mercredi, 23 septembre 2009
Le rouge et le noir
A Dunkerque, on l'appelle barbarin, à Boulogne, la malette, dans le bassin d'Arcachon, le barbaout ou encore en Bretagne, le meil rûz... C'est le rouget. Vous l'aviez reconnu sur la photo, hein ?
On en distingue trois types :
Le rouget de Dakar, c'est un petit rouget qui arrive du Sénégal par avion ! Il a beaucoup d'arêtes et sa chair est moins fine que les deux autres. A éviter si possible !
Le surmulet, qu'on appelle également rouget de roche, est pêché en Méditerranée ou dans l'Atlantique, sa chair est fine et parfumée. Son profil est arrondi, sa couleur est rose vif et il a une rayure dorée le long du corps. Avec le réchauffement des océans, on en pêche même en Mer du Nord !
Enfin le rouget barbet : surnommé barbet des sables, sa tête est triangulaire, il se déplace en bancs dans les fonds méditerranéens ou mieux encore tunisiens. C'est le meilleur !
La saison de pêche du rouget touche à sa fin, en tous cas, la pêche du surmulet. Alors si vous en voulez, c'est maintenant !
Il faut le choisir bien rouge mais le ventre blanc, l'œil clair, brillant et bombé (comme tous les poissons), le corps rigide et les ouïes écarlates. Passez-le sous l'eau en enlevant les écailles. Elles partent très facilement.
Vous le préparerez au four ou au gril, sans les vider s'ils sont petits, vous pouvez les arroser d'huile d'olive et les accompagner de filets d'anchois.
Au court-bouillon, parfumez-les d'anis étoilé.
Si vous voulez faire comme la Cocotte, vous les poêlerez 2 minutes de chaque côté, dans de l'huile d'olive et vous les parfumerez de thym.
Si vous ne savez pas avec quoi les accompagnez, faites donc encore comme elle fait :
Achetez un beau radis noir, long ou rond, épluchez-le, râpez-le, salez-le et mélangez-le à deux cuillères de crème fraîche ou du fromage blanc. Enlevez l'excédent d'eau et déposez-le sur le côté du rouget avec quelques tartines de baguette grillée.
La Cocotte les a achetés à Lille, c'était donc des rougets de Lille ! Ah, la bonne blague !
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lundi, 21 septembre 2009
Makizushi et Gimbap
Atelier Makizushi, Kimbap et nems
Le jeudi matin, c'est le jour du marché à Wazemmes.
La Cocotte et ses copines y vont à vélo, font leurs petits achats, vont boire un p'tit café pas cher et bio dans les halles et parlent chiffon, gamins et cuisine. Et en parlant cuisine ce jeudi, elles ont décidé de faire un atelier maki l'après-midi.
Hop ! On est passé chez Catherine, le p'tit magasin Sino-coréo-vietnamien... au coin de la rue Jules-Guesde, on a acheté le riz japonais, le vinaigre, le wasabi, le soja...
Et hop, on a repris notre petit vélo et on s'est donné rendez-vous à 14 h avec tout le matériel chez la malicieuse, en compagnie de la touriste en Corée et de la béotienne.
Avez-vous déjà fait des makis ?
Avez-vous déjà fait des kimbaps ?
Avez-vous déjà fait des nems ?
Ca vous dit ? Alors c'est parti.
Mais d'abord, il est bon d'expliquer les choses :
Les makis, c'est japonais. On dit plus exactement des makizushi.
A la base, le sushi est un plat avec du riz et du vinaigre. Et le sushi, farci au riz, au poisson et/ou légumes, condiments et enroulé dans une feuille d'algue, c'est le makizushi.
C'est ce que la Cocotte vous propose de faire aujourd'hui.
Il vous faut :
3 copines
300 gr de riz japonais
du vinaigre de riz
de l'eau
du sucre glace
des feuilles d'algues (nori)
1 tranche de saumon fumé
de l'avocat
du concombre coupé en fines languettes
du wasabi
des oeufs de poisson...
1 petite natte en bambou pour rouler les makis et qui s'appelle makisu
Le riz japonais a cela de spécial qu'il n'est pas gluant mais collant ! Grande différence !
Dans une casserole, faites cuire votre quantité de riz avec le double de quantité en eau, salez un peu. Couvrez et laissez cuire 20 minutes sans soulever le couvercle.
Laissez refroidir. Dans un bol, mélangez deux bonnes cuillères de sucre glace, 10 cl de vinaigre de riz, autant d'eau que de vinaigre. Ajoutez ça au riz et mélangez.
Humidifiez la natte en bambou légèrement, déposez dessus une feuille d'algue et étalez du riz sur toute la surface en une couche de moins d'1 cm d'épaisseur.
Vers le premier tiers, déposez des languettes de saumon, quelques fines tranches d'avocat, des œufs de poisson, du wasabi si vous aimez... et roulez ensuite votre feuille d'algue pour avoir un gros tuyau. A l'aide de la natte, vous allez serrer le tuyau. Détaillez ensuite délicatement avec un couteau cranté trempé dans l'eau à chaque fois, des makizushi de 2 cm d'épaisseur.
Si vous mettez certains légumes, le maki prend un nom différent : kappamaki (avec du concombre), negitoromaki au thon et ciboule, tsunamayomaki (thon et mayonnaise)...
Si vous le coupez plus fin ou plus épais, on l'appelle hosomaki (il est fin) ou futomaki (il est gros)
Leur nom diffère aussi suivant la région d'origine...
Le résultat est toujours magnifique et dans l'assiette, c'est une explosion de couleurs bien ordonnées.
Mangez-les frais, avec des baguettes, trempés dans de la sauce soja et/ou du wasabi que vous mettrez dans de jolis petits ramequins.
Le Kimbap ou gimbap, c'est l'équivalent du maki mais chez les coréens.
Gim, c'est la feuille d'algue comme le nori et bap, c'est le riz, assaisonné d'huile de sésame.
C'est un plat qu'on sert en pique-nique ou en lunch, avec de la viande tel que du boeuf sauté, du, jambon et une grande variété de légumes, radis, concombres, carottes et on peut même le rouler dans des graines de sésame. Le kimbap ne contient pas de poisson cru, à la différence de son cousin nippon...
Nous, on les a faits avec de l'omelette et des légumes en suivant les conseils de la touriste en corée qui a assisté au mariage de son neveu avec une jeune et jolie Coréenne prénommée Yu Jin, en Corée, justement.
C'est dingue le nombre de gens que je connais qui assistent à des mariages en Corée.
La béotienne a été déconcertée devant la facilité évidente de préparation du kimbap et du makizushi et en refera chez elle, sans aucun doute.
Si vous n'en avez jamais fait, essayez. C'est vraiment simple, faites confiance à la Cocotte.
Voici donc deux belles idées de plat, dépaysantes à souhait, délicieusement exotiques, extrêmement colorées et magnifiques à voir.
N'hésitez pas ! Lancez-vous ! Vous verrez, vous allez adorer.
Et si vous me le demandez gentiment., les nems feront l'objet d'un prochain article.
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dimanche, 09 août 2009
Crème de hareng de fainéants
Si vous suivez ce blog, vous avez vu que la Cocotte ne se fatiguait pas trop pour la cuisine en ce moment. Allez, on ne change pas une équipe qui gagne.
Voici 2 ou 3 petites choses à faire :
Premièrement, vous me faites le plaisir de faire les gaufrettes salées comme je l'ai indiqué dans un article récent.
Deuxièmement, vous faites cette crème.
Et troisièmement, vous alliez les deux, vous invitez des copains et vous vous régalez.
Ca vous dit ?
Il vous faut :
2 ou 3 harengs fumés
100 gr de fromage frais
1 cuillère de moutarde
du poivre
Vous mélangez tout ça dans votre blender ou votre mixeur et vous mettez au frais.
Au moment de servir, proposez vottre crème avec des crackers, des gressins ou vos magnifiques gaufrettes.
Bon, il faut aimer les harengs...
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mercredi, 24 juin 2009
5 dips
Let's get snob today !
Aujourd'hui on n'invite plus les gens à l'apéro mais à des apéritifs dînatoires, à prononcer avec les lèvres pincées et la tête haute et en ajoutant plein de ââââ sur dînatoire et un « très chère » à la fin !
Avec un air un peu snob, quoi !
Mais encore faut-il assurer après avoir invité. Voici 5 petites sauces qui accompagneront vos concombres, carottes, fenouil et autre chou-fleur, 5 sauces qui ne sont pas difficiles à réaliser, vraiment pas. Et en plus, pour le même prix, la Cocotte vous propose un tout petit cours d'anglais pour ces dips.
To dip signifie plonger, immerger. Par extension, des dips sont des légumes qu'on plonge dans une sauce. Easy, isn'it ?
1, De la tapenade :
200 g d'olives noires dénoyautées, 100 g d'anchois au sel, 1 cuillère de moutarde forte, 3 belles cuillères de câpres et 10 cl l'huile d'olive.
Vous passez les 4 premiers ingrédients au mixeur puis dans un bol, vous montez votre tapenade à l'huile d'olive comme une mayonnaise.
2, Crème de sardines
1 ou 2 boîtes de sardines à l'huile, de la ciboulette, 1 belle cuillère de crème fraîche ou du fromage frais et du poivre.
Vous passez tout ça au mixeur après avoir enlevé l'huile des sardines, vous poivrez et hop, c'est prêt.
3, Crème de poivrons
100 g de poivrons pelés, 3 cuillères de fromage blanc frais, 1 gousse d'ail, du sel et du poivre.
Hop, tout dans le mixeur et c'est terminé !
4, Courgettes au curry
1 petite courgette râpée, 1 bel oignon nouveau, 1 cuillère de curry, 3 cuillères de fromage blanc frais.
On recommence comme ci-dessus
5, Hoummous
1 petite boîte de pois chiche, 2 cuillères de tahineh, 2 gousses d'ail, du jus de citron, sel et poivre,
1 pincée de paprika et 1 cuillère d'huile d'olive pour décorer
Les 6 premiers ingrédients au mixeur en allongeant avec un peu d'eau si c'est trop sec. Puis vous terminez en faisant un trou au centre de l'hoummous que vous remplissez de pois chiche, de la cuillère d'huile et vous parsemez de paprika.
Servez cela dans de jolis bols avec vos légumes détaillés en bâtonnets.
La Cocotte a une petite pensée pour Boris Vian dont on fête le cinquantième anniversaire de sa mort. Il aurait très certainement adôôré être invité à ces apéritifs dînâââtoires.
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samedi, 18 avril 2026
Congre citron-olives
Découper, laver, étêter, fariner, rissoler, épicer, mélanger, saler, citronner, ajuster, poivrer, dressez, dégustez... Hé hé hé !
Pour 6 personnes
6 beaux morceaux de congre, huile d’olive, farine, 2 oignons rouges, 1 morceau de gingembre de 15 à 20 g, 500 ml de court-bouillon, 1 cuillère à café de curcuma, des olives violettes, 1 citron bio, sel, poivre. Préparation : 15 min – Cuisson : 30 min – Coût : * - Difficulté : * - Ustensile : tajine Progression : Farinez les morceaux de congre. Faites chauffer un peu d’huile dans le tajine et faites-y dorer les morceaux de poisson de tous les côtés. Pelez et ciselez finement les oignons rouges. Retirez les morceaux de poisson du tajine et remplacez-les par les oignons. Décollez les sucs de cuisson, mélangez et laissez les oignons devenir transparents. Ajoutez le gingembre pelé et détaillé très fin. Versez le court-bouillon, le curcuma, une vingtaine d’olives et le citron coupé en quartiers et détaillé très finement. Salez et faites cuire à petits bouillons 20 minutes. Dressage : Poivrez le plat et servez-le avec du riz blanc ou de la semoule.








