mercredi, 24 novembre 2010
Petits choux à la ricotta
Avertissement : Pour être sûr d'en avoir encore au moment de servir, envoyez la famille au musée, à la piscine... et enfermez-vous dans la cuisine pour préparer vos choux.
Pour 30 choux
Ingrédients : 250 ml d'eau, 50 g de beurre, 150 g de farine, 3 œufs + 1 jaune pour dorer, 150 g de ricotta sèche et salée, sel.
Préparation : 15 mn – Cuisson : 25 mn – Coût : * - Difficulté : * - Ustensile : plaque de pâtisserie en silicone ou papier sulfurisé
Préchauffez le four à 180°c (th. 6). Râpez la ricotta. Versez l'eau dans une casserole, salez un peu et faites-la chauffer. Ajoutez le beurre. Laissez-le fondre. Avant les premiers bouillons, arrêtez le feu et versez la farine en une seule fois.
Mélangez énergiquement à la cuillère en bois. La pâte doit se décoller rapidement des parois de la casserole. Puis un par un, ajoutez les œufs en mélangeant toujours vigoureusement à chaque fois et terminez en additionnant la ricotta râpée à la préparation.
Laissez refroidir quelques instants. Puis formez des petits choux tout ronds, à l'aide de deux cuillères à café. Laissez 3 cm entre chaque chou sur la plaque. Puis enfournez pendant 25 minutes.
A la sortie du four, mettez-les à refroidir sur une grille. Puis servez-les en entrée ou à l'apéritif.
Si cela vous dit, farcissez-les d'une crème de mascarpone aux anchois ou de tapenade verte ou noire.
24.11.2010
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mercredi, 17 novembre 2010
Biscuits zébrés choco-gingembre
- Dis, Maman, c'est mercredi, j'ai le droit de faire la cuisine ?
- Bien sûr ma chérie. Tu fais quoi ?
-Ben, des p'tits biscuits pour le goûter. Tu m'aides ?
Pour 20 biscuits env.
Ingrédients :
100 g de beurre, 100 g de sucre en poudre, 150 g de farine, 1 oeuf, 1 cuillère à café de cacao en poudre, 1 cuillère à café de gingembre en poudre.
Préparation : 10 mn – Repos : 30 mn – Cuisson : 15 mn – Coût : * - difficulté : * Ustensile : plaque de pâtisserie en silicone ou papier sulfurisé
Faites ramollir le beurre. Dans un saladier, mélangez le beurre, l'œuf, la farine et le sucre. Vous pouvez utiliser un batteur électrique, la pâte sera plus légère. Séparez la pâte dans 2 saladiers. Dans l'un, versez la cuillère de cacao et mélangez bien et dans l'autre, versez la cuillère de gingembre.
Mettez au réfrigérateur pendant 30 mn ou mieux encore au freezer.
Au bout de ce temps, préchauffez le four à 180°c (Th. 6). Sortez les saladiers du réfrigérateur. Formez des tronçons d'1 cm de diamètre et de 8 cm de long, de chacune des 2 pâtes. Assemblez un tronçon blanc et un tronçon au chocolat. Roulez-le rapidement entre les mains et donnez-lui à nouveau la forme d'un tronçon, cette fois-ci de 10 cm de long. Déposez-les sur une plaque en silicone ou du papier sulfurisé et passez-les au four pendant 15 mn. A la sortie du four, mettez-les à refroidir sur une grille.
Rangez vos biscuits dans une belle boîte hermétique. Vous pourrez les conserver une semaine.
17.11.2010
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lundi, 26 juillet 2010
Des piadine
Ah, les piadine ! A la simple évocation de ce mot, la cocotte en connaît qui en bavent déjà.
Les piadine, vous connaissez ?
C'est une recette qui vient d'Italie et plus précisément d'Emilie-Romagne.
Cette région se trouve entre la Lombardie et la Vénétie au nord et la Toscane et les Marches au sud.
La ville principale est Bologne.
Or donc, la piadine, appelée Piè par les autochtones romagnoles, est préparée dans des petits kiosques le long des routes. Ces kiosques ont des couleurs imposées qui rappellent celles des parasols installés sur les plages de la Riviera.
La piadine est une galette faite de farine, d'eau et de saindoux, qu'on farcit de plein de bonnes choses comme de la roquette, de la coppa, du fromage, etc...
Il y en a même qui la tartinent de Nutella !
Quand vient l'été et avec lui, la roquette et les tomates rouges et pleines de goût, la Cocotte en fait et en refait, sans jamais se lasser ni lasser les autres. C'est un plat complet qu'on remplit suivant ses envies. Il faut juste avoir les bons produits.
Il vous faut :
pour une dizaine de piadine
500 g de farine
un peu d'eau tiède (25 cl)
un peu de sel
un peu de saindoux ou du beurre mou (50 g) ou de l'huile d'olive
un peu de levure
Vous mélangez tout ça pour faire comme une pâte à pain. Vous laissez reposer pendant 30 minutes.
Puis vous faites des petites boules que vous aplatissez au rouleau à pâtisserie pour en faire un disque de 25 cm environ.
Vous faites chauffer sur le feu une plaque en fonte et vous faites cuire vos piadine les unes après les autres. Une fois cuites, vous les couvrez pour éviter qu'elles sèchent.
Il ne faut pas plus de 2 ou 3 minutes pour les faire cuire.
Au moment de servir, vous les faites réchauffer un peu sur la plaque.
Et vous farcissez la moitié de la piadine de salade, style roquette, de rondelles de tomate, de coppa, de fromage type Mozzarella, de feuilles de basilic tout frais... Vous déposez un filet d'huile d'olive et vous fermez votre galette comme un livre, comme une demi-lune !
Et vous croquez à pleines dents dans ces galettes à tomber.
Si vous êtes paresseux, sachez qu'on peut en trouver des toutes-faites dans les bonnes épiceries italiennes mais aussi chez un hard-discounter allemand dont le nom commence et finit par L.
Chez ce « soldeur » teuton, elles sont moins bonnes que celles que vous ferez mais la Cocotte comprend les paresseux.
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mercredi, 14 juillet 2010
Turron Cherry Clafoutis
La Cocotte se plaignait dimanche de n'avoir que deux malheureuses poires sur son poirier, alors que l'an dernier l'arbre ployait sous le poids de grosses poires juteuses et délicieuses. Son amie au chapeau violet lui dit alors que cette année était une année à noyaux et que l'an dernier, c'était une année à pépins.
Intriguée, la Cocotte se mit en quête de dictons de jardiniers, éclairés souvent par le bon sens puisqu'éprouvés depuis des centaines d'années.
Et voilà ce qu'elle trouva : A la Saint-Marc, s'il tombe de l'eau, il n'y aura pas de fruit à couteau.
Fruit à couteau, fruit à pépin, c'est pareil, non ?
Il a donc plu le 25 avril ! Voilà pourquoi nous n'aurons pas de poires.
Tout s'expliquait !
Sauf qu'en continuant ses recherches, elle trouva ce dicton :
A la Saint-Marc, s'il tombe de l'eau, il n'y aura pas de fruit à noyaux. Le même dicton mais pour les cerises, les prunes, les pêches...
Sauf que celui-là ne marche pas cette année. Des fruits à noyaux, y'en a des tonnes et notamment des cerises !
La Cocotte en déduit que le 25 avril, il a fait un temps de brun entrecoupé d'éclaircies.
Aujourd'hui c'est la sainte Camille. Il n'y pas de dicton. Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il fasse grand beau, il ne passera rien dans nos jardins !
La Cocotte vous propose celui-ci : A la Sainte-Camille, si tu as des cerises, les idées de recettes fourmillent.
Pour réaliser ce clafoutis à tomber, il vous faut :
1 kg de cerises
100 gr de turron, nougat espagnol, choisissez du nougat mou.
1 oeuf
1 briquette de crème liquide
Ecrasez le turron dans un petit saladier. Cassez un œuf sur le turron et versez la crème liquide. Mélangez vigoureusement.
Répartissez vos cerises dans des petits moules à cake ou un moule « normal » puis versez votre préparation turron/oeuf/crème par dessus.
Mettez à cuire dans un four chaud (160°c) pendant une petite vingtaine de minutes. Mangez tiède ou froid.
Recette spécialement dédicacée à une nouvelle abonnée, Nathalie qui, quand vient l'été, se gave de cerises et aux 2 Camille, fidèles du blog.
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lundi, 28 juin 2010
Tarte pécan-érable
Elles sont belles, mes noix de pécan, elles sont belles !
Et vous avez vu mon sirop d'érable, comme il est beau ?
Aujourd'hui, c'est la foire à l'anti-oxydant.
Voici deux ingrédients qui vont si bien ensemble.
Un petit mix-and-match et nous voilà avec une tarte, riche en calories, reconnaissons-le... mais aussi en anti-oxydants !
En route pour le Québec ! Youhou !
Il vous faut :
1 rouleau de pâte feuilletée
2 oeufs
200 gr de crème fraîche
50 gr de cassonade
100 gr de noix de pécan
10 cl de sirop d'érable
Déroulez le rouleau de pâte et déposez-la dans un plat qui va au four.
Séparez les blancs des jaunes d'œufs. Dans un grand saladier, montez les blancs en neige.
Dans un autre, mélangez jaunes d'œufs, crème fraîche et cassonade.
Puis assemblez les deux saladiers en soulevant délicatement pour ne pas "casser" la crème.
Étalez ce mélange tout léger sur le fond de tarte. Déposez les noix de pécan de façon régulière sur la crème.
Et mettez au four, à 160°c, pendant 20 à 25 minutes.
A la sortie du four, versez le sirop d'érable sur la tarte et laissez refroidir au réfrigérateur.
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samedi, 12 juin 2010
Gâteau rhubarbe et pavot
Parce que c'est l'anniversaire de sa copine Viviane, parce que Viviane n'a pas toujours le temps de cuisiner, parce que Viviane doit avoir dans son jardin un pied de rhubarbe.
Parce que c'est l'anniversaire de Muriel, parce que la Cocotte aime les mots de Muriel.
Parce qu'il y a 2 jours, c'était l'anniversaire de la poulette de la Cocotte, parce que la poulette de la Cocotte aime la rhubarbe, parce que la poulette a dans son jardin un pied de rhubarbe.
Parce que la Cocotte n'a pas le temps de cuisiner ce weekend, dans la série « Recettes de feignasse » que la Cocotte aime, voici un dessert qui ne vous prendra que 2 minutes à préparer. Le reste du temps de la recette est consacré à la cuisson.
Parce que vous n'êtes pas un four.
Parce que vous avez bien 2 minutes.
Et parce que c'est bon, voici 12 bonnes raisons de faire cette recette !
Il vous faut
700 gr à 1 kg de rhubarbe
2 cuillères à soupe de crème fraîche
du sucre
2 œufs
1 boîte de conserve de pavot sucré préparé
Vous trouverez ce produit dans les rayons de cuisine exotique, dans la partie polonaise.
La boîte contient une préparation de pavot bleu moulu, des raisins secs et des oranges confites.
un peu de lait
Préchauffez votre four à 160°c.
Enlevez les fils de la rhubarbe, coupez les tiges en tronçons de 2 cm. Déposez-les dans un plat qui va au four, versez 2 cuillères de crème fraîche, un peu de sucre par dessus et mettez votre plat dans le four, la crème va fondre et ramollir la rhubarbe.
Laissez au four 10 minutes environ.
Pendant ce temps, dans un saladier, battez les 2 oeufs, ajoutez le contenu de la boîte de conserve, ajoutez du lait pour faciliter le mélange.
Versez cette préparation sur la rhubarbe ramollie et remettez votre plat dans le four pour une petite trentaine de minutes.
Dégustez chaud ou froid.
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lundi, 07 juin 2010
Pain bis à la bière
Avec la farine du Moulin de la Roome à Terdeghem, la Cocotte met la main à la pâte et fait un pain parfumé à la bière. Un p'tit conseil, laissez de côté votre machine à pain et ses tristes pavés uniformes et faites comme la Cocotte ! Vous allez adorer !
Pour un beau pain :
600 g de farine de blé type 55
2 cubes de levure du boulanger
50 cl de bière blonde à température ambiante
20 g de sel fin
100 g de farine type 80
100 g de farine type 110
Délayez la levure dans un peu de bière. Attention, ça mousse !
Dans un saladier, faites un creux au centre de la farine t.55, versez-y le mélange levure/bière et mélangez un peu.
Ajoutez la bière et le sel et pétrissez pendant 5 minutes pour former une boule.
Couvrez le saladier d'un torchon et laissez doubler de volume, au chaud, dans la cuisine.
Ajoutez à la boule les farines type 80 et 110 et pétrissez à nouveau pendant 5 minutes. La pâte doit être souple et non-collante. Au besoin ajoutez un peu de farine.
Mettez la boule de pâte sur une plaque ou dans un moule en silicone et laissez doubler de volume à nouveau.
Pour faire joli, incisez la surface de la pâte pour former les ailes d'un moulin.
Préchauffez votre four à 220°C.
Faites cuire votre pain pendant 20 minutes. Baissez la température à 200° et laissez cuire encore 30 minutes. Sortez-le, retournez-le et tapez-le d'un doigt. S'il sonne creux, c'est cuit. Sinon, remettez-le au four quelques instants.
Dégustez-le froid avec du fromage ou de la charcuterie.
Meunier, tu dors ?
Non, Matthieu Quaeybeur, un jeune meunier, bénévole et passionné, ne dort pas ! Membre très actif de l'association des amis du moulin de la Roome à Terdeghem, il consacre son temps libre à l'entretien de cet immense Meccano en bois, datant de 1645 et reconstruit en 1995. Il accueille les visiteurs, décrit le processus de fabrication de la farine, forme des jeunes à la meunerie et alimente un blog, véritable encyclopédie sur tous les moulins du Nord-Pas de Calais. « Je ne peux pas vivre loin du moulin » dit-il. Et quand il s'octroie quelques jours de repos, devinez ce qu'il fait ? Il va voir d'autres moulins !
Pour les visites : http://moulindlaroome.canalblog.com/ le.moulin.de.la.roome@hotmail.fr 0328409004 ou 0685668507
Trucs et astuces
Pour faire du bon pain, il vous faut de la farine, de la levure, un bon robot-ménager pour pétrir à votre place et des idées...
La farine de blé type 55 donne un pain gonflé et blanc. Ajoutez en petites quantités des farines type 80 à 150, pour un pain plus dense et plus foncé.
Mêlez au blé de petites quantités de farine de seigle, orge, avoine, maïs, ou de pois chiche...
Complétez par des graines de sésame, pavot, lin ou tournesol.
Associez à votre pâte à pain, fruits secs, olives, dés de fromage, aromates, miel ou restes de charcuterie. Et donnez à votre pain la forme que vous voulez.
Article paru dans "Version Femina", supplément de La Voix du Nord, semaine du 7 au 13 juin 2010, à retrouver également sur La Voix au Féminin
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mercredi, 05 mai 2010
Silly cakes et silicone
Le moule en silicone est au cuisinier ce que le GPS est au routier. Tant qu'on n'en a pas, on peut s'en passer. Mais dès qu'on on en a un, on se demande comment on faisait avant !.
Cette matière hyper-souple dont sont faits moult moules vous fait gagner un temps considérable en cuisine.
Plus besoin de papier-ménage, de beurre et de farine pour graisser plats à tarte, moules à cannelés ou à madeleines... jusque dans les moindres recoins.
Plus besoin de jouer les prestidigitateurs avec plus ou moins de succès, quand on essaie de démouler son gâteau, à la sortie du four.
Plus besoin de laisser le moule baigner des heures dans l'eau, après une cuisson trop longue.
Maintenant un p'tit geste suffit et hop, on démoule son cake en un tour de main !
Les industriels s'amusent maintenant à faire des moules de toutes les formes et de toutes les couleurs. La Cocotte a même vu des moules en forme de dahlia, de tournesol ou encore de narcisse ! Certainement élaborés par des industriels amoureux de Jacques Brel : J'vous ai apporté un cake en forme de dahlia parce que les fleurs, c'est périssable...
Un p'tit conseil : Si vous en achetez, préférez ceux qui résistent à une grande température (260° à 280°c). Ces moules sont en grande majorité conformes à la législation, les autres le sont beaucoup moins !
Le dernier moule en silicone acheté par la Cocotte est une plaque de 24 mini-cakes, avec un p'tit creux dans chacun des cakes quand on les retourne. On peut donc les garnir de sauces, de fruits, de dés de fromage, de... Votre imagination va faire le reste.
Et un autre p"tit conseil : Posez vos moules sur une plaque qui va au four, vous les manipulerez plus facilement.
Voici deux petites recettes qui ont fait un effet fou !
Il vous faut pour la base
200 gr de farine
2 oeufs
1 petite brique de crème liquide
1 cuillère à café de baking powder ou de bicarbonate de soude
Pour 24 cakes du sud :
100 gr de tapenade aux tomates séchées
des rondelles très fines de chorizo
Pour 24 cakes du nord
1 poireau
1 branchette de thym
des dés de maroilles
sel et poivre
Préparez votre base en mélangeant farine, oeufs entiers, et crème liquide.
Puis partagez-la en deux bols.
Dans un premier bol, ajoutez tapenade et une ½ cuillère de baking powder. Mélangez bien et répartissez dans les mini-moules à cakes. Faites cuire à four chaud pendant 10 à 12 minutes.
Pendant ce temps, détaillez un poireau lavé en rondelles puis faites-le fondre dans une casserole avec un peu d'eau, du thym pendant 5 ou 6 minutes. Salez, poivrez. Et laissez refroidir.
Ajoutez les rondelles fondantes à l'autre moitié de votre base farine/oeufs/crème dans un autre bol puis terminez par les dés de Maroilles et la ½ cuillère de baking powder.
Démoulez la première fournée de mini-cakes, lavez rapidement votre moule puis remplissez-le à nouveau de la seconde préparation.
Laissez cuire 10 à 12 minutes. Pendant ce temps, faites cuire quelques rondelles de chorizo pour décorer les cakes du sud.
Démoulez rapidement votre deuxième fournée et présentez vos petits cakes à croquer à l'apéro.
Vous allez faire un malheur !
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lundi, 19 avril 2010
Cookies comme un légo
Il est des choses dans la cuisine auxquelles la Cocotte ne touche pas ou plus. Non par incompétence ou par dégoût mais parce que d'autres le font bien mieux qu'elle. Ainsi les macarons, baklavas, bugnes, puddings ou autres cannelés qu'elle laisse à ses copines le soin de lui offrir. Pour les cookies, c'est pareil, la mission revient à la fille de la Cocotte.
Elle fait tout simplement les meilleurs cookies du monde. Et quand on lui demande comment elle fait, elle répond en toute humilité :
« Les cookies, c'est comme une boîte de Légo. T'as une base pour te construire ton univers et après, tu fais ce que tu veux. Et bien là, c'est pareil, il te faut 5 ingrédients de base. Ensuite il faut avoir un peu d'imagination ! »
Ce principe de base s'applique à une multitude de préparations dans la cuisine. N'est-ce pas ?
L'imagination.... et les placards remplis de bonnes choses.
Quand elle prépare ses cookies, elle en fait toujours des tonnes qu'elle envoie à ses amis, urbi et orbi, dans des enveloppes décorées par ses soins ou dans des petits paquets joliment ficelés, avec toujours beaucoup d'imagination.
Voulez-vous la base des cookies ? Après... votre imagination fera le reste.
Il vous faut :
Pour une trentaine de cookies
200 gr de sucre
200 gr de farine
115 gr de beurre
un œuf
une cuillère de bicarbonate de de soude ou de levure chimique
Faites fondre le beurre puis mélangez tous les ingrédients ensemble. Faites vite car la levure chimique agit rapidement.
Si vous voulez faire 3 sortes de cookies, séparez votre pâte en 3 tas égaux. Si vous voulez en faire 4, séparez en 4...
Avec la permission de sa fille, la Cocotte vous propose 4 divines variantes :
1. Chocolat en pépites, miel et cardamome égrainée
2. Twix en morceaux et cannelle
3. Maltesers éclatés et sucre roux
4. Beurre de cacahuète (100 gr) et galettes de riz soufflé émiettées
Il vous faut de petites quantités des ingrédients sus-cités. Incorporez chacun des ingrédients par variante à un tas de pâte et formez des petits ronds sur une plaque en silicone. Attention, espacez bien vos petits tas de pâte car les cookies fondent et s'étalent facilement.
Enfournez à 180°c pendant 10 à 12 minutes. Il faut qu'ils soient encore un peu mous à la sortie. Vous pouvez les laisser refroidir dans le four ou vous pouvez également les mettre sur une grille à pâtisserie.
Non seulement la fille de la Cocotte fait les meilleurs cookies mais elle en fait de magnifiques photos ! Elle est bien la fille de la Cocotte, hein ?
Et si vous êtes en manque d'inspiration essayez ce livre « 500 cookies » aux éditions Minerva, vous trouverez forcément quelque chose dans vos cordes. Il regorge de recettes de cookies et de biscuits franchement à tomber, par exemple les cookies à la pomme, les fortune cookies ou encore les double-cookies chocolat-orange, pour ne citer que ça ! Faites confiance à la Cocotte.
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vendredi, 09 avril 2010
Triple fajitas Wilbur
Un peu de couleurs dans ce monde souvent trop sombre, vous n'avez rien contre ?
Et un peu de piment, qu'en dites-vous ?
La Cocotte vous offre un gâteau de fajitas, haut en couleurs et en goûts.
Il vous faudra trouver des grandes fajitas. Vous savez ? Ces grandes crêpes mexicaines qu'on farcit et qu'on roule. Quand vous aurez acheté vos fajitas, partez à la recherche de piments jalapenos.
Ces piments mexicains viennent de la ville de Jalap, dans l'état de Veracruz. Ils sont pile-poil au centre sur l'échelle de Scoville. En gros, les Jalapenos sont censés vous brûler un peu plus que du Tabasco rouge.
Au début du siècle dernier, Wilbur Scoville s'est amusé à noter tous les piments selon leur teneur en capsaïcine, composé actif du piment.
Il faisait tester à des volontaires des solutions de piments qu'il diluait petit à petit, pour arriver au moment où la sensation de brûlure disparaissait complètement.
L'histoire ne dit pas si lui aussi testait ces différentes bombes.
Les journaux, la télévision relatent souvent les expériences de ces gens qui se lancent le défi d'avaler des piments réputés très forts.
La cocotte a vu, dernièrement sur le net, un type au flegme tout britannique, face à sa webcam, qui ingère un Bhut jolokia, piment le plus élevé sur l'échelle du cher Wilbur.
Calmement il mesure la largeur et la hauteur du piment, l'avale tout de go, mastique consciencieusement la bombe puis il décrit ce qui se passe dans sa bouche. Immédiatement il se met à transpirer, il pleure, il se mouche bruyamment, il hoquète, dit qu'il a l'impression de ne plus avoir de langue, s'essuie dans son T. shirt, parle du côté « tasty » de ce piment indien, se ré-essuie le visage pour la cinquième fois, remet ses lunettes et termine en disant : Well, the Bhut jolokia, it's cool ! Ca dure dix minutes !
Et avez-vous entendu parler de ces 10 ados teutons qui ont décidé, très récemment, d'avaler une bouteille de Tabasco rouge, un matin en allant à l'école, juste pour rigoler, et qui se sont retrouvés à l'hôpital, pour 8 d'entre eux ?
Il paraît même qu'en Allemagne, les villes se lancent ce type de défi ! Alors si les grands s'y mettent, pourquoi pas les petits ?
Surtout ne faites pas comme eux. Mais épicez quand même votre gâteau de fajitas. Sans piment, ce plat sera bien plat !
Il vous faut :
3 grandes fajitas
500 gr de viande hachée de boeuf
un oignon
du romarin
de la coriandre en poudre
une boîte de concentré de tomates
des piments jalapenos
Si vous ne trouvez pas de jalapenos, vous savez maintenant que vous pouvez les remplacer par quelques gouttes de Tabasco. C'est à vous de doser.
une petite boîte de maïs
2 poivrons rouges
300 gr de fromage qui fond bien, type mozzarella
Dans un plat creux, mélangez la viande, l'oignon ciselé, la coriandre en poudre, le concentré de tomates, quelques rondelles de piments jalapenos ou quelques gouttes de Tabasco. Ajoutez un peu d'eau si c'est trop épais. Partagez ce mélange en trois parties égales.
Sur une fajitas, versez quelques gouttes d'huile d'olive, étalez une première partie de votre mélange, ajoutez quelques grains de maïs, des rondelles de poivrons, un peu de romarin et un peu de fromage râpé ou coupé en petits morceaux.
Posez par dessus une fajitas et recommencez l'opération deux fois en terminant par une couche de viande recouverte d'une épaisseur très généreuse de fromage.
Passez votre gâteau au four, thermostat 18O°c pendant une trentaine de minutes. A la sortie du four, découpez votre gâteau en parts égales et dévorez-le aussitôt.
Et après ? Yihaa ! Viva Mexico !
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mercredi, 03 mars 2010
Cake Mozza/Olives
Un p'tit verre de jus de fruit, ça vous dit ? Un verre d'Aglandau, de Grossanne, de Négrette, de Picholine, de Rougette de l'Ardèche ? C'est joli, non ? Ça vous dit quelque chose ?
Ce ne sont que des variétés françaises. Vous voyez de quoi on parle maintenant ?
La Cocotte vous propose simplement un verre d'huile d'olive.
Allez, aujourd'hui, petit cours sur cette huile vieille de plusieurs millénaires, qu'on n'utilisait pas seulement pour la cuisine mais également pour s'éclairer ou se soigner.
C'est la seule huile qu'on extrait du fruit, comme une orange ou un citron. De plus, le procédé est entièrement mécanique.
Les Français en consomment de plus en plus, ils importent près de 97 % de cette huile principalement d'Espagne, de Grèce ou d'Italie, le prix de l'huile d'olive française étant souvent prohibitif.
Quand on est riche, on peut s'amuser à choisir un certain type d'huile pour un certain type de plat ! La Cocotte, ne l'étant pas particulièrement, essaie le plus souvent d'acheter de l'huile bio, vierge extra. Vierge et vierge extra, ces huiles sont meilleures pour la santé car elles contiennent peu d'acides gras saturés et polyinsaturés.
Elle range ses bouteilles à l'ombre car la lumière risquerait d'oxyder le contenu. Et quand elle ne la verse pas dans une poêle, un saladier ou une marmite, elle fait comme les athlètes de l'Antiquité et OSS 117, elle aime quand on l'enduit d'huile pour un petit massage tout simple ou pour ses mains agressées par le froid.
Il paraît que cette huile-sirop typhon mélangée à du jus de citron prévient l'apparition des rides, à condition de se masser le visage à partir de 30 ans. La Cocotte commencera donc ce traitement dans deux ans et vous dira, dans 30 ans, si ça fonctionne. Un peu de patience !
Enfin un doigt trempé dans l'huile d'olive vous culotte une pipe comme pas deux !
Tout ou presque est tiré d'un livre dédié à cette oléagineuse pharamineuse, livre que la Cocotte vous conseille de lire si vous voulez en savoir encore plus.
Elle en a tiré aussi une petite recette, l'a mise à sa sauce et vous la donne, juste parce que c'est vous.
Il vous faut :
200 gr de farine
3 œufs
½ sachet de levure ou 1 belle cuillère à café de baking powder
un peu de sel et de poivre
une pincée d'herbes de Provence
60 à 80 gr de chorizo coupé en petits dés
1 petit verre d'huile d'olive (10/12 cl)
1 petit verre de bon vin rouge bien corsé (10/12 cl)
5 ou 6 tomates séchées coupées grossièrement
100 gr de mozzarella râpée
100 gr d'olives mélangées dénoyautées (à acheter en vrac dans les épiceries orientales à 5 ou 6 euros le kilo !)
Préchauffez votre four à 180°c, un peu moins s'il est à chaleur tournante.
Mélangez la farine, poivre et sel, les herbes, la levure et les olives grossièrement coupées. Battez vos œufs et ajoutez-les à la préparation. Continuez avec le vin, l'huile, le chorizo, les tomates et le fromage. Mélangez bien le tout et versez-le dans un moule à cake à silicone. Si vous n'en avez pas, n'oubliez pas de graisser et de fariner votre moule.
Faites cuire votre cake pendant 40 minutes. Pour vérifier s'il est cuit, passez à travers la pointe d'un couteau. Il faut qu'elle ressorte sèche.
La Cocotte vous l'assure, le parfum de ce cake a un avant-goût de printemps du tonnerre !
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lundi, 22 février 2010
Carrot cookies
Leçon de français et d'histoire : Apéritif, du latin, aperire, ouvrir.
L'apéritif a pour vocation d'ouvrir l'appétit des gens. Les Romains, déjà, savouraient des vins au miel pour entamer leur repas. Au Moyen-âge, l'apéritif était une boisson préventive qui stimulait l'estomac. Les gens buvaient alors de l'hypocras, vin au fort goût de miel et de sucre.
Depuis la seconde partie du XXe siècle, désormais toutes les couches de la population se prêtent au jeu de l'apéro avant le repas, zappant allégrement l'aspect médicinal des breuvages.
La Cocotte ne vous propose pas de boisson mais un petit biscuit au cœur moelleux à faire et à offrir pour ce moment privilégié, qui vous ouvrira l'appétit et vous donnera envie de manger tout le plat. Promis, juré !
Leçon de français, suite :
L'antonyme d'apéritif est digestif, c'est la même chose mais pour la fin du repas.
La Cocotte ne vous propose toujours pas de boisson mais un petit biscuit au même cœur que ci-dessus, à faire et à offrir. Enfin...surtout à offrir ! Car, comme vous vous serez déjà goinfrés des premiers biscuits salés, vous n'aurez plus de place pour ceux-là.
Pour 25 biscuits salés et 25 biscuits sucrés, il vous faut :
la base pour les deux sortes de biscuits :
2 belles carottes
150 gr de farine
1 oeuf
100 gr de beurre
Pour le salé :
100 gr de fromage râpé type vieux Gouda
1 cuillère de cumin en poudre
Pour le sucré :
50 gr de sucre roux ou 2 cuillères de miel
1 cuillère de graines de pavot
1 cuillère de graines de sésame blanc
quelques raisins secs trempés dans de l'eau chaude avec un peu de cannelle
Préparez votre base. Faites fondre le beurre doucement. Râpez les carottes, mélangez-les au beurre, à l'oeuf et la farine.
1. Partagez en deux cette base. dans la première partie, ajoutez le gouda râpé lui aussi et le cumin, un peu de sel et de poivre. Formezun gros rouleau,de 5/6 cm de diamètre et emballez-le dans du film plastique et déposez-le au réfrigérateur.
2. Pour l'autre partie, égouttez les raisins secs, ajoutez-les à la base, puis le sucre ou le miel, les graines de sésame et de pavot et mélangez bien. Faites un rouleau avec la pâte et emballez-le dans du film plastique. Déposez-le au réfrigérateur.
Au bout d'une heure, sortez les rouleaux et détaillez-les en tranches de 5 mm d'épaisseur.
Déposez tous ces petits biscuits sur une plaque à patisserie en silicone ou recouverte de papier sulfurisé et faites cuire à four chaud pendant 10 à 12 minutes. Sortez du four et laissez refroidir sur une grille.
Bon début et bonne fin de repas.
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vendredi, 22 janvier 2010
Appelkaka, gâteau suédois aux pommes
Dans la série « Qu'est-ce que vous faites de votre pain dur ? Ben, on le mange ! » , voici la recette du gâteau Suédois à la pomme.
Dans la série « C'est le weekend et je n'ai pas envie de m'emm... à faire la cuisine, qu'est-ce que tu proposes ? », voici la recette du gâteau Suédois à la pomme.
Dans la série « Combien de raisons faut-il pour faire du gâteau Suédois à la pomme ? », en voici au moins 2. Et quand vous l'aurez goûté, vous en aurez au moins 3 pour vite recommencer.
La Cocotte suit les conseils de Miss Boulette qui garde toujours du pain dur. Non pas pour les oiseaux mais en vue de préparer du pudding. La Cocotte fait maintenant de même. Non pas pour les oiseaux, elle aime pas ça, ni pour faire du pudding.
Quand on a goûté celui de la Boulette, flambé au rhum, avec des gros morceaux de sucre plantés sauvagement dans le gâteau, on ne cherche pas à l'imiter, on laisse faire les grandes.
Non, la Cocotte a son p'tit tas de pain dur qui dort près du radiateur de la cuisine. En prévision des jours où ses voisines préférées auront besoin de faire des boulettes d'épinards, où ses enfants auront besoin de Wiener Schnitzels... Bref, elle a toujours du pain dur d'avance.
Alors quand elle voit qu'une recette nécessite d'entamer son p'tit tas, ça la met en joie.
Ainsi est la Cocotte !
Pour transformer votre pain en chapelure, optez pour un bon marteau en caoutchouc ou un rouleau à pâtisserie ou un bon blender. La Cocotte opte pour Brenda, blender fidèle et robuste qui fait ça hop hop ! En 30 secondes, elle obtient une poudre fine, juste ce qu'il faut.
200 gr de chapelure
1 kg de bonnes pommes à cuire
200 gr de sucre en poudre
100 gr de beurre fondu
1 peu de beurre pour le fond du moule
1 grosse cuillère à café de cannelle
de la crème fraîche pour servir
Préchauffez votre four à 180°c.
Mélangez chapelure, sucre, cannelle et beurre fondu.
Épluchez les pommes, enlevez les pépins et coupez-les en fins quartiers.
Beurrez un plat qui va au four, style moule à soufflé et déposez une fine couche du mélange chapelure, sucre... Recouvrez de pommes et recommencez l'opération jusqu'à épuisement des stocks en finissant par la chapelure.
Faites cuire votre gâteau pendant 45 minutes. Les pommes sont fondantes mais non fondues.
Servez-le tiède accompagné de crème fraîche et de thé. C'est tout con et c'est bon.
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mercredi, 20 janvier 2010
Des blini
Si vous aimez les blini tout prêts au goût caoutchouteux effroyable, passez votre chemin.
Si vous aimez les bonnes choses, bienvenue à vous. Cet article est pour vous. Rien que pour vous.
Cousins modestes des pancakes US ou anglaises, les blini sont des petites crêpes rondes et dorées, que l'on mange traditionnellement accompagnées de poissons fumés, de crème...
Ils peuvent également se manger sucrés, accompagnés de compote de pommes ou de confiture et se congèlent sans problème.
Ils ont une place de choix parmi la grande variété des zakouski, assortiment de plats servis avant le repas.
La Cocotte entend d'ici les remarques du genre « Mais elle croit qu'on a que ça à faire ! ». Et bien, oui, elle croit ça, la Cocotte.
Parce que franchement, une fois qu'on est bien organisé, qu'on a tout le matériel dans la R16, on met moins de temps à préparer 50 blini qu'à aller les acheter au supermarché à la périphérie lointaine de la ville.
Sortez votre crêpière basique et allez chercher celle de votre voisine. Mieux encore, ayez toujours à votre disposition deux crêpières. Vous remercierez la Cocotte plus tard. Vous n'obtiendrez pas de blini de 12 cm de diamètre exactement mais vous vous régalerez.
Ce n'est pas une recette très originale, la Cocotte en convient, mais ça fait partie des basiques en cuisine, il faut savoir préparer des blini.
Il vous faut :
350 gr de farine de blé
Si vous voulez, vous pouvez mélanger farine de blé (200 gr) et farine de sarrazin (150 gr).
½ cube de levure de boulanger
600 ml de lait
3 oeufs
2 cuillères d'huile
2 crêpières et 2 bras
Diluez la levure de boulanger dans un peu de lait tiède. Versez la farine dans un grand saladier, ajoutez au centre la levure et le lait et commencer à mélanger.
Séparez les blancs des jaunes d'œuf. Réservez les blancs. Et ajoutez les jaunes à la farine. Versez tout le lait et mélangez bien. Vous pouvez vous servir du mixeur. Finissez par les 2 cuillères d'huile pour éviter que les blini collent à la cuisson.
Recouvrez d'un linge et laissez lever votre pâte pendant 2 à 3 heures. Au bout de ce temps, montez vos blancs en neige et incorporez-les délicatement à la pâte en la soulevant avec une Maryse.
Faites chauffer vos 2 crêpières. Avec une louche, déposez 3 ou 4 ronds de pâte dans chaque crêpière et laissez cuire 2 minutes. Des petits trous se forment à la surface, il est temps de les retourner.
Laissez à nouveau cuire pendant 1 minute et déposez tous vos blini sur un grand plat. En 30 minutes, à raison de 6 blini toutes les 3 minutes, vous obtenez 60 blini.
Ne me dites pas que vous n'avez pas 30 minutes devant vous !
Gardez-les au chaud en les recouvrant d'une feuille de papier alu.
Préparez les accompagnements :
crème fraîche avec un peu de jus de citron, oeufs de poissons, tarama, anguille et/ou saumon fumés, radis noir coupé très fin, cornichon molossol...
Déposez tout ça à table. Pour les grands, proposez de la vodka et régalez-vous en écoutant Les cœurs de l'armée rouge*.
*Ce n'est qu'une proposition, il n'y a aucun caractère obligatoire.
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lundi, 11 janvier 2010
Bloomsbury Muffins
Dans l'Angleterre du début du XXème siècle, écrivains, peintres, théoriciens, critiques d'art, journalistes, éditeurs ou encore musiciens forment autour des frères et de la soeur de Virginia Woolf un groupe qu'on nommera le Bloomsbury group, du nom d'un quartier de Londres. Pendant près de 40 ans, ce cercle à l'esprit libre et rebelle donnera sa vision de l'art, de la littérature, s'attirant souvent des critiques à propos du mode de vie de ses membres et leur refus des codes sociaux traditionnels.
Le musée de la Piscine à Roubaix expose jusqu'à la fin du mois de février des œuvres réalisées par le groupe et autour de celui-ci.
Dans une scénographie très colorée, on découvre la vie à Bloomsbury ou à Charleston, maison perdue dans les collines Sussex dont la propriétaire était Vanessa Bell, sœur de Virginia. Des portraits, des autoportraits, des tissus, des textiles, de la vaisselle, des meubles peints par tous les membres du groupe retracent, avec beaucoup d'intelligence, l'ambiance des lieux et l'humeur de ses habitants. En sortant de ce bain de culture où l'on sent une indolence travaillée et un foisonnement créatif très British, la Cocotte n'a eu qu'une envie, faire des muffins et boire un thé à la mémoire des gens de Bloomsbury. Si vous n'avez pas d'idées pour les weekends à venir, allez donc faire un petit tour à la Piscine, vous ne le regretterez pas. Mais préparez avant de partir, préparez vos petits muffins au goût subtil de menthe chocolatée ou de chocolat mentholé.
Pour faire 15 Bloomsbury muffins, il vous faut :
10 cl de lait
2 sachets de thé à la menthe
100 gr de beurre
100 gr de sucre en poudre
200 gr de farine
3 oeufs
1 sachet de levure chimique ou 2 cuillères de baking powder
30 ou 40 gr de chocolat noir
Préchauffez votre four à 180°c.
Faites chauffer le lait et versez-y le contenu des 2 sachets de thé à la menthe. Laissez infuser.
Faites fondre le beurre, ajoutez le sucre et fouettez jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez ensuite la farine, la levure, les 3 jaunes d'œufs. Versez le lait infusé et non-filtré. Cassez grossièrement le chocolat (il ne faut de trop petits morceaux), ajoutez-le au mélange. Remuez bien. Puis battez les blancs d'œufs en neige et mêlez-les délicatement à la préparation en soulevant la pâte.
Répartissez votre pâte dans des moules à muffins en silicone et faites cuire au four pendant 15 à 20 minutes. La lame d'un couteau doit ressortir sèche quand vous transpercez vos muffins.
En rentrant du musée, il ne vous reste plus qu'à vous préparer un thé à la bergamote avec un sucre ou deux et un nuage de lait. Savourez vos muffins en lisant avec intérêt tous les livres que vous aurez achetés là-bas en rapport avec le groupe de Bloomsbury.
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lundi, 21 décembre 2009
Biscuits de Noël
Les petits cadeaux entretiennent l'amitié. On est d'accord ? Et il nous reste trois jours avant Noël.
Et si on ne s'offre pas de petits cadeaux à Noël, j'me demande bien quand on le fera ! Vous avez plein d'amis ? Ça va vous coûter cher ? Vous ne voulez pas faire les magasins en ce moment ? Pas de problème !
Trouvez-moi une jolie boîte en métal, en carton, en bois ou en osier.
Allez vous acheter un stock d'emporte-pièces, un kilo de farine, des œufs, des amandes en poudre, du gingembre et de la cannelle. On va faire des petits biscuits à offrir à tout le monde.
Voici deux petites recettes pleines de goût et d'odeurs à préparer avec vos enfants, si vous en avez sous la main.
Sablés amandes-cannelle :
pour 1 trentaine de sablés
350 gr de farine
150 gr d'amandes en poudre
250 gr de beurre mou
2 œufs
200 gr de sucre en poudre
3 cuillères à café de cannelle en poudre
Dans un saladier, mélangez beurre mou ou coupé en tout petits morceaux et le sucre. Ajoutez les amandes, la farine, les œufs et la cannelle. Au besoin ajoutez de l'eau. Il faut obtenir une grosse boule de pâte. Mettez-la au frais au moins pendant une heure.
Prélevez des petites portions. Étalez une portion sur 5 mm d'épaisseur et amusez-vous avec les emporte-pièces. Déposez-les sur une feuille de papier sulfurisé ou sur une plaque de silicone.
Passez à four chaud pendant 8 à 10 minutes. Sortez vos biscuits du four et déposez-les sur une grille. Laissez-les refroidir avant de les ranger dans votre belle boîte.
Pour cette recette, il vous faut obligatoirement un moule à gingerbread man. Si vous n'en avez pas, changez le nom de la recette. C'est pas compliqué !
Vous voyez ce que c'est le gingerbread man ? C'est ce petit bonhomme aux bras et jambes écartés sur lequel on peut ajouter des yeux et des boutons. C'est l'un des personnages d'un conte très célèbre dans les pays anglo-saxons. C'est l'équivalent de "Roule-galette" chez nous.
Si vous êtes sages, un jour, je vous raconterai son histoire.
250 gr de farine
125 gr de sucre roux
125 gr de beurre mou
3 cuillères de mélasse ou de golden syrup
2 cuillères à café de gingembre en poudre
1 cuillère à café de cannelle
2 cuillères à café de bicarbonate de soude ou de levure chimique
Mélangez tous ces ingrédients. Vous devez obtenir, comme ci-dessus, une boule de pâte. Si elle colle, ajoutez un peu de farine, si elle est trop sèche, ajoutez un peu d'eau. Mettez au frais. Puis procédez comme ci-dessus. Prélevez des petites portions de pâte, étalez-la au rouleau sur 5 mm d'épaisseur. Avec votre emporte-pièce, faites vos petits bonshommes. Si ça vous amuse, faites-leur des yeux et des boutons avec des raisins.
Passez à four chaud pendant 8 à 10 minutes; Sortez vos …. comme ci-dessus.
Je ne vais pas le répéter ! Ça devrait aller, non ?
Amusez-vous bien !
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samedi, 12 décembre 2009
Des Bretzels
Qu'est-ce qui est rond et marron, qui ressemble à un nœud, qui a parfois une grosse cicatrice sur le « ventre », qui est salé et qui pendouille fièrement dans les vitrines des échoppes sur les marchés de Noël en Allemagne ?
Un pneu crevé recouvert de chocolat ? Nein !
Un Père-Noël en pain d'épice qui aurait fait la guerre ? Nein !
Une brioche en forme de roue de charrette trop cuite ? Nein !
C'est un Bretzel ! Enfin !
Toutes les régions d'Allemagne en réclament l'origine, avec des histoires plus ou moins farfelues.
Son nom vient du latin bracchium qui signifie bras ou avant-bras. Au début, il n'y avait qu'un bras, ça formait un 6. Puis quelqu'un eut l'idée d'unir deux pains pour n'en faire qu'un.
On dit alors qu'il symbolisait un moine en prière.
Dans les chaumières teutonnes, on affirme aussi qu'un pâtissier avait été accusé d'un vol. Le Comte de la région de Bad Urach, aimant ses pâtisseries lui lança un défi : « Tu as trois jours et trois nuits pour me préparer une pâtisserie à travers laquelle le soleil brillera trois fois. Si tu réussis,tu ne seras pas pendu, ta vie te sera rendue ». C'est en voyant sa femme, les bras croisés dans l'encadrement de la porte que le pâtissier se mit à confectionner des Bretzels.
C'est maintenant le symbole des boulangers en Allemagne.
Une légende raconte que le 11 février 1839 (c'était un mardi) un Bavarois nommé Anton Pfannenbrenner Nepomuk aurait, par mégarde, badigeonné ses Bretzels d'une solution de soude destinée au nettoyage des moules à pâtisserie.
On prétend aussi qu'un chat dans une pâtisserie aurait fait tomber une plaque remplie de Bretzels dans de la saumure pour faire mariner du poisson.
Les Bavarois et les Souabes se battent pour revendiquer le sel sur le Bretzel.,,
Bah, la Cocotte les laisse à leurs querelles et vous propose deux recettes de ces petits bras entrelacés croustillants et salés.
Une petite recette pour l'apéro d'une simplicité enfantine. D'ailleurs faites-la avec vos enfants.
Et une autre, tout aussi simple, qui donnera à votre cuisine l'odeur des marchés de Noël.
Pour 25 Bretzels à dévorer à l'apéro
30 gr de beurre
3 œufs (pour 2 des 3 oeufs, séparez les blancs des jaunes mais ne jetez pas les blancs)
une pincée de sel fin
250 gr de farine
du gros sel
Ramollissez le beurre dans un petit saladier, ajoutez deux jaunes d'œuf, le sel et la farine et mélangez bien. Montez les blancs en neige et ajoutez-les à la préparation. Vous obtenez une grosse boule de pâte. Partagez-la en 25 morceaux égaux. Sur un plan légèrement fariné, roulez chaque boule pour obtenir un fin boudin d'une vingtaine de cm de long. Croisez les extrémités vers le bas et rabattez chaque extrémité vers le haut du Bretzel. Déposez tous ces petits gâteaux sur une plaque en silicone ou du papier sulfurisé, badigeonnez-les de jaune d'œuf et parsemez-les de quelques grains de gros sel. Faites cuire à four chaud pendant 15 mn. Déposez-les sur une grille et attendez les copains pour les déguster.
1 cube de levure de boulanger
500 gr de farine
300 ml d'eau tiède
1 cuillère à café de sel fin
du gros sel
3 cuillères à soupe de bicarbonate soude
Délayez la levure dans un peu d'eau tiède. Versez la farine dans un grand plat, faites un creux au milieu et versez la tasse de levure/eau. Ajoutez du sel. Mélangez bien pendant 5 minutes. Si vous avez un robot, laissez-le faire, il est là pour ça.
Couvrez d'un ligne propre et laissez monter votre pâte pendant une bonne heure.
Au bout de ce temps, retravaillez la pâte en ajoutant au besoin un peu de farine. Il ne faut pas qu'elle colle mais il ne faut pas qu'elle soit trop sèche.
Divisez vos pâte en 16 morceaux égaux et travaillez-les comme dans la recette précédente. Vous pouvez rouler votre pâte pour que les bouts soient plus fins que le centre. Le centre représentant alors un ventre bien gonflé.
Déposez tous vos Bretzels sur une plaque en silicone ou du papier sulfurisé très légèrement fariné.
Recouvrez d'un linge et laissez vos petits pains gonfler une nouvelle fois.
Au bout d'une bonne heure, préchauffez votre four à 200°c et faites bouillir dans une marmite, de l'eau additionnée de bicarbonate de soude. Très délicatement, prenez un Bretzel à la fois et déposez-le dans la marmite. Laissez-le 30 secondes et remettez-le sur la plaque. Moi, j'en mets trois à la fois.
Saupoudrez de gros sel.
Passez ensuite tous vos Bretzels au four pendant 20 minutes.
Laissez-les refroidir sur une grille et dégustez-le le jour-même, voire l'heure même. Faites comme les Teutons, mangez-les en les accompagnant d'une bonne bière. Vous pouvez également les ouvrir en deux et les tartiner de beurre.
Petit plus : Vous pouvez ajouter à votre pâte du fromage râpé et saupoudrer le dessus de cumin ou de pavot.
On dit merci qui ?
Merci Anton Pfannenbrenner Nepomuk !
On peut les faire sucrés également. Mais ça, c'est une autre histoire.
Bon alors, les Bretzels, c'est fait.
Pour la prochaine et dernière recette des marchés de Noël, la Cocotte vous offre un p'tit coup à boire.
Revenez vite, vous allez adorer !
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jeudi, 26 novembre 2009
Potato and celery Muffin
25 novembre 2009
« Je viens de terminer le livre que mon amie Elisabeth m'a prêté. Le connais-tu ? Il s'intitule "le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ». Quel titre étrange, me diras-tu. Tu penseras peut-être, me connaissant bien maintenant, que c'est un livre de cuisine. Encore un ! Te diras-tu. Et bien non !
Écrit à quatre mains par deux anglaises, ce livre raconte, par le biais d'une correspondance entre une romancière et plusieurs personnes, l'occupation allemande de l'île de Guernesey pendant la seconde guerre mondiale. La romancière, l'héroïne, apprend l'existence d'un club littéraire sur cette île et décide de correspondre avec plusieurs membres de cet aréopage hétéroclite. Au début, par curiosité et amusement et à la fin, par devoir d'histoire*. Le début du livre est léger comme les Anglais savent parfaitement l'être en littérature et à mesure qu'on tourne les pages, la légèreté fait place au silence, au recueillement. D'ailleurs les auteurs utilisent une citation de Sénèque faisant dire à l'un des personnages : « les petits maux sont loquaces mais les grandes peines sont muettes ». Par petites touches impressionnistes, les membres du club racontent leurs années de privation. Privation de tout, même de leurs enfants, envoyés en Angleterre pour les protéger ! Ils racontent l'horreur de la guerre, les dénonciations, les bunkers, les très jeunes travailleurs de l'organisation Todt, les animaux réquisitionnés, les amitiés, les amours.... Ils racontent parce qu'on leur demande de le faire et parce que la parole libère souvent, voire presque toujours. Et dans ce livre, plane l'ombre fantomatique d'une femme ayant vécu dans l'île, envoyée dans un camp de concentration... Elizabeth, elle s'appelle ! Quelle coïncidence !
Lis ce livre, ma douce amie ! Partage avec moi ce moment de bonheur quand l'un des personnages raconte l'histoire du chat Muffin. Oui, il se nomme Muffin, c'est beau, non ? Je veux te faire partager tous ces instants où l'on rend hommage aux grands écrivains britanniques et notamment à l'une d'entre eux que j'adore, Jane Austen. Connais-tu Jane Austen ? Bien sûr que tu connais puisque tu me connais ! Pars avec moi à la recherche de la recette de cette tourte aux épluchures de patates que l'un des membres accommode d'une bien étrange façon. Prends le bateau avec moi et allons à Guernesey respirer le bon air qui semble y régner. Veux-tu ?
Écris-moi vite ! Envoie-moi tes pensées sur ce livre, envoie-moi également ta recette de « potato peel pie » ! Will you ?
Sincerely,
L. Cocotte
*A ce propos, je te recommande, ma tendre amie, la lecture de la Voix du Nord de ce mardi 24 novembre, il y a un très bel article sur la visite de lycéens du Nord Pas de Calais au camp de concentration d'Auschwitz, visite organisée par le conseil régional et le rectorat. Quand je parlais ci-dessus de silence et de recueillement...
Et puisqu'il s'agit ici de donner une recette, tu t'attends très certainement à ce que je donne une recette de tourte aux épluchures de patates. Non, tu ne l'auras pas. Tu auras une recette de muffin aux pommes de terre. Qu'en dis-tu ?
200 gr de pommes de terre
100 gr de céleri-boule
Si ce sont des pommes de terre bio, lave-les bien et garde les épluchures. Sinon jette-les.
150 gr de farine
2 oeufs
1 oignon
100 gr de jambon
1 gousse d'ail ciselée
une poignée de persil ciselé
un peu d'huile de tournesol (5cl)
une tasse de lait
sel et poivre
1 cuillère à café de baking powder (levure chimique). En anglais, c'est plus chic, non ?
Râpe les pommes de terre et le céleri dans un saladier, tu peux également râper l'oignon. Découpe en petits dés le jambon. Mets tous ces ingrédients dans le saladier en terminant par la « baking powder ». Mélange consciencieusement et répartis cette préparation dans 6 moules à muffins. Fais cuire à four chaud, 160/180°c, pendant une bonne trentaine de minutes.
Sers tes muffins accompagnés d'une bonne salade et d'une viande rôtie, par exemple.
dimanche, 08 novembre 2009
Concerto Berlinois pour mandoline et oignons
En temps normal, la cocotte n'hésite pas à vous bassiner avec des recettes teutonnes. Alors en ces temps de célébration de la chute du Mur, une dédicace à cette ville géniale est plus qu'indiquée.
Les années de collège et de lycée de La Cocotte sont littéralement imprégnées des histoires de sa prof d'allemand, ses histoires sur l'Allemagne, sur les deux Allemagnes, ses voyages en RDA, ses arrêts aux postes-frontière où les douaniers de l'Est passaient un temps inimaginable à écouter toutes les cassettes de son auto-radio, sur ses amis Est-allemands, critiquant le système évidemment mais reconnaissant les bienfaits de la couverture sociale du pays, l'importance donnée au monde artistique, littéraire, les aides accordées à la petite enfance, les crèches,,, Sa prof qui parlait aussi de Berlin, Berlin, Berlin et encore Berlin,,,
Connaissez-vous Berlin ? Avez-vous déjà eu l'impression d'entrer dans un livre d'histoire ?
C'est l'effet que cette ville a fait à la Cocotte.
On est tous des Berlinois. Tout, absolument tout dans cette ville, envoie l'écho d'évènements qui ont marqué le monde entier. Vous vous sentez étrangement chez vous, dans cette ville.
Vous la connaissez déjà !
Arrivés un soir d'août 2007, le temps de planter la tente à côté de l'aéroport de Tegel, la Cocotte et les siens se sont rendus immédiatement après, à Checkpoint Charlie puis ont entamé une longue, logue promenade de 4 jours, Friedrich Strasse, Gendarmenmarkt, Unter den Linden, le Berlin de l'entre-deux guerres, Alexander Platz et son horloge universelle, Potsdamer Platz, quartier entièrement sorti de terre depuis la réunification dont l'architecture est discutable, Berlin Mitte, Kreuzberg, la Gedächtnis Kirche, (l'église du souvenir qu'on a laissé comme elle était au sortir de la guerre,Le Reichstag, Tiergarten, la porte de Brandenburg, l'île aux musées, le Kudamm, les morceaux de mur « reconstitué », le KaDeWe, ,,,,
On s'est amusé à chercher toutes les statues d'ours multicolores qui sont l'emblème de la ville, on a sillonné les chemins des marchés aux puces où règne un joyeux bordel, punko-bizarro-vieillot, on a bu des bières à la menthe, englouti des Currywurst et des Berliner, ces gros beignets au cœur de confiture, on a répertorié les feux tricolores avec l'Ampelmann (petit bonhomme rouge et vert, symbolisant l'Ostalgie), on a arpenté la Bernauer Strasse où se dresse le mémorial du Mur, on a vu des sections de barbelés, des miradors, des no man's land, on a vu des appartements dont les murs sont encore criblés d'impacts de balle, on a traversé, dans la chaleur de l'été et dans un silence lourd, les stèles grises et uniformes du mémorial aux Juifs assassinés d'Europe,,,
Tout à Berlin est chargé d'histoire et d'émotion.
Dans cette ville immense, flotte un parfum d'esprit libre, de science et de conscience du monde, d'activité intense, d'urgence grave et joyeuse mais aussi de calme, de nature, de verdure.
Tel Rostropovitch, au violoncelle, devant le mur le 9 novembre 1989, la Cocotte joue, pour l'événement, de la mandoline dans sa cuisine pour vous offrir un gâteau aux oignons incroyablement moelleux, un Zwiebelkuchen.
Célébrons ensemble la chute de ce Mur, vous voulez bien ?
Il vous faut :
une mandoline (facultatif)
pour la pâte :
1 paquet de levure de boulanger
2 cuillères à café de sucre
125 ml d'eau tiède
1 cuillère à café de sel
250 ml de lait chaud
600/700 gr de farine
1 œuf entier
4 jaunes d'œuf
un peu de beurre
200 gr de lard fumé coupé très fin
6 gros oignons
du sel
un peu de farine
150 ml de crème liquide
2 œufs battus
Mélangez tout d'abord la levure à l'eau tiède. Laissez des petites bulles se former pendant une dizaine de minutes. Ensuite mélangez le beurre, le sel et le lait dans un plat, ajoutez 100 gr de farine puis le mélange eau-levure. Battez bien tout ça et laissez gonfler pendant 30 minutes. Puis ajoutez le reste de farine, l'œuf entier et les 4 jaunes d'œuf. Votre pâte doit être élastique et brillante.
Laissez gonfler encore pendant 1 petite heure,
Remélangez-la encore une fois puis recouvrez de papier-cuisson un grand, grand plat qui va au four.
Vous pouvez faire la même chose avec une plaque à pâtisserie.
Étendez la pâte sur le plat, avec les mains, étalez-la jusque dans les coins. Et laissez-la reprendre quelques formes pendant 20 minutes.
Pendant ce temps, à la mandoline, émincez vos oignons épluchés en très fines rondelles. Puis dans une grande poêle, faites revenir les lardons et les oignons jusqu'à ce que ceux-ci soient transparents.
Ajoutez 1 cuillère de farine, la crème et les 2 oeufs battus. Laissez un peu épaissir et étalez tout ça sur la pâte. Préchauffez votre four à 170°c.
Enfournez votre Zwiebelkuchen et laissez cuire pendant 30 minutes. Ça va gonfler, gonfler !
Vous servirez à l'apéro, votre gâteau aux oignons coupé en carrés et vous l'accompagnerez d'une bonne bière allemande ou d'un bon verre de vin de là-bas. Et vous trinquerez à la santé des Berlinois, des ex-Allemands de l'Est et à la marche de l'histoire ! Prosit !
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lundi, 02 novembre 2009
Les raisins de la commère
Cette semaine, le temps sera notre ennemi, il ne fera que pleuvoir. Nous sortirons peu. Il nous ne restera qu'à rester bien au chaud, chez nous, dans notre « home, sweet home », faire des goûters avec les enfants, compulser les livres de recettes, préparer les prochaines vacances, trier ses chaussettes dans le placard, les fines dans un sachet et les grosses aux pieds, les poser (les pieds) sur la table du salon, allumer la télé, regarder un truc ou deux, éteindre la télé, faire de la soupe au potiron, s'amuser avec les mômes à glisser sur le parquet avec ses grosses chaussettes, trouver à accommoder les bottes de poireaux qui s'amoncellent dans le frigo, aller vérifier dans le jardin que la pluie n'a pas oublié d'arroser les plants de lavande récemment plantés, recompulser des livres de recettes, inviter des amis. Tiens, un livre sur la cuisine crétoise ?
Vous vous souvenez ? Cet été, une des amies délicieuses de la Cocotte lui avait offert un livre de cuisine de là-bas, à son retour de vacances.
Allez, allez, inviter des amis et leur faire de la cuisine crétoise. C'est pas mal, ça...
On va leur faire quoi, alors ?
On peut faire plein de choses : des boulettes de pois chiche, du caviar d'aubergines, du poulet au yaourt, des soutzoukakia, des œufs à la tomate, des poivrons farcis ? Ouais, c'est pas mal, tout ça !
Et comme dessert, des macarons au miel ? Hum, ça a l'air pas mal ! Un confit d'aubergines ? Original mais on a déjà prévu du caviar d'aubergines pour l'apéro ! Alors quoi d'autre ? Une tarte à l'orange ? Mouais... une prochaine fois, peut-être. Du riz au lait ? Non, trop lourd en fin de repas... Ah, ah, tiens, page 193, un confit de raisins !
Alors j'annonce :
Apéro :
Hoummous,,,Vous connaissez la passion de la Cocotte pour ce plat. Et la Crète, ça se trouve où ? Dans le bassin méditerranéen ! Alors si on ne fait pas d'hoummous, c'est qu'on n'a rien compris !
Gros haricots en salade, calamars dans leur encre, boulettes de pois chiche
Plat : soutzoukakias, poivrons farcis aux épinards et langues d'oiseaux
Dessert : Confit de raisins et macarons au miel.
Toutes ces recettes ont été arrangées ou simplifiées, elles ont toutes été testées et approuvées. Elles ont même été testées deux fois. Le samedi soir chez la Cocotte et le dimanche chez sa délicieuse amie qui lui avait offert le livre et qui avait décidé de faire quasiment la même chose que la Cocotte. Le samedi, la Cocotte aux fourneaux et le dimanche, la Cocotte, les pieds sous la table ! Ça change !
La Cocotte ne va pas donner toutes les recettes en une seule fois. Non, un peu à la fois, c'est ça le régime crétois. Et pour changer, elle va commercer par le dessert. Pourquoi commence-t-elle par le dessert ? Parce qu'on peut préparer ces deux recettes à l'avance,,, Histoire d'avoir le temps de glisser sur le parquet avec ses grosses chaussettes en attendant les copains.
Pour le confit de raisins, il vous faut :
2 kg de gros raisins encore un peu durs
500/600 gr de sucre en poudre
Dans le bouquin, ils disaient autant de sucre que de raisins ! Pouah ! Non, vraiment, ça fait trop de sucre !
Lavez les raisins, détachez-les de la grappe. Déposez-les dans une grosse marmite, recouvrez de sucre, secouez la marmite pour que le sucre enrobe tous les raisins. Couvrez et laissez le sucre se dissoudre pendant toute une nuit.
Puis entamez la cuisson. Laissez cuire pendant une petite heure, les raisins doivent être encore un peu durs. Quand cela vous convient, arrêtez la cuisson et laissez refroidir.
Pour les macarons au miel, il vous faut :
500 gr de farine
100 ml d'huile d'olive
100 ml de lait
150 gr de sucre glace
le jus de 2 oranges
le zeste d'une orange
1 cuillère à café de bicarbonate de soude ou un petit paquet de levure chimique
1 cuillère à café de cannelle
2 ou 3 clous de girofle bien écrasés
200 gr de noix pilées (à défaut, des noisettes ou des cacahuètes nature)
Gardez-en un peu pour en saupoudrer les macarons une fois cuits.
150 ml d'eau
100 gr de miel
Pour saupoudrer sur les macarons :
50 gr de graines de sésame
Mélangez au fouet l'huile d'olive et le sucre puis ajoutez le zeste et le jus d'orange, le bicarbonate ou la levure chimique, les noix, les clous de girofle, la cannelle et ajoutez petit à petit la farine.
Façonnez des petits boudins que vous aplatirez sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé ou sur une plaque en silicone. Vous devriez en obtenir une bonne quarantaine.
Faites cuire à four chaud (160/170°C) pendant 30 minutes. Pendant ce temps préparez un sirop avec l'eau et le miel. Faites-le chauffer jusqu'à ce que le miel fonde.
A la sortie du four, trempez un à un vos macarons dans le sirop et déposez-les sur un grand plat. Saupoudrez-les d'un mélange de cannelle, noix pilées et sésame. Laissez refroidir et servez-les pour accompagner le confit de raisins.
C'est un bonheur !
Publié dans Cuisine, Desserts, Europe du sud, Gâteaux, pains, cakes... | Tags : régime crétois, crète, raisins, macarons, miel | Lien permanent | Commentaires (2) | Facebook |