28.10.2009
Patates/patates et boudin noir
Il y a des choses qui échappent à la Cocotte, comme le choix de certains métiers ou le thème de certains livres.
Imaginer, quand on est tout petit, qu'on sera croque-mort, qu'on fabriquera des pipettes pour remplir les tubes à essai des laboratoires ou du fil pour entourer les saucissons, qu'on aura un superbe camion servant à curer les fosses septiques et dégraisser les canalisations horizontales et verticales... la laisse admirative.
Pareil pour les livres.
Savoir que des gens font des années de recherche, écrivent des ouvrages et soutiennent des thèses sur l'étude des couplages physico-chimiques intervenant lors de la réparation d’une surface dégradée de béton ou la simulation numérique d'écoulements multiphasiques par décomposition de domaine, ou encore sur les paradigmes médicaux et réflexion éthique dans le roman allemand et autrichien (1890-1930) laisse la Cocotte sans voix.
Alors quand elle a reçu un livre très sobrement intitulé « Le boudin blanc, spécialité de Rethel, Histoire, Anecdotes & Recettes », vous imaginez aisément à quel point elle était heureuse et curieuse de découvrir tout sur cette chose longue et molle.
Le simple fait d'imaginer que dans un coin reculé des Ardennes, une petite fille, dont les parents et les grands-parents charcutiers ont passé toute leur vie à faire du boudin, une petite fille, donc, a probablement dit « Quand j'serai grande, j'écrirai un livre sur le boudin » a poussé la Cocotte à lire l'ouvrage d'une traite.
Tout ça pour en venir à la recette du jour :
Patates/patates au boudin noir
Vous allez dire « Ben oui mais c'est pas une recette de boudin blanc ! »
Non, effectivement ! Mais maintenant vous savez qu'une encyclopédie du boudin blanc existe. Il y a deux minutes, vous n'en aviez même pas idée !
On dit merci qui ? Merci la Cocotte !
Si ça vous dit, achetez ce livre. Vous entrerez alors dans le monde merveilleux du boudin blanc ! Vous n'avez pas idée de tout ce qu'on peut faire avec. Il n'y a bien qu'en injection et en cataplasme qu'elle ne le prépare pas !
Or donc, la Cocotte avait, depuis quelques jours, des patates douces dans le panier à légumes et ne savait pas trop avec quoi les accompagner. Ce livre arrive et «Bang, an Epiphany !», diraient les Anglo-saxons ! La révélation ! Patates douces et boudin noir ! Rien de moins évident.
Il vous faut :
Pour deux personnes
300 gr de patates douces
300 gr de pommes de terre
un peu de crème fraîche
du boudin noir pour deux
un peu de chou à choucroute (facultatif)
sel, poivre et moutarde douce
Épluchez pommes de terre et patates et faites-les cuire à l'eau bouillante séparément. La cuisson de la patate douce est plus longue.
Elle sera cuite lorsque la lame d'un couteau la transpercera sans résistance. Si vous n'en avez jamais fait, vous allez voir que la chair de la patate douce devient orange à la cuisson. c'est très joli !
Égouttez-les et réduisez-les en purée sommairement pourqu'on fasse encore la distinction entre les deux légumes. Mélangez-les en ajoutant un peu de crème fraîche, voire quelques cl de lait.
Par ailleurs, faites cuire votre boudin noir. Détaillez-le en rondelles et servez-le avec votre purée et un peu de moutarde.
Vous pouvez ajouter un peu de chou à côté, c'est délicieux ! Tout simplement !
La Cocotte n'attendra pas de recevoir un bouquin sur la patate douce pour en reparler.
La patate douce mérite qu'on s'y attarde. Ne vous inquiétez pas, la Cocotte ne vous laissera pas dans l'ignorance.
A suivre...
07:30 Publié dans Cuisine, Légumes, Plats, Viandes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patates douces, boudin noir, boudin blanc
27.10.2009
Hoummous et taboulé géants
Une petite dépêche dans la Voix du Nord du mardi 27 octobre a attiré l'attention de la Cocotte.
On y raconte que quelque 250 cuisiniers libanais ont réalisé, ce dimanche, un hoummous géant. Le record a même été homologué par le Guinness book.
Curieuse de savoir ce qui peut pousser 250 personnes à faire pareille chose, la Cocotte s'est lancée dans des recherches internet et a trouvé plein de choses, et notamment des réactions et des explications à ce record.
Avant de commencer, sachez que la cocotte met deux M à hoummous parce qu'elle aime ça plus que de raison. Ceux qui la connaissent personnellement en ont déjà forcément mangé chez elle.
Sur un blog commentant l'actualité, un journaliste trouvait lamentable que France Info termine un de ses journaux sur ce sujet.
Sur d'autres sites bien informés, on apprend par le menu tous les tenants et aboutissants de l'histoire.
Le site «MPL Belgique, Mouvement pour le Liban » développe tout cela, dans le détail.
Un industriel libanais a découvert, lors d'une foire internationale, qu'Israël commercialisait un hoummous estampillé spécialité israélienne. Furieux de voir le patrimoine culinaire de son pays pillé par Israël, pays avec lequel les relations sont pour le moins tendues.
Cet industriel cherche à obtenir pour l'Hoummous le statut de marque déposée, tout comme la Commission européenne, à laquelle le Liban est associé, l'a attribué à la Féta en Grèce.
Une dépêche publiée sur le Jérusalem Post, pour sa part, rappelle que ce plat est immensément populaire en Israël et qu'il est servi tous les jours dans énormément de restaurants.
Cette dépêche innocente en apparence montre à quel point il peut être difficile de vivre dans certaines contrées, que l'appartenance à une nation, une patrie va jusqu'à se nicher dans la nourriture.
Qui de l'œuf ou de la poule ?
Ce plat répandu dans tout le bassin méditerranéen a, depuis bien longtemps, dépassé les frontières de son pays d'origine.
Pour la Cocotte, la cuisine se partage et ouvre les frontières.
L'histoire ne dit pas si les cuisiniers Libanais ont proposé à leurs homologues Israëliens de se mettre tous autour d'une table et de passer un bon moment entre voisins.
Si vous voulez la recette, cliquez donc ici.
12:54 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pois chiche, hoummous, taboulé, liban, israël
25.10.2009
Tajine d'agneau et coings, confiture de tomates vertes et de coings
Dans le dernier article, la Cocotte parlait de coings.
Chose promise, chose due !
Voici donc une magnifique, non, deux magnifiques recettes de coings !
Le saviez-vous ?
Les Turcs sont les plus gros producteurs de coings du monde. Mine de rien !
Savoir que des cognassiers poussent à tous les coins de rues turques, laisse la Cocotte coite !
C'est un fruit jaune dont la peau est duveteuse, il est piriforme, comme Balladur, Turc de naissance, ou arrondi, comme Allègre, ni Turc, ni allègre.
Il se montre en automne. En France, il se récolte principalement dans l'est.
On ne l'épluche pas car c'est dans la peau qu'on y trouve la pectine, utile à la confiture.
Il sera bien meilleur cuit que cru.
Dès lors, il se prête à toutes sortes de préparations. Le coing n'est pas chafouin. Mangez-le en confiture, en gelée, en tarte, au four. Buvez-le en liqueur, en vin, en ratafia...
La Cocotte l'a préparé en tajine et en confiture.
On y va pour la tajine ?
Il vous faut :
un peu d'huile d'olive
500 gr d'épaule d'agneau pas trop gras
2 coings
2 carottes
des tomates (une boîte de tomates pelées fera l'affaire)
1 poignée d'olives violettes
du ras el hanout (mélange de plus de 25 épices à acheter dans les épiceries orientales)
sel et poivre
Dans un tajine, faites chauffer une ou deux cuillères à soupe d'huile d'olive, faites-y revenir vos morceaux d'agneau quelques instants.
Lavez doucement les coings, coupez-les en quatre comme une pomme, enevez le centre et détaillez les quartiers en gros dés.
Épluchez les carottes et coupez-les en tronçons de 2 à 3 cm.
Ajoutez ces deux légumes à l'agneau. Si vous utilisez des tomates fraîches, pelez-les après les avoir passé quelques secondes dans l'eau bouillante. Ajoutez-les dans le tajine, mettez-y également les olives et une ou deux cuillères à café de ras el hanout, salez et poivrez. Vous pouvez ajouter un peu d'eau si nécessaire. Couvrez et laissez cuire jusqu'à ce qu'un couteau transperce sans trop de résistance les coings.
Ça devrait vous prendre 50 à 60 minutes.
C'est très facile et c'est diablement bon.
Et maintenant, ma confiture de coings et de tomates vertes !
Pour 1 kg de tomates vertes et de coings, il vous faut 500 gr de sucre
Détaillez en morceaux assez fins ces deux ingrédients bien lavés. Dans une marmite en fonte, déposez une couche de la moitié des fruits et couvrez-la de la moitié du sucre. Continuez avec ce qu'il vous reste de fruits et de sucre. Couvrez la marmite et laissez « mariner » toute une nuit. Le lendemain cuisez votre future confiture à feu très doux, pendant plus de heures.
Mettez en pots, fermez-les, retournez-les quelques minutes. La confiture stérilise l'air resté dans le pot et évite les moisissures. Puis rangez vos pots à l'ombre et ressortez-les quand l'envie vous prend.
07:30 Publié dans Afrique du nord, Cuisine, Desserts, Fruits, Légumes, Plats, Viandes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tajine, agneau, coings, confiture, tomates vertes
23.10.2009
Tomates vertes au vinaigre
Tous les jeudis,la Cocotte va faire son marché, à Wazemmes, accompagnée de ses copines.
Et cette semaine, sur plusieurs étals, des cagettes de tomates vertes étaient proposées, le prix au kilo était vraiment modique, 1 euro. Alors savez-vous ce que la Cocotte fit ? Elle en acheta, bien évidemment.
Tous les jeudis, la Cocotte va chercher son petit panier de légumes bio à l'AMAP.
Ce ne sont que des légumes de saison, c'est la raison pour laquelle la Cocotte est au courant de tout ce qui pousse dans la région.
Et cette semaine, outre les légumes notés sur le tableau, se trouvait sur le côté, une petite cagette de tomates vertes. La maraîchère, Isabelle, disait à qui voulait l'entendre : « J'ai ramené ça, en prend qui en veut ! » Alors savez-vous ce que la Cocotte fit ? Elle en prit quelques-unes avec joie et gratitude, bien sûr.
Ce n'est pas tous les jours qu'on trouve des tomates vertes. Alors on en profite !
Vous auriez fait pareil, non ?
Une fois de retour chez elle, la Cocotte savait quels sorts elle leur réservait.
Certes, le fruit n'est pas mûr mais il se plie à toutes sortes de préparations, notamment des confitures, des relishs avec des p'tits cubes de légumes, des chutneys avec des piments... On peut les préparer également en beignets.
Pour en avoir déjà goûté chez une copine et devant l'insistance franchement crispante de sa fille aînée, la Cocotte les prépara au vinaigre.
Puis comme elle avait aussi trouvé des coings sur le marché, elle fit un mix-and-match « green tomatoes/quinces ». Ah quel bonheur ! Mais ça c'est pour la prochaine recette. Suspense !
Voici donc une première recette simplissime :
Des tomates vertes au vinaigre
Il vous faut :
1 kg de tomates vertes
du vinaigre blanc (près d'un litre)
du sel et du laurier
des jolis pots en verre
Lavez soigneusement les tomates, coupez les plus grosses en quartiers et les plus petites, laissez-les entières.
Là plusieurs choix s'offrent à vous :
-
Empilez les tomates en quartiers dans un pot, salez et couvrez de vinaigre blanc en ajoutant un peu d'eau. Comme les tomates sont coupées, le vinaigre va les pénétrer et il se peut qu'elles soient trop relevées s'il n'y a que du vinaigre. Ça, c'est vous qui voyez. Ajoutez quelques feuilles de laurier, refermez bien le pot et retournez-le. *Laissez-le comme ça jusqu'au lendemain, ensuite rangez-le dans un endroit sombre pendant 1 bon mois.
-
Pour les tomates les plus petites, vous avez deux possibilités :
a. Vous les mettez entières dans le pot et vous remplissez de vinaigre blanc en ajoutant un peu de sel et du laurier. Puis retournez le pot pour faire le vide d'air et faites comme noté ci-dessus*.
b. Ou vous les piquez à l'aide d'un cure-dent, histoire que le vinaigre pénètre un peu dans le fruit. Ajoutez le sel, le laurier et faites comme indiqué selon l'* ci-dessus.
Si cela vous chante, ajoutez les graines de moutarde ou de coriandre, des branches d'estragon...
On se donne rendez-vous dans un mois pour les goûter ?
Vous les servirez comme des cornichons, pour accompager une charcuterie ou une raclette.
En plus, ces tomates vertes, c'est l'occasion rêvée de parler du film « beignets de tomates vertes », sorti en 1991, qui raconte une histoire d'amitié entre deux femmes en Alabama, dans les années trente. Ça vous dit quelque chose ? A voir ou à déguster sans modération.
07:30 Publié dans Cuisine, Entrées, Légumes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tomates vertes
21.10.2009
Velouté de courge à l'huile de pépins de courge
La Cocotte vous emmène en Styrie. Ça vous dit ?
Vous savez où ça se trouve ?
Doit-elle préciser que cela se trouve au nord de la Carinthie ?
Vous connaissez la Carinthie ?
C'est un Land d'Autriche où un certain nombre d'habitants vouent un culte à feu Jorg Haider, leader d'extrême droite, mort en octobre, l'an dernier, dans un accident de voiture. Pour le premier aniversaire de sa mort, ils viennent même de transformer en lieu d'exposition, des galeries creusées par des prisonniers de guerre, galeries qui servaient de bunker aux nazis. Ils comptent faire de ce lieu un musée appelé « sobrement » musée Haider.
Vous situez mieux maintenant ? Oui ?
Alors on repart en Styrie, ces lieux-là sont plus fréquentables.
Les habitants de Styrie, eux, vouent un culte à la courge sous toutes ses formes et notamment à ses pépins et à l'huile qu'on en extrait.
L'huile de pépins de courge, c'est le sirop-typhon des styriens. Il y a longtemps, on utilisait cette huile pour enrayer le ver solitaire et éliminer le ténia. Elle prévient les caries et soigne les aphtes. Elle est conseillée aux femmes qui allaitent car, dit-on, elle a des effets bénéfiques sur le système nerveux et digestif.
Elle est riche en acides gras essentiels, elle contient des vitamines et des minéraux. Elle est conseillée chez l'homme pour des problèmes de prostate et chez la femme pour des infections urinaires.
Et là, vous vous dites que ça n'a aucun rapport avec des recettes de cuisine !
Et bien détrompez-vous. Les Styriens ont des quantités de recettes à base de cette huile. Ils en mettent partout, dans les soupes, les salades, les viandes...
Et très honnêtement, vous en voyez souvent des Styriens qui se plaignent d'avoir mal ici ou mal là ?
Non ? Alors c'est que ça marche...
Et en plus de toutes ces vertus, l'huile de pépins de courge présente la particularité d'être bonne au niveau gustatif. Un soudain petit goût de noix, de noisettes vous explose dans la bouche dès l'absorption de ce nectar à la couleur pétrôle quelque peu rebutante. Mais faites plaisir à la Cocotte, ne restez pas sur votre première impression et laissez-vous tenter par cette huile miraculeuse.
Voici donc une recette de saison qui fera plaisir tout particulièrement à ceux et celles qui ramassent des potirons dans des fermes au nom paradisiaque et aux autres itou.
Testez-la ! Vous comprendrez alors pourquoi la Cocotte l'a nommée velouté.
un petit potiron
2 carottes
1 pomme de terre
1 oignon
1 cuillère d'huile de tournesol
1 litre de bouillon de légumes
1 briquette de crème liquide
sel et poivre
1 cuillère à soupe de sucre
1 pincée de noix muscade (facultatif)
quelques pépins de courge (facultatif)
des petits croûtons frits dans de l'huile de tournesol (facultatif)
6 cuillères à café d'huile de pépins de courge
Découpez le potiron et coupez-le en gros dés. Épluchez les carottes, la pomme de terre et l'oignon et faites-leur subir le même sort que le potiron. Versez votre cuillère d'huile de tournesol dans une marmite et faites revenir les légumes. Arrosez du bouillon de légumes et faites cuire pendant 20 minutes.
Mixez les légumes, ajoutez la crème liquide, le sel, le poivre, la noix muscade et laissez cuire encore un peu.
Au moment de servir, versez une petite cuillère à café d'huile de pépins de courge dans le fond d'une assiette creuse, ajoutez les croûtons et/ou les pépins légèrement grillés puis versez la soupe. Laissez vos hôtes mélanger. Vous allez assister à une mini marée noire dans votre assiette mais celle-là n'est pas dangeureuse.
Après avoir mangé cette soupe, faites comme la Cocotte : Achetez-vous un guide touristique sur l'Autriche et planifiez vos prochaines vacances.
Avec horreur, la Cocotte a découvert que Jorg Haider était né le même jour qu'elle. Pas la même année mais le même jour. Bouh !
07:30 Publié dans Cuisine, Europe de l'est, Légumes, Soupes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : huile de pépins de courge, courge, styrie, carinthie
19.10.2009
L'artichaut, mode d'emploi
Samedi dernier, chez leurs p'tits maraîchers habituels, la Cocotte et sa copine bretonne ont trouvé des artichauts. La Cocotte qui aime les artichauts et coller à la saison en a acheté deux, un pour son chéri et un pour elle, en se disant « les mômes n'aiment pas, même s'ils raffolent d'une sauce qui en contient*, donc 2 seulement ». La Bretonne qui aime les artichauts, sa région d'origine et coller itou à la saison en a acheté 5 (un pour son chéri, un pour chacun de leurs enfants et un pour elle) en disant « tout le monde à la maison adore ça».
De retour chez elles, elles ont cuisiné ce légume de la façon la plus commune qui soit et l'ont servi.
Et voici ce qui s'est passé :
Une fois à table, devant la mine plus qu'interrogative de ses 3 p'tits LU nés dans le Nord, la Bretonne s'est finalement rendue compte qu'elle ne leur en avait jamais cuisiné et donc, qu'ils ne savaient pas comment attaquer ce légume vert et feuillu.
Et chez la Cocotte, le chéri, tel un enfant, a dit qu'il n'aimait pas et sur ses 3 p'tits pouchins, un seul a bien voulu y goûter mais après un cours théorique, tout comme chez la Bretonne.
Le téméraire a déclaré de façon lapidaire « ouais, j'vois pô trop l'intérêt du truc » et les 2 artichauts ont fini dans l'assiette de la Cocotte qui aime bien ça et qui n'aime pas gaspiller...
Ah, ces jeunes, faut tout leur expliquer !
Mes chers enfants, la partie comestible de ce légume de la famille des astéracées se nomme capitule.
Sur ce capitule, on commence par arracher les feuilles que les scientifiques appellent pompeusement bractées de l'involucre, on les trempe dans une vinaigrette**, on les porte à la bouche et avec les dents de devant, on râcle la partie basse de l'intérieur de la feuille, celle qui tenait à l'artichaut 2 secondes auparavant. On procède comme ça avec toutes les feuilles qui deviennent de plus en plus fines, jusqu'au moment où l'on arrive à un rond étrange pourvu de poils. Là, la mère des jeunes intervient en retirant ces poils brûlants et on voit alors apparaître le réceptacle floral, appelé vulgairement fond d'artichaut. On le trempe également dans la vinaigrette et on le mange. Enfin on jette la queue qui s'écrase et se divise en poils épais d'une consistance peu ragoûtante.
Allez, après le cours de sciences, voici le cours de cuisine. La Cocotte vous livre une recette de crème* d'artichaut, testée et approuvée sur une petite bande de jeunes qui en mangeaient pour la première fois. C'est une crème que vous servirez à l'apéro avec des gressins, des crackers ou des tortillas. Amusez-vous à la faire, non seulement parce que c'est délicieux mais aussi pour voir la mine que les jeunes font quand ils savent ce qu'il y a dedans !
Il vous faut
1 boîte de conserve de fonds d'artichaut ou de cœurs d'artichaut
1 gousse d'ail
du jus de citron (5 cl)
1 poignée de persil plat
deux belles cuillères de crème fraîche épaisse
sel et poivre
Égouttez la boîte de fonds d'artichaut et déposez les fonds dans un mixeur.
Ajoutez l'ail, le jus de citron, le persil, la crème, le sel et le poivre et mixez longtemps jusqu'à obtenir une belle crème d'un beau vert tendre. Si c'est trop épais, allongez avec un peu de jus de citron. Mettez au frais et servez au moment de l'apéro.
**Faites cuire vos artichauts à la vapeur pendant près d'1 heure dans une marmite ou pendant ¼ d'heure dans une cocotte-minute, à partir de la rotation de la soupape.
Si vous les mangez en vinaigrette, il faut qu'elle soit relevée, échalotes et moutarde seront vraiment les bienvenues.
Enfin, si vous faites des pizzas, les cœurs d'artichauts feront merveille sur l'une d'entre elles.
07:30 Publié dans Cuisine, Légumes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : artichaut, crème d'artichaut
17.10.2009
Fleischschnaka et Kougelhopf
Ces derniers jours, la fille aînée de la Cocotte, absorbée, plongée, submergée, noyée dans un devoir de philosophie dans lequel il était question de certitude et de liberté, a imploré sa mère de voler à son aide...en vain.
Les très vagues souvenirs de Terminale de la Cocotte n'ont pas suffi à répondre aux sages interrogations de sa petite poulette.
Un dégonflé « C'est seulement maintenant que tu me montres ça ! » a entamé le dialogue. Un poltron « Va demander à ton père* » a très rapidement suivi et un couard, veule et très bas « C'est le boulot de ton prof » a conclu le débat.
La seule chose sur laquelle la Cocotte a été capable d'intervenir a été l'orthographe.
Et si Raymond Queneau dit qu 'il est plus qu'une mauvaise habitude, que c'est une vanité, Alain lui répond que « l'orthographe est de respect; et que c'est une sorte de politesse. »
Non mais !
Au moment précis où sa poulette demandait de l'aide, les préoccupations de la Cocotte étaient bien éloignées de l'idée de vérité, de dogme, de conviction et d'esprit indépendant, autonome ou libre. »
Bien éloignées, oui ! La Cocotte se torturait gentiment l'esprit en se posant la question ô combien existentielle :
« Doit-on toujours avoir une raison valable pour faire de la cuisine alsacienne ? »
Doit-on avoir reçu un livre magnifique de recettes des grands chefs dans les Winstubs ?* Doit-on avoir un chéri parti pour 3 ou 4 jours à Strasbourg ? Doit-on inviter des copains qui connaissent peu ou prou cette cuisine régionale ? Doit-on se souvenir avec émoi des repas marcaires dans des fermes-auberges aux noms difficilement prononçables pour les non-indigènes ? Doit-on rêver de déguster un Gewurztraminer Vendanges tardives ou pire encore, un vin de glace ? Doit-on s'appeler Odile ? Doit-on... ?
La réponse est non et il n'est pas nécessaire de répéter la question.
Allez, on s'en va en Alsace avec deux recettes incontournables de ces « Winstubs ». Ces salles à manger où l'on buvait du vin à l'abri du regard de l'occupant prussien ont lentement ouvert leurs portes aux non-alsaciens. Et des grands chefs étoilés ont parfois transformé leurs restaurants en winstubs proposant de cette façon, une cuisine gastronomique régionale à des prix relativement doux.
Les deux recettes proposées aujourd'hui sont le Fleischschnaka et le kougelhopf. "Fleischschnaka et Kougelhopf", on dirait le titre d'une chanson d'Eric Morena, version strasbourgeoise.
Le fleischschnaka n'est pas une onomatopée de là-bas exprimant l'éternuement mais c'est tout simplement un boudin de pâte et de viande coupé en tronçons en forme d'escargot. Si vous n'arrivez pas à dire le mot, vous pouvez utiliser le terme de roulades farcies. C'est, vous l'avouerez, beaucoup moins rigolo.
Il vous faut :
500 gr de paleron
1 bouquet garni
1 oignon piqué d'un clou de girofle
500 gr de pâte à pâtes (1 oeuf pour 100 gr de farine)
du persil plat ciselé
1 oignon coupé en fines rondelles
2 oeufs
1 pincée de noix muscade
sel et poivre
2 ou 3 litres de bouillon du boeuf
Dans une grande marmite, faites comme si vous faisiez un pot-au-feu et faites cuire votre viande dans un bon bouillon. Laissez votre viande refroidir. Mettez de côté 2 ou 3 litres de bouillon.
Préparez une pâte à pâtes en mélangeant 5 oeufs et 500 gr de farine tamisée. Au besoin ajoutez un peu d'eau. Votre pâte doit être élastique et non collante. L'idéal est d'avoir un robot auquel vous refilez tout le travail de pétrissage. Mettez-la au frais pendant que vous vous occupez de la viande.
Passez la viande au hachoir. Dans un saladier, mélangez-la aux autres ingrédients, persil, oignon, oeufs battus, noix muscade, sel et poivre. Réservez.
Sortez la pâte à pâtes du frigo et étalez-la de façon à ce qu'elle fasse 5 mm d'épaisseur. Cela devrait vous faire une belle plaque de 50 à 60 cm de côté.
Répartissez sur toute la surface de la pâte votre mélange boeuf-oeufs, oignon...
Puis roulez en un long tuyau toute cette pâte. Découpez ensuite des tronçons de 2 cm d'épaisseur et faites-les tous revenir dans un peu d'huile. Déposez-les dans une grande marmite en fonte et couvrez de bouillon. Pochez les Fleischschnaka pendant 30 minutes.
Servez-les dans une grande assiette creuse, accompagnés du bouillon et d'un petit verre de Riesling bien frais ou d'un Pinot noir tout aussi frais.
Le Kougelhopf n'est pas la traduction alsacienne de « à vos souhaits » mais signifie « boule qui a levé ». C'est une pâtisserie qui date au moins du XVIIIème siècle. Son moule à cheminée, en terre verissée est décliné à Soufflenheim dans de jolis coloris. On peut en voir de vieux spécimens au musée du pain d'épices et de l'art populaire alsacien.
Kougelhopf
Il vous faut :
500 gr de farine
75 gr de sucre
1 pincée de sel
150 gr de beurre
2 oeufs
150 gr de raisins secs
25 cl de lait
½ cube de levure de boulanger
un peu de kirsch (facultatif)
des amandes entières
et un moule à kougelhopf
Faites tremper les raisins dans le kirsch. Si vous n'en avez pas, remplacez par un autre alcool ou de l'eau. Dans une petite tasse de lait tiède, délayez la levure.
Faites un puits dans la farine et ajoutez le lait avec la levure. Mélangez un peu et attendez que le mélange double de volume ou fasse des bulles.
Égouttez les raisins et roulez-les dans la farine. Pour cela, enfermez-les dans un sachet-plastique avec quelques cuillères de farine.
Dans le puits, ajoutez le reste de lait, le sel, le sucre, le beurre tout mou et les raisins. Mélangez énergiquement. Ajoutez les oeufs un par un et pétrissez. Encore une fois, si vous avez un robot, laissez-le faire. Il est là pour ça. Il faut que la pâte se détache des parois.
Couvrez-la d'un linge propre et laissez-la une nouvelle fois doubler de volume.
Beurrez très généreusement votre moule à kougelhopf et déposez dans le fond, dans chaque « rainure » une amande entière. Retravaillez un peu a pâte et déposez-la dans le moule.
Couvrez-la à nouveau du linge et laissez-la monter jusqu'au bord du moule. Enfournez dans un four chaud (th. 7) pendant 50 minutes.
a la sortie du four, démoulez votre kougelhopf, laissez-le refroidir sur une grille et saupoudrez-le de sucre-glace.
Accompagnez-le d'un Gewurztraminer aussi frais que les deux vins précédemment cités. Et s'il est Vendanges tardives, ce sera le bonheur.
Le kougelhopf a sa version salée, au lard et aux noix. Si vous la voulez, faites signe à la Cocotte.
* en lien, le livre reçu en cadeau
*C'est d'autant plus poltron que le père de la Poulette s'avère être le chéri de la Cocotte et qu'il est à Strasbourg, si vous avez tout suivi.
07:30 Publié dans C'est Français, ça, Madame !, Cuisine, Desserts, Gâteaux, cakes..., Plats, Viandes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fleischschnaka, kougelhopf, winstubs
15.10.2009
Chou-rave Party
Voici un légume psychédélique qui ne vous fera pas entrer en transe mais qu'il est bon de connaître et de reconnaître.
Le chou-rave, également appelé boule de Siam, est de la famille des brassicacées, au même titre que le navet, le cresson, le radis, le rutabaga et tous les autres choux comme le brocoli, le chou de Milan, le vert, le frisé, le blanc, le rouge, le pommé, le cabus, le pointu, le palmier ou encore celui de Bruxelles...
Un chou-rave est constitué d'une boule qui peut être blanche, verte ou violette et de tiges charnues que de belles feuilles surplombent.
Les Anglais, les Allemands, les Russes ou leurs cousins, les Polonais en consomment beaucoup plus que nous.
Et c'est bien dommage ! Franchement ! On peut tout manger dans le chou-rave, la boule blanche, verte ou violette, les tiges et les feuilles. Les feuilles d'un pourpre magnifique sont à consommer comme les épinards.
Alors on fait quoi la prochaine fois qu'on en voit ? On en achète !
Dans les épiceries bio, vous les trouverez à 2 euros le kilo. Qu'on ne vienne pas dire à la Cocotte que c'est cher !
Pour 2 euros, vous les mangerez en salade, en purée, glacés, sautés et même farcis !
Alors faites un effort, nom d'une pipe !
La Cocotte vous donne deux petites recettes pleines de vitamines (C en l'occurrence) et de couleurs :
1. Salade chou-rave/carottes
300 gr de chou-rave
300 gr de carottes
sel, poivre, vinaigre de pomme ou de cidre et crème liquide
Épluchez et râpez vos légumes et servez-les avec une vinaigrette composée de tous les ingrédients sus-cités. Facile, non ? Et en plus, c'est joyeusement coloré.
2. Gratin de chou-rave au jambon
700 ou 800 gr de chou-rave
1 grosse tranche de jambon blanc ou un beau fond de jambon coupé en dés
50 gr de beurre
du persil plat haché
3 jaunes d'oeufs
de la crème fraîche liquide
un peu de farine
1 pincée de noix muscade
set et poivre
Épluchez le chou-rave et coupez-le en petits dés. Faites-les cuire dans une poêle avec le beurre pendant 10 minutes tout doucement.
Dans un plat à gratin ou à cake, disposez la moitié du chou-rave, ajoutez du persil et du jambon, recouvrez de l'autre moitié du chou-rave.
Faites un mélange d'oeufs, de crème liquide (environ 20 cl), d'une ou deux cuillères de farine, de noix muscade, de sel et de poivre et versez tout ce mélange dans le plat.
Mettez au four th. 6 pendant 30 minutes.
C'est, une fois de plus, une recette allemande. Mais c'est une petite pensée pour ceux qui vont fêter les 20 ans de la chute du Mur.
Et c'est pas fini.
07:30 Publié dans Allemagne, Cuisine, Entrées, Gâteaux, cakes..., Légumes, Plats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chou-rave, chou
13.10.2009
Le 3 M* Cake
Sur les conseils d'une dame singulière, la cocotte est allée voir au cinéma un très beau film d'animation, Mary et Max, réalisé par Adam Elliot.
C'est l'histoire de deux personnes effroyablement seules qui entretiennent une correspondance pendant des dizaines d'années de l'Australie vers New-York. Une fillette australienne, Mary, petite, moche, grosse, vivant avec une mère alcoolique, déchire au hasard, dans un bottin, l'adresse d'un New-Yorkais, un juif obèse reclus dans un triste appartement et souffrant du syndrome d'Asperger.
Pendant des années, ils vont s'écrire et mêler leur solitude en s'envoyant à chaque fois des chocolats sous toutes les formes. Et si ces deux personnes en font une consommation effrénée, c'est très certainement à cause de ses vertus d'anti-dépresseur naturel.
Voici la manière, pour la Cocotte, de remercier sa correspondante de lui avoir conseillé d'aller voir ce film. La Cocotte lui envoie la recette d'un gâteau australien. Il n'est pas au chocolat. Non !
Il est à la carotte et aux noisettes. Et faites confiance à la Cocotte, testez ce gâteau, il fait du bien tout simplement. Offrez-en à vos amis, ils apprécieront à coup sûr.
Il vous faut
500 gr de carottes râpées finement
250 gr de noisettes décortiquées (des noix de pécan feront aussi l'affaire)
250 gr de farine
une bonne pincée de cannelle
200 gr de raisins secs
300 gr de sucre roux
4 oeufs
2 cuillères de bicarbonate de soude ou baking powder
10 cl d'huile
Pour le glaçage :
200 gr de fromage blanc
100 gr de sucre glace
80 gr de beurre
Mélangez carottes, noisettes grossièrement écrasées, farine, cannelle, raisins secs, sucre, oeufs, un par un, bicarbonate de soude et huile dans un grand saladier. Mélangez bien.
Déposez ce mélange sur un grand plat (style plaque à pâtisserie) allant au four, protégé d'une feuille de papier sulfurisé.
Faites chauffer pendant 45 minutes, thermostat 180°c.
A la sortie du four, laissez bien refroidir le gâteau.
Puis préparez un mélange fromage blanc, sucre glace et beurre un peu mou en battant vigoureusement ces 3 ingrédients.
Vous pouvez y ajouter le zeste râpé d'une orange.
Répartissez joyeusement tout ça sur le gâteau. Si ça vous chante, utilisez une fourchette pour faire de jolis dessins sur la crème. Mettez au frais pendant au moins deux heures.
Puis dégustez en fermant les yeux. C 'est encore meilleur le lendemain.
*Muriel, Mary et Max
On pourrait préparer un Lamington ou une Pavlova voire un ANZAC biscuit pour faire Australian style mais ce sera pour une prochaine fois.
Si ça vous dit, cliquez sur les photos, elles apparaîtront en grand, rien que pour vos yeux.
07:30 Publié dans Desserts, Fruits, Gâteaux, cakes..., Légumes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mary et max, gâteau australien
11.10.2009
Zucca al pesto ou courge-spaghetti au pistou
A la Saint-Denis, achète une courge-spaghetti.
A la Saint-Firmin, mange-la avec tes copains.
Vous connaissez le dicton. La Cocotte ne vous apprend rien.
Alors qu'est-ce qu'on va manger dimanche ? De la courge-spaghetti.
Une toute petite précision pour ceux (peu nombreux) qui ne connaîtraient pas encore ce légume :
Une courge-spaghetti, c'est une grosse courge de plus de 20 cm de haut, de plus de 10 cm de diamètre, d'un beau jaune-orange, avec des pépins à enlever et qui se transforme en spaghetti après cuisson.
Une courge-spaghetti, c'est un tour de passe-passe culinaire. Mais ici point besoin de baguette magique, non ! Une marmite d'eau bouillante et une cuillère à soupe suffisent à transformer ce gros Zeppelin couleur poussin en cheveux d'ange qui se mangent.
C'est la saison des courges. Le weekend dernier, Marchiennes et ses Cucurbitades les mettait à l'honneur, comme tous les ans et ce, depuis près de 20 ans.
Sur les marchés, en ce moment, vous trouverez sans mal un assortiment de courges, plus bizarres les unes que les autres mais qu'il ne faut pas avoir peur de cuisiner.
Aujourd'hui la Cocotte vous propose de cuisiner votre courge version pistou.
Ça vous dit ?
Allora Andiamo !
1 courge-spaghetti
½ bouquet de basilic
½ bouquet de persil
1 gousse d'ail
de l'huile d'olive
des tomates séchées (à l'huile) coupées en lanières
sel, poivre et parmesan
Faites bouillir une marmite d'eau salée. Coupez dans la longueur votre courge, enlevez les pépins. Et plongez-y les deux parties quand l'eau bout. Laissez cuire une bonne vingtaine de minutes. La lame d'un couteau doit passer sans résistance à travers la pulpe.
Quand cela vous semble cuit, videz l'eau de la marmite et avec des maniques, sortez vos deux moitiés de courge.
Raclez l'intérieur de ces moitiés avec une cuillère à soupe.
Et c'est là, l'instant magique ! Devant vos yeux ébahis, la transformation s'opère. Votre chrysalide devient plat de pâtes. Emu(e), vous criez au génie et appelez toute la famille pour assister à ce miracle de la nature.
Une fois passée l'émotion, faites chauffer un peu d'huile dans une poêle et faites revenir vos spaghetti de légumes, à feu doux pendant 10/12 minutes. Salez et poivrez.
Pendant ce temps, passez persil, ail et basilic au mixeur avec u peu d'huile d'olive et ajoutez ce mélange dans la poêle. Mélangez ! C'est prêt !
Servez vos spaghetti en les accompagnant de parmesan et de lanières de tomates séchées.
Un p'tit conseil, ce n'est qu'un légume alors vous pouvez l'accompagner d'un peu de semoule ou de riz. Parce que c'est pas ça tout seul qui va nourrir son homme !
07:30 Publié dans Cuisine, Europe du sud, Légumes, Plats | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : courge-spaghetti, pesto, pistou, marchiennes, cucurbitades




