dimanche, 13 septembre 2009
Soupe Céleri-tomates et moules
Quand la cocotte a dit à ses copines que la prochaine recette sur ce blog serait une soupe à base de céleri, elles ont fait la grimace*.
Ouais !
Mais quand elles vont apprendre que le céleri est un aliment à « calories négatives », elles vont se ruer chez le marchand de légumes et vont lui acheter tout son stock !
Ouais, rien que ça !
Un aliment à calories négatives, c'est un aliment qui fait perdre des calories quand on le mange et surtout quand on le digère.
Là, tout de suite, on fait moins les malignes, Mesdames !
Ce charmant légume qui ne la ramène pas, lui, a toutes les qualités, il est diurétique, carminatif, dépuratif, stomachique.
Le céleri est comme le cochon, tout est bon chez lui : les feuilles, les branches et la racine.
La Cocotte adore sa racine en purée, ses branches dans le couscous ou à croquer, juste comme ça. Et les feuilles dans les moules, ça parfume merveilleusement.
C'est la raison pour laquelle aujourd'hui la Cocotte vous offre une recette de soupe de céleri-tomates et moules.
Ouais ! Céleri-tomates et moules ! Ça évoquera pour certains l'odeur de la marmite de moules à la braderie de Lille et ça permettra aux autres qui sont au régime de se goinfrer sans retenue , (cf, toutes les vertus sus-citées).
Et pour le même prix, Mesdames, Messieurs, ma soupe prendra 3 minutes de votre temps précieux.
Deux versions sont possibles : une pour les fainéants et une autre pour ceux qui n'ont rien d'autre à faire que de la soupe Céleri-tomates-moules. La Cocotte a fait un mix-and-match des deux.
Il vous faut :
une cuillère à soupe d'huile d'olive
un bouquet de céleri (feuilles et branches)
6 belles tomates à peler (pour ceux qui ont le temps) ou une boîte de tomates déjà pelées (pour les fainéants)
3 courgettes (ça, c'est pour donner une certaine consistance à la soupe)
un litre de moules à cuire et à décoquiller (pour les kékés), un pot de moules nature (pour les paresseux dont la Cocotte fait partie)
un peu de thym, du sel et du poivre
de l'eau
Faites chauffer votre huile dans une marmite, ajoutez le céleri lavé et coupé en tronçons, les tomates pelées, les courgettes lavées et coupées en rondelles (grossières pour les tire-au-flanc ou épluchées un rang sur deux et en rondelles de 5 mm d'épaisseur pour les prout-prout) et une branchette de thym..
Couvrez d'eau et laissez cuire pendant 20 ou 25 minutes.
Au bout de ce temps, retirez la branchette de thym, mixez votre soupe et ajoutez les moules, (pour les gourmets, sans les coquilles, et pour les feignasses, sans le jus du pot). Liassez chauffer encore un tout petit peu.
La Cocotte opte pour la deuxième proposition !
Salez et poivrez selon votre goût et servez.
* Pour être honnête avec vous, elles ont fait la grimace parce qu'il y avait des moules. Mais ne faites pas comme elles, testez cette soupe ! Elle ressemble à un chowder et elle est délicieuse, vraiment !
Mes p'tits poussins ont adoré, c'est pour dire....
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mercredi, 09 septembre 2009
Soupe de haricots verts
Tout comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, la Cocotte faisait jusqu'hier de la Schnippelbohnensuppe en toute ignorance.
Dimanche soir, face à sa télé branchée sur Arte et sur l'émission géniale Karambolage, la Cocotte a eu une révélation.
L'idée de l'émission est de pointer les différences entre Français et Allemands sur un ton humoristique. La réalisatrice explique des expressions, des mots, des onomatopées... Et chaque semaine, les téléspectateurs sont invités à envoyer un objet propre à l'Allemagne ou à la France. Et bien, croirez-vous la Cocotte quand elle vous dira que l'objet de la semaine était une « Schnippelbohnenmachine »?
Les Allemands ont un objet pour tout, vraiment. Et ils ont le nom qui va avec. Les Allemands adorent composer des noms à rallonge qui expliquent parfaitement à quoi sert telle ou telle chose ! Ils sont facétieux, ces Teutons ! Donc littéralement une « Schnippelbohnenmachine » est une machine qui coupe les haricots verts en petits morceaux. Une fois les haricots coupés en petits morceaux, on en fait une soupe très appréciée dans le Rheinland.
Quand la Cocotte n'est pas inspirée pour le repas du soir, elle va fureter dans la cave, trouve toujours une boîte de haricots verts en conserve et quelques pommes de terre et elle prépare une soupe d'une simplicité enfantine. Et bien, hier, elle a vu qu'elle n'était pas seule et qu'un bon paquet d'Allemands cuisinaient le haricot de la même manière.
Das ist wunderbar ! Ja, meine Damen une Herren !
Malheureusement, la Cocotte n'a pas la machine qui va bien mais s'en sort toujours haut la main, en se coupant parfois le bout du doigt.
Et comme la Cocotte partage tout ou presque avec vous, voici donc en exclusivité mondiale, en France, dans le Nord, La Recette de la soupe de haricots en petits morceaux !
Rien que ça !
500 gr de haricots verts frais
Ma maraîchère préférée m'a dit que la semaine prochaine, c'était la fin des haricots ! Triste, non ?
5 ou 6 pommes de terre moyennes épluchées et râpées
1 noix de beurre
250 gr de lard fumé coupés en petits dés
1 oignon finement coupé
1 gousse d'ail écrasé
des tomates concassées
du persil plat
sel et poivre
du fromage style parmesan (facultatif)
Les Teutons ajoutent parfois des saucisses. Etonnisch, nein ?
Equeutez vos haricots, coupez-les en petits morceaux de 5 mm, rincez-les et faites-les cuire dans une casserole d'eau bouillante pendant 8 minutes.
Dans une marmite, faites fondre un peu de beurre, ajoutez les lardons, l'oignon et l'ail. Faites revenir pendant quelques instants. Puis ajoutez les tomates concassées, les haricots égouttés et les pommes de terre. Si vous voulez vous la jouer Teuton, ajoutez votre saucisse, fumée de préférence, à ce moment-là. Couvrez d'eau.
Salez, poivrez et laissez cuire 30 minutes. A la fin, rectifiez l'assaisonnement, ajoutez le persil plat haché. Servez dans des bols et proposez du parmesan. C'est un accord parfait !
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lundi, 07 septembre 2009
Harira, soupe du ramadan
En français, le mot « Ramadan » est utilisé pour désigner le neuvième mois (saint) du calendrier musulman et le jeûne, un des cinq piliers de l'Islam.
Cette période de jeûne apprend aux musulmans pratiquants la patience, la modestie et la spiritualité.
Ne devant pas manger du lever au coucher du soleil mais devant préparer le repas qui viendra rompre le jeûne, la patience de tous ces gens qui pratiquent le jeûne est vraiment mise à dure épreuve. Ouh, la, la que c'est dur !
Invitée samedi soir chez des copains d'origine marocaine, la Cocotte a pu se rendre compte à quel point il était difficile de résister aux odeurs d'épices, de miel, de menthe,,,
Et c'est là que c'est bien ! Point besoin d'être musulman pour profiter de ces moments magiques, il faut juste avoir des copains prêts à vous faire partager leur culture, leurs traditions et l'amour de la cuisine.
Les amis de la Cocotte ont invité tous les copains du quartier, ils ont décoré la table comme dans les contes des mille et une nuits et ils ont servi un repas de rêve.
Pendant ce mois, tous les jours, le jeûne est rompu par la Harira, une soupe aux mille saveurs, épaisse et riche, agrémentée de jus de citron et de coriandre. Une merveille ! Ont suivi un tajine de poisson somptueux et une pastilla au lait magnifique.
Aujourd'hui la Cocotte vous propose une recette de harira que vous pouvez faire à n'importe quel moment, à condition d'inviter plein d'amis pour la partager. C'est tellement mieux. Si vous voulez les recettes des autres plats, n'hésitez pas, demandez à la Cocotte !
Si vraiment vous n'avez pas le temps ni envie de cuisiner, allez donc faire un tour le dimanche au marché de Wazemmes, vous trouverez plein de stands qui en vendent. Elle est toute fraîche, toute chaude, à déguster sur place ou à emporter. Vraiment, il faut y goûter.
Au préalable, soit 24 heures, soit 48 heures avant, il faut préparer un levain qu'on ajoute à la soupe au dernier moment :
Délayez un verre de farine dans de l'eau et ajoutez un peu de jus de citron et laissez « fermenter » pendant ce temps.
Pour une grande marmite de harira, il vous faut :
3 oignons en rondelles
1 belle poignée de pois chiche à faire tremper la veille
1 poignée de lentilles vertes
1 bouquet de persil plat effeuillé
2 branches de céléri en petits cubes
1 bâton de cannelle
1 cuillère à café de chacun de ces ingrédients : gingembre, cumin, paprika, curcuma, poivre noir et carvi
de l'eau
2 boîtes de tomates concassées
1 bouquet de coriandre effeuillée
Facultatif, des petites pâtes rondes à potage ou des langues d'oiseaux qu'on trouve dans les épiceries orientales
Pour servir :
des quartiers de citron, des dattes, des figues, 1 œuf dur, des « chebakiya », des pâtisseries au miel et au sésame.
Dans une grande marmite, mettez tous les ingrédients à l'exception de la coriandre. Couvrez d'eau et laissez cuire le temps que les pois chiche sont tendres. Ajoutez le levain et la coriandre, remuez, attendez que cela recommence à bouillir tout doucement.
Si vous ajoutez des pâtes, il est également temps de les mettre.
Servez dans les plus jolis bols que vous avez, déposez-les sur des assiettes que vous aurez décorées de dattes, oeufs durs, figues et autres merveilles. Arrosez votre soupe de quelques gouttes de jus de citron et dégustez.
Vous comprendrez pourquoi il est vraiment difficile d'être patient. Inch'Allah !
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vendredi, 26 juin 2009
De la soupe au pistou
Depuis quelques années, les diétiticiens, l'état, les grands magasins nous ordonnent de manger plus de 5 légumes par jour. Ce n'est pas toujours facile. La vie moderne, le temps qui file, le stress nous poussent à faire les choses vite et pas forcément bien.
La Cocotte vous propose ce weekend de consacrer un peu de temps à vous faire plaisir en toute simplicité, en cuisinant 8 légumes d'un coup. Rien que ça ! Des vitamines jusqu'à dimanche soir et un petit air de vacances en avance.
Ca vous dit ?
Sur votre marché préféré, puisque c'est la saison, vous allez acheter :
5 ou 6 carottes, 3 courgettes, 500 gr de haricots verts, 500 pommes de terre, de l'ail nouveau (ou vieux, c'est pas bien grave), un gros bouquet de basilic.
Vous allez chez votre épicier italien préféré (le mien est situé rue de l'Alma à Roubaix ou dans es Halles de Wazemmes), vous lui faites couper un beau morceau de parmesan et vous lui achetez une petite boîte de concentré de tomates.
Ensuite vous achetez des haricots coco. Vous voyez de quoi je parle ? Ce sont des petits haricots avec de jolies traces rouges, comme sur la photo !
Si vous les trouvez frais, c'est très bien. Sinon vous choisissez des secs et vous en jetez une grosse poignée (200 ou 300 gr) dans de l'eau que vous laissez gonfler pendant 12 heures.
Au bout de ce temps, vous les faites cuire dans de l'eau pendant 30 à 40 minutes à feu normal. Surveillez-les de près. Il ne faut pas en faire de la purée !
Allez on commence :
Vous épluchez les carottes et les pommes de terre et vous les coupez, tout comme les courgettes, en petits dés d'un cm de coté. Vous détaillez les haricots verts en tronçons de 2 ou 3 cm.
Dans une grosse marmite, vous déposez tous ces légumes coupés et les cocos égouttés, vous couvrez d'eau et vous laissez cuire doucement, gentiment pendant une heure.
Pendant ce temps, vous pilez 5 ou 6 gousses d'ail et une grosse poignée de basilic. Vous ajoutez de l'huile d'olive (10 cl) et le concentré de tomate, du sel, du poivre et vous mélangez bien. Enfin vous ajoutez tout ça à votre soupe, vous mélangez bien et vous arrêtez la cuisson. Le basilic ne supporte pas le chaud, ça le fait noircir.
C'est le moment de râper le parmesan et d'en parsemer très, très, très généreusement les bols fumants plein de soupe au pistou.
Une petite bouteille de Rosé bien frais, bien agréable dans un coin du jardin et vous êtes déjà en Provence.
Vous me raconterez ?
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samedi, 20 juin 2009
Du goulache
Lille est à l'heure de l'Europe XXL, la Cocotte aussi.
On commence, tout simplement, par la Hongrie et sa soupe à la renommée internationale, le goulache.
Je sais, ce n'est pas très original mais en avez-vous déjà fait ? Et connaissez-vous l'histoire de cette soupe?
Si oui, passez cette page, vous savez tout ou presque de la vie.
Si non, accrochez votre ceinture et partons ensemble en Hongrie.
Le goulache vient du nom donné au garçon qui s'occupait des grands troupeaux de bovins des plaines, le gulyas. Et le gulyashus,était la nourriture à base de viande consommée par notre cow-boy magyar.
Dès le Moyen-Âge, des paysans aux bourgeois en passant par les aristocrates, tous les Hongrois se mettent au goulache. Le paprika est ajouté à cette soupe à la fin du XVIIIème siècle. Le goulache est un véritable patrimoine national. Il existe plusieurs variantes comme le paprikas, à base de d'oignons et de paprika, de poulet ou de lièvre, le pörkölt ou encore le tokany, cousin de Transsylvanie à base de bœuf, de gibier ou de mouton.
Il y a mille et une façons de faire ce plat. L'important est de ne pas être avare sur la viande et les pommes de terre mais de ne pas utiliser de farine.
Plat unique, idéal le soir, meilleur encore lorsqu'il est réchauffé. Et pour les végétariens, il suffit d'enlever la viande, c'est tout aussi bon.
Faites-moi confiance, vous allez adorer.
Pour un bon goulache, il vous faut :
1 kg de boeuf (macreuse, jumeau, paleron, gîte-gîte)
1 kg de pommes de terre
5 gros oignons
2 gousses d'ail
3 ou 4 poivrons verts et rouges
du bon paprika doux
une petite boîte de concentré de tomates
de l'huile végétale ou du saindoux
une branchette de thym, du laurier, du sel et du poivre
Dans une grosse marmite, faites chauffer la matière grasse, ajoutez la viande coupée en fins morceaux et les oignons émincés. Mélangez et laissez dorer. Ajoutez une bonne grosse cuillère de paprika doux, le concentré de tomates, l'ail, le laurier, le thym, le sel et le poivre. Recouvrez d'eau.
Laissez cuire pendant 30 minutes à feu doux pour que la viande soit tendre.
Puis ajoutez les pommes de terre coupées comme la viande. Ajoutez les poivrons coupés en tranches. Et laissez cuire à feu tout doux, comme le paprika, pendant une petite heure. Au besoin, ajoutez de l'eau.
Vous pouvez, sans problème, oublier votre soupe une heure de plus.
Rectifiez l'assaisonnement.
Servez dans de belles assiettes creuses en ajoutant une cuillère de crème fraîche.
Si vous avez le temps, vous pouvez vous dispenser de mettre des pommes de terre et les remplacer par des Galuskas ou des Csipetke, ce sont des pâtes hongroises faciles à réaliser.
Si vous voulez la recette, faites signe à la Cocotte.
Publié dans Entrées, Europe de l'est, Légumes, légumes secs, Soupes | Tags : goulache, poivron, hongrie, lille xxl | Lien permanent | Commentaires (1) |
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