vendredi, 05 février 2010
Mangues gratinées
Espèce d'anacardiacée ! Non, ce n'est pas une insulte. La Cocotte n'oserait pas. C'est juste la famille dont est originaire la mangue, fruit du manguier. Elle vient du Pakistan et de Birmanie. Elle a beaucoup voyagé la Malaisie, les Indes, la Chine, l'Afrique puis l'Amérique du sud, au Brésil grâce aux Portugais, avant d'arriver en Europe.
Tâtez-la pour savoir si elle est bonne à dévorer. Si votre pouce s'enfonce légèrement, vous pouvez y aller.
Epluchez-la, ne mangez pas la peau, vous le regretteriez ! Retirez le gros noyau en forme de grosse amande en fendant le fruit en deux. Et c'est parti pour des moments de bonheur intense !
Ce fruit, c'est du velours au goût sucré et fleuri.
En jus de fruits, en confiture, dans les cocktails, les chutneys des Indiens, en lassi, dans les plats salés de volaille, … elle vous laissera une affollante impression de douceur. Dévorez-la, ouverte en deux, tout simplement en croquant dedans. Ahhhhhhhhhh !
C'est un fruit qu'on trouve quasiment toute l'année sur les marchés. Pour ce weekend, la Cocotte et sa benjamine vous offrent, une fois de plus, une recette d'une simplicité déconcertante, un gratin de mangue.
Il vous faut :
2 mangues mûres
1 gousse de vanille
2 grosses cuillères de crème fraîche
1 oeuf
un peu de chapelure
un peu de sucre en poudre
Epluchez la mangue, coupez-la en deux pour enlever le noyau. Puis coupez les deux parties en longs quartiers fins.
Dans un petit plat à gratin, déposez les quartiers.
Préchauffez votre four à 200°c.
Dans un bol, mélangez la ctrème fraîche, la vanille râclée de la gousse et l'oeuf.
Versez ce mélange sur les mangues.
Saupoudrez de chapelure et de sucre et passez au four une petite dizaine de minutes.
Les dents ne servent à rien, il suffit de laisser fondre. Un bonheur !
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mercredi, 03 février 2010
Phyllo Sophie au miel
Tous les lundis, avec ses amis, la Cocotte perturbe l'audition d'une jolie dame à la voix cristalline.
Avec peu ou prou de complexes, gaiement, naïvement, ils abîment Mozart, Bach, Haendel.
Sophie, stoïque ou presque, terrée derrière le piano, endure semaine après semaine les vocalises de ces amateurs non éclairés.
Semaine après semaine, elle se casse la voix à tenter de faire chanter cette psallette le moins faux possible.
Alors pour réparer cette voix qui est son outil, son instrument, sa vie, la Cocotte lui offre une petite cuillère de miel, enrobée de pâte phyllo, une petite cantate à déguster du bout des doigts.
La pâte phyllo ou filo, vous connaissez ? Phyllo, ça signifie feuille en grec.
Ce sont des feuilles très fines, ressemblant aux feuilles de brick mais les feuilles en phyllo sont plus malléables. On en trouve facilement dans tous les magasins.
Avec ces feuilles très douces au toucher, on prépare les baklavas, dessert à base de pistaches et d'amandes, les böreks, feuilletés aux légumes, au fromage ou à la viande, en Turquie, Bosnie, Croatie, Albanie... En Autriche, elles servent à préparer les Strudel. Ach, les Strudel...
Pour notre recette d'aujourd'hui, l'utilisation est enfantine. Il suffit de superposer des feuilles légèrement beurrées, de pré-découper des triangles et de les passer au four. Elles vont gonfler, dorer, se gondoler.
Pour faire une vingtaine de triangles, il vous faut :
un paquet de pâte phyllo, environ 10 feuilles
200 gr de fromage blanc
1 poignée de raisins secs
3 cuillères de miel
1 poignée de noisettes ou des noix décortiquées
100 gr d'amandes en poudre
1 poignée de feuilles de menthe ciselée
50 gr de sucre
1 peu de cannelle
30 gr de beurre fondu
Préchauffez votre four à 170/180°c.
Faites tremper pendant quelques minutes les raisins secs dans de l'eau chaude additionnée d'une cuillère de cannelle en poudre.
Mélangez le fromage blanc, 1 cuillère de miel, les noisettes ou les noix grossièrement cassées, les amandes en poudre, la menthe et le sucre.
Égouttez les raisins et ajoutez-les au mélange.
Etalez une feuille de papier cuisson sur la plaque.
Déposez une première feuille de phyllo, beurrez-la légèrement à l'aide d'un pinceau puis posez-en une autre par dessus et recommencez la même opération 4 fois. A la cinquième feuille, étalez le mélange à base de fromage blanc.
Et recommencez à superposer cinq autres feuilles, badigeonnées de beurre.
Pré-découpez en grands carrés égaux toute la surface de la plaque puis découpez-les en triangles.
Ce sera très facile de les sortir du plat, une fois qu'ils auront cuit.
Passez au four pendant 15 à 20 minutes.
Délayez deux grosses cuillères de miel dans un tout petit peu d'eau.
A la sortie du four, versez ce liquide épais sur les triangles. Dégustez ces triangles chauds ou froids.
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vendredi, 22 janvier 2010
Appelkaka, gâteau suédois aux pommes
Dans la série « Qu'est-ce que vous faites de votre pain dur ? Ben, on le mange ! » , voici la recette du gâteau Suédois à la pomme.
Dans la série « C'est le weekend et je n'ai pas envie de m'emm... à faire la cuisine, qu'est-ce que tu proposes ? », voici la recette du gâteau Suédois à la pomme.
Dans la série « Combien de raisons faut-il pour faire du gâteau Suédois à la pomme ? », en voici au moins 2. Et quand vous l'aurez goûté, vous en aurez au moins 3 pour vite recommencer.
La Cocotte suit les conseils de Miss Boulette qui garde toujours du pain dur. Non pas pour les oiseaux mais en vue de préparer du pudding. La Cocotte fait maintenant de même. Non pas pour les oiseaux, elle aime pas ça, ni pour faire du pudding.
Quand on a goûté celui de la Boulette, flambé au rhum, avec des gros morceaux de sucre plantés sauvagement dans le gâteau, on ne cherche pas à l'imiter, on laisse faire les grandes.
Non, la Cocotte a son p'tit tas de pain dur qui dort près du radiateur de la cuisine. En prévision des jours où ses voisines préférées auront besoin de faire des boulettes d'épinards, où ses enfants auront besoin de Wiener Schnitzels... Bref, elle a toujours du pain dur d'avance.
Alors quand elle voit qu'une recette nécessite d'entamer son p'tit tas, ça la met en joie.
Ainsi est la Cocotte !
Pour transformer votre pain en chapelure, optez pour un bon marteau en caoutchouc ou un rouleau à pâtisserie ou un bon blender. La Cocotte opte pour Brenda, blender fidèle et robuste qui fait ça hop hop ! En 30 secondes, elle obtient une poudre fine, juste ce qu'il faut.
200 gr de chapelure
1 kg de bonnes pommes à cuire
200 gr de sucre en poudre
100 gr de beurre fondu
1 peu de beurre pour le fond du moule
1 grosse cuillère à café de cannelle
de la crème fraîche pour servir
Préchauffez votre four à 180°c.
Mélangez chapelure, sucre, cannelle et beurre fondu.
Épluchez les pommes, enlevez les pépins et coupez-les en fins quartiers.
Beurrez un plat qui va au four, style moule à soufflé et déposez une fine couche du mélange chapelure, sucre... Recouvrez de pommes et recommencez l'opération jusqu'à épuisement des stocks en finissant par la chapelure.
Faites cuire votre gâteau pendant 45 minutes. Les pommes sont fondantes mais non fondues.
Servez-le tiède accompagné de crème fraîche et de thé. C'est tout con et c'est bon.
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lundi, 21 décembre 2009
Biscuits de Noël
Les petits cadeaux entretiennent l'amitié. On est d'accord ? Et il nous reste trois jours avant Noël.
Et si on ne s'offre pas de petits cadeaux à Noël, j'me demande bien quand on le fera ! Vous avez plein d'amis ? Ça va vous coûter cher ? Vous ne voulez pas faire les magasins en ce moment ? Pas de problème !
Trouvez-moi une jolie boîte en métal, en carton, en bois ou en osier.
Allez vous acheter un stock d'emporte-pièces, un kilo de farine, des œufs, des amandes en poudre, du gingembre et de la cannelle. On va faire des petits biscuits à offrir à tout le monde.
Voici deux petites recettes pleines de goût et d'odeurs à préparer avec vos enfants, si vous en avez sous la main.
Sablés amandes-cannelle :
pour 1 trentaine de sablés
350 gr de farine
150 gr d'amandes en poudre
250 gr de beurre mou
2 œufs
200 gr de sucre en poudre
3 cuillères à café de cannelle en poudre
Dans un saladier, mélangez beurre mou ou coupé en tout petits morceaux et le sucre. Ajoutez les amandes, la farine, les œufs et la cannelle. Au besoin ajoutez de l'eau. Il faut obtenir une grosse boule de pâte. Mettez-la au frais au moins pendant une heure.
Prélevez des petites portions. Étalez une portion sur 5 mm d'épaisseur et amusez-vous avec les emporte-pièces. Déposez-les sur une feuille de papier sulfurisé ou sur une plaque de silicone.
Passez à four chaud pendant 8 à 10 minutes. Sortez vos biscuits du four et déposez-les sur une grille. Laissez-les refroidir avant de les ranger dans votre belle boîte.
Pour cette recette, il vous faut obligatoirement un moule à gingerbread man. Si vous n'en avez pas, changez le nom de la recette. C'est pas compliqué !
Vous voyez ce que c'est le gingerbread man ? C'est ce petit bonhomme aux bras et jambes écartés sur lequel on peut ajouter des yeux et des boutons. C'est l'un des personnages d'un conte très célèbre dans les pays anglo-saxons. C'est l'équivalent de "Roule-galette" chez nous.
Si vous êtes sages, un jour, je vous raconterai son histoire.
250 gr de farine
125 gr de sucre roux
125 gr de beurre mou
3 cuillères de mélasse ou de golden syrup
2 cuillères à café de gingembre en poudre
1 cuillère à café de cannelle
2 cuillères à café de bicarbonate de soude ou de levure chimique
Mélangez tous ces ingrédients. Vous devez obtenir, comme ci-dessus, une boule de pâte. Si elle colle, ajoutez un peu de farine, si elle est trop sèche, ajoutez un peu d'eau. Mettez au frais. Puis procédez comme ci-dessus. Prélevez des petites portions de pâte, étalez-la au rouleau sur 5 mm d'épaisseur. Avec votre emporte-pièce, faites vos petits bonshommes. Si ça vous amuse, faites-leur des yeux et des boutons avec des raisins.
Passez à four chaud pendant 8 à 10 minutes; Sortez vos …. comme ci-dessus.
Je ne vais pas le répéter ! Ça devrait aller, non ?
Amusez-vous bien !
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jeudi, 10 décembre 2009
Des boules vapeur
La Cocotte poursuit sa visite des marchés de Noël chez les Allemands et vous livre ici un incontournable de ces lieux magiques et chaleureux : la Dampfnudel, littéralement la nouille à la vapeur.
C'est probablement l'une des recettes du bonheur : Une pure merveille, un sein tout chaud, tout rond, tout beau : une boule de pâte gonflée à la vapeur et recouverte de sauce aux fruits
Pour en commander sur un marché Teuton, prononcez Dampffnoudeul !
Et après, on va nous dire que l'allemand est difficile.
C'est le genre de trucs qui vous fera retourner en Allemagne dès que vous le pourrez. Mais si vous n'avez pas le temps d'aller vous y balader, la Cocotte vous fait le cadeau de sa recette testée et approuvée par son poulailler.
Non, surtout ne dites pas merci à la Cocotte. Ça la gênerait.
Apprenez, mes p'tits amis, que les Allemands, ces grands fous, en font aussi des versions salées pour accompagner des viandes en sauce, avec salade de chou et laitue ou encore des soupes comme le goulache ou la soupe de pommes de terre.
La Cocotte vous offre sa version sucrée. Accompagnez-les de cerises ou de prunes en bocal cuites doucement dans une casserole, que vous sucrerez légèrement et agrémenterez d'une pincée de cannelle. Vous pouvez également les accompagner de crème anglaise.
C'est déjà Noël dans votre cuisine.
Il vous faut :
Pour la pâte :
500 gr de farine
30 gr de levure de boulanger
50 gr de sucre
150 ml de lait tiède
2 ou 3 oeufs
1 pincée de sel
1 demi-zeste de citron
3 cuillères à soupe de beurre mou
Versez la farine dans un saladier et faites un creux au milieu. Dans ce creux, émiettez la levure avec un peu de sucre et le lait tiède.
Remuez bien tout ça et laissez monter pendant une bonne dizaine de minutes.
Ensuite ajoutez le zeste de citron, les œufs, le sel, le reste du sucre et le beurre. Mélangez bien pour avoir une pâte relativement compacte. Quand la pâte vous paraît bonne à travailler comme une pâte à pain, découpez-la en une quinzaine de morceaux et façonnez des boules entre vos mains légèrement farinées.
Déposez ces boules sur un torchon et laissez-les lever pendant un bon moment. Avec la levure de boulanger, 30 à 40 minutes suffiront.
Pour la cuisson des Dampfnudeln :
1 litre de lait
40 gr de beurre
1 pincée de sel
50 gr de sucre
Ensuite dans une cocotte style couscoussier ou cocotte avec un panier-vapeur, faites chauffer le lait en y ajoutant le beurre, le sel et le sucre et déposez vos Dampfnudeln dans le panier quand le lait est chaud. Il ne faut pas que les boules de pâte soient en contact avec le lait. Laissez cuire à la vapeur pendant dix minutes.
Elles vont encore gonfler donc veillez à ne pas en mettre trop à la fois. Servez vos Dampfnudeln accompagnées de la sauce de votre choix. Vous allez adorer.
Et si vous n'avez plus faim, parce que, mine de rien, ça cale son homme, passez donc vos Dampfnudeln au four chaud quelques instants, après les avoir cuites à la vapeur. Laissez-les dorer. Vous obtiendrez des petits pains ronds au lait. Une autre recette du bonheur.
Bon, les Dampfnudeln, ça c'est fait.
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lundi, 30 novembre 2009
Pera al Martini Bianco
Un quart de siècle à 2 célébré par le cadeau du DVD de Daho à Pleyel offre à la Cocotte de parler de lui, de Daho. Oh, ça va être chaud.
Une ode à Daho, l'adoré.
Cet homme, en scène depuis autant d'années, constant dans l'excellence, sans aucun rendez-vous raté, à l'élégance savamment déhanchée, son p'tit costard noir ouvert sur un torse glabre, ses sous-entendus que la morale réprouve et que les cours condamnent, fredonnés sur des airs sophistiqués, stroboscopiquement orchestrés.
Étienne en noir et blanc, avec trois musiciennes, chignon haut, jouant violon, violoncelle et alto.
Rien que pour moi, où je veux, quand je veux. Étienne, Étienne ! Ah...
Que faire pour lui sinon un dessert...Du sucre, du chocolat, de l'alcool, un fruit pas défendu mais presque.
Une poire de mon jardin, mon jardin secret et un alcool venu d'Italie, de Turin précisément, du Martini bianco qu'on peut boire le weekend à Rome, tous les deux sans personne.
Ça vous dit, Étienne ?
Pera al Martini Bianco
Pour la Cocotte, 2 poires, une pour Étienne, une pour elle
Pour vous, autant de poires que d'invités
30 à 40 cl de Martini Bianco ou toute autre sorte de Vermouth blanc
Une grosse poignée de raisins secs
50 gr de sucre roux
du chocolat noir à faire fondre
Attention, le meilleur qui soit, c'est pour Étienne !
Épluchez vos poires en évitant de couper la queue. Déposez-les dans une sauteuse, versez dessus le Martini, ajoutez les raisins secs et démarrez la cuisson. Faites cuire à couvert pendant 10 minutes à feu normal.
Au bout de ce temps, retirez le couvercle et augmentez la cuisson. Saupoudrez de sucre et faites bouillonner jusqu'à ce que cela caramélise légèrement. Arrêtez la cuisson. Dans votre plus belle soucoupe, déposez une poire en la tenant par la queue. Versez généreusement le Martini caramélisé et les raisins secs. A côté, faites fondre votre chocolat. Et ajoutez cela aux poires. Mais vous n'êtes pas obligé. La Cocotte a ajouté cet ingrédient juste parce qu'elle a vu Étienne en noir et blanc.
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mardi, 17 novembre 2009
Autumn cake
La Cocotte est une piètre jardinière. Toutes les tentatives de faire pousser quelque chose dans son jardin sont restées vaines. A chaque expérience, elle avait pourtant acheté les graines qu'il faut, avait bêché, biné, fumé, repiqué, transplanté, éclaté les touffes, butté, mis en godets, taillé, pulvérisé... Rien, keutsch, nada, nib, niente, peau de balle, tout ce qu'elle a réussi à avoir, ce sont trois malheureuses fraises qui ont fait le régal des limaces de passage.
Il n'y a bien qu'un seul truc qui pousse et qui donne dans son jardin. Un poirier ! Poirier auquel elle a fait subir tant de traitements (de taille, hein, pas chimiques !) que son voisin, jardinier de profession, a mal pour lui. Mais ce petit poirier a su résister et cette année, il lui a donné de magnifiques poires qui mûrissent doucement dans une petite cagette, dans le garage, la queue en l'air et une feuille sur le côté ! Très chic !
Ce dimanche, la Cocotte a subtilisé une dizaine de ces fruits rebondis dans la cagette, cassé des noix et des noisettes offertes par ses amis, mélangé divers ingrédients et a préparé un dessert de saison, dessert qu'elle a sobrement intitulé Autumn Cake. En français dans le texte, gâteau d'automne.
Et voici la recette, simple et efficace et ce qui ne gâche rien, délicieuse. La preuve, le gâteau a disparu en un rien de temps.
Il vous faut :
10 poires (de votre jardin ou de votre maraîcher)
150 gr de noix
150 gr de noisettes
150 gr de raisins secs
3 oeufs
200 gr de farine
75 gr de sucre
300 ml de lait
1 cuillère de baking powder ou de levure chimique
Et de la cannelle et/ou des morceaux de chocolat blanc mais c'est facultatif
Préchauffez votre four à 160/180°c.
Épluchez vos poires, coupez-les en quatre, enlevez le milieu et recoupez en deux les quartiers.
Cassez les noix et les noisettes et écrasez-les grossièrement au couteau. Ajoutez-les aux poires dans un grand saladier. Ajoutez les raisins, les œufs entiers, la farine, le sucre, le lait et la levure chimique et remuez bien pendant quelques instants. Si vous avez opté pour les petites options de la Cocotte, c'est le moment d'ajouter cannelle et chocolat blanc.
Versez votre préparation dans un moule à gâteau en silicone, à bords hauts. Faites cuire pendant 40 minutes.
A la sortie du four, laissez refroidir puis démoulez.
Parachevez votre œuvre en préparant une crème anglaise dont vous recouvrirez le gâteau. Vous pouvez aussi l'accompagner de confiture ou d'une petite compotée de fruits rouges.
Si des ados traînent dans les parages, vous les entendrez très certainement prononcer ces deux mots qui font partie de leur vocabulaire peu étendu, il faut bien le dire : Trop bon !
Eh, c'est déjà ça ! Ils pourraient dire : Trop dégueu !
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lundi, 02 novembre 2009
Les raisins de la commère
Cette semaine, le temps sera notre ennemi, il ne fera que pleuvoir. Nous sortirons peu. Il nous ne restera qu'à rester bien au chaud, chez nous, dans notre « home, sweet home », faire des goûters avec les enfants, compulser les livres de recettes, préparer les prochaines vacances, trier ses chaussettes dans le placard, les fines dans un sachet et les grosses aux pieds, les poser (les pieds) sur la table du salon, allumer la télé, regarder un truc ou deux, éteindre la télé, faire de la soupe au potiron, s'amuser avec les mômes à glisser sur le parquet avec ses grosses chaussettes, trouver à accommoder les bottes de poireaux qui s'amoncellent dans le frigo, aller vérifier dans le jardin que la pluie n'a pas oublié d'arroser les plants de lavande récemment plantés, recompulser des livres de recettes, inviter des amis. Tiens, un livre sur la cuisine crétoise ?
Vous vous souvenez ? Cet été, une des amies délicieuses de la Cocotte lui avait offert un livre de cuisine de là-bas, à son retour de vacances.
Allez, allez, inviter des amis et leur faire de la cuisine crétoise. C'est pas mal, ça...
On va leur faire quoi, alors ?
On peut faire plein de choses : des boulettes de pois chiche, du caviar d'aubergines, du poulet au yaourt, des soutzoukakia, des œufs à la tomate, des poivrons farcis ? Ouais, c'est pas mal, tout ça !
Et comme dessert, des macarons au miel ? Hum, ça a l'air pas mal ! Un confit d'aubergines ? Original mais on a déjà prévu du caviar d'aubergines pour l'apéro ! Alors quoi d'autre ? Une tarte à l'orange ? Mouais... une prochaine fois, peut-être. Du riz au lait ? Non, trop lourd en fin de repas... Ah, ah, tiens, page 193, un confit de raisins !
Alors j'annonce :
Apéro :
Hoummous,,,Vous connaissez la passion de la Cocotte pour ce plat. Et la Crète, ça se trouve où ? Dans le bassin méditerranéen ! Alors si on ne fait pas d'hoummous, c'est qu'on n'a rien compris !
Gros haricots en salade, calamars dans leur encre, boulettes de pois chiche
Plat : soutzoukakias, poivrons farcis aux épinards et langues d'oiseaux
Dessert : Confit de raisins et macarons au miel.
Toutes ces recettes ont été arrangées ou simplifiées, elles ont toutes été testées et approuvées. Elles ont même été testées deux fois. Le samedi soir chez la Cocotte et le dimanche chez sa délicieuse amie qui lui avait offert le livre et qui avait décidé de faire quasiment la même chose que la Cocotte. Le samedi, la Cocotte aux fourneaux et le dimanche, la Cocotte, les pieds sous la table ! Ça change !
La Cocotte ne va pas donner toutes les recettes en une seule fois. Non, un peu à la fois, c'est ça le régime crétois. Et pour changer, elle va commercer par le dessert. Pourquoi commence-t-elle par le dessert ? Parce qu'on peut préparer ces deux recettes à l'avance,,, Histoire d'avoir le temps de glisser sur le parquet avec ses grosses chaussettes en attendant les copains.
Pour le confit de raisins, il vous faut :
2 kg de gros raisins encore un peu durs
500/600 gr de sucre en poudre
Dans le bouquin, ils disaient autant de sucre que de raisins ! Pouah ! Non, vraiment, ça fait trop de sucre !
Lavez les raisins, détachez-les de la grappe. Déposez-les dans une grosse marmite, recouvrez de sucre, secouez la marmite pour que le sucre enrobe tous les raisins. Couvrez et laissez le sucre se dissoudre pendant toute une nuit.
Puis entamez la cuisson. Laissez cuire pendant une petite heure, les raisins doivent être encore un peu durs. Quand cela vous convient, arrêtez la cuisson et laissez refroidir.
Pour les macarons au miel, il vous faut :
500 gr de farine
100 ml d'huile d'olive
100 ml de lait
150 gr de sucre glace
le jus de 2 oranges
le zeste d'une orange
1 cuillère à café de bicarbonate de soude ou un petit paquet de levure chimique
1 cuillère à café de cannelle
2 ou 3 clous de girofle bien écrasés
200 gr de noix pilées (à défaut, des noisettes ou des cacahuètes nature)
Gardez-en un peu pour en saupoudrer les macarons une fois cuits.
150 ml d'eau
100 gr de miel
Pour saupoudrer sur les macarons :
50 gr de graines de sésame
Mélangez au fouet l'huile d'olive et le sucre puis ajoutez le zeste et le jus d'orange, le bicarbonate ou la levure chimique, les noix, les clous de girofle, la cannelle et ajoutez petit à petit la farine.
Façonnez des petits boudins que vous aplatirez sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé ou sur une plaque en silicone. Vous devriez en obtenir une bonne quarantaine.
Faites cuire à four chaud (160/170°C) pendant 30 minutes. Pendant ce temps préparez un sirop avec l'eau et le miel. Faites-le chauffer jusqu'à ce que le miel fonde.
A la sortie du four, trempez un à un vos macarons dans le sirop et déposez-les sur un grand plat. Saupoudrez-les d'un mélange de cannelle, noix pilées et sésame. Laissez refroidir et servez-les pour accompagner le confit de raisins.
C'est un bonheur !
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dimanche, 25 octobre 2009
Tajine d'agneau et coings, confiture de tomates vertes et de coings
Dans le dernier article, la Cocotte parlait de coings.
Chose promise, chose due !
Voici donc une magnifique, non, deux magnifiques recettes de coings !
Le saviez-vous ?
Les Turcs sont les plus gros producteurs de coings du monde. Mine de rien !
Savoir que des cognassiers poussent à tous les coins de rues turques, laisse la Cocotte coite !
C'est un fruit jaune dont la peau est duveteuse, il est piriforme, comme Balladur, Turc de naissance, ou arrondi, comme Allègre, ni Turc, ni allègre.
Il se montre en automne. En France, il se récolte principalement dans l'est.
On ne l'épluche pas car c'est dans la peau qu'on y trouve la pectine, utile à la confiture.
Il sera bien meilleur cuit que cru.
Dès lors, il se prête à toutes sortes de préparations. Le coing n'est pas chafouin. Mangez-le en confiture, en gelée, en tarte, au four. Buvez-le en liqueur, en vin, en ratafia...
La Cocotte l'a préparé en tajine et en confiture.
On y va pour la tajine ?
Il vous faut :
un peu d'huile d'olive
500 gr d'épaule d'agneau pas trop gras
2 coings
2 carottes
des tomates (une boîte de tomates pelées fera l'affaire)
1 poignée d'olives violettes
du ras el hanout (mélange de plus de 25 épices à acheter dans les épiceries orientales)
sel et poivre
Dans un tajine, faites chauffer une ou deux cuillères à soupe d'huile d'olive, faites-y revenir vos morceaux d'agneau quelques instants.
Lavez doucement les coings, coupez-les en quatre comme une pomme, enevez le centre et détaillez les quartiers en gros dés.
Épluchez les carottes et coupez-les en tronçons de 2 à 3 cm.
Ajoutez ces deux légumes à l'agneau. Si vous utilisez des tomates fraîches, pelez-les après les avoir passé quelques secondes dans l'eau bouillante. Ajoutez-les dans le tajine, mettez-y également les olives et une ou deux cuillères à café de ras el hanout, salez et poivrez. Vous pouvez ajouter un peu d'eau si nécessaire. Couvrez et laissez cuire jusqu'à ce qu'un couteau transperce sans trop de résistance les coings.
Ça devrait vous prendre 50 à 60 minutes.
C'est très facile et c'est diablement bon.
Et maintenant, ma confiture de coings et de tomates vertes !
Pour 1 kg de tomates vertes et de coings, il vous faut 500 gr de sucre
Détaillez en morceaux assez fins ces deux ingrédients bien lavés. Dans une marmite en fonte, déposez une couche de la moitié des fruits et couvrez-la de la moitié du sucre. Continuez avec ce qu'il vous reste de fruits et de sucre. Couvrez la marmite et laissez « mariner » toute une nuit. Le lendemain cuisez votre future confiture à feu très doux, pendant plus de heures.
Mettez en pots, fermez-les, retournez-les quelques minutes. La confiture stérilise l'air resté dans le pot et évite les moisissures. Puis rangez vos pots à l'ombre et ressortez-les quand l'envie vous prend.
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samedi, 17 octobre 2009
Kougelhopf
Ces derniers jours, la fille aînée de la Cocotte, absorbée, plongée, submergée, noyée dans un devoir de philosophie dans lequel il était question de certitude et de liberté, a imploré sa mère de voler à son aide...en vain.
Les très vagues souvenirs de Terminale de la Cocotte n'ont pas suffi à répondre aux sages interrogations de sa petite poulette.
Un dégonflé « C'est seulement maintenant que tu me montres ça ! » a entamé le dialogue. Un poltron « Va demander à ton père* » a très rapidement suivi et un couard, veule et très bas « C'est le boulot de ton prof » a conclu le débat.
La seule chose sur laquelle la Cocotte a été capable d'intervenir a été l'orthographe.
Et si Raymond Queneau dit qu 'elle est plus qu'une mauvaise habitude, que c'est une vanité, Alain lui répond que « l'orthographe est de respect et que c'est une sorte de politesse. »
Non mais !
Au moment précis où sa poulette demandait de l'aide, les préoccupations de la Cocotte étaient bien éloignées de l'idée de vérité, de dogme, de conviction et d'esprit indépendant, autonome ou libre. »
Bien éloignées, oui ! La Cocotte se torturait gentiment l'esprit en se posant la question ô combien existentielle :
« Doit-on toujours avoir une raison valable pour faire de la cuisine alsacienne ? »
Doit-on avoir reçu un livre magnifique de recettes des grands chefs dans les Winstubs ?* Doit-on avoir un chéri parti pour 3 ou 4 jours à Strasbourg ? Doit-on inviter des copains qui connaissent peu ou prou cette cuisine régionale ? Doit-on se souvenir avec émoi des repas marcaires dans des fermes-auberges aux noms difficilement prononçables pour les non-indigènes ? Doit-on rêver de déguster un Gewurztraminer Vendanges tardives ou pire encore, un vin de glace ? Doit-on s'appeler Odile ? Doit-on... ?
La réponse est non et il n'est pas nécessaire de répéter la question.
Allez, on s'en va en Alsace avec une recette incontournable de ces « Winstubs ». Ces salles à manger où l'on buvait du vin à l'abri du regard de l'occupant prussien ont lentement ouvert leurs portes aux non-alsaciens. Et des grands chefs étoilés ont parfois transformé leurs restaurants en winstubs proposant de cette façon, une cuisine gastronomique régionale à des prix relativement doux.
Le Kougelhopf n'est pas la traduction alsacienne de « à vos souhaits » mais signifie « boule qui a levé ». C'est une pâtisserie qui date au moins du XVIIIème siècle. Son moule à cheminée, en terre verissée est décliné à Soufflenheim dans de jolis coloris. On peut en voir de vieux spécimens au musée du pain d'épices et de l'art populaire alsacien.
Kougelhopf
Il vous faut :
500 gr de farine
75 gr de sucre
1 pincée de sel
150 gr de beurre
2 oeufs
150 gr de raisins secs
25 cl de lait
½ cube de levure de boulanger
un peu de kirsch (facultatif)
des amandes entières
et un moule à kougelhopf
Faites tremper les raisins dans le kirsch. Si vous n'en avez pas, remplacez par un autre alcool ou de l'eau. Dans une petite tasse de lait tiède, délayez la levure.
Faites un puits dans la farine et ajoutez le lait avec la levure. Mélangez un peu et attendez que le mélange double de volume ou fasse des bulles.
Égouttez les raisins et roulez-les dans la farine. Pour cela, enfermez-les dans un sachet-plastique avec quelques cuillères de farine.
Dans le puits, ajoutez le reste de lait, le sel, le sucre, le beurre tout mou et les raisins. Mélangez énergiquement. Ajoutez les oeufs un par un et pétrissez. Encore une fois, si vous avez un robot, laissez-le faire. Il est là pour ça. Il faut que la pâte se détache des parois.
Couvrez-la d'un linge propre et laissez-la une nouvelle fois doubler de volume.
Beurrez très généreusement votre moule à kougelhopf et déposez dans le fond, dans chaque « rainure » une amande entière. Retravaillez un peu a pâte et déposez-la dans le moule.
Couvrez-la à nouveau du linge et laissez-la monter jusqu'au bord du moule. Enfournez dans un four chaud (th. 7) pendant 50 minutes.
a la sortie du four, démoulez votre kougelhopf, laissez-le refroidir sur une grille et saupoudrez-le de sucre-glace.
Accompagnez-le d'un Gewurztraminer aussi frais que les deux vins précédemment cités. Et s'il est Vendanges tardives, ce sera le bonheur.
Le kougelhopf a sa version salée, au lard et aux noix. Si vous la voulez, faites signe à la Cocotte.
* en lien, le livre reçu en cadeau
*C'est d'autant plus poltron que le père de la Poulette s'avère être le chéri de la Cocotte et qu'il est à Strasbourg, si vous avez tout suivi.
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mardi, 13 octobre 2009
Le 3 M* Cake
Sur les conseils d'une dame singulière, la cocotte est allée voir au cinéma un très beau film d'animation, Mary et Max, réalisé par Adam Elliot.
C'est l'histoire de deux personnes effroyablement seules qui entretiennent une correspondance pendant des dizaines d'années de l'Australie vers New-York. Une fillette australienne, Mary, petite, moche, grosse, vivant avec une mère alcoolique, déchire au hasard, dans un bottin, l'adresse d'un New-Yorkais, un juif obèse reclus dans un triste appartement et souffrant du syndrome d'Asperger.
Pendant des années, ils vont s'écrire et mêler leur solitude en s'envoyant à chaque fois des chocolats sous toutes les formes. Et si ces deux personnes en font une consommation effrénée, c'est très certainement à cause de ses vertus d'anti-dépresseur naturel.
Voici la manière, pour la Cocotte, de remercier sa correspondante de lui avoir conseillé d'aller voir ce film. La Cocotte lui envoie la recette d'un gâteau australien. Il n'est pas au chocolat. Non !
Il est à la carotte et aux noisettes. Et faites confiance à la Cocotte, testez ce gâteau, il fait du bien tout simplement. Offrez-en à vos amis, ils apprécieront à coup sûr.
Il vous faut
500 gr de carottes râpées finement
250 gr de noisettes décortiquées (des noix de pécan feront aussi l'affaire)
250 gr de farine
une bonne pincée de cannelle
200 gr de raisins secs
300 gr de sucre roux
4 oeufs
2 cuillères de bicarbonate de soude ou baking powder
10 cl d'huile
Pour le glaçage :
200 gr de fromage blanc
100 gr de sucre glace
80 gr de beurre
Mélangez carottes, noisettes grossièrement écrasées, farine, cannelle, raisins secs, sucre, oeufs, un par un, bicarbonate de soude et huile dans un grand saladier. Mélangez bien.
Déposez ce mélange sur un grand plat (style plaque à pâtisserie) allant au four, protégé d'une feuille de papier sulfurisé.
Faites chauffer pendant 45 minutes, thermostat 180°c.
A la sortie du four, laissez bien refroidir le gâteau.
Puis préparez un mélange fromage blanc, sucre glace et beurre un peu mou en battant vigoureusement ces 3 ingrédients.
Vous pouvez y ajouter le zeste râpé d'une orange.
Répartissez joyeusement tout ça sur le gâteau. Si ça vous chante, utilisez une fourchette pour faire de jolis dessins sur la crème. Mettez au frais pendant au moins deux heures.
Puis dégustez en fermant les yeux. C 'est encore meilleur le lendemain.
*Muriel, Mary et Max
On pourrait préparer un Lamington ou une Pavlova voire un ANZAC biscuit pour faire Australian style mais ce sera pour une prochaine fois.
Si ça vous dit, cliquez sur les photos, elles apparaîtront en grand, rien que pour vos yeux.
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vendredi, 09 octobre 2009
Pêche et pomme mêlées
- Ce n'est pas bien mon enfant. Qu'avez-vous donc fait ?
- J'ai fait la cuisine, j'ai fait une compote de pommes et de pêches sanguines à se damner.
- Bah, vous réciterez trois Ave Maria et vous m'en amènerez un peu, en cachette. Faute avouée est à demi pardonnée.
Avez-vous déjà goûté ces pêches sanguines ?
Ayant reçu en cadeau quelques-unes de ces merveilles et des pommes par dizaines, la Cocotte les a cuisinées toutes les deux, le côté doux et moelleux de la pêche s'alliant subtilement au croquant de la pomme. Un goût d'Eden.
Ces pêches, appelées également pêches de vigne poussent un peu partout en France et se récoltent jusque fin-septembre.
Petites, d'un aspect peu amène, parfois jaunes à l'extérieur, quand on les ouvre, elles sont d'un rouge profond et intense. On dirait des quetsches de velours. Si vous en voyez sur l'étal de votre maraîcher, achetez-en.
Allez, mes ouailles, la Cocotte vous donne sa recette.
500 gr de pêches
500 gr de pommes à compote
3 ou 4 cuillères de cassonade
quelques cerneaux de noix de pécan cassés (facultatif)
quelques raisins de Corinthe
50 de poudre d'amande
Et pour les manger : un peu de crème liquide
Lavez les pêches sans les peler, ouvrez-les en deux et enlevez le noyau.
Faites-les cuire à feu doux dans une casserole en ajoutant le sucre, les raisins et la poudre d'amande. Laissez cuire pendant 8 à 10 minutes.
Épluchez les pommes et coupez-les en quartiers. 2 ou 3 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez la pomme aux pêches.
Servez cette compote encore tiède avec un peu de crème liquide et les noix cassées par dessus.
Avant de terminer, la Cocotte profite de cet article pour vous parler d'un petit livre dans lequel elle a trouvé une recette qui a l'air savoureux.
Ce livre s'appelle sobrement "Oliviers", il est écrit par Elise Fontaine. Et la recette, ce sont tout simplement des pêches sanguines rôties à l'huile d'olive.
Faites bouillir un litre d'eau, plongez-y les pêches pendant quelques secondes. Passez-les dans un bain d'eau froide et de glaçons. Épluchez-les puis déposez-les sur un plat allant au four. Versez dessus un filet de jus de citron et d'huile d'olive. Faites cuire pendant 20 minutes th. 6 ou 180°c.
A la sortie, ajoutez encore une fois un filet d'huile d'olive. Et c'est tout. Ça a l'air bon, non ?
Allez en paix !
La photo de la pomme vient de mon amie, Flo. Elle a l'oeil pour voir des choses... oh, la, la ! Merci ma belle !
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mardi, 01 septembre 2009
Galette charentaise
Quand certains découvraient le Sauerland, d'autres le Canada, d'autres encore la Crète, quand d'autres visitaient le Saarland et envoyaient des Cocottes en papier, la Norvège, la Croatie, Chicago, d'autres toujours étaient partis en Espagne sur les traces d'une variété de lentilles bien étranges,,,, la belle-mère de la Cocotte prenait ses quartiers d'été dans les Charentes.
Entre deux bains curatifs, elle arpentait fébrilement les rues de Rochefort à la recherche de cartes postales qui la rappelle aux bons souvenirs de ceux qui les recevraient.
Or donc la Cocotte a reçu une belle carte l'invitant à préparer la recette sur la photo : une galette charentaise.
La Cocotte ne connaît pas ? No problem, la Cocotte teste, goûte et approuve.
Cette galette portant le nom d'une paire de chaussons à motifs écossais partage un autre point commun avec l'Ecosse. C'est en réalité un énorme shortbread, ni plus ni moins. Alors qui a piqué la recette à qui ? Les Charentais auraient-ils envahi l'Ecosse et on ne le saurait pas ? Ou vice-versa ?
Si vous avez une explication, partagez-la.
Cette galette est prête à cuire en 3 minutes, chronomètre en main. La Cocotte l'a « chtimisée » en remplaçant le sucre en poudre par de la cassonade. Elle cuit en 15 minutes et se déguste, coupée en morceaux allègrement trempés dans du muscat de Beaume de Venise, par exemple ou dans du Pineau des Charentes, pourquoi pas ? On la déguste aussi avec des copains sur une nappe de pique-nique, un soir de l'été qui finit, dans les jardins du Coysée à Lmabersart avec vue sur la citadelle de Lille.
Allez, c'est promis, Belle-Maman, la prochaine fois que vous venez à la maison, on en mangera ensemble.
Ca vous dit ?
Il vous faut
2 oeufs
125 gr de sucre en poudre ou de la cassonade
250 gr de farine
100 gr de beurre salé ramolli
Dans un saladier, fouettez énergiquement le mélange œufs et sucre. Il doit blanchir et devenir mousseux. Ajoutez petit à petit la farine en continuant de fouetter puis le beurre ramolli.
Versez cette préparation dans un plat rond en silicone, égalisez-la et passez au four préalablement préchauffé à 180°c pendant 15 minutes.
Sortez du four et laissez refroidir sur une grille.
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vendredi, 28 août 2009
Gâteau aux prunes
Adeptes du « slow-food », bonjour !
Ce papier est pour vous, pour moi, pour nous !
Dans un article paru récemment dans la Voix du Nord, une jeune Française de 16 ans, originaire de Marcq-en-Baroeul, racontait son séjour d'une année aux USA. Elle y décrivait de façon joyeuse et communicative sa vie là-bas. Mais une phrase a interpellé la Cocotte et l'a consternée ! Sixtine disait que sa famille d'accueil ne préparait qu'un seul repas par semaine à la maison et que les autres repas étaient pris dans des fast-foods ou des sandwicheries.
Non mais rendez-vous compte ! C'est quoi ce délire ?
Ils font quoi chez eux ? Comment se fait-il qu'ils ne soient pas capables de trouver 10 ou 15 minutes par jour pour préparer un plat et de le manger tous ensemble ?
Alors juste pour râler et pour montrer aux Américains que faire la cuisine ne prend pas tout notre temps, la Cocotte a décidé de faire un gâteau pour lequel lenteur et moelleux sont les mots-clé.
Un gâteau qui prend le temps de lever et de gonfler, gonfler, gonfler,,,,
Un gâteau de saison en plus, un gâteau aux prunes, un gâteau qui vient d'Allemagne et qu'on appelle outre-Rhin un Pflaumenkuchen, un gâteau qu'on va appeler Plumcake, juste comme ça. Non mais !
En plus, ça vous coûtera trois francs/six sous car le kilo de prunes sur le marché n'est qu'à 2 euros. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On en achète !
Il vous faut
1 kg de prunes
500 gr de farine
250 ml de lait tiède
1 paquet de levure du boulanger
200 gr de sucre en poudre
1 oeuf
25 gr de beurre
1 pincée de sel
1 cuillère à soupe de sucre glace
Dans un bol, versez du lait tiède et une cuillère à café de sucre et émiettez votre bloc de levure. Mélangez bien. Dans un saladier, déposez la farine et faites un puits au centre. Ajoutez le contenu de votre bol et mélangez-y un peu de farine. Couvrez et laissez gonfler pendant une quinzaine de minutes.
Ensuite mélangez le reste du lait, le sucre, l'œuf, le beurre fondu et le sel tout et versez cela dans le saladier. Mélangez tous les ingrédients, couvrez et laissez à nouveau gonfler pendant une bonne quarantaine de minutes. La pâte doit doubler de volume.
Graissez et farinez un grand plat à pâtisserie et étalez votre pâte, au besoin avec les doigts, sur toute la surface.
Lavez vos prunes, coupez-les en deux, dénoyautez-les et répartissez-les, l'intérieur de la prune côté pâte, sur toute la surface du plat.
Couvrez encore une fois et laissez gonfler pendant une bonne heure.
Préchauffez votre four à 180°c et laissez votre gâteau cuire pendant une bonne trentaine de minutes. Il va encore gonfler, gonfler, gonfler et dorer, dorer, dorer.
A la sortie du four, saupoudrez-le de sucre glace.
Si cela vous dit, vous pouvez également ajouter un peu de cannelle au sucre glace et accompagner votre gâteau de crème chantilly. Mais ça, ce n'est que si vous n'avez rien mangé avant.
Si vous n'aviez rien à faire ce week-end, voilà pour vous, une saine occupation.
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mercredi, 12 août 2009
Fondants au chocolat
En deux temps, trois mouvements, voici une recette qui ravira les nul(le)s. Il faut penser à ces gens démunis quand arrive l'heure du dîner, qu'ils ont malencontreusement invité des amis et qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'ils vont faire. Et si on faisait un fondant au chocolat ?
Oui, je sais ! Vous allez me dire que c'est une recette éculée, que franchement, c'est pas bien compliqué, que ceci, que cela...
Mais la cuisine, c'est une question d'habitude. Il faut répéter sans cesse les mêmes gestes, travailler les mêmes ingrédients, refaire les mêmes recettes. Au bout d'un certain temps, on arrive à tout.
Donc la Cocotte pense à ceux qui démarrent, ceux qui ne savent rien ou alors pas beaucoup.
Elle en a testé des recettes de fondants... Des trucs qu'il fallait mettre au frigo trois heures, 23 minutes et 12 secondes avant de les cuire, des qu'il fallait cuire au bain-marie, des avec farine, des sans farine, des avec œufs, des sans chocolat...
Et finalement c'est cette recette qu'elle a retenue. Certes elle n'est pas légère, le beurre, ça y va !
Mais le fondant est là et bien là ! Point de cuisson « prout-prout », point d'ingrédients sophistiqués, une recette simple qu'une fille de dix ans ferait les yeux fermés.
Ça vous dit ?
Il vous faut pour 6 fondants
150 gr de chocolat
40 gr de sucre en poudre
150 gr de beurre
1 œuf et 2 jaunes d'œuf*
Préchauffez votre four à 180°c.
Faites fondre votre chocolat tout doucement. Ajoutez le beurre coupé en petits dés avant d'arrêter le feu. Remuez bien.
Dans un plat, fouettez les jaunes d'œuf, l'œuf entier et le sucre. Puis mêlez-les au chocolat/beurre.
Répartissez équitablement votre préparation dans six moules à muffins en silicone et mettez-les au four pendant 10 minutes. La surface de vos fondants doit être un peu « sèche ». Arrêtez le four et laissez vos fondants dedans la porte entr'ouverte. Démoulez au moment de servir.
Voilà, c'est tout ! Une autre question ?
*Il vous reste 2 blancs d'œuf, montez-les donc en neige avec du sucre glace et faites des petites meringues pour accompagner vos fondants.
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lundi, 03 août 2009
Gaufrettes du Nord
Les Proust* ont leur madeleine, les Alsaciens, leur tarte flambée, les Bretons leur pâté Hénaff...
Les gens du Nord ont leur gaufrette, très certainement.
Il suffit de leur offrir une jolie boîte en métal remplie de ces douceurs et vous verrez. Ils vont ouvrir la boîte, goûter les gaufrettes et vont vous raconter tout ce que l'odeur subtile de vanille leur évoque : les étrennes du Nouvel an, les repas interminables du dimanche, les bisous poilus de la grand-mère, le cigare qui pue du grand-père, les bagarres avec le grand frère, les cheveux tirés de la petite sœur, le vélo dans l'allée du garage, la sieste de Papa et la vaisselle de Maman.
Ces gaufrettes, ce sont 20 années, au moins, de leur vie dans du fer blanc. Ces gaufrettes, c'est une recette griffonnée sur un cahier d'écolier, qu'on se donne de mère en fille, qu'on oublie pendant 10, 20, 30 ans et qui ressort, on ne sait pas pourquoi, un jour où on a le temps.
Un jour où on a le temps de rechercher ce temps perdu.
Il ne faut rien pour faire ces gaufrettes, vraiment. Juste du temps !
Allez, on est en vacances, on se met de la musique, on va chercher cet appareil qui fait des croque-monsieur et qui n'a jamais beaucoup servi et on va les faire, ces gaufrettes.
Et puisque la Cocotte vous aime, elle va vous donner deux recettes d'un coup : une sucrée et une salée.
Ça vous dit ?
Pour faire une trentaine de gaufrettes, il vous faut :
Pour les gaufrettes sucrées :
270 gr de farine
240 gr de sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé
180 gr de beurre
4 oeufs
Faites fondre le beurre, mélangez-le au sucre Ajoutez les jaunes d'œufs, le sucre vanillé et la farine. Battez les blancs en neige et ajoutez-les délicatement au mélange.
Mettez vos plaques spécial « gaufrettes » dans votre appareil de cuisson. Préchauffez-le puis déposez une bonne cuillère au milieu de la plaque. Refermez, pressez bien et laissez cuire pendant une bonne minute.
Vous pouvez également déposer une petite cuilère de pâte dans chacune des 4 rectangles de votre grille. Ça vous fera des petites galettes toutes rondes.
Choisissez une belle boîte, garnissez-en le fond d'une feuille de papier-ménage et rangez vos gaufrettes. Elles resteront craquantes de nombreux jours.
Pour les gaufrettes salées, idéales pour un apéro :
Vous procéderez de la même façon que ci-dessus, il vous suffira de remplacer le sucre en poudre et le sucre vanillé par du parmesan.
Vous pouvez en mettre moins que pour le sucre, disons 200 gr, ça suffira. Vous ajouterez à la pâte 1 pincée de sel, de poivre et de paprika
Et si vous n'avez pas le temps et que vous habitez non loin de Lambersart, voici un p'tit truc de la Cocotte. Rendez-vous au magasin d'usine « Eugène Blond », vous savez, c'est cette usine qui fabrique les gaufrettes avec des phrases rigolotes dessus. Vous trouverez dans ce magasin, au 159 rue de Verlinghem, tout ce qui vous fera replonger dans votre enfance, y compris les boîtes de métal.
Et en plus, ils viennent de créer des gaufrettes salées parfumées au pavot, à la ciboulette, au maroilles... Rien que des saveurs du Nord.
Si vous n'avez pas la chance d'habiter dans ce coin, allez dans vos magasins habituels, vous trouverez très certainement les produits que je viens de mentionner.
*Saviez-vous que dans ses brouillons, Marcel ne parlait pas de madeleine mais de pain grillé ?
Pour Granny et Elisabeth
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vendredi, 31 juillet 2009
Deux tartes !
Vous qui êtes nulle ou nul en cuisine, vous qui n'avez pas le temps, vous qui bossez jusqu'à pas d'heure, vous qui n'avez pas le bon matériel pour cuisiner, vous qui trouvez toujours toutes les bonnes excuses pour ne rien faire, la Cocotte vous offre deux recettes de tartes. Si vous ne les faites pas, je ne vous chercherai aucune excuse et je vous en ficherai deux ailleurs que dans le four !
Il ne vous faut rien ou presque, un rouleau de pâte feuilletée pur beurre, du sucre et de la crème liquide, 1 pomme et un reste de pot de crème de spéculoos à tartiner. Le dernier ingrédient est facultatif. Mais comme c'est un truc de chez nous, du Nord, comme c'est à tomber, comme c'est toujours bon de se plaisir, on l'utilise et puis c'est tout.
La Cocotte précise pâte feuilletée pur beurre en rouleau. Ça ne vaut vraiment pas le coup de la faire soi-même, c'est long, fastidieux pour un résultat pas assuré.
Même Jean-Pierre Coffe le dit ! Vous me direz, tout ce qui Coffe n'est pas bon à écouter, notamment ses dernières pubs pour une chaîne de magasins... Mais là, on écoute et on achète de la pâte feuilletée pur beurre. C'est le seul effort auquel il faut consentir. C'est un peu plus cher mais vraiment meilleur.
Ça vous dit ?
2 rouleaux de pâte feuilletée pur beurre
50 gr de sucre roux
quelques sucres candi (pour le fun)
1 briquette de crème liquide
1 pomme
50 gr de crème de spéculoos à tartiner
Préchauffez votre four à 170°c/180°c.
Lavez votre pomme, enlevez le centre avec un vide-pomme.
Découpez votre pomme en rondelles très fines. Si vous avez une mandoline, c'est le moment de la sortir pour frimer et couper fin et régulier?
Déroulez le premier rouleau sur une plaque à pâtisserie sans enlever le papier-cuisson. Si vous avez un reste de crème de spéculoos à tartiner, mélangez-le à de la crème liquide et étalez cette préparation sur la pâte feuilletée puis déposez vos rondelles de pommes sur la pâte de façon harmonieuse. Saupoudrez d'un peu de sucre roux et de crème liquide.
Déroulez le deuxième rouleau de pâte sur une plaque à pâtisserie en gardant toujours le papier-cuisson, saupoudrez de sucre roux et versez de la crème liquide par dessus. Finissez en ajoutant quelques morceaux de sucre candi, de-ci, de-là, pour faire beau, pour faire comme si on mangeait des pierres précieuses.
Mettez ces deux plaques au four et faites cuire pendant 10 à 12 minutes.
C'est la version de la tarte au sucre de la Cocotte.
Alors, heureux ?
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mercredi, 15 juillet 2009
Macarons ratés...mais pas pour tout le monde !
Il n'est pas facile de faire des macarons.
L'expertise ne vient qu'avec la répétition.
Il est impossible, la première fois, de les réussir.
Mais ils ne doivent pas à la poubelle finir.
On croirait entendre Ragueneau, le pâtissier-poète dans "Cyrano" !
Après tout, regardez de près un macaron de Nancy. Vous verrez qu'il n'a rien de régulier, que sa croûte est craquelée et qu'il n'a pas de collerette ! Bouh, qu'il est moche ! Et pourtant, il fait la réputation de la ville.
Alors ne baissez pas les bras, recommencez, recommencez et vous verrez, un jour vous aussi, vous y arriverez !
En attendant, que faire avec vos ratés ?
Des jolis desserts colorés dans de jolis contenants transparents. Autrement dit, sortez vos verrines et vos pots de confiture !
Une de mes petites poulettes a voulu se lancer dans la confection de macarons avec une jolie Teutonne prénommée Marlène. Les belles et rebelles n'ont pas écouté mes conseils et ont vu, dépitées, leurs macarons roses, se ramollir, se craqueler et s'aplatir doucement à la chaleur du four.
Et c'est là que moi, la Cocotte, je suis intervenue pour leur dire que non, la vie n'est pas fichue. Une erreur, ça se rattrape ! Non, les filles, c'est pas grave. On va le poser cet avion !
Alors pour faire des macarons ratés, il vous faut :
Une trentaine de macarons ratés : pour cela, vous prenez n'importe quelle recette de macarons et vous la ratez, c'est la partie la plus facile de la recette !*
200 gr de chocolat blanc
de la confiture de groseilles ou de mûres ou de fraises
du mascarpone
des graines de grenade
Vous laissez refroidir vos macarons, non sans dépit, sur une grille. Puis vous faites fondre votre chocolat blanc tout doucement, au bain-marie. Vous partagez en deux le chocolat. Dans un bol, vous lui ajoutez de la confiture de fruits rouges et dans un autre bol, vous mélangez énergiquement le chocolat à trois belles cuillères de mascarpone.
Ensuite vous choisissez de jolis verres transparents. Vous cassez deux macarons par verre et vous mettez les grosses miettes dans le fond de chaque verre. Puis vous ajoutez une belle cuillère de votre préparation chocolat blanc/confiture. Vous couvrez d'un macaron puis vous ajoutez une bonne cuillère de la préparation chocolat/mascarpone. Terminez en ajoutant encore une fois des macarons en petits morceaux et en saupoudrant de graines de grenade et de chocolat blanc râpé.
Vous verrez, vous ferez votre petit effet !
*Très sérieusement, si vous voulez "La Recette", faites-moi signe. Je vous donnerai celle testée et approuvée par ma copine Cécile, la reine des macarons.
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jeudi, 09 juillet 2009
Compote de fruits rouges
Voilà une recette que vous allez faire et refaire et rerefaire !
La Cocotte la dédicace tout particulièrement à ses abonnées particulièrement nulles en cuisine.
Elles se reconnaîtront. C'est une recette qui vient du Danemark, que les Allemands ont piquée sans vergogne. Le Danois de la Cocotte est très approximatif donc vous n'aurez pas la traduction !
Outre-Rhin, elle s'appelle Rote Grütze (prononcez roteu greutzeu).
Elle peut servir de base à plein de desserts. On la mange comme ça ou sur une génoise. Elle acceptera sans problème de la crème, de la glace, des biscuits, des brioches...
C'est d'une telle simplicité que vous n'allez pas y croire.
Ça vous dit ?
Il vous faut :
2 paquets de fruits rouges surgelés (groseilles, fraises, framboises, cassis...)
ou 1 kg de fruits rouges frais
100 ou 150 gr de sucre en poudre
2 cuillères de fécule de pommes de terre
Dans une marmite, faites chauffer les fruits rouges, ajoutez le sucre. Laissez cuire pendant 5 minutes. A côté, délayez les deux cuillères à café de pomme de terre dans un peu d'eau puis ajoutez ce liquide aux fruits. Mélangez bien, laissez à la fécule le temps de faire son petit effet. Puis arrêtez le feu. Laissez refroidir et mettez au réfrigérateur pendant 3 ou 4 heures au moins.
Au bout de ce temps, vous avez deux options :
Vous choisissez de jolis petits bols ou saladiers, vous y répartissez le Rote Grütze et vous ajoutez une lichette de crème liquide. Et vous servez ! Vous allez voir la réaction des invités. Comment vont-ils attaquer ce plat ?
Vont-ils mélanger tout de suite crème et compote ?
Vont-ils s'amuser à enfoncer une cuillère juste pour voir la crème se mêler à la compote doucement, intimement ?
La deuxième option :
Vous choisissez de jolies verrines, vous écrasez dans le fond des biscuits, vous ajoutez votre préparation, vous mélangez du mascarpone à un peu de sucre, vous en déposez une bonne cuillère sur le Rote Grütze, vous saupoudrez de pralin, de graines de grenade (pour la couleur et le goût) et vous terminez par un marshmallow que vous faites caraméliser avec un chalumeau de cuisine.
Encore une fois, ce n'est qu'une question d'imagination.
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