dimanche, 21 juin 2020

Sardines au beurre

La simplicité a du bon et c’est bien ça qui fait d’un plat ordinaire un classique intemporel. Les sardines au beurre en sont l’exemple parfait.

Sardines au beurre, la cocotte, la voix du nord

La sardine est originaire de l’île de la Sardaigne où elle frayait en grande quantité quand les Grecs donnaient des noms à tout. La pleine saison de ce petit poisson est pile-poil en ce moment et dure jusqu’en septembre. Oui, c’est en été que la sardine emmagasine de la graisse pour l’hiver et prend du goût. Autrefois appelée « pain des mers » car elle nourrissait un très grand nombre de familles de pêcheurs, la sardine est un plat très bon marché et permet une multitude de recettes. L’appertisation nous offre des merveilles mais fraîche, la sardine est à cuisiner tout l’été en toute simplicité.

Pour 6 personnes
Ingrédients : 1 kg de sardines, gros sel et sel fin, huile de friture, beurre, 1 ou 2 citrons, poivre blanc.
Préparation : 30 min – cuisson : 5 min par bain – coût : * - difficulté : * - ustensiles : friteuse, papier absorbant, papier aluminium

Sardines au beurre, la cocotte, la voix du nord

Passez les sardines sous l’eau et frottez un peu la peau pour enlever les écailles. Coupez-leur la tête à l’aide d’un couteau, la queue et les nageoires avec des ciseaux. A l’aide d’un couteau, ouvrez le ventre et sortez les viscères. Trempez-les 1 à 2 heures dans de l’eau salée de 2 cuillères à soupe de gros sel.  Séchez-les soigneusement. Faites chauffer de l’huile et plongez les sardines 5 minutes. Egouttez-les sur du papier absorbant. Encore chaudes, déposez-les sur du papier aluminium, déposez des noisettes de beurre et des rondelles de citron. Enfermez les sardines et laissez-les reposer une journée au réfrigérateur. Le lendemain, faites-les réchauffer tout doucement pendant quelques minutes dans le beurre, salez-les, poivrez-les et servez-les sur du pain toasté. C’est délicieux !
 

dimanche, 07 juin 2020

Lotte à l’Armoricaine

Pour lui dire merci, j’aimerais bien connaître la sirène téméraire qui a embrassé cet horrible crapaud des mers sur la bouche.

Lotte à l’Armoricaine, la cocotte, la voix du nord

Poisson des côtes d’Europe, la baudroie promène sa tête hideuse à la dentition abondante et affreuse dans le fond des mers. La pleine saison de ce monstre à nageoire va de mai à novembre. Une fois pêchée, l’horrible baudroie est étêtée et il ne lui reste plus que sa queue qu’on appelle lotte pour la commercialiser. Parce que les Anglosaxons ont du mal à prononcer les R, comme les phéromones ou phérohormones, la préparation de ce poisson à l’Armoricaine devient à l’Américaine dans le nouveau monde. Allez comprendre ! Consommez-le nacré et régalez-vous de ce grand classique de toute beauté.

Pour 6 personnes
Ingrédients : 1 beau kilo de queues de lotte, farine, huile, 5 cl de Cognac, 3 gousses d’ail, 2 oignons, 4 échalotes, thym, piment, 2 cuillères à soupe de concentré de tomates, 20 cl de bon vin blanc sec, sel, poivre.
Préparation : 15 min – cuisson : 45 min – coût : ** - difficulté : *

Lotte à l’Armoricaine, la cocotte, la voix du nord

Débarrassez les morceaux de poisson de la peau. Faites bouillir 75 cl d’eau pour faire un fumet avec la peau du poisson, une pincée de thym, poivre et piment. Réservez. Coupez les morceaux de queues de lotte en tronçons de 5 cm. Farinez-les. Dans une sauteuse faites chauffer un peu d’huile et faites sauter 3 à 4 minutes les morceaux de lotte. Flambez-les au Cognac et réservez-les sur une assiette.
Pelez et ciselez ail, oignons et échalotes. Dans la sauteuse non lavée qui a servi pour le poisson, faites à nouveau chauffer 1 cuillère à soupe d’huile et faites suer ail, oignons et échalotes. Ajoutez le concentré de tomates, 50 cl du fumet de poisson et le vin blanc. Assaisonnez et faites mijoter à couvert et à feu doux 20 à 30 minutes. A la fin, déposez les morceaux de lotte sur la sauce et laissez cuire encore 2 ou 3 minutes pour qu’ils se réchauffent. Rectifiez l’assaisonnement et servez la lotte avec du riz ou des pommes de terre à l’eau.

samedi, 30 mai 2020

Velouté d’asperges simplissime

Pelez-les posées bien à plat pour éviter de les casser net et préservez les têtes pour les mettre en garniture sur le velouté.

Velouté d’asperges simplissime, la cocotte, la voix du nord

L’asperge pointe son petit bout pendant toute la saison du printemps. Son temps est compté alors profitons-en. Si les Allemands les préfèrent blanches et grosses, voire énormes, les Français les aiment vertes, violettes et fines, voire très fines. Dès que vous les achetez, emballez-les dans un linge humide et conservez-les 2 ou 3 jours, pas plus, dans le bas du réfrigérateur. Mangez-les cuites, crues, en mousse ou en tagliatelles… Ou si vous voulez vous la jouer royale, faites comme Louis XIV et consommez-la en velouté. Epaisse, blanche, mixée, passée au chinois, liée à la crème, l’asperge ici, c’est vraiment du velours !

Pour 6 personnes
Ingrédients : 1 botte d’asperges blanches, herbes de Provence, 25 g de beurre, 3 cuillères à soupe de farine, sel, poivre, crème fraîche épaisse, persil plat.
Préparation : 15 min – cuisson : 30 min – coût : * - difficulté : * - ustensiles : épluche-légumes, mixeur plongeant et chinois

Velouté d’asperges simplissime, la cocotte, la voix du nord

Posez les asperges à plat et pelez-les soigneusement avec l’épluche-légumes. Déposez-les dans un panier-vapeur. Dans un faitout, faites chauffer 4 à 5 cm d’eau salée, posez le panier-vapeur sur l’eau et saupoudrez-le d’une pincée d’herbes de Provence. Laissez cuire les asperges 20 minutes à couvert. Conservez l’eau de cuisson. Coupez ensuite les têtes des asperges, réservez-les et coupez le reste des asperges en gros morceaux. Faites fondre le beurre et ajoutez la farine pour faire un roux. Allongez-le au jus de cuisson des asperges, 1,5 litre devrait suffire. Ajoutez les asperges coupées, salez et poivrez et laissez cuire encore 10 minutes. Passez la soupe au mixeur puis au tamis pour enlever toutes les fibres. Incorporez 2 belles cuillères à soupe de crème fraîche épaisse, laissez épaissir 2 minutes, rectifiez l’assaisonnement et servez ce velouté avec des feuilles de persil plat ciselé et les têtes mises de côté.

dimanche, 10 mai 2020

Pain perdu

83. Quand nous ressortirons, nous irons payer nos dettes chez Monsieur Vin.
84. Quand nous ressortirons, nous perdrons notre place de parking.
85. Quand nous ressortirons, nous rendrons tous les kilos reçus en trop.
86. Quand nous ressortirons, nous n’irons pas à la plage, nous n’irons pas à l’étranger mais nous prendrons le métro.
87. Quand nous ressortirons, nous aurons appris tous les gestes-barrières alors ne nous en veuillez pas mais nous tiendrons nos distances.
 
En tout cas et surtout, prenez bien soin de vous.
 
La recette
Devinette : c’est quoi une baguette avec une boussole ? Vous avez trouvé ? Bon déconfinement à tous et portez-vous bien.

Pain perdu, la cocotte, la voix du nord

Dans la série « on ne jette rien, on transforme tout », quelle est l’une des recettes préférées des petits gourmands et des grands économes ? C’est ? C’est ? C’est le pain perdu. Simplissime et délicieux, ce dessert a vraiment toutes les qualités et cette recette universelle remonte à la nuit des temps.  A travers les âges et les pays, on la retrouve sous de multiples noms, le French toast aux USA, l’eggy bread en Grande-Bretagne ou le pain crotté dans notre région. Les cuisinières économes savent toutes tremper le vieux pain dans du lait et des œufs pour ne pas gâcher et pour régaler les leurs.
 
La recette
Pour 6 personnes
Ingrédients : 6 belles tranches de pain dur (pain de campagne, de mie, aux graines ou tout simple…), 3 œufs, 40 cl de lait, beurre, 75 g de sucre en poudre.
Préparation : 15 min – cuisson : 8 à 10 min – coût : * - difficulté : * - ustensile : poêle antiadhésive

Pain perdu, la cocotte, la voix du nord


Dans un grand plat creux ou une tourtière, battez les œufs avec le lait et incorporez-leur 75 g de sucre. Déposez-y les tranches de pain et laissez-les s’imbiber du liquide. Faites fondre le beurre dans la poêle et faites dorer les tartines. Baissez le feu et retournez le pain au bout de 4 à 5 minutes. Laissez encore chauffer doucement 3 à 4 minutes. Quand les deux côtés sont joliment dorés, arrêtez la cuisson et dégustez votre pain perdu aussitôt. Le sucre va caraméliser et ça va être bon.
Variantes : Servez-le avec de la confiture (de fruits ou de lait), de la compote, de la glace, de la pâte de noisettes au chocolat, de la crème chantilly, des fruits, du fromage blanc au sirop d’érable ou au beurre de cacahuètes, avec une lichette d’alcool dans le mélange œuf et lait… Innovez, soyez fous !

samedi, 02 mai 2020

Daube provençale

La daube provençale ou l’éloge de la lenteur. On laisse mijoter, on laisse confire, sans précipitation, sans urgence, tout doucement…

Daube provençale, la cocotte, la voix du nord

L’idéal, ce serait de préparer la daube dans une daubière, d’où son nom. Un plat en terre avec un couvercle et un trou pour que la vapeur puisse s’échapper. Avant, on tapissait cette daubière de couenne de porc et on démarrait la cuisson avec cet apprêt. Le plat mijotait tout doucement, oublié au coin du feu et on le faisait pour faire plaisir à la famille, aux amis. Ça n’a pas changé. Il y a autant de versions de daubes que de villes et villages en Provence. Servie avec des pommes de terre, des pâtes, du riz, de la polenta… La daube provençale, ce serait comme qui dirait, la carbonade des gens du sud.
 
La recette
Pour 6 personnes
Ingrédients : 1,5 kg de bœuf (gîte, macreuse, carbonades…), 200 g de lard fumé, 1 litre de vin du sud-est (ici du Ventoux), 4 gousses d’ail, 2 feuilles de sauge, thym, laurier, clous de girofle, 1 écorce d’orange bio, sel, poivre en grains, huile d’olive, 3 oignons, 3 carottes.
Préparation : 30 min – cuisson : 2 à 3 h – coût : ** - difficulté : * - ustensile : faitout ou daubière

Daube provençale, la cocotte, la voix du nord

Coupez le bœuf en gros dés. Coupez le lard en petits dés.  Faites-les mariner dans le vin avec thym, laurier, sauge, écorce d’orange, 3 clous de girofle, ail pelé, sel et poivre toute une nuit. Le lendemain, égouttez la viande mais ne jetez pas le vin de la marinade. Séparez bœuf et lardons. Faites chauffer 3 cuillères à soupe d’huile d’olive dans un faitout et faites-y dorer les lardons. Ajoutez les oignons pelés et ciselés puis le bœuf. Laissez dorer et arrosez la viande avec le vin de la marinade. Ajoutez le contenu de la marinade et les carottes pelées et coupées en rondelles. Couvrez le faitout et laissez-le mijoter tout doucement pendant 2 à 3 heures. Plus, si vous avez le temps. A la fin de la cuisson, le jus doit avoir réduit de moitié. Rectifiez l’assaisonnement.

dimanche, 26 avril 2020

Aligot à la saucisse

68. Quand nous ressortirons, nos appareils de cuisine seront usés d’avoir inhabituellement trop servi.
69. Quand nous ressortirons, nos placards seront rangés et nous compterons 13, 500 kg de farine de maïs, 25 paquets ouverts de riz noir et 3 kilos de poivre noir en grains.
70. Quand nous ressortirons, après avoir découvert que les légumes poussaient à la campagne et que des maraîchers les faisaient pousser, les Français retourneront sans vergogne dans les grandes surfaces et les fast-food.
71. Quand nous ressortirons, les petits de maternelle retourneront à l’école mais ceux de 9 ans, il leur faudra attendre un peu, ceux de 11 ans rentreront un mardi et ceux de 14 ans, un vendredi après-midi.
72. Quand nous ressortirons, nous serons en liberté surveillée, nous serons même déconfinés.
 
La Recette
Chéri, j’ai remarqué que tu avais un peu perdu en muscles. Va donc dans la cuisine et prépare-moi un bel aligot.

Aligot à la saucisse, la cocotte, la voix du nord

L’aligot vient du Massif Central, plus précisément de l’Aubrac, le pays de la vache à la robe fauve et aux cornes blanches et noires. Autrefois les garçons vachers se régalaient de ce plat dans leurs petites maisons de travail, les burons. Ils le servaient également aux pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Désormais ce « ruban de l’amitié », comme on dit dans le pays laguiolais, se cuisine entre copains aux gros bras. Il faut être fort et endurant pour mélanger et faire filer la purée de pommes de terre agrémentée d’ail, de laurier et de tome fraîche au lait de vache qui fait le bon fromage de Laguiole.
 
La recette
 
Pour 6 personnes
Ingrédients : 1 kg de pommes de terre Bintje ou Agora, 400 g de tome fraîche de l’Aubrac, 2 cuillères à soupe de crème fraîche, 1 gousse d’ail, 1 feuille de laurier, sel et poivre, 6 saucisses de Toulouse. Facultatif : lait
Préparation : 15 min – cuisson : 30 min – coût : * - difficulté : ** - ustensiles : presse-purée et cuillère en bois

Aligot à la saucisse, la cocotte, la voix du nord

Pelez les pommes de terre et la gousse d’ail. Faites cuire les pommes de terre en 4 à la vapeur avec l’ail pelé et pilé et la feuille de laurier. Quand les pommes de terre se transpercent facilement avec la lame d’un couteau, réduisez-les en purée. Ajoutez la crème fraîche et un peu de lait ou de jus de cuisson des pommes de terre pour obtenir une belle purée bien lisse.
Coupez la tome fraîche en fines lamelles. Mettez la purée à chauffer et incorporez-y les lamelles de fromage. Poivrez, salez et mélangez vigoureusement la purée avec la cuillère en bois jusqu’à ce que la tome fonde et qu’un « ruban » de purée se forme quand vous sortez la cuillère de la casserole. En 10, 15 minutes, l’aligot est prêt. Servez-le avec les saucisses cuites à la poêle.
 

samedi, 18 avril 2020

Soupe gratinée à l’oignon

58. Quand nous ressortirons, nos stocks de PQ seront à zéro et nous aurons les pâtes en horreur.
59. Quand nous ressortirons, batavia, concombre, persil et petits pois se laisseront récolter.
60. Quand nous ressortirons, des Christophe seront morts, des p'tits Louis seront  nés.
61. Quand nous ressortirons, nous arrêterons de radoter.
62. Quand nous ressortirons, nous ressortirons à 20 h pour revoir nos compagnons de détention et nous rirons.
 
La recette
Par excellence, la soupe à l’oignon rassemble et fait du bien. Et si on se faisait un Skype de confinement devant notre bol de soupe ?

 

Vous voulez quelque chose qui a du goût, vraiment facile à faire et pas cher du tout ? Ne cherchez plus, voici la soupe à l’oignon. 500 à 600 g d’oignons, du pain même pas frais, du fromage râpé et hop, une soupe ! Suivant la région d’origine des oignons, elle sera plus ou moins douce, avec des nuances allant du jaune au rouge. Et pour une fois, les saisons, on s’en fiche. Les oignons, il y en a tout le temps. Si vous avez peur de pleurer en les épluchant, épluchez-les sous l’eau ou dans un sac plastique. Les oignons, hein ! Pas vous. Ce serait idiot !

Pour 6 personnes
Ingrédients : 600 g d’oignons jaunes, 1,2 à 1,4 l de bouillon de bœuf-maison, 30 g de beurre, 20 g de farine, thym, 200 g de lard fumé, 6 tartines de pain rassis, sel, poivre, fromage râpé. Facultatif : 25 cl de vin blanc
Préparation : 20 min – cuisson : 45 min – coût : * - difficulté : * - ustensiles : râpe et 6 bols qui vont au four

Soupe gratinée à l’oignon, la cocotte, la voix du nord

Pelez et râpez les oignons. Faites fondre le beurre dans un faitout et faites-y fondre les oignons pendant 15 minutes. Il faut qu’ils soient transparents. Délayez la farine dans une petite tasse d’eau et mélangez-la aux oignons. Mouillez les oignons avec le bouillon (1,4 l sans vin, 1,2 l avec le vin), ajoutez du thym et laissez chauffer 15 minutes encore. Salez et poivrez comme il vous plaît. Coupez le morceau de lard en petits dés et faites-les revenir à sec dans une poêle. Arrêtez la cuisson quand ils sont dorés.
Répartissez la soupe dans les bols. Posez sur chacun des bols une tartine de pain, quelques lardons et du fromage râpé. Passez au four en position gril pendant 10 à 15 minutes. Quand le fromage est joliment gratiné, c’est prêt.

dimanche, 12 avril 2020

Côtes de porc charcutière

'Jour, mam' Michu, j' voulais vous dire un truc. Joyeuses fêtes de Pâques, mam' Michu, à vous et à tout le monde.

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‘Jour, mam’ Michu, ce sera quoi pour vous aujourd’hui ? Bonjour David, je voudrais faire des côtes de porc charcutière. Vous me conseillez quoi ?

Côtes de porc charcutière, la cocotte, la voix du nord

Disons-le tout net, l’inventeur de la côte de porc charcutière n’est pas passé à la postérité. Pourquoi donc ? Mais parce que tout le monde a sa version. Certains ouvrent les côtes de porc en deux dans l‘épaisseur pour y glisser du fromage, d’autres le mettent directement sur la viande. Moins compliqué et goût inchangé. Certains versent du vin, d’autres pas… Une chose est sûre, il faut bien choisir sa côte. Dans le carré ou le filet, la viande est peu grasse et peut être sèche. Dans l’échine, la viande est plus grasse, plus tendre et a aussi plus de goût. « Mam’ Michu, les côtes de porc, dans l’échine ? »

Pour 6 personnes
Ingrédients : 6 belles côtes de porc, 30 g de beurre, 2 cuillères à soupe d’huile de tournesol, 2 échalotes, 2 gros cornichons, 10 petits oignons-sauciers au vinaigre, 1 cuillère à soupe de farine ou de fécule, 30 à 40 cl de bouillon de légumes, sel, poivre, 2 cuillères à soupe de moutarde et un peu de fromage râpé, sel et poivre. Facultatif : 5 cl de vin blanc sec
Préparation : 20 min – cuisson : 30 min – coût : * - difficulté : * - ustensiles : poêle et râpe

Côtes de porc charcutière, la cocotte, la voix du nord


Dans la poêle, avec la moitié du beurre et l’huile, faites dorer les côtes de porc 10 minutes et réservez-les sur une assiette. Toujours dans la poêle, faites fondre le reste du beurre et faites dorer les échalotes pelées et ciselées. Ajoutez les cornichons coupés en petits dés et les petits oignons-sauciers. Si vous voulez, ajoutez 5 cl de vin blanc. Ajoutez ensuite la moutarde. Versez le bouillon. Faites bouillonner doucement la sauce puis délayez la farine ou la fécule dans une petite tasse d’eau et versez-la sur le bouillon. Salez et poivrez. 
Quand la sauce est bien onctueuse, posez par-dessus les côtes de porc. Couvrez-les de fromage râpé, posez un couvercle sur la poêle et arrêtez la cuisson, le temps que le fromage fonde un peu. Servez avec des pâtes ou du riz.
 

samedi, 04 avril 2020

Boulettes garam masala

36. Quand nous ressortirons, nous irons manger un couscous chez Momo à Bailleul, un mezzé syrien à Lille-Sud, un gyros au Corfou, de la sauce carbonnade et des glaces à Ypres, un potage au porc et des raviolis chez Mian Dian, une pizza chez Gilberto à Prima fila, de la morue chez Ca t’espero à Roubaix, une frite au coin de la rue…
37. Quand nous ressortirons, nous ferons imprimer toutes les photos de nourriture qu’on nous aura envoyées.
38. Quand nous ressortirons, nous sortirons avec nos aquarelles et nous croquerons les rues, les voitures, les magasins, les arbres, les fleurs, les gens, les gens, les gens…
39. Quand nous ressortirons, nous achèterons 10 bouteilles de patchouli bio pour ne plus jamais tomber en panne. Jamais !
40. Quand nous ressortirons, les cerisiers du Japon auront fini d’envahir l’avenue de Bretagne.
41. Quand nous ressortirons, Paris sera toujours Paris.
42. Quand nous ressortirons, nous serons tout mous, à genou, nous serons peut-être même soûls mais nous serons foufous.
 
La recette
Amis indiens, mauriciens, réunionnais…, vous pouvez vaquer à vos occupations. Le garam masala, vous connaissez. Les autres, restez.  boulettes garam masala, la cocotte, la voix du nord
Vous qui avez toujours voulu faire votre garam masala, cette recette est faite pour vous. Munissez-vous d’un pilon, d’un mortier, d’une passette et des épices idoines. A savoir, 1 cuillère à soupe de poivre noir en grains, 1 cuillère à café de cumin et 1 de coriandre, ½ cuillère à café de muscade, ¼ de cannelle, 10 clous de girofle et un peu de gros sel. Gardez le curcuma pour servir. Pilez et tamisez jusqu’à l’obtention d’une poudre fine. Enfermez-la dans un pot hermétique et parfumez vos plats quand une envie d’îles et d’ailleurs vous prend.
 
La recette
Pour 6 personnes
Ingrédients : 300 g de chair à saucisse de votre boucher, 1 belle cuillère à soupe de garam masala, 2 cuillères à soupe de chapelure, 50 cl de lait d’amandes, 1 œuf, farine, matière grasse, curcuma. Facultatif : piment
Préparation : 20 min – cuisson : 25 à 30 min – coût : * - difficulté : *

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Recouvrez la chapelure avec 20 cl de lait d’amandes et laissez-la regonfler quelques instants. Ajoutez ensuite la chair à la saucisse, la cuillère de garam masala, l’œuf et le reste de lait d’amandes. Mélangez bien et formez des petites boulettes. Roulez-les dans la farine. Faites chauffer un peu de matière grasse dans un faitout et faites-y dorer les petites boulettes de viande. Versez le reste de lait d’amandes et laissez épaissir. Au besoin ajoutez-en encore un peu pour avoir une belle sauce. Laissez mijoter à feu doux et à couvert pendant 20 minutes. Si vous en avez envie, ajoutez un peu de piment. Servez vos p’tites boulettes avec du riz basmati et un peu de purée de lentilles rouges en les saupoudrant d’une pincée de curcuma juste avant de servir.

dimanche, 29 mars 2020

La pissaladière

15. Quand nous ressortirons, nous connaîtrons la vie du Boss et ses chansons par cœur et sans l’avoir demandé, nous connaîtrons aussi celles d’ACDC, Beyoncé et de Céline Dion aussi…
16. Quand nous ressortirons, nous chevaucherons de vrais vélos, nous brancherons nos casques, nous écouterons Archive, Kraftwerk, Arcade Fire, Springsteen…, nous irons sur les routes du Nord, des Pays Bas, Belgique ou Allemagne…. Et nous entonnerons avec les copains « quand on partait de bon matin…. »
17. Quand nous ressortirons, nous aurons eu le temps de réviser et nous ne nous laisserons plus battre au Trivial Pursuit par des gamins qui savent tout ! Non mais !
18. Quand nous ressortirons, nous mangerons les gros gâteaux cachés sous des montagnes de crème que nous nous sommes promis avec un thé détox !
19. Quand nous ressortirons, nos livres traîneront toujours près de nos lits, témoins de nos vies d’avant et bulles de liberté pour nos vies futures.
20. Quand nous ressortirons, nous irons acheter un nouvel ordi vec l lettre A qui ne sutera pas tout le temps.
21. Quand nous ressortirons, nous serons éblouis, apeurés, hallucinés, nous serons de moins en moins mais nous serons heureux.
...
 
La recette
Vous préparerez votre pâte à l’eau ou au lait et vous ferez tremper vos anchois dans de l’eau pour en enlever l’excédent de sel.

La pissaladière, la cocotte, la voix du nord

Pissaladière, pissaladière, vous avez dit pissaladière ? Ça sonne comme une pizza, non ? Mais attention, qu’on ne se méprenne pas ! Le nom pissaladière vient de pissalat, une purée de tout petits poissons de la Méditerranée, du côté de Menton. Des petits poissons mis à saler une semaine durant puis broyés en purée. Et des petits poissons, y’en a sur ma pissaladière. Ce sont des anchois. Cette tarte anchois-oignons ressemble bien à une pizza, non ? Sans tomate, elle est de Nice. Avec, elle est de Menton. Aujourd’hui on la fera à la Niçoise.
 
Pour 6 personnes
Ingrédients : 300 g de farine type 55, 1 cuillère à soupe de levure sèche du boulanger, 15 à 20 cl d’eau tiède, 5 g de sel fin, 500 g d’oignons, huile d’olive, poivre, 1 petit bocal d’anchois à l’huile, des petites olives noires, thym frais ou herbes de Provence.
Préparation : 30 min – cuisson : 40 min – coût : * - difficulté : *

La pissaladière, la cocotte, la voix du nord

Faites dessaler les anchois dans un bol d’eau. Faites une pâte à pizza avec la farine, la levure, l’eau, une lichette d’huile d’olive et le sel. Formez une belle boule sans grumeaux et laissez-la monter 2 heures sous un linge propre. Dans le même temps, pelez et ciselez les oignons. Dans une sauteuse, faites-les fondre dans un peu d’huile d’olive pendant 20 minutes. Salez très légèrement, poivrez et ajoutez un peu de thym ou d’herbes de Provence. Réservez.
Etalez la pâte en un rectangle. Répartissez la compotée d’oignons par-dessus. Sur les oignons, disposez les anchois régulièrement et décorez de quelques olives. Parsemez de thym frais et mettez à cuire dans un four préchauffé à 200°C. Laissez cuire pendant 15 à 20 minutes.

samedi, 21 mars 2020

Poires Belle-Hélène

Je suis l’époux de la reine, poux de la reine, poux. Le roi Ménélas ! Je crains bien qu'un jour Hélène,
je le dis tout bas, ne me fasse de la peine.

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Offenbach n’était pas cuisinier mais c’est lui qu’il faut remercier pour avoir initié la recette des poires Belle-Hélène. Oui, quand il lance son célèbre et bien-nommé opéra-bouffe, la Belle Hélène, qui narre les amours contrariées de Pâris et de la reine de Sparte dont on devine aisément le prénom, des cuisiniers parisiens inspirés par le thème créent des tas de recettes. L’une d’entre elles est passée à la postérité, celle des poires pochées dans un sirop et nappées de chocolat fondu. Pour réussir la recette, choisissez des poires charnues et pas trop mûres et elles resteront comme ladite Hélène.

Pour 6 personnes
Ingrédients : 6 poires Conférence ou Williams, crème glacée à la vanille. Pour le sirop : 40 cl d’eau, 150 g de sucre en poudre, ½ gousse de vanille. Pour la sauce au chocolat : 200 g de chocolat noir, 20 cl de lait, 10 cl de crème liquide, un peu de sucre et de beurre.
Préparation : 30 min – cuisson : 15 min – coût : * - difficulté : *

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Pour le sirop, faites bouillir l’eau avec le sucre. Baissez le feu et ajoutez le morceau de gousse de vanille fendue dans toute sa longueur. Pelez les poires. Coupez-les en deux tout en conservant le pédoncule (elles se tiennent mieux à la cuisson) et à l’aide d’une cuillère, enlevez les pépins. Faites pocher les poires 5 à 7 minutes dans le sirop. Egouttez-les et laissez-les refroidir complètement.
Faite fondre le chocolat avec le lait et la crème. Au dernier moment, ajoutez le beurre et 1 bonne cuillère à soupe de sucre. Répartissez les poires dans de jolis contenants, nappez-les de chocolat fondu encore chaud et accompagnez d’une boule de glace à la vanille. Parsemez éventuellement ce dessert d’amandes effilées et/ou de noisettes concassées, de noix de coco râpée.

dimanche, 15 mars 2020

Brandade de morue

Tout le bassin méditerranéen a sa petite recette de brandade de morue mais la vraie, elle vient de là, elle vient de Nîmes.

Brandade de morue, la cocotte, la voix du nord

Ne soyez pas surpris de ne pas trouver de pommes de terre dans la brandade de la Cocotte. Elle l’a faite à la Nîmoise. Et à Nîmes, pas de pommes de terre. Juste du lait et de l’huile d’olive. On peut y ajouter de l’ail si on en a envie et si comme la Cocotte, on adore ça. Mais c’est tout. Un blender robuste, histoire de ne pas se faire mal aux bras et on mélange. On branle, on brandit, d’où le terme brandade. On goûte aussi et on ajoute du sel. La morue étant dessalée, elle peut en manquer. Sur du pain toasté avec un peu de citron, on la sert à température ambiante et on se régale comme là-bas.

Pour 6 personnes
Ingrédients : 500 g de morue, 15 cl de lait, 10 à 15 cl d’huile d’olive, thym, laurier, 2 petites gousses d’ail, poivre noir en grains, sel. Facultatif : citron
Préparation : 20 min + 24 h de dessalage – cuisson : 15 min – coût : * - difficulté : * - ustensile : blender

Brandade de morue, la cocotte, la voix du nord

Faites dessaler les morceaux de morue dans de l’eau. Changez l’eau régulièrement pendant 24 heures. Egouttez la morue, déposez-la dans une casserole, ajoutez un peu de thym, 1 feuille de laurier, les gousses d’ail pelé et quelques grains de poivre. Couvrez d’eau et faites cuire jusqu’à ébullition. Laissez la morue dans l’eau chaude et morceau égoutté après morceau égoutté, enlevez toutes les arêtes présentes dans le poisson. Déposez tous les morceaux de poisson (peau y compris) dans un blender. Ajoutez les gousses d’ail récupérées dans le bouillon et mixez. Ajoutez le lait tiédi, mixez puis ajoutez l’huile également tiédie. Mixez encore une fois jusqu’à obtenir une belle crème bien lisse. Ajoutez un peu d’huile si besoin. Servez la brandade de morue en entrée sur des morceaux de pain toasté et du jus de citron si vous en avez envie.

dimanche, 01 mars 2020

Polenta-mozza aux herbes

A noter sur votre liste de courses : grande boîte ronde et métallique spécial spaghettis et film alimentaire. Vous êtes prêts.

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Avant l’invention de la polenta à prise rapide, à quoi reconnaissait-on un mangeur de cette semoule de maïs ? Aux muscles démesurément développés de son bras droit. Eh oui, il fallait mélanger, mélanger, mélanger cette masse pendant de très longues minutes pour enfin obtenir ce plat dont bon nombre de pays raffolent. Bizarrement en France, la Provence mise à part, son utilisation est peu répandue et c’est bien dommage. Le champ de recettes que la polenta offre est immense. Maintenant qu’elle cuit en quelques minutes à peine, vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas en cuisiner. Allez, hop !

Pour 6 personnes
Ingrédients : 500 g de polenta à prise rapide, 1 cube de bouillon bio de légumes, 250 g de mozzarella, huile d’olive, thym, origan, coulis de tomates, sel et eau.
Préparation : 15 min – cuisson : 10 min – coût : * - difficulté : * - ustensiles : râpe, cuillère en bois, film plastique, 3 boîtes de conserve vides de 400 ml environ

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Egouttez et râpez la mozzarella. Faites bouillir 2 litres d’eau avec le cube de bouillon émietté. Quand l’eau bout, versez en pluie la polenta et mélangez vigoureusement pendant 2 minutes. Ajoutez la mozzarella et arrêtez la cuisson. Etalez 1 morceau de plastique alimentaire plus grand que les boîtes de conserve. Divisez la polenta en 3. Formez un boudin de polenta et enfermez-le dans le film. Tortillonnez les extrémités pour que la polenta ne sorte pas du plastique et entrez le boudin dans une boîte de conserve. Faites de même pour les deux autres. Rangez-les au frais une fois refroidis. Le lendemain, coupez la polenta en rondelles épaisses et faites-les dorer dans l’huile. Servez-les avec un peu de coulis de tomates auquel vous avez ajouté des herbes.

dimanche, 16 février 2020

Iles flottantes

Des petits nuages de douceur dans un océan de crème, tels sont les œufs à la neige ou les îles flottantes. Faciles à faire et à dévorer.

Iles flottantes, la cocotte, la voix du nord

Fouetter des œufs en neige n’est pas bien compliqué mais réussir la crème anglaise peut le devenir si on ne fait pas les bons gestes. Au bain-marie, à la cuillère en bois, avec ou sans épaississant, il y a plein de façons de la réussir. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut pas la quitter des yeux et sans cesse remuer pour obtenir la consistance voulue. Et quand enfin on y arrive, les portes d’un monde merveilleux s’ouvrent à nous. Oui, à nous, sabayons, egg nogs, flans, puddings et autres trifles ! Oui, à nous et à ceux qui auront la chance d’y goûter avec nous !

Iles flottantes, la cocotte, la voix du nord

Pour 6 personnes
Ingrédients : 4 œufs entiers, 500 ml de lait, 150 g de sucre en poudre, 1 gousse de vanille, une pincée de sel (facultatif).
Préparation : 10 min – Cuisson : 15 à 20 min – Coût : * - Difficulté : * - Ustensile : Fouet électrique
Séparez les blancs des jaunes d’œuf. Réservez les jaunes dans un plat creux. Au fouet électrique montez les blancs en neige ferme en ajoutant une pincée de sel et 50 g de sucre. Faites frémir ½ l de lait. Plongez une cuillère à soupe dans les blancs en neige et déposez son contenu dans le lait frémissant. Pochez 12 « îles » en plusieurs fois quelques secondes et retournez-les très délicatement. Réservez-les sur un linge. Dans le lait qui a servi pour pocher les œufs à la neige, fendez la gousse de vanille en deux, grattez l’intérieur et incorporez-le au lait. Mélangez les jaunes d’œuf avec le sucre restant jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Versez le lait sur ce mélange en fouettant. Versez-le dans la casserole et faites épaissir la crème en mélangeant très souvent, à feu doux.  Laissez refroidir et mettez au frais 2 h minimum. Servez la crème anglaise dans 6 ramequins, déposez 1 ou 2 œufs à la neige par ramequin et parsemez d’amandes effilées ou de noisettes concassées…

dimanche, 02 février 2020

English muffins

Quand vous aurez goûté ces petites merveilles, vous ne direz plus que les Anglais ne savent pas faire la cuisine mais vous direz thank you.

English muffins, la cocotte, la voix du nord


Ces petits pains moelleux sont nés en Angleterre dans le courant du dix-neuvième siècle. Tout frais, tout chauds, ils étaient alors vendus dans les rues et une clochette annonçait leur arrivée. Ils ont une place d’honneur sur la table du English breakfast, dans un joli panier, sous un linge pour les garder au chaud. On les ouvre en deux, on les tartine de bon beurre et de confiture-maison… pour ceux qui ont de la chance. Ils sont horriblement tendres et carrément délicieux sous des œufs Bénédictine, des œufs pochés, couverts de sauce hollandaise et accompagnés de bacon. Mais ça, c’est une autre recette.

Pour 12 English muffins
Ingrédients : 300 g de farine type 55, 120 g de lait, 40 g de beurre, 50 g d’eau chaude, 2 cuillères à soupe de sucre, 5 à 7 g de levure sèche du boulanger, 1 cuillère à café de sel.
Préparation : 15 min – cuisson : quelques minutes par muffin – coût * - difficulté : * - ustensile : plaque en fonte

English muffins, la cocotte, la voix du nord


Faites chauffer le lait dans une casserole. Quand des petites bulles apparaissent, arrêtez le feu et ajoutez le sucre et le beurre. Laissez fondre. Délayez la levure dans l’eau chaude. Dans le bol d’un blender ou à la main, mélangez la farine, le sel, le lait avec beurre et sucre et la levure délayée. Pétrissez jusqu’à l’obtention d’une belle boule de pâte bien dense. Couvrez-la d’un linge propre et laissez-la lever 1 heure dans un endroit chaud de la cuisine. Ensuite étalez la pâte sur 1 cm d’épaisseur et dans cette pâte, faites 12 ronds réguliers à l’aide d’un verre de 6 à 7 cm de diamètre. Couvrez-les et laissez-les lever encore 1 heure. Aplatissez-les un peu et sur la cuisinière faites-les cuire 8 à 10 minutes à feu doux sur une plaque graissée. Retournez-les en cours de cuisson. Laissez-les refroidir et enfermez-les dans un sac avant de les déguster.

dimanche, 19 janvier 2020

La quiche lorraine

Mélanger lardons et jambon allège un peu la préparation. Vous savez, au jeu de la bonne conscience, je suis excellente !

La quiche lorraine, la cocotte, la voix du nord

Autrefois faite avec les restes de pâte à pain, la quiche est un classique de la cuisine lorraine. La migaine, comprenez mélange de crème fraîche et d’œufs, était étalée sur ladite pâte et on la cuisait dans le four du boulanger après avoir fait cuire tous les autres pains. Des similitudes avec la tarte flambée alsacienne ne sont pas fortuites. Désormais la quiche lorraine se fait avec une pâte brisée ou feuilletée et on peut y incorporer d’autres ingrédients comme du fromage blanc, des légumes, du poisson… Nous resterons classiques et nous cuirons les lardons avant, afin qu’ils n’humidifient pas la pâte ni ne la ramollissent.

Pour 6 personnes
Ingrédients : 1 rouleau de pâte feuilletée pur beurre, 200 g de lard fumé, 1 morceau de 200 g de fond de jambon blanc, 3 œufs, 200 g de crème fraîche, sel, poivre.
Préparation : 20 min – cuisson : 40 min – coût : * - difficulté : * - ustensiles : poêle et tourtière

La quiche lorraine, la cocotte, la voix du nord

Préchauffez le four à 180°C. Enlevez la couenne du morceau de lard fumé et coupez le morceau en tout petits dés. Faites-les cuire à sec 3 ou 4 minutes à la poêle pour les faire sécher. S’ils rendent de l’eau, laissez-la s’évaporer. Coupez également le jambon blanc en petits dés. Cassez les œufs dans un bol et mélangez-les à la fourchette. Ajoutez la crème fraîche, poivrez selon vos goûts et salez si le lard et le jambon ne le sont pas. Mélangez la migaine (comme disent les Lorrains) énergiquement toujours à la fourchette. Déroulez la pâte feuilletée sur la tourtière et répartissez la migaine dessus. Ensuite répartissez les dés de jambon et les petits lardons. Enfournez pendant 30 minutes. Laissez un peu plus de temps la quiche au four si elle n’est pas assez dorée. Mangez-la avec une salade.

dimanche, 22 décembre 2019

Gaufrettes du Nord

Dans la maison se répand le parfum du Nouvel An, vanille, sucre et beurre dans une petite gaufre qui va faire craquer tout le monde.

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La tradition, ça a du bon ! Mieux, la tradition, c’est bon ! Un gaufrier antique ou pas, électrique ou pas, équipé des bonnes plaques, une recette simplissime et des boîtes métalliques glanées sur des braderies, et vous voilà parés pour faire ce que faisaient les grands-mères quand le Nouvel An arrivait : les gaufrettes du Nord, autrement nommées Strinj ou strinjes. Par centaines, vous ferez ces délices et vous les offrirez en étrennes à tous les petits enfants de votre famille. Et si vous n’avez pas de petits enfants, vous garderez ces strinjes pour vous et vous vous régalerez des semaines durant.
Pour une trentaine de gaufrettes
Ingrédients : 100 g de beurre salé, 2 œufs, ½ gousse de vanille, 150 g de farine de blé type 45, 100 g de sucre de canne blond.
Préparation : 20 min - cuisson : quelques minutes par fournée – coût : * - difficulté : * - ustensiles : gaufrier pour petites gaufrettes du Nord, boîte métallique hermétique et papier-ménage

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Faites fondre le beurre. Battez les œufs entiers dans un bol. Fendez la gousse de vanille et grattez l’intérieur pour récupérer les graines. Mélangez beurre, œufs, farine, graines de vanille et sucre pour avoir une belle boule bien régulière et sans grumeaux. Enfermez-la dans un plat hermétique et laissez-la refroidir au réfrigérateur 2 ou 3 heures. Au bout de ce temps, préchauffez le gaufrier.
Formez 30 petites boulettes régulières. Déposez-en sur le gaufrier suivant les capacités du gaufrier.
Laissez-les cuire 2 à 3 minutes. Quand elles sont dorées, sortez-les du gaufrier et égalisez les bords avec un couteau. Tapissez de papier-ménage une jolie boîte métallique et rangez les gaufrettes dedans. Refermez la boîte et conservez-la plusieurs jours sans souci.

dimanche, 08 décembre 2019

Pain d’épices ou peperkoek

Ho, ho, ho, du pain d’épices, quel beau cadeau ! Faites votre mélange d’épices vous-mêmes et soyez prêts pour les fêtes.

Pain d’épices ou peperkoek, la cocotte, la voix du nord

Si on ne parle pas de pain d’épices à Noël, alors quand va-t-on le faire ? Dès que les effluves de ce pain viennent nous chatouiller les narines, on replonge en enfance, on est au pied du sapin et le regard fébrile, on ouvre les cadeaux. Dans la recette d’aujourd’hui, on part aux Pays Bas, avec le peperkoek. Historiquement ce dessert était préparé avec des restes de pain dur et des épices que les Hollandais importaient en masse de leurs colonies. Avec un peu de coriandre, un peu d’anis si on en a envie, bien régulier, bien coupé, beurré ou pas, on le déguste au moment des fêtes. Vous avez été sages ?
Pour 6 personnes
Ingrédients : 250 g de farine de blé, 1 sachet de levure chimique, 1 œuf, 100 g de cassonade brune, 2 cuillères à soupe de mélasse ou de sirop de Liège, 200 ml de lait, 5 clous de girofle, cannelle, gingembre moulu, noix muscade, cardamome, zestes d’orange et de citron, sel.
Préparation : 20 min – cuisson : 1 h – coût : * - difficulté : * - ustensiles : moule à cake et papier-cuisson

Pain d’épices ou peperkoek, la cocotte, la voix du nord


Préchauffez le four à 150°C. Ecrasez les clous de girofle, ouvrez 10 capsules de cardamome et récupérez les graines. Mélangez ces épices à 1 petite cuillère à café de cannelle moulue, 1 cuillère à soupe de gingembre et une bonne pincée de muscade. Faites un creux dans la farine, ajoutez l’œuf, la levure, la cassonade, le sirop de Liège, le lait, les zestes d’agrumes, une pincée de sel et les épices et pétrissez pour former la pâte. Tapissez le moule à cake d’une feuille de papier-cuisson et versez-y la pâte. Enfournez le pain 1 heure. Laissez-le refroidir dans le four et emballez-le dans un torchon puis dans une boîte métallique pour le conserver 4 à 5 jours dans la cuisine ou jusqu’à 3 semaines au réfrigérateur.

dimanche, 24 novembre 2019

Beignets

Dans la grande famille des beignets, soyons chauvins et cuisinons ces petites boules de bonheur appelées croustillons chez nous.

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Bugnes à Lyon, donuts aux Etats-Unis, chichi fregi en Provence, oliebollen aux Pays-Bas, bougnettes à Perpignan, crottes ou pets d’ânes qu’on vive dans le Vexin ou à Amiens, merveilles à Bordeaux ou croustillons dans le Nord et en Belgique, les beignets sont présents dans toutes nos régions et tous les pays. Ronds, chauds, sucrés, on a honte de les dévorer tellement c’est bon. Les recettes varient en fonction de la région ou du pays, on les parfume à la fleur d’oranger, au citron ou à la vanille. Sur les fêtes foraines et les marchés de Noël, serrés dans un cornet et saupoudrés de sucre, les beignets, on les adore.
 
Pour une quarantaine de croustillons
Ingrédients : 250 g de farine type 45, ½ cuillère à café de sel, ½ cuillère à soupe de levure sèche de boulanger, 1 cuillère à soupe de sucre, 1 tasse à café de lait, 1 tasse à café d’eau, 1 œuf, huile de friture et sucre pour la fin
Préparation : 20 min – cuisson : 1 à 2 min par fournée – coût : * - difficulté : *

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Mélangez la levure et le sucre dans le lait tiédi. Mélangez farine et sel. Séparez le blanc du jaune d’œuf. Faites un puits dans la farine et ajoutez-y le jaune. Versez-y l’eau, ajoutez le mélange lait, sucre et levure. Mélangez bien. Ajoutez le blanc monté en neige. Couvrez la pâte d’un torchon et laissez-la doubler de volume dans un endroit chaud de la cuisine. Faites chauffer l’huile de friture et déposez-y des petites cuillères de pâte. Quand les croustillons sont bien dorés, (en 2 minutes, c’est cuit), sortez-les de l’huile et égouttez-les sur du papier-ménage. Passez-les encore bien chauds dans du sucre en poudre et mangez-les aussitôt.

dimanche, 10 novembre 2019

Jus de volaille maison

Dans la série « rien ne se jette, tout se transforme », ne jetez plus vos carcasses de volaille et faites-en des jus dont on se souviendra longtemps.

Jus de volaille maison, la cocotte, la voix du nord

Vous invitez des gens à manger et vous voulez briller auprès d’eux ? Faites donc un beau jus de viande, une belle sauce onctueuse, pleine de goût. Les jus de viandes qui accompagnent légumes, riz, pâtes… sont l’une des préparations préférées des chefs. Oui, parce que c’est la sauce qui fait tout ou presque dans un plat. Si elle est bonne, elle peut rattraper une viande de qualité moyenne et rendre votre plat inoubliable. Ici, avec une carcasse de volaille, la Cocotte oblige mais vous pouvez choisir veau, bœuf, porc… Avec ou sans vin, assaisonné comme voulez, monté au beurre ou pas, votre jus de volaille va en épater plus d’un !
 
Pour un jus de viande
Ingrédients : 1 carcasse de poulet, 1 oignon, 1 gousse d’ail, 1 échalote, 1 belle branche de thym, 1 feuille de laurier, 1 carotte, sel et poivre, 25 g de beurre et 3 cl d’huile. Facultatif : 10 cl de vin blanc
Préparation : 15 min – cuisson : 1 h 15 – coût : * - difficulté : * - ustensiles : sauteuse et chinois

Jus de volaille maison, la cocotte, la voix du nord

Coupez la carcasse en petits morceaux. Pelez ail, oignon, échalote et carotte. Ciselez oignon et échalote et écrasez la gousse d’ail. Coupez la carotte en petits morceaux. Faites chauffer un peu de beurre et d’huile dans une sauteuse et faites-y dorer les morceaux de carcasse sans les remuer pour que les sucs de cuisson se forment dans la sauteuse. Retournez-les et laissez encore dorer. Enlevez le gras formé et ajoutez ail, oignon, échalote, thym, laurier et carotte. Quand c’est doré, décollez les sucs de cuisson et déglacez avec de l’eau ou du vin blanc. Mouillez d’eau à hauteur de la viande et faites bien réduire 45 minutes à feu doux. Passez ensuite la sauce au chinois et assaisonnez le jus de volaille. Il est prêt pour accompagner une viande, une purée de légumes… Si vous voulez une sauce particulièrement brillante, montez-la au beurre hors du feu et utilisez-la de suite.