichue. Une erreur, ça se rattrape ! Non, les filles, c'est pas grave. On va le poser cet avion !
Alors pour faire des macarons ratés, il vous faut :
Une trentaine de macarons ratés : pour cela, vous prenez n'importe quelle recette de macarons et vous la ratez, c'est la partie la plus facile de la recette !*
200 gr de chocolat blanc
de la confiture de groseilles ou de mûres ou de fraises
du mascarpone
des graines de grenade
Vous laissez refroidir vos macarons, non sans dépit, sur une grille. Puis vous faites fondre votre chocolat blanc tout doucement, au bain-marie. Vous partagez en deux le chocolat. Dans un bol, vous lui ajoutez de la confiture de fruits rouges et dans un autre bol, vous mélangez énergiquement le chocolat à trois belles cuillères de mascarpone.
Ensuite vous choisissez de jolis verres transparents. Vous cassez deux macarons par verre et vous mettez les grosses miettes dans le fond de chaque verre. Puis vous ajoutez une belle cuillère de votre préparation chocolat blanc/confiture. Vous couvrez d'un macaron puis vous ajoutez une bonne cuillère de la préparation chocolat/mascarpone. Terminez en ajoutant encore une fois des macarons en petits morceaux et en saupoudrant de graines de grenade et de chocolat blanc râpé.
Vous verrez, vous ferez votre petit effet !
*Très sérieusement, si vous voulez "La Recette", faites-moi signe. Je vous donnerai celle testée et approuvée par ma copine Cécile, la reine des macarons.
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mardi, 07 juillet 2009
Flan de courgettes Gold Rush
Le monde de la courgette, comme celui de tous les fruits et légumes, est merveilleusement imagé :
Connaissiez-vous l'existence de la courgette Diamant, Tarmino, Grison ou Elite ou de celle de Nice à fruits ronds ? Saviez-vous que, dans les jardins, peut pousser la courgette verte non-coureuse des maraîchers ? Et celle-ci, la courgette Gold rush, ça vous dit quelque chose ?
Quand la Cocotte fait son marché, elle achète des légumes qui sortent de l'ordinaire. Elle est comme ça, la Cocotte.
Et franchement, ce n'est pas difficile, les maraîchers s'amusent à faire plein de variétés.
Et ce samedi, sur le marché, la Cocotte a hésité longuement entre des courgettes rondes et les Gold rush ?
Si vous avez bien lu le titre, vous savez déjà pour lesquelles son cœur a penché.
Cette variété est définitivement magnifique, d'un beau jaune or, comme son nom l'indique. Elle se tient beaucoup mieux à la cuisson que la verte « classique », j'entends par là qu'elle perd moins d'eau. Et sa présence dans le panier à légumes égaye aussitôt la cuisine.
En plus, à 1 euro 20 le kilo, ce serait vraiment dommage de ne pas se faire plaisir ! Hein ?
Allez, on se fait plaisir ensemble ?
Pour faire ce flan, il vous faut :
2 courgettes Gold Rush
1 gousse d'ail tout frais
5 ou 6 tomates séchées à l'huile
sel et poivre
1 belle pincée d'origan
1 oeuf
50 gr de farine
1 verre de lait
et 1 pincée de mon petit secret
Préchauffez votre four à 150°c.
Tranchez les courgettes lavées, équeutées mais non épluchées en rondelles très fines.
Dans un grand bol, mélangez l'œuf, la farine, le lait, l'ail ciselé, le sel, le poivre et l'origan et mon petit secret. Ceux qui me suivent savent ! Sinon cliquez ici !
Déposez la moitié de vos rondelles de courgettes et les tomates séchées dans un moule à cake, en silicone de préférence.
Si vous n'en avez pas, prenez soin de beurrer votre moule avant de mettre les courgettes.
Ensuite versez la moitié de la préparation oeuf/farine/lait.... Remettez une couche de courgettes et terminez par le reste de la préparation. Mettez au four pendant une quarantaine de minutes. Au bous de ce temps, sortez le flan, laissez le refroidir et mettez-le au réfrigérateur pendant 2 ou 3 bonnes heures.
Au moment de servir, coupez votre cake en tranches. Vous pouvez l'accompagner d'une vinaigrette, si ça vous chante !
C'est pas bien compliqué ! Ça va faire un flan joliment coloré. Exactement ce qu'il faut pour l'été.
Si vous voulez, vous pouvez remplacer les courgettes jaunes par des vertes, mettre des rondelles de carottes, ajouter du fromage de chèvre, de la menthe... Le truc est d'alterner les couleurs.
C'est juste une question d'imagination !
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lundi, 29 juin 2009
Un pan bagnat
Allez, un peu de culture ne fait jamais de mal. En ce lundi baigné de soleil, même chez nous, il sera de bon ton de manger du pan bagnat et d'expliquer d'où vient ce pain.
Ce sandwich venant de Nice est le frère de la célèbre salade de la même ville.
On a simplement mis tous les ingrédients bon marché de la salade dans ce pain rond pour que les pêcheurs du petit port l'emportent lors des sorties en mer.
Le pan bagnat signifie littéralement pain mouillé. Mouillé de quoi ? D'huile d'olive évidemment. Traditionnellement préparé avec de l'anchois, on le trouve maintenant partout avec du thon.
Le pan bagnat de la Cocotte est comme il se doit, frais, savoureux et suffisamment imbibé d'huile d'olive pour le manger facilement.
Vous voulez que je vous dise comment je le prépare ?
La réponse est oui. Répétez-moi la question.
Il vous faut :
des faluches, belles et grandes (autant que de personnes)
1 boîte d'anchois au sel
1 boîte de thon au naturel
des olives vertes et/ou noires
des tomates en rondelles
des feuilles de laitue
des oignons frais en rondelles
1 bonne huile d'olive
1 bon vinaigre balsamique ou de Xérès
du sel et du poivre
des œufs durs en rondelles
des poivrons en rondelles
Vous ouvrez les faluches et vous versez une rasade d'huile d'olive et de vinaigre, vous refermez et vous pressez un peu le pain pour qu'il soit mouillé de façon uniforme.
Après vous déposez des feuilles de laitue, le thon, les tomates, l'oignon, les olives, l'œuf dur et le poivron. Vous terminez par les anchois si vous aimez ça. La Cocotte adore les anchois.
Et vous refermez votre pan bagnat.
Pour qu'il soit moelleux à souhait, enveloppez-le dans un film plastique et mettez-le 1 ou 2 heures au frigo.
Bien entendu, si vous n'aimez pas un des ingrédients, vous pouvez l'enlever. C'est votre pan bagnat, vous êtes libre, non mais !
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