Cornichons gros doux (lundi, 17 septembre 2012)

L’armée française est en deuil. Ce samedi 15 septembre, le sergent-chef Chaudard s’est éteint. Dès aujourd’hui, la Cocotte fera tout pour que ce sergent-chef au nom de petit oiseau entre au Panthéon.
« Aux grands hommes, la patrie reconnaissante »  Oui, ce petit homme avait tout d’un grand. Et la France devra vite le reconnaître.
En mai  1940, en pleine débâcle française,  il n’hésite pas à former une tenaille dans la forêt de Machecoule et tient en joug l’armée allemande avec pour seul bataillon, deux simples soldats.
Ces résistants avant l’heure, ces braves « malgré eux », n’écoutant que leur courage, détournent une dépanneuse allemande et s’infiltrent dans les lignes ennemies.
Dans ces heures sombres de l'histoire de France, peu de gens ont fait preuve d’une telle audace.
A-t-on narré l’épopée d’une huitième ou d’une neuvième compagnie ? A l’école, vous souvenez-vous avoir appris les actes de bravoure de la dixième ? Non, bien évidemment.
En 1973, le cinéma français rend hommage à ces trois grands hommes. Ratant de peu une sélection au Festival de Cannes qui a préféré retenir des films comme «La maman et la putain», «la grande bouffe», «l’épouvantail»… ou encore l’inoubliable «Clepsydre» de Wojciech Has, le film sobrement intitulé «Mais où est donc passé la septième compagnie ?» sort. Et malgré le parti pris du réalisateur de choisir des acteurs inconnus, le succès est immédiat.
Ce biopic retrace à merveille cet épisode sombre de la guerre et le jeu des acteurs y est évidemment pour beaucoup. Il n’y a qu’à se souvenir de la tête du soldat Pithiviers remontant une colonne allemande et tendant une clé à molette à un officier allemand. L’Actors studio peut aller se rhabiller.
Or donc Chaudard n’est plus. Oui, la nouvelle ébranle !
Chaudard, repose en paix et emporte avec toi ce pot de cornichons. Avec ton « A l’ail », ce sera bon.

Cornichons gros doux
Moi, les petits, je les aime croquants, craquants et très acides. Et les gros, il faut qu’ils soient doux et un peu mous pour me plaire. Parfois même j’ajoute un peu de sucre. Et vous ?

Cornichons gros doux, cornichons, Chaudard, Pierre Mondy, la septième compagnie, Robert Lamoureux

Pour 5 gros pots
Ingrédients : 2 kg de gros cornichons, 250 g de gros sel gris de Guérande, 500 ml de vinaigre blanc, graines de coriandre, 1 bouquet d’aneth, raifort, poivre noir en grains. Facultatif : un bulbe de fenouil, baies de genièvre, du sucre.
Préparation : 15 mn + repos – Cuisson : 10 mn – Coût : * - Difficulté : * - Ustensiles : gros bocaux propres.
Brossez rapidement les cornichons sous l’eau. Coupez-les en 4 dans la longueur. Déposez-les dans un grand plat creux et saupoudrez chaque couche de gros sel. Laissez dégorger pendant toute une nuit. Le lendemain rincez les cornichons et réservez. Dans un faitout, faites bouillir les 500 ml de vinaigre blanc, un bon litre d’eau, 2 càs de graines de coriandre, autant de poivre et de sel et une cuillère à café de crème de raifort (pour aider à la conservation).
Répartissez les cornichons dans les pots, ajoutez un peu d’aneth lavé et ciselé et versez de façon égale la casserole de vinaigre et d’eau sur les quartiers de cornichons, jusqu’en haut du bocal. Si vous n’avez pas assez de liquide, complétez avec de l’eau chaude. Répartissez les graines de coriandre et de poivre. Vous pouvez ajouter quelques morceaux de fenouil, baies de genièvre et des morceaux de sucre. Fermez les bocaux et laissez-les un bon mois à la cave avant de les consommer.

17.09.2012

| Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cornichons gros doux, cornichons, chaudard, pierre mondy, la septième compagnie, robert lamoureux |  Facebook | |  Imprimer