mardi, 15 juin 2010

Salade de radis jolie, jolie, jolie

 

P1180615b.jpgVous avez remarqué que c'était la saison des radis ? Elle dure pas mal de temps la saison des radis ! Si vous regardez bien, toute l'année, vous en trouvez des radis. Mais le problème, c'est que toute l'année, vous ne trouvez pas forcément d'idée de recettes à base de radis.

Au bout de deux, trois, quatre mois, on a beau aimer les radis, ça finit par lasser !

Vous les mangez comment, les radis ? La Cocotte prend du pain frais, une noisette de beurre, du sel fin. Elle tartine de beurre le pain frais, trempe le radis dans le sel et croque alternativement pain et radis.

Mais ce régime-là, pendant quatre mois, six mois, huit mois, ça finit par lasser.

Alors avant d'en avoir marre, avant de craquer et de ne plus croquer, voici une petite recette piquée en Allemagne. Les Allemands n'ont peur de rien, ils font parfois des choses en cuisine qui nous dépassent mais le résultat est souvent très bon. La Cocotte paraphrase Audiard et déclare que les Allemands, c'est comme les cons, ils osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît ! Vous allez voir !

 

Il vous faut :

1 botte de radis

2 pommes bien acidulées

1 yaourt nature

jus d'un citron

1 cuillère à café de moutarde

50 gr de leerdammer, d'emmental ou de mimolette

un peu de persil ciselé

sel, poivre

 

P1070805.JPGLavez soigneusement les radis et découpez-les en biseau pour faire beau.

Épluchez les pommes, coupez-les en quartiers, enlevez les pépins et recoupez-les en petits morceaux, itou pour faire beau. Versez un peu de jus de citron pour éviter que les pommes noircissent.

Découpez le fromage en fines tranches puis en bâtonnets égaux... également pour faire beau !

Mélangez le yaourt, la moutarde, le jus de citron, le persil,le sel, le poivre.

Dans un verre, alternez radis en biseau, pommes en morceaux et fromage en bâtonnets égaux et servez votre sauce au yaourt à côté.

 

lundi, 31 mai 2010

Sandwiches et salade Manet

 

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Allez, deux recettes rien que pour vous en ce début de semaine.

 

Pour les sandwiches Manet

pour 6 personnes

Il vous faut, :

3 faluches

1 cuillère à café de mayonnaise

2 ou 3 gros cornichons

1 reste de blanc de poulet

1 oeuf

du fromage en tranches

 

Faites cuire vos œufs pour qu'ils soient mollets.

Coupez les faluches en deux, tartinez légèrement de mayo. Détaillez en fines tranches les cornichons. Alternez fins morceaux de poulet,lamelles de cornichons et fromage.

Écalez les œufs puis écrasez-les sur le haut du sandwich. Salez et poivrez légèrement.

Refermez le sandwich et coupez-le en deux. Emballez les deux parties dans un film plastique.

 

P1180084b.jpgPour la salade Manet

1 kg de pommes de terre

1 chorizo

des échalotes nouvelles

un ou deux poivrons

1 gousse d'ail

un peu de curcuma (pour la couleur)

quelques olives vertes, dénoyautées de préférence

huile d'olive

vinaigre

sumac

 

Faites cuire vos pommes de terre à la peau. Quand la lame d'un couteau passe à travers avec un peu de résistance, passez-les sous l'eau froide pour les refroidir et enlevez la peau.

Détaillez-les en cubes ou en rondelles. Dans un beau plat en plastique avec un couvercle qui fait un bruit très élégant quand on le ferme, mélangez pommes de terre, chorizo en cubes, poivrons en lamelles, échalotes ciselées grossièrement et les olives.

Versez sur la salade l'huile, le curcuma et le vinaigre puis assaisonnez de sel et de poivre.

Mélangez consciencieusement.

Avant de refermer la boîte et de faire rire les enfants, parsemez de sumac.

Bon pique-nique à vous !

mercredi, 26 mai 2010

Flan Cicéron

P1180030c.jpgAh, ces Romains, quel humour ! Savez-vous pourquoi Cicéron s'appelait Cicéron ?

Ah, vous ne saviez pas que c'était un surnom ? Pensiez-vous qu'il s'appelait réellement comme ça ? Non, pas du tout ! Le pauvre, à l'école, n'était pas poursuivi par une horde de gamins hurlant « Cicéron, c'est pas carré ! Ou Cicéron, ça roule... ! »

Ce n'était pas non plus parce qu'il était particulièrement rond. Non ! Les portraits qu'on peut trouver de lui nous le prouvent.

Les gens l'avaient surnommé comme ça parce qu'il paraît qu'il avait, sur le visage, une verrue en forme de cicer, pois chiche en latin ! En réalité, l'histoire veut que ce soit son aïeul, voire son bisaïeul qui souffrit de cette excroissance.

Et si vous fouillez bien dans toute l'histoire de cet orateur et politicien passé à la postérité, jamais il n'a fait référence à son pois chiche. Cicéron se disait qu'il n'y avait vraiment pas de quoi en faire un flan !

Mais la Cocotte a décidé qu'il fallait rendre à Cicéron ce qui lui appartenait et lui dédie cette recette.

 

Il vous faut :

250 gr de farine de pois chiche

500 ml d'eau

100 ml d'huile d'olive

2 œufs

sel et poivre

pour servir : du cumin moulu et de la harissa

 

Dans un saladier, délayez la farine avec l'eau et l'huile. Ajoutez les œufs battus.

Salez, poivrez et mélangez bien. Il vous faut une pâte homogène et relativement liquide.

Laissez reposer votre pâte une petite heure. Remélangez-la au bout de ce temps puis versez ce mélange dans un plat en silicone qui va au four. Vous pouvez également verser la pâte dans des petits moules à muffins.

Préchauffez votre four à 150°c puis faites chauffer votre flan pendant 30 minutes.

Quand il est encore tiède, coupez-le en carrés* et servez-le accompagné de cumin moulu et/ou de harissa.

*Vous pouvez également le couper en rond. Parce que Cicéron, c'est pas c....

lundi, 24 mai 2010

Salade courgettes-citrons confits

P1180040b.jpgSur le portable de la Cocotte jeudi soir, un SMS : « Mon Dieu, ta salade».

4 mots, 5 syllabes, 15 lettres à peine, pour évoquer un plat, décrire une émotion. C'est la fille de la Cocotte qui lui écrit. Sa fille qui vient de goûter un petit plat concocté par sa mère-poule et qui veut en rendre compte. Sa fille qui partage avec elle le culte du citron confit , l'agrume à ne pas presser mais à unir au chlorure de sodium afin de le confire, l'élément agrégatif des salades sarrasines, la friandise acidulée et sodifère qui donne à vos plats une saveur estivale immédiate, l'ingrédient essentiel d'une de leurs recettes fétiches et préférées, celle du poulet, olives et donc citrons...

Elles n'en mettent pas dans tout. Non ! Elles se retiennent ! Elles dosent, elles limitent, elles proportionnent, elles savent créer le besoin, faire naître l'envie, entretenir la dépendance...

 

Il vous faut :

2 courgettes

1 citron confit

10 feuilles de menthe fraîche

1 gousse d'ail

huile d'olive

poivre

 

P1060624-1.jpgLavez les courgettes, ne les épluchez pas mais râpez-les avec une râpe assez grosse.

Découpez le citron confit en quartiers puis en petites lamelles. Au besoin, enlevez les pépins.

Puis dans un petit saladier, mêlez courgettes, citrons et ail ciselé finement.

Ajoutez une cuillère d'huile d'olive, du poivre.

Mélangez délicatement.

Hachez grossièrement les feuilles de menthe et saupoudrez-en votre salade.

Mettez au frais quelques instants et dégustez.

samedi, 22 mai 2010

Mini-flans aux harengs

 

P1170110b.jpgSavez-vous ce qu'est une saurisserie ? Une fabrique de saucisses ? Non. Une conserverie de souris ? Non plus. Allez visiter la saurisserie de Nathalie Dutriaux à Grand-Fort Philippe et vous apprendrez que dans cet endroit, on y fume le poisson. Des 4 cheminées hautes de 15 mètres, s'échappe l'odeur enveloppante des petits sprats et des harengs fumés au bois de hêtre, passés au préalable dans la saumure. Fermée pendant 60 ans, la fumerie de l'arrière grand-père de Nathalie a rallumé ses feux en 1994. Depuis, Nathalie sillonne les marchés de la région avec son camion et maintient cette tradition à bout de bras.

Saurisserie N. Dutriaux, rue Félix-Faure, Grand-Fort Philippe., à visiter du mardi au samedi de 14 à 18 h

 

Trucs et astuces :

Quelle différence y a-t-il entre un hareng et un hareng ?

Les roll-mops sont des filets de harengs crus, non fumés, marinés dans le vinaigre et accompagnés d'oignons et de cornichons. A la crème, c'est délicieux.

Les kippers sont des harengs ouverts par le dos. Grillés au barbecue ou posés sur des pommes de terre bouillies 5 minutes avant la fin de la cuisson, c'est simplement exquis.

Les harengs saur sont fumés entiers. On les mange grillés ou on les jette au carnaval.

Et les filets de harengs, fumés aussi, sont excellents avec une salade de pommes de terre ou de gros lingots blancs. Ou comme dans la recette de la Cocotte.

 

P1170260b.jpgpour 6 personnes :

300 gr de filets de harengs fumés

4 tranches de pain de mie

20 cl de crème liquide

3 cuillères de farine

3 oeufs

½ bouquet de persil

1 cuillère à café de levure chimique

poivre

Attention, pas de sel, le hareng est déjà très salé.

 

Préchauffez votre four à 150°c (th. 5).

Enlevez la croûte du pain, émiettez la mie et faites-la tremper dans la crème liquide.

Mixez très finement les filets de harengs.

Dans un plat, mélangez les harengs mixés, le pain de mie tout mou avec la crème, la farine, le persil ciselé et les œufs en les ajoutant un par un.

Terminez par le poivre et la levure chimique.

Dans des petits moules à muffins en silicone, versez votre préparation et faites cuire vos petits flans au four pendant 25 minutes.

P1170101.JPGMangez-les froids accompagnés d'une marmelade d'oignons rouges.

Pour cela, faites lentement confire 200 gr d'oignons rouges dans une noix de beurre, ajoutez deux ou trois morceaux de sucre roux, un filet de jus de citron et une gousse d'ail. Ou achetez un pot tout prêt.

Odile Bazin

Retrouvez cet article dans Version Femina, Nord Pas de Calais, semaine du 24 au 30 mai 2010 ou sur le site de la Voix du Nord, dans l'onglet lavoixaufeminin puis dans la rubrique Cuisine.

 

 

mercredi, 05 mai 2010

Silly cakes et silicone

P1170467b.jpgLe moule en silicone est au cuisinier ce que le GPS est au routier. Tant qu'on n'en a pas, on peut s'en passer. Mais dès qu'on on en a un, on se demande comment on faisait avant !.

Cette matière hyper-souple dont sont faits moult moules vous fait gagner un temps considérable en cuisine.

Plus besoin de papier-ménage, de beurre et de farine pour graisser plats à tarte, moules à cannelés ou à madeleines... jusque dans les moindres recoins.

Plus besoin de jouer les prestidigitateurs avec plus ou moins de succès, quand on essaie de démouler son gâteau, à la sortie du four.

Plus besoin de laisser le moule baigner des heures dans l'eau, après une cuisson trop longue.

Maintenant un p'tit geste suffit et hop, on démoule son cake en un tour de main !

Les industriels s'amusent maintenant à faire des moules de toutes les formes et de toutes les couleurs. La Cocotte a même vu des moules en forme de dahlia, de tournesol ou encore de narcisse ! Certainement élaborés par des industriels amoureux de Jacques Brel : J'vous ai apporté un cake en forme de dahlia parce que les fleurs, c'est périssable...

Un p'tit conseil : Si vous en achetez, préférez ceux qui résistent à une grande température (260° à 280°c). Ces moules sont en grande majorité conformes à la législation, les autres le sont beaucoup moins !

Le dernier moule en silicone acheté par la Cocotte est une plaque de 24 mini-cakes, avec un p'tit creux dans chacun des cakes quand on les retourne. On peut donc les garnir de sauces, de fruits, de dés de fromage, de... Votre imagination va faire le reste.

Et un autre p"tit conseil : Posez vos moules sur une plaque qui va au four, vous les manipulerez plus facilement.

 

Voici deux petites recettes qui ont fait un effet fou !

Il vous faut pour la base

200 gr de farine

2 oeufs

1 petite brique de crème liquide

1 cuillère à café de baking powder ou de bicarbonate de soude

 

Pour 24 cakes du sud :

100 gr de tapenade aux tomates séchées

des rondelles très fines de chorizo

 

Pour 24 cakes du nord

1 poireau

1 branchette de thym

des dés de maroilles

sel et poivre

 

P1170613b.jpgPréparez votre base en mélangeant farine, oeufs entiers, et crème liquide.

Puis partagez-la en deux bols.

Dans un premier bol, ajoutez tapenade et une ½ cuillère de baking powder. Mélangez bien et répartissez dans les mini-moules à cakes. Faites cuire à four chaud pendant 10 à 12 minutes.

 

Pendant ce temps, détaillez un poireau lavé en rondelles puis faites-le fondre dans une casserole avec un peu d'eau, du thym pendant 5 ou 6 minutes. Salez, poivrez. Et laissez refroidir.

Ajoutez les rondelles fondantes à l'autre moitié de votre base farine/oeufs/crème dans un autre bol puis terminez par les dés de Maroilles et la ½ cuillère de baking powder.

 

Démoulez la première fournée de mini-cakes, lavez rapidement votre moule puis remplissez-le à nouveau de la seconde préparation.

Laissez cuire 10 à 12 minutes. Pendant ce temps, faites cuire quelques rondelles de chorizo pour décorer les cakes du sud.

Démoulez rapidement votre deuxième fournée et présentez vos petits cakes à croquer à l'apéro.

Vous allez faire un malheur !

samedi, 24 avril 2010

Mini-cheesecakes de chèvre dans un oignon

Moi, Albert, toi, Arlette ! Moi, les chèvres, toi, les fromages !

P1150452b.jpg
En plein cœur de l'Avesnois, sur les routes sinueuses du Favril, dans un enclos rempli de chèvres Alpine et Saanen, deux boucs et de dizaines de chevreaux, la Cocotte a rencontré Albert et Arlette. Après avoir  beaucoup voyagé, un jour, Albert vient en aide à un ami, éleveur caprin. Le métier lui plaît et décide de se former à l'élevage des chèvres et trouve une jolie ferme dans l'Avesnois. Arrive Arlette, couturière et employée dans une pharmacie, qui se découvre la même passion pour ces animaux.
Albert est fier de dire que ses bêtes ont la belle vie. Tous les jours, le cheptel est de sortie, a droit à de la « nouvelle herbe ». Une bonne chèvre produit du lait pendant 10 ans, elle finit sa vie chez des particuliers, comme animal de compagnie, à ronger tout sur son passage et à faire des bêtises. Elle grimpe même aux arbres. « Les nôtres sont trop grosses pour l'escalade, elles mangent bien. Les chèvres se gavent de rumex, ray-grass, fléole, plantain, pissenlits et même d'orties» souligne Albert. Tous ces goûts différents qui font notre terroir se retrouvent forcément dans le fromage. Et c'est là qu'Arlette intervient. « Il faut la freiner ! » Albert sourit. Détestant la monotonie, Arlette teste, innove, affine, cendre, parfume, baptise ses fromages de drôles de noms. Albert sert de cobaye, il goûte et approuve. Puis ensemble, ils vont vendre leurs beaux fromages labellisés bio sur les marchés de leur belle région.
Chèvrerie du bocage  Albert et Arlette VIATOUR-BURLION
14 rue du bois 59550 le Favril Tél / Fax : 03.27.77.92.74
http://chevreriedubocage.site.voila.fr/index.html

Vous pouvez retrouver cet article dans Version Femina, Edition Nord-Pas-de-Calais du 26 avril au 2 mai 2010 et sur le site www.lavoixaufeminin.fr

 

P1160562b.jpgPour 4 personnes :
4 oignons moyens
250 gr de fromage de chèvre très frais
2 oeufs
1 gousse d'ail
un peu de thym et de persil plat
N'épluchez pas vos oignons, nettoyez-les rapidement et mettez-les au four dans un petit plat pendant 30 minutes à 150°c pour qu'ils ramollissent un peu. Sortez-les au bout de ce temps et laissez-les refroidir. Coupez le haut des oignons et mettez ces petits chapeaux de côté pour la déco. Enlevez délicatement la chair des oignons en prenant garde de ne pas crever la peau et de laisser une épaisseur suffisante de « chair ». Dans un mixeur, mélangez le fromage de chèvre, les œufs, l'intérieur de l'oignon, l'ail, le thym, le persil, le sel et le poivre. Il ne faut pas hésiter à mixer pendant 2 à 3 minutes. Remplissez l'intérieur des oignons de cette préparation, déposez-les sur le plat qui a déjà servi et déposez ce plat dans le four. Laissez cuire à 150°c ces oignons farcis pendant 20 minutes. Servez-les en entrée recouverts du chapeau. Si vous n'aimez pas les oignons, préparez la farce (sans mettre d'oignon) et versez votre préparation dans de jolies verrines qui vont au four. Laissez cuire autant de temps que ci-dessus. Vous obtiendrez un flan au fromage de chèvre parfaitement exquis ! Foi de Cocotte !



P1150456b.jpgLa chèvre est peut-être un animal borné mais son lait se prête docilement à toutes sortes de transformations. Le lait de chèvre est plus digeste que le lait de vache. Son fromage s'utilise aussi très facilement et selon son degré d'affinage, son goût allège ou renforce un plat en un rien de temps.

Dégustez-les en crottins, bouchons, pyramides, tommes ou en bûches. Dans la cuisine, les fromages frais vous serviront de base pour réaliser des cheesecakes (gâteaux au fromage) ou  des flans fabuleux au goût subtilement salé.

Les fromages secs et très secs en copeaux donneront à vos salades, un petit côté rustique bien sympathique.

Ces mêmes fromages accompagnés de confitures de fruits rouges, de figues ou encore d'oranges seront absolument fantastiques.

Sur une pizza, mariez anchois et fromage un peu sec avec de l'ail, du persil et un filet d'huile d'olive.

Dans un cake, en petits morceaux, avec des courgettes, des aubergines ou des carottes, ils trouveront également leur place.

En gougère, ils seront succulents !

Sur une pâte feuilletée couverte de très fines rondelles de pommes de terre avec un peu de thym et de miel. Aahh ! N'hésitez plus !

Odile Bazin

mercredi, 10 mars 2010

Brouillade à la Turque

 

P1160187b.jpgVoulez-vous que la Cocotte vous raconte une histoire triste ?

La Cocotte a cassé son petit couteau. Son petit couteau rouge, avec le manche en plastique très dur serti de trois ronds de métal et la lame qui va jusqu'en bas du manche, ! C'est la lame qui a cédé, elle s'est cassée net, en deux ! Clac, sans jamais avoir montré de signe de fatigue, d'usure, de ras-le-bol !

Son p'tit couteau ! Elle l'a eu...quand elle l'a eu ! Il y a bien de ça, oh ! Ça fait au moins ?!Bah...oui, au moins ça...! Ça a été un déchirement de le mettre au rebut. Imaginez-vous donc ! Elle a tout fait avec lui, du beurrage de tartine au désossage d'une vollaille, de l'éminçage d'un oignon au découpage d'une pomme de terre. Il l'a suivie partout, de nouvelle maison en nouvelle maison, elle  l'emmenait même en vacances ! C'était son petit couteau, quoi ! Vous savez, celui qui a une place de choix dans le tiroir, à côté de ceux qui coupent moins bien mais qu'on ne jette pas parce qu'on n'est pas comme ça.

Un p'tit coup d'aiguisage et hop, il repartait, vaillant, jamais défaillant, fier comme au premier jour.

Il s'est cassé en coupant du gouda extra-vieux mardi en quinze....C'est toujours un mardi ! Peut-on imaginer plus belle mort que celle-là pour un couteau ?

C'est important d'avoir un bon p'tit couteau, non ? On s'y attache. Ne riez pas, la Cocotte sait qu'elle n'est pas la seule à s'attacher  à ce genre d'objet. La semaine dernière sur le marché, alors que la Cocotte narrait la triste nouvelle à son volailler, une petite dame écoutait et  a raconté son histoire à elle.  Son couteau, un Opinel, avec un manche en bois avait une histoire très triste. Son couteau lui venait de son beau-père, parti en captivité en Allemagne en 1940. Et ce couteau lui a tenu compagnie pendant tout le temps où il était privé de liberté. Le jour où cet objet s'est cassé, elle l'a vécu « comme si elle jetait son beau-père à la poubelle ». Elle en a pleuré pendant des jours.

La Cocotte a mis du temps pour le remplacer. Ça ne se choisit pas à la va-vite, un p'tit couteau. Il faut vérifier qu'il passe au lave-vaisselle, qu'il tient bien dans la main, que la lame ne plie pas facilement, qu'elle va jusqu'au bout du manche,... Et elle l'a enfin trouvé, là, il n'attendait qu'elle dans le rayon. Personne ne semblait l'avoir remarqué. Beau, noir et argent, semblant défier l'éternité. Un beau couteau d'office ! Elle l'a appelé Fulbert, le roi des couverts !

Et avec lui, elle vous propose cette recette au parfum tout méditerranéen. Un délice à la menthe !

P1160304b.jpgIl vous faut :

4 ou 5 pommes de terre cuites à la peau

1 filet d'huile d'olive

autant d'œufs que de personnes qui vont manger avec vous

200 gr de fromage turc de chèvre ou 200 gr de féta

25 cl de lait

2 gousses d'ail

une belle poignée de menthe fraîche ciselée ou 3 cuillères à café de menthe séchée

½ bouquet de persil plat ciselé

sel et poivre

facultatif : des fines tranches de lard

 

Épluchez vos pommes de terre une fois refroidies. Dans une grande poêle, versez un filet d'huile et ajoutez, quand l'huile est bien chaude, les rondelles de pommes de terre (découpées avec vot' p'tit couteau). Laissez dorer le temps qu'il faut.

Dans une jatte, battez les oeufs légèrement auxquels vous avez ajouté les herbes, l'ail, le fromage râpé ou émietté, le lait, le sel et le poivre.

Quand vos pommes de terre sont joliment dorées, ajoutez votre brouillade et laissez cuire jusqu'à ce que les œufs « aient pris ». Découpez en petits lambeaux, vos tranches de lard et déposez-les sur les oeufs. Et c'est tout ! Nettoyez votre petit couteau et passez à table.

Et vous, il s'appelle comment, votre p'tit couteau ? Il a une histoire ?

lundi, 08 mars 2010

Un œuf à la Coque

 

P1160271.jpgL'ONU a officiellement décidé en 1977 d'attirer l'attention de la population mondiale sur la femme le 8 mars. Mais bien avant l'ONU, c'est à Copenhague en 1910, que des femmes, réunies lors de l'Internationale socialiste, adoptent cette idée de journée.

Histoire de rappeler qu'une femme est, quoiqu'on en dise, l'égale de l'homme, qu'elle travaille autant qu'un homme mais qu'elle ne reçoit malheureusement pas le même salaire, qu'elle sait mettre sans trop de problème un bulletin dans une urne, (vu qu'elle remplit déjà à longueur de journée lave-vaisselle, lave-linge... ), qu'elle a mal quand on lui tape dessus, qu'elle peut décider seule quand avoir un enfant ou pas, que si elle met une jupe, ce n'est pas pour aguicher les hommes mais juste parce qu'elle aime ça.....

Le 8 mars est une journée très importante pour la Cocotte, non seulement parce que la Cocotte est une femme mais aussi et surtout parce que c'est l'anniversaire de son fils, le seul garçon de la portée.

C'est chouette, un p'tit mec qui arrive ce jour-là, non ?

Il a 16 ans maintenant, il est beau, c'est normal, c'est son fils ! Il parle de choses qu'elle ne comprend pas toujours, comme l'effet Doppler, le premier front des ondes, il fait des exposés sur die « Erzähl Perspektiven » dans le roman Die Entdeckung der Currywurst (Oui, Muriel !) de Uwe Timm, il fait du bruit de plus en plus construit sur sa batterie, il parle vite quand il est énervé, il aime John Cleese, Boys noize, les chaussures rouges et la goulache.

Alors voici une recette pour mon petit poussin, mon grand, une recette bête qui prend trois minutes. Ça me laissera tout le temps  pour lui préparer un plat « où on s'prend pas la tête quand on le mange » pour ce soir.

 

Un œuf à la Coque, elle est pas belle, celle-là ?

 

.2_redimensionner.jpgIl vous faut :

1 œuf

1 petite casserole d'eau bouillante

1 coquetier

et un taque-oeuf (parce que c'est techniquement merveilleux !)

Plongez votre œuf trois minutes dans l'eau bouillante. Passez-le sous l'eau froide pour arrêter la cuisson , cassez -en le dessus (avec ou sans taque-oeuf) et préparez-vous des mouillettes.

C'est une recette pour vous aussi, Mesdames, fidèles abonnées à ce blog. Je pense à vous en cette journée et à celles qui n'ont pas la chance de faire, comme moi, ce qu'elles aiment.

 

mercredi, 03 mars 2010

Cake Mozza/Olives

P1150860b.jpgUn p'tit verre de jus de fruit, ça vous dit ? Un verre d'Aglandau, de Grossanne, de Négrette, de Picholine, de Rougette de l'Ardèche ? C'est joli, non ? Ça vous dit quelque chose ?

Ce ne sont que des variétés françaises. Vous voyez de quoi on parle maintenant ?

La Cocotte vous propose simplement un verre d'huile d'olive.

Allez, aujourd'hui, petit cours sur cette huile vieille de plusieurs millénaires, qu'on n'utilisait pas seulement pour la cuisine mais également pour s'éclairer ou se soigner.

C'est la seule huile qu'on extrait du fruit, comme une orange ou un citron. De plus, le procédé est entièrement mécanique.

Les Français en consomment de plus en plus, ils importent près de 97 % de cette huile principalement d'Espagne, de Grèce ou d'Italie, le prix de l'huile d'olive française étant souvent prohibitif.

Quand on est riche, on peut s'amuser à choisir un certain type d'huile pour un certain type de plat ! La Cocotte, ne l'étant pas particulièrement, essaie le plus souvent d'acheter de l'huile bio, vierge extra. Vierge et vierge extra, ces huiles sont meilleures pour la santé car elles contiennent peu d'acides gras saturés et polyinsaturés.

Elle range ses bouteilles à l'ombre car la lumière risquerait d'oxyder le contenu. Et quand elle ne la verse pas dans une poêle, un saladier ou une marmite, elle fait comme les athlètes de l'Antiquité et OSS 117, elle aime quand on l'enduit d'huile pour un  petit massage tout simple ou pour ses mains agressées par le froid.

Il paraît que cette huile-sirop typhon mélangée à du jus de citron prévient l'apparition des rides, à condition de se masser le visage à partir de 30 ans. La Cocotte commencera donc ce traitement dans deux ans et vous dira, dans 30 ans, si ça fonctionne. Un peu de patience !

Enfin un doigt trempé dans l'huile d'olive vous culotte une pipe comme pas deux !

Tout ou presque est tiré d'un livre dédié à cette oléagineuse pharamineuse, livre que la Cocotte vous conseille de lire si vous voulez en savoir encore plus.

Elle en a tiré aussi une petite recette, l'a mise à sa sauce et vous la donne, juste parce que c'est vous.

 

Il vous faut :

200 gr de farine

3 œufs

½ sachet de levure ou 1 belle cuillère à café de baking powder

un peu de sel et de poivre

une pincée d'herbes de Provence

60 à 80 gr de chorizo coupé en petits dés

1 petit verre d'huile d'olive (10/12 cl)

1 petit verre de bon vin rouge bien corsé (10/12 cl)

5 ou 6 tomates séchées coupées grossièrement

100 gr de mozzarella râpée

100 gr d'olives mélangées dénoyautées (à acheter en vrac dans les épiceries orientales à 5 ou 6 euros le kilo !)

 

huile d'olive.jpgPréchauffez votre four à 180°c, un peu moins s'il est à chaleur tournante.

Mélangez la farine, poivre et sel, les herbes, la levure et les olives grossièrement coupées. Battez vos œufs et ajoutez-les à la préparation. Continuez avec le vin, l'huile, le chorizo, les tomates et le fromage. Mélangez bien le tout et versez-le dans un moule à cake à silicone. Si vous n'en avez pas, n'oubliez pas de graisser et de fariner votre moule.

Faites cuire votre cake pendant 40 minutes. Pour vérifier s'il est cuit, passez à travers la pointe d'un couteau. Il faut qu'elle ressorte sèche.

La Cocotte vous l'assure, le parfum de ce cake a un avant-goût de printemps du tonnerre !

 

vendredi, 26 février 2010

Lieu jaune sur canapé

 P1150963b.jpg

Il vous faut :

300 gr de dos de lieu jaune très frais

1 citron non-traité

un filet d'huile d'olive

un peu de sel de Guérande

un tour de poivre du moulin

quelques feuilles de mâche pour faire joli

un paquet de bons crackers

 

Top chrono !

31 secondes pour détailler le lieu jaune en fines tranches. 2 mm d'épaisseur, ce sera parfait !

23 secondes pour presser le citron, ajouter l'huile d'olive (excellente dans le régime crétois !) le sel et le poivre, mélanger et verser sur le lieu jaune.

10 secondes pour ouvrir ces p.... de paquets de crackers et pour les séparer en deux.

5 secondes pour passer vos feuilles de mâche sous l'eau, c'est facultatif !

Il vous restera 15 secondes pour superposer 1 cracker, 1 feuille de mâche, 1 tranche de lieu, 1 cracker, 1 feuille de mâche, 1 tranche de lieu en finissant par 1 cracker !

1 minute 24 secondes ! Et en plus, c'est beau !

Vous vous offrez même un peu de beauté en ce bas monde ! Ahhh, que ça fait du bien...

mercredi, 24 février 2010

Garlic sunchokes

P1150821b.jpgLa Cocotte a anglicisé ce plat juste pour noyer le poisson, juste pour vous donner envie de lire la recette et de passer outre vos préjugés à propos du légume utilisé ici.

Sunchoke se traduit par topinambour. Oui, vous avez bien lu. Topinambour ! On entend d'ici les plus vieux d'entre vous dire que non, jamais, ils ne cuisineront cet ingrédient !

Et on peut les comprendre !

Lors de la signature de l'armistice en juin 1940, l'état nazi impose à l'état français de pourvoir à l'entretien des troupes d'occupation. Imaginons qu'un employé de bureau teuton particulièrement difficile décida de réquisitionner la pomme de terre, légume qui se plie à toutes sortes de recettes, et laissa aux Français les légumes qu'il n'aimait pas, topinambours, rutabagas,...

Pendant quatre ans, nos aïeuls se virent obligés de manger ce que l'armée allemande condescendait à leur céder. Et comme ils n'avaient rien pour accommoder ce malheureux tubercule, ils le mangeaient simplement bouilli. Une semaine de ce régime et le plus sensé d'entre nous devient fou, non ?

Depuis quelques années, panais, potimarrons, choux-rave, rutabagas et autres topinambours réapparaissent sur les étals. Les grands cuisiniers, les revues gastronomiques, les journaux mettent beaucoup d'ardeur dans la défense de ces ovnis naturels aux formes et aux noms saugrenus. Existerait-il un lobby des vieux légumes ?

Le topinambour mérite, à nouveau, sa place dans nos jardins. Non seulement sa fleur ressemblant au tournesol est magnifique mais son goût, proche de l'artichaut, est très fin. Il faut l'accommoder tout simplement. Pas de chichis, pas de tralalas !

La Cocotte vous offre une petite recette, des topinambours en petits morceaux, histoire de goûter...

Pour le service, prévoyez un petit récipient pour recracher ! Et oui, on ne sait jamais ! Certaines idées ont la vie dure !

Mais vous verrez, votre petit récipient restera vide. Promis, juré !

Dans de prochaines recettes, vous apprendrez tout ce qu'il reste à connaître de ce tubercule jadis honni.

 

Il vous faut :

3 ou 4 topinambours

2 citrons

1 demi-bouquet de persil plat

2 gousses d'ail

2 cuillères à soupe d'huile d'olive

sel et poivre

 

P1150807b.jpgOn n'est pas obligé d'éplucher les topinambours. Mais si vous le faites, trempez-les aussitôt dans de l'eau citronnée (avec le jus du premier citron) car ils s'oxydent rapidement. Une fois épluchés, détaillez-les en petites tranchettes de 6 à 7 mm d'épaisseur. Faites-les bouillir trois fois, en changeant l'eau à chaque fois et surveillez la cuisson en les piquant de la pointe d'un couteau. Les tranchettes doivent rester fermes, juste ce qu'il faut. 20 minutes en tout devraient suffire.

Pendant la cuisson, préparez la sauce qui les accompagnera. Nettoyez le persil plat, pelez les gousses d'ail. Mixez tous les ingrédients en ajoutant l'huile, le jus du 2nd citron, le sel et le poivre.

Passez sous l'eau froide vos topinambours, égouttez-les bien et versez par dessus la sauce aux accents méridionaux. Servez en entrée ou avec des piques à l'apéro.

lundi, 22 février 2010

Carrot cookies

carrot cookies.jpgLeçon de français et d'histoire : Apéritif, du latin, aperire, ouvrir.

L'apéritif a pour vocation d'ouvrir l'appétit des gens. Les Romains, déjà, savouraient des vins au miel pour entamer leur repas. Au Moyen-âge, l'apéritif était une boisson préventive qui stimulait l'estomac. Les gens buvaient alors de l'hypocras, vin au fort goût de miel et de sucre.

Depuis la seconde partie du XXe siècle, désormais toutes les couches de la population se prêtent au jeu de l'apéro avant le repas, zappant allégrement l'aspect médicinal des breuvages.

La Cocotte ne vous propose pas de boisson mais un petit biscuit au cœur moelleux à faire et à offrir pour ce moment privilégié, qui vous ouvrira l'appétit et vous donnera envie de manger tout le plat. Promis, juré !

Leçon de français, suite :

L'antonyme d'apéritif est digestif, c'est la même chose mais pour la fin du repas.

La Cocotte ne vous propose toujours pas de boisson mais un petit biscuit au même cœur que ci-dessus, à faire et à offrir. Enfin...surtout à offrir ! Car, comme vous vous serez déjà goinfrés des premiers biscuits salés, vous n'aurez plus de place pour ceux-là.


Pour 25 biscuits salés et 25 biscuits sucrés, il vous faut :

la base pour les deux sortes de biscuits :

2 belles carottes

150 gr de farine

1 oeuf

100 gr de beurre


Pour le salé :

100 gr de fromage râpé type vieux Gouda

1 cuillère de cumin en poudre


Pour le sucré :

50 gr de sucre roux ou 2 cuillères de miel

1 cuillère de graines de pavot

1 cuillère de graines de sésame blanc

quelques raisins secs trempés dans de l'eau chaude avec un peu de cannelle

 

P1150725b.jpgPréparez votre base. Faites fondre le beurre doucement. Râpez les carottes, mélangez-les au beurre, à l'oeuf et la farine.

1. Partagez en deux cette base. dans la première partie, ajoutez le gouda râpé lui aussi et le cumin, un peu de sel et de poivre. Formezun gros rouleau,de 5/6 cm de diamètre et emballez-le dans du film plastique et déposez-le au réfrigérateur.

2. Pour l'autre partie, égouttez les raisins secs, ajoutez-les à la base, puis le sucre ou le miel, les graines de sésame et de pavot et mélangez bien. Faites un rouleau avec la pâte et emballez-le dans du film plastique. Déposez-le au réfrigérateur.

Au bout d'une heure, sortez les rouleaux et détaillez-les en tranches de 5 mm d'épaisseur.

Déposez tous ces petits biscuits sur une plaque à patisserie en silicone ou recouverte de papier sulfurisé et faites cuire à four chaud pendant 10 à 12 minutes. Sortez du four et laissez refroidir sur une grille.

Bon début et bonne fin de repas.

vendredi, 12 février 2010

Première fois du pâté de foie

P1150631.JPGAujourd'hui la Cocotte fait sa Jeanne Mas et vous raconte sa toute première fois, toot toot première fois, ah, aaahhh !

Oh ! N'allez surtout pas imaginer quelque chose d'intime ! Non, surtout pas ! La Cocotte n'est pas prête à partager certaines choses. Non, aujourd'hui, elle vous raconte sa première fois avec le pâté de foie.

Il aura donc fallu attendre que la cocotte ait 28 ans bien sonnés pour qu'elle ait sa première expérience en la matière.

Certes elle pourrait vous raconter plein d'autres premières fois mais sont-elles aussi intéressantes ?

Attachons-nous à ne narrer que les expériences gastronomiques. Elle pourrait évoquer, comme ça, à l'arrache, la première fois qu'elle a goûté du foie de morue, c'était un mardi en novembre. C'est toujours un mardi ! Mais bon, culinairement parlant, étaler du foie de morue, fût-il excellent, sur un toast de pain grillé, ça n'a rien d'exceptionnel.

Elle pourrait également parler de la fois où elle a mangé de l'andouille de Cambrai chez la grand-mère de son chéri. Lui, gentil, amoureux, partageur « On reprend un morceau, tous les deux ? Mange la moitié et donne-moi l'autre, mon amour » Elle « Oui, bien sûr, Bonhomme ! » Trois minutes après, lui « Et bien, on dirait que t'as aimé, t'as tout mangé, tu ne m'as rien laissé ! » Elle, rouge de honte « Oups, pardon Bonhomme ! » La Cocotte se souvient de la fois où elle a failli découvrir le goût du caviar. Elle et son bonhomme, jeunes, fringants et gastronomes, s'achètent un petit pot de cet or noir. Ils rangent la petite boîte (qui leur coûte un bras) dans le frigo, en attendant une occasion spéciale pour la déguster.

A cette même époque, un pique-assiette squattait mollement l'appart' des deux jeunes fringants. Eux partis en weekend, le squatteur alla piquer le pot de caviar, prétextant qu'il allait être périmé !!!

Ah, le s.... ! Le bras qui restait leur en est tombé !

Point de caviar pour la Cocotte et son bonhomme. Mais depuis, ils se sont rattrapés et ont découvert de concert ces petites boules salées qui roulent et qui éclatent en bouche. Ah, le caviar !

Or donc, le caviar, oui ! Mais le pâté de foie, pourquoi ?

Ben, parce que c'est toujours sympa de trouver une jolie terrine, de préparer ce truc qui n'a rien de sorcier, puis d'inviter des copains, d'ouvrir une bonne petite bouteille de vin rouge et d'apporter cette terrine avec un ou deux couteaux, du pain frais, un pot de moutarde, des cornichons maison, avec cet air triomphal qui dit « C'est moi qui l'ai fait ! »

Voulez-vous vivre cette expérience ? Alors faites comme la Cocotte.

 

Il vous faut :

500 gr de foie de porc

1 kg de poitrine de porc

1 morceau de couenne que vous offre votre boucher préféré

ou un sachet de gelée à préparer

des bandes de barde

2 œufs

1 cuillère à café de quatre-épices

1 petit verre d'alcool fort, style armagnac, vodka, grappa....

20 gr de sel

du poivre

1 ou 2 feuilles de laurier

 

P1150299.JPGVous pouvez diviser les quantités par deux. Ici ce sont les proportions pour deux terrines moyennes.

A l'aide de votre robot, Robert ou Ken peu importe, passez la viande (foie et poitrine) au hachoir. Repassez-la une seconde fois, c'est mieux. Mélangez les viandes en y ajoutant la farine, les œufs battus, le quatre-épices, le petit verre d'alcool, le sel et le poivre.

Tapissez le fond des terrines de bandes de barde. Gardez-en pour le dessus également.

Versez le mélange viandes/épices/et tout et tout dans les terrines et recouvrez de barde en faisant des jolis croisillons comme chez le boucher. Terminez par une feuille de laurier.

Fermez vos terrines avec leur couvercle et lutez-les. Pour cela, mélangez de l'eau et de la farine pour une pâte compacte dont vous ferez des boudins pour sceller le couvercle des terrines.

Dans un grand plat rempli d'eau, déposez les terrines et faites-les cuire à four chaud (180°c) pendant un peu moins de deux heures.

A la sortie du four, cassez la pâte farine-eau, enlevez le jus que le pâté a produit et laissez refroidir.

Pendant que les terrines cuisent, déposez votre couenne dans une grande casserole, recouvrez-la d'eau, ajoutez quelques branchettes de thym, un oignon piqué d'un clou de girofle, du sel et du poivre... Faites bouillir pendant une bonne heure. Filtrez et réservez le jus pour en couvrir les terrines une fois qu'elles auront refroidi . Ça va vous faire une gelée d'enfer... et naturelle en plus !

Il ne vous reste plus qu'à inviter des copains et faire comme indiqué ci-dessus en prenant, vous aussi, l'air le plus triomphal possible.

Vous pourrez conserver vos terrines une semaine au frigo.

Vous me raconterez votre tout premier pâté de foie, toot toot premier pâté de foie, ah, aaahhhh ?

vendredi, 29 janvier 2010

Saumon cuit, saumon cru

P1150052-1.jpgC'est décidé, ce weekend, la Cocotte court s'acheter 3 citrons et passe 2 jours à se faire du bien.

Les vertus du citron ne sont plus à démontrer mais, de temps en temps, il est bon de les rappeler.

Le citron n'est pas seulement le fruit qui détient le record de concentration en vitamine C, il prévient le vieillissement, agit sur le foie, réduit le taux de cholestérol et élimine les graisses. En infusion, il calme les maux de gorge.

Imbibant une boule de coton et passé sur la peau, il apaise les brûlures, les piqûres d'insectes, il resserre les pores et adoucit la peau...

Les médecins indonésiens préconisent aux femmes migraineuses de faire la vaisselle avec une eau additionnée de jus de citron.

Le fait de tremper les mains dans cette eau agirait sur le cerveau et soulagerait le mal de tête.

En cas de forte migraine, ils vont jusqu'à conseiller de faire la vaisselle dans les mêmes conditions, mais cette fois, les pieds nus dans une bassine d'eau citronnée.

Mesdames, zappez ces trois dernières lignes. On a dit qu'on se faisait du bien ce weekend...

En revanche, Messieurs, même si vous n'avez pas mal à la tête, n'hésitez pas appliquer ces conseils pendant que votre chérie pense un peu à elle. Vous verrez qu'une fois le soir venu, elle n'aura pas la migraine.

Il va sans dire qu'il faut choisir des citrons non traités.

Gardez-en un pour préparer la recette d'aujourd'hui et le bonheur sera total.

 

Il vous faut pour 4 personnes :

1 pavé de saumon de 350 gr environ

le jus d'un citron non traité

un peu de fleur de sel de Guérande

du poivre du moulin, moulu gros

1 pomélo

quelques feuilles de persil

 

P1010221.JPGEnlevez délicatement la peau du saumon et jetez-la. Détaillez le plus finement possible le pavé dans la largeur et déposez toutes ces petites tranches dans une assiette. Si vous avez peur de ne pas couper assez fin votre poisson, mettez-le quelques dizaines de minutes au congélateur, ce sera nettement plus facile.

Salez un peu et poivrez. Les gros grains donneront à ce carpaccio un peu de croquant.

Pressez un citron et recouvrez le saumon du jus obtenu.

Laissez mariner au frigo pendant une petite heure. Le jus de citron va « cuire » le saumon.

Enlevez la peau et toutes les parties blanches du pomélo et détaillez-le en tranches aussi fines que celles du saumon.

Dans des verrines, alternez saumon et pomélo et décorez d'une petite touche verte avec du persil ou de la coriandre.

Servez frais accompagné de pain de mie toasté.

 

Après ce weekend, vous sourirez à la vie, de vos belles dents redevenues blanches. Grâce à quoi ? Grâce au citron, aussi !

mercredi, 20 janvier 2010

Des blini

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P1140706-1.jpgSi vous aimez les blini tout prêts au goût caoutchouteux effroyable, passez votre chemin.

Si vous aimez les bonnes choses, bienvenue à vous. Cet article est pour vous. Rien que pour vous.

Cousins modestes des pancakes US ou anglaises, les blini sont des petites crêpes rondes et dorées, que l'on mange traditionnellement accompagnées de poissons fumés, de crème...

Ils peuvent également se manger sucrés, accompagnés de compote de pommes ou de confiture et  se congèlent sans problème.

Ils ont une place de choix parmi la grande variété des zakouski, assortiment de plats servis avant le repas.

La Cocotte entend d'ici les remarques du genre « Mais elle croit qu'on a que ça à faire ! ». Et bien, oui, elle croit ça, la Cocotte.

Parce que franchement, une fois qu'on est bien organisé, qu'on a tout le matériel dans la R16, on met moins de temps à préparer 50 blini qu'à aller les acheter au supermarché à la périphérie lointaine de la ville.

Sortez votre crêpière basique et allez chercher celle de votre voisine. Mieux encore, ayez toujours à votre disposition deux crêpières. Vous remercierez la Cocotte plus tard. Vous n'obtiendrez pas de blini de 12 cm de diamètre exactement mais vous vous régalerez.

Ce n'est pas une recette très originale, la Cocotte en convient, mais ça fait partie des basiques en cuisine, il faut savoir préparer des blini.

 

Il vous faut :

350 gr de farine de blé

Si vous voulez, vous pouvez mélanger farine de blé (200 gr) et farine de sarrazin (150 gr).

½ cube de levure de boulanger

600 ml de lait

3 oeufs

2 cuillères d'huile

2 crêpières et 2 bras

 

P1140693-1.jpgDiluez la levure de boulanger dans un peu de lait tiède. Versez la farine dans un grand saladier, ajoutez au centre la levure et le lait et commencer à mélanger.

Séparez les blancs des jaunes d'œuf. Réservez les blancs. Et ajoutez les jaunes à la farine. Versez tout le lait et mélangez bien. Vous pouvez vous servir du mixeur. Finissez par les 2 cuillères d'huile pour éviter que les blini collent à la cuisson.

Recouvrez d'un linge et laissez lever votre pâte pendant 2 à 3 heures. Au bout de ce temps, montez vos blancs en neige et incorporez-les délicatement à la pâte en la soulevant avec une Maryse.

Faites chauffer vos 2 crêpières. Avec une louche, déposez 3 ou 4 ronds de pâte dans chaque crêpière et laissez cuire 2 minutes. Des petits trous se forment à la surface, il est temps de les retourner.

Laissez à nouveau cuire pendant 1 minute et déposez tous vos blini sur un grand plat. En 30 minutes, à raison de 6 blini toutes les 3 minutes, vous obtenez 60 blini.

Ne me dites pas que vous n'avez pas 30 minutes devant vous !

Gardez-les au chaud en les recouvrant d'une feuille de papier alu.

Préparez les accompagnements :

crème fraîche avec un peu de jus de citron, oeufs de poissons, tarama, anguille et/ou saumon fumés, radis noir coupé très fin, cornichon molossol...

Déposez tout ça à table. Pour les grands, proposez de la vodka et régalez-vous en écoutant Les cœurs de l'armée rouge*.

 

*Ce n'est qu'une proposition, il n'y a aucun caractère obligatoire.

lundi, 18 janvier 2010

Houmous

 

P1140616-1.jpgPeut-être allez-vous vous dire que vous commencez à en avoir marre que la Cocotte parle de l'houmous ? Mais lorsque la Voix du Nord arrêtera d'en parler, elle en fera de même.

Et quand les chefs cuistots du Liban et d'Israël arrêteront de jouer à la guerre du houmous, elle arrêtera aussi. Lundi dernier, la Voix relatait que dans un bourg arabe en Israël, des chefs avaient établi un nouveau record authentifié par le Guiness Book du plus gros plat de cette recette divine.

Imaginez les quantités de pois chiches pour arriver à produire plus de 4 tonnes de Houmous. Imaginez combien de temps cela a pris pour les faire cuire. Imaginez le nombre de gousses d'ail à éplucher, à piler, les bouteilles d'huile d'olive à ouvrir, les citrons à presser.

Peut-être vous direz-vous que c'est ridicule d'établir ce genre de record ? Mais peut-être n'avez-vous jamais goûté de houmous ? Pauvres de vous ! Il est temps de réparer cette faute ! Car mes amis, oui, il s'agit bien d'une faute.

Le beau, le magnifique, le craquant, le..., les mots me manquent, bref George Clooney déclare dans la première saison de Friends, « God bless the houmous! » George, lui, il sait que c'est bon.

Peut-être vous déciderez-vous à investir dans le tahineh et vous aussi, vous saurez qu'il faut bénir l'houmous ?

Vous avez un anniversaire à fêter, des amis à consoler, une maman qui vient d'accoucher, une personne à flatter, une main ou une augmentation à demander, une voiture à acheter, un palmier à replanter, un livre à colorier....?

Toutes les raisons sont bonnes pour s'en goinfrer.

Quand ce blog a démarré, la Cocotte a donné une recette très succincte de l'houmous. Elle vous la redonne en ajoutant plein d'explications qui vous seront utiles. Et après, vous pourrez bénir la Cocotte et tous les habitants du bassin méditerrannéen : Libanais, Palestiniens, Israéliens, Turcs ou Egyptiens... Peu importe qui de l'oeuf ou de la poule....

Pour un bol d'houmous, il vous faut :

des pois chiches en conserve (une petite boîte)

2 cuillères à soupe de tahineh (crème de sésame qu'on trouve dans les épiceries arabes)

3 gousses d'ail

5 à 10 cl de jus de citron

un peu d'huile d'olive

du sel et du poivre

du paprika

P1140606-1.jpgOuvrez la boîte de pois chiches. Égouttez-les mais gardez le jus. Il va servir quand on va mixer la préparation. Si vous le jetez, vous pourrez toujours utiliser de l'eau. Mettez aussi de côté quelques pois chiches pour la déco.

Dans un blender ou un mixeur, videz votre boîte de pois chiches

Ajoutez les gousses d'ail pilé, le tahineh, le jus de citron, le sel et le poivre et mettez votre appareil en route. Il faut que votre houmous ait une consistance crémeuse. Au besoin, ajoutez un peu de jus de la boîte de conserve ou de l'eau si vous préférez. Mixez, vérifiez. Il faut y aller petit à petit.

La Cocotte sait que c'est bien mixé quand un œil apparaît à la surface de la crème. C'est l'oeil de l'houmous. C'est son indice de réussite.

Ensuite, versez le contenu du mixeur dans un joli bol. Faites un creux au centre Dans ce creux, déposez les pois chiches mis de côté et ajoutez l'huile. Puis terminez la décoration en saupoudrant artistiquement du paprika bien rouge.

Avec cette crème à se damner, servez du pain libanais en morceaux, des gressins ou des morceaux de pain frais. Vous verrez, les gens qui ne connaissent pas sont méfiants au début. Mais une fois qu'ils ont mis leur nez dedans, ils ne peuvent plus s'arrêter. J'en connais qui s'enferment dans leur cuisine pour lécher ce qui reste dans le bol. Si, si, j'en connais, j'ai des noms....

mercredi, 06 janvier 2010

Bricks pommes-potiron-cochon

P1120849-1.jpgQuand la Cocotte vous dit cramwyth, vous voyez de quoi elle parle ? Non ? Si elle vous dit Pannekoek, ça vous aide ? Et brick ? Allez, un dernier indice : krampouezh ? Vous avez trouvé ? Les Bretons ont déjà deviné de quoi il s'agit. Il s'agit des crêpes. Le premier terme est gallois, le deuxième est néerlandais, le troisième vient du bassin méditerranéen et le dernier vient de Bretagne.

Il paraît que ce sont les Romains qui ont inventé ces objets ronds et fins qu'on farcit ou pas.

Mais des historiens remontent jusqu'à 7000 ans avant notre ère pour faire état de cette recette. On l'impute à une très lointaine ancêtre des soeurs Tatin. Maladroite comme elle était, elle aurait renversé de l'eau sur de la pâte à pain et se serait aperçue qu'on étalant la pâte ainsi mouillée, on obtenait une crêpe... Enfin, c'est ce qu'on raconte dans certaines chaumières.

Dès lors, les maladroits ou pas n'ont eu de cesse de perfectionner le concept. La crêpe fut simplement sucrée, trempée dans du miel puis on se mit à la fourrer avec tout ce qu'on avait sous la main, des légumes, du fromage, de la viande, du chocolat, du chocolat et du fromage. Mais cette recette fut vite abandonnée, le résultat étant de toute évidence peu ragoûtant.

Si les chrétiens ont dû se trouver une date pour en manger, la Cocotte n'a pas besoin de calendrier pour cette recette. Et toute l'année, toutes les excuses sont bonnes pour préparer galettes, pancakes, baghrirs, et autres merveilles exogènes. Mais parfois la Cocotte est paresseuse et achète tout simplement un paquet de feuilles de bricks ou de pâte phyllo et farcit ces fines feuilles avec ce qu'elle a sous la main.

P1130605.jpgParfois même elle est encore plus paresseuse et va avec ses copines à Waezmmes au marché. Là, au beau milieu du marché se trouve un couple de Turcs, originaires d'Anatolie. La dame ressemblant à une Babouchka habillée de blanc étale une boule de pâte avec un manche à balai. D'une petite boule, elle fait un cercle immense qu'elle farcit de fromage et d'un peu de persil. Habilement elle rabat la pâte et forme un carré que son mari (enfin, j'ai supposé...), casquette vissée sur la tête, fait cuire sur un grand cercle en métal concave. Une fois cuite, la crêpe qu'ils appellent gözleme, est emballée dans du papier-alu et vous est tendue avec deux grands sourires.

Et là, vous croquez et là, vous craquez ! Toute chaude, toute parfumée, c'est du délire intégral. Et là, vous vous dites qu'il va vous falloir trouver une excuse pour venir faire votre marché tous les jeudis. et votre patron va râler ! Et là, la Cocotte vous dit : Pas de problème, ils sont là aussi le dimanche.

Voici donc deux bonnes raisons d'aller faire le marché.

Et si on se donnait rendez-vous demain à Wazemmes, disons à 9 h 30 devant cet étal turc ?

La Cocotte y sera avec sa copine Cécile, la reine de la galette Bretonne. On se voit là-bas ?

 

Allez, aujourd'hui la recette est simple. Elle est pour vous si vous êtes dans une phase paresseuse mais pas trop.

Il vous faut pour 5 personnes :

10 feuilles de brick

2 ou 3 pommes non épluchées (on est paresseux ou on ne l'est pas, hein !)

1 quartier de potiron épluché

10 tranches de poitrine de porc (vous pouvez remplacer le porc par des fines lamelles de blanc de volaille)

sel, poivre et paprika

 

P1130606.jpgPréchauffez votre four à 160°c.

Sur chaque feuille, déposez dans le premier tiers une tranche de poitrine, recouvrez-la de lamelles de pommes et de potiron. Salez, poivrez, paprikez et roulez votre crêpe. Repliez les côtés.

Nul besoin de beurre ou d'huile. Le porc et les pommes suffisent à rendre l'appareil moelleux.

Déposez délicatement vos bricks enroulées sur une plaque et faites cuire pendant 20 bonnes minutes. Le paprika va joliment colorer votre farci. Vous allez voir, votre crêpe sera tout orange.

Vous pouvez les servir en entrée ou les accompagner d'une bonne salade. Ça vous fera un p'tit plat sympa, très rapide à préparer, pour égayer vos longues soirées d'hiver, si d'aventure elles étaient tristes.

samedi, 02 janvier 2010

Saint-Jacques à la crème

 

P1130905-1.jpgEnlevez les pommes et les vaches du Calvados. Que reste-t-il ? Des bunkers et des cimetières militaires !

Les bunkers et les cimetières datant de 60 ans, il semble évident que l'autochtone a dû déployer des trésors d'ingéniosité pour attirer le touriste avant cette période sombre. Et comment a-t-il fait ? Quelles étaient ses armes ? Ben, les vaches et les pommes ! Ce serait peut-être bien que vous suiviez plus attentivement ! La Cocotte ne va pas tout répéter deux fois quand même !

Ouvrez un livre de cuisine normande et vous verrez qu'elle a raison. Mis à part deux ou trois fruits de mer ou poissons pêchés dans le coin, toutes les recettes doivent leur renommée au lait des vaches et aux pommes. Vraiment tout !

Quand il n'est pas besoin de beurre pour élaborer une recette, c'est que la crème est en quantité abondante dans sa préparation. Les magnifiques fromages produits là-bas,comme le Livarot ou le Pont l'évêque sont également la base de nombre de recettes. Parfois on trouve fromage, crème et beurre dans une même et seule recette !

Avec la crème, la pomme sous toutes ses formes est l'autre ingrédient de la gastronomie calvadossienne.

L'indigène l'épluche, la coupe en dés, la tranche en fines lamelles, la transforme en compote, la cache sous de la crème. Et quand il a écumé toutes les idées avec une pomme en tant que fruit, il la transforme en cidre, en vinaigre de cidre et ajoute à ses recettes ces deux produits en quantité variable. Puis quand il n'a plus de cidre sous la main, il passe aux choses sérieuses, il prend du Pommeau mais surtout du Calvados et flambe tous les autres plats. Qu'on se le dise, l'aborigène calvadossien est un flambeur ! Il flambe le boudin, la lotte, les truites, le poulet, le pot-au-feu, les omelettes ! Il flambe aussi les poires, les prunes et les pommes, bien sûr ! Il pousse même le plaisir à flamber les pommes à la crème !

A la lecture d'un livre sur la cuisine du cru, acheté sur place, la Cocotte s'est aperçue que cet ingrédient était requis pour presque toutes les recettes. A deux ou trois reprises, le Calvados apparaît dans une liste mais il n'entre pas dans la préparation du plat.

Cette manie date peut-être d'une soixantaine d'années. Est-ce pour se remonter le moral, alors que tout s'écroulait autour de lui, que l'habitant du Calvados a pris l'habitude de mêler ce breuvage à toute sa cuisine ?

Il est vrai que lorsque vous arrivez là-bas, dans ce coin de Basse-Normandie, tout vous rappelle qu'en 1944, sont venus se faire tuer par milliers, des gamins qui n'avaient aucune idée de la gastronomie locale. Tout vous rappelle aussi que les plus chanceux, ceux qui ont réussi à ne pas se faire tuer sont allés jusqu'en Allemagne et ont libéré les camps !

La Cocotte raconte des bêtises bien entendu ! C'est pour masquer la tristesse, l'effroi qui l'ont étreint quand avec ses enfants, elle a parcouru les cimetières américains, anglais, canadiens, français ou allemands, visité une nouvelle fois le Mémorial pour la paix de Caen, (Caen qui fut détruite à plus de 75% en 1944), vu une exposition là-bas sur les enfants de la shoah, découvert les dessins d'un gamin de treize ans qui décrit sa vie dans un camp de concentration...

 

P1130945.JPGAllez, en ce début d'année, la Cocotte vous offre une petite recette qui ne va peut-être pas vous remonter le moral mais qui vous fera du bien. La photo sur la gauche, c'est Honfleur sous la neige ce matin samedi 2 janvier.

Il vous faut :

20 noix de Saint-Jacques

Débrouillez-vous pour demander à quelqu'un qui s'y connaît de vous les préparer, à votre poissonnier par exemple.

250 gr de champignons de Paris

30 gr de beurre

1 oeuf

un peu de farine

1 oignon

1 gousse d'ail

1 échalote

un verre de vin blanc sec (Roger, un Muscadet !)

du sel, du poivre

20 cl de crème fraîche

(La Cocotte était juste à côté d'Isigny sur Mer alors imaginez !)

 

Je n'oublie rien ?

Ah si, un p'tit verre de Calvados !

 

Émincez l'oignon et ciselez l'ail et l'échalote. Dans une poêle bien chaude, faites fondre le beurre.

Quand il est bien chaud, ajoutez vos noix de Saint-Jacques et laissez cuire pendant 3 minutes. Faites flamber au Calvados ! Ajoutez alors l'oignon, l'ail et l'échalote. Remuez bien, ajoutez la farine puis le vin pour lier la sauce. Puis ajoutez vos champignons émincés et laissez cuire à feu doux pendant 15 minutes. Salez et poivrez après avoir goûté et terminez par la crème fraîche. Laissez-la fondre pendant 2 minutes. Si vous le désirez, vous pouvez servir ce plat en vol-au-vent.

C'est un régal ! C'est idéal pour commencer l'année.

Et justement, la Cocotte vous la souhaite délicieuse, cette année ! Revenez souvent sur ce blog.

Vous allez voir ! On va se préparer plein de bons p'tits plats ensemble.

samedi, 12 décembre 2009

Des Bretzels

P1130147-bords.jpgPetite devinette :

Qu'est-ce qui est rond et marron, qui ressemble à un nœud, qui a parfois une grosse cicatrice sur le « ventre », qui est salé et qui pendouille fièrement dans les vitrines des échoppes sur les marchés de Noël en Allemagne ?

Un pneu crevé recouvert de chocolat ? Nein !

Un Père-Noël en pain d'épice qui aurait fait la guerre ? Nein !

Une brioche en forme de roue de charrette trop cuite ? Nein !

C'est un Bretzel ! Enfin !

Toutes les régions d'Allemagne en réclament l'origine, avec des histoires plus ou moins farfelues.

Son nom vient du latin bracchium qui signifie bras ou avant-bras. Au début, il n'y avait qu'un bras, ça formait un 6. Puis quelqu'un eut l'idée d'unir deux pains pour n'en faire qu'un.

On dit alors qu'il symbolisait un moine en prière.

Dans les chaumières teutonnes, on affirme aussi qu'un pâtissier avait été accusé d'un vol. Le Comte de la région de Bad Urach, aimant ses pâtisseries lui lança un défi : « Tu as trois jours et trois nuits pour me préparer une pâtisserie à travers laquelle le soleil brillera trois fois. Si tu réussis,tu ne seras pas pendu, ta vie te sera rendue ». C'est en voyant sa femme, les bras croisés dans l'encadrement de la porte que le pâtissier se mit à confectionner des Bretzels.

C'est maintenant le symbole des boulangers en Allemagne.

Une légende raconte que le 11 février 1839 (c'était un mardi) un Bavarois nommé Anton Pfannenbrenner Nepomuk aurait, par mégarde, badigeonné ses Bretzels d'une solution de soude destinée au nettoyage des moules à pâtisserie.

On prétend aussi qu'un chat dans une pâtisserie aurait fait tomber une plaque remplie de Bretzels dans de la saumure pour faire mariner du poisson.

Les Bavarois et les Souabes se battent pour revendiquer le sel sur le Bretzel.,,

Bah, la Cocotte les laisse à leurs querelles et vous propose deux recettes de ces petits bras entrelacés croustillants et salés.

Une petite recette pour l'apéro d'une simplicité enfantine. D'ailleurs faites-la avec vos enfants.

Et une autre, tout aussi simple, qui donnera à votre cuisine l'odeur des marchés de Noël.

 

Pour 25 Bretzels à dévorer à l'apéro

 

30 gr de beurre

3 œufs (pour 2 des 3 oeufs, séparez les blancs des jaunes mais ne jetez pas les blancs)

une pincée de sel fin

250 gr de farine

du gros sel

 

Ramollissez le beurre dans un petit saladier, ajoutez deux jaunes d'œuf, le sel et la farine et mélangez bien. Montez les blancs en neige et ajoutez-les à la préparation. Vous obtenez une grosse boule de pâte. Partagez-la en 25 morceaux égaux. Sur un plan légèrement fariné, roulez chaque boule pour obtenir un fin boudin d'une vingtaine de cm de long. Croisez les extrémités vers le bas et rabattez chaque extrémité vers le haut du Bretzel. Déposez tous ces petits gâteaux sur une plaque en silicone ou du papier sulfurisé, badigeonnez-les de jaune d'œuf et parsemez-les de quelques grains de gros sel. Faites cuire à four chaud pendant 15 mn. Déposez-les sur une grille et attendez les copains pour les déguster.

 

Bretzel-1.jpgPour 16 Bretzels gonflés

 

1 cube de levure de boulanger

500 gr de farine

300 ml d'eau tiède

1 cuillère à café de sel fin

du gros sel

3 cuillères à soupe de bicarbonate soude

 

Délayez la levure dans un peu d'eau tiède. Versez la farine dans un grand plat, faites un creux au milieu et versez la tasse de levure/eau. Ajoutez du sel. Mélangez bien pendant 5 minutes. Si vous avez un robot, laissez-le faire, il est là pour ça.

Couvrez d'un ligne propre et laissez monter votre pâte pendant une bonne heure.

Au bout de ce temps, retravaillez la pâte en ajoutant au besoin un peu de farine. Il ne faut pas qu'elle colle mais il ne faut pas qu'elle soit trop sèche.

Divisez vos pâte en 16 morceaux égaux et travaillez-les comme dans la recette précédente. Vous pouvez rouler votre pâte pour que les bouts soient plus fins que le centre. Le centre représentant alors un ventre bien gonflé.

Déposez tous vos Bretzels sur une plaque en silicone ou du papier sulfurisé très légèrement fariné.

Recouvrez d'un linge et laissez vos petits pains gonfler une nouvelle fois.

Au bout d'une bonne heure, préchauffez votre four à 200°c et faites bouillir dans une marmite, de l'eau additionnée de bicarbonate de soude. Très délicatement, prenez un Bretzel à la fois et déposez-le dans la marmite. Laissez-le 30 secondes et remettez-le sur la plaque. Moi, j'en mets trois à la fois.

Saupoudrez de gros sel.

Passez ensuite tous vos Bretzels au four pendant 20 minutes.

Laissez-les refroidir sur une grille et dégustez-le le jour-même, voire l'heure même. Faites comme les Teutons, mangez-les en les accompagnant d'une bonne bière. Vous pouvez également les ouvrir en deux et les tartiner de beurre.

Petit plus : Vous pouvez ajouter à votre pâte du fromage râpé et saupoudrer le dessus de cumin ou de pavot.

On dit merci qui ?

Merci Anton Pfannenbrenner Nepomuk !

On peut les faire sucrés également. Mais ça, c'est une autre histoire.

Bon alors, les Bretzels, c'est fait.

Pour la prochaine et dernière recette des marchés de Noël, la Cocotte vous offre un p'tit coup à boire.

Revenez vite, vous allez adorer !