Les mouchoirs pour la dernière fois, never ending story, vol. 3 (lundi, 23 janvier 2017)

Du 25 décembre 2016 au 3 janvier 2017

Dernière soirée de vacances avant la reprise. Petite sortie pour boire un verre à Ice Mountain, juste en sortant de l'hôpital. Nos vacances à la montagne à nous.
De retour de Comines, Étienne nous a préparé un poulet mafé. Top, en plus,  j'aurai une gamelle pour demain midi.
Tu vas chaque jour de mieux en mieux. C'est super. Ça nous aide à tenir le coup en t'attendant. Prends le temps qu'il te faudra pour nous revenir en pleine forme. Je t'aime. Plein de bises.
Retour au travail après près de deux semaines d'interruption. Ce n'était pas si facile que je l'avais imaginé. J'aimerais rester avec les enfants, te voir davantage. Il faut que je m'accroche. Les semaines sans toi sont longues. Les prochaines seront interminables.
Tu remontes bien la pente ces derniers jours. Ce lundi, la conversation était claire, suivie. Juste un ou deux détails, essentiellement temporels, que tu as du mal à cerner. Et puis ce tremblement dans les yeux qui te dérange considérablement. Un scanner doit permettre de comprendre le phénomène. Reviens-nous vite. Je t'aime.
Tellement fatigué ce soir. Entre la terreur des premiers jours qui s'estompe et la perspective d'affronter des semaines chaotiques, j'ai depuis hier un peu de mal à faire face. Je vais me coucher tôt. Demain sera un autre jour.

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Tu es aussi très fatiguée. Paradoxalement, plus tu t'éveilles et plus tu exprimes et manifestes le besoin de te reposer. Récupère ma belle. Je t'aime. Je t'embrasse.
Mercredi 28 décembre, 11h37 : coup de fil de l'hôpital, tu quittes la réanimation pour aller en neurologie. YES!
Tu as quitté la réa ! Désolé, mais ça se fête !  Bises, je t'aime.
Dure journée. Tu as quitté la réa mercredi et la perfusion de morphine a été retirée ce jeudi matin. Ce retour à la réalité n'est pas si simple. Tu retrouves la perception du temps et les journées te semblent interminables. Dans les prochains jours, avec les visites, les après-midis passeront plus vite

Vendredi 30 décembre. Voilà, je viens de déposer Théis boulevard de Turin. Il est maintenant dans le bus pour Paris. Comme d'habitude un peu débordé, mal organisé mais il commence à envisager son avenir. Step by step.
Lola,  Étienne et le crew sont bien arrivés au Maroc. Ils m'ont envoyé un message pour nous dire qu'ils étaient dans le taxi. Ils reviennent jeudi prochain. J'irai les chercher à Beauvais.
Et voilà, nous sommes en 2017. Je me souhaite de vivre encore longtemps avec toi à mes côtés, joyeuse, entraînante, inventive, imaginative, inattendue, étonnante. Et belle.
Je me souhaite d'avoir autour de nous, trois enfants vifs, sensibles, drôles, brillants, généreux, prévenants, attentifs. Et beaux.
Je me souhaite d'être entouré d'amis sincères et fidèles qui veilleront sur nous comme nous veillerons sur eux, comme je veillerai sur vous. Je vous aime.
J'ai renvoyé un petit message aux copains ce soir. Tu avais raison : plusieurs m'ont dit les attendre avec impatience. Vivement que tu puisses prendre la suite. Encore plein de messages à te lire demain.
Je suis impatient de te voir rentrer à la maison. Mais encore plus impatient de te savoir guérie, hors de danger. Prends le temps qu'il faut pour cela. Je t'aime, je t'embrasse.
Et oui,  tu reviens de terriblement loin.
Trois semaines ce soir. Tu reviens tellement vite. Sois prudente. Je t'aime. Bises tendres.
Alors, comme ça tu rentres bientôt à la maison. Et toi qui trouves le temps long. Si tu savais ce que ça représente trois semaines sans toi, trois semaines sans savoir ce que tu deviendras. Je t'aime. Franck

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Le 23 janvier 2017

Trois semaines après ces trois semaines d’hospitalisation, des dizaines et des dizaines de visites de copains, de copines, de la famille, d’anges gardiens, des dizianes de bonnes âmes, des dizaines de Cocottes en  verre, en cire, en coquetier…, des dizaines de livres, des boîtes de chocolat en veux-tu, en voilà, 1 chien fou masqué, 1 lecteur mp3 avec des heures de musique et 1 livre qui se cache, 1 hellebore qui penche comme il faut, des photos, des cartes postales, des dessins,  1 orchidée, des boîtes de thon, de l'hoummmmmmmmmmmmous, des galettes des rois au rhum, 1 cuisse de poulet et des frites tricotées, des boucles d’oreilles. Autant de petits présents que d’amis ! Des kilomètres sur le vélo d’appartement, 1 kiné au poil, des squats, des crevettes sur le lit… Un mari qui dit je t’aime toutes les 3 secondes, 3 enfants qui ressemblent à leur père et qui lui montrent qu’ils l’aiment comme leur père, la Cocotte peut dire qu’elle va bien.
Serait-ce là la recette du bonheur ? Si ça ne l’est pas, on s’en rapproche. Si ça l’est, appliquez-la point par point en cas besoin. Et pour terminer, voici, d'une marraine bienveillante, une petite phrase à retenir, "il faut profiter des vivants."

A tout bientôt, mes poussins ! La Cocotte

 

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