19.03.2010
Cocotte Pommes de terre et mascarpone
Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse... Cet adage n'est pas de mise dans la cuisine.
Regardez toutes les émissions culinaires à la TV et vous verrez qu'on peut servir à peu près n'importe quoi, dès lors qu'on le présente dans un joli récipient.
Le contenant est devenu plus important que le contenu.
Si vous n'avez pas d'idées, pas de problème ! Les éditeurs pensent à vous et vous offrent un large choix de livres dont les recettes sont souvent des resucées mais adaptées à un type de récipients. Les verrines en sont l'exemple parfait mais vous trouverez également des livres portant sur des boîtes de conserve, de sardine, de camembert, de biscuits... Ajoutez au titre le qualificatif petit et c'est parti, vous pouvez vous prendre pour un grand chef. Rien que ça !
Ainsi les cocottes... qu'il faut acheter petites, de préférence en fonte et en autant d'exemplaires que vous avez de convives. Mais avant tout achat, sachez que les petites cocottes coûtent aussi cher que les grandes et que dans deux ans, elles prendront la poussière dans un coin reculé de votre cuisine où elles iront rejoindre tout un inventaire d'ustensiles rigoureusement indispensables, aux dires des présentateurs excellemment formés à la persuasion, comme le cuit-oeufs à ondes inversées, le couteau à pamplemousse vietnamien, l'émulsionneur anti-redéposition, le hachoir ionisateur, le zesteur-dénoyauteur en chinchenille mercerisé, la râpe qui se dilate....
Pour lui faire plaisir, le chéri de La Cocotte lui a offert les cocottes et les livres. Il est gentil, son chéri. Les verrines, les petits plats en ardoise... elle en a eu aussi et se demande bien ce qu'elle aura à la prochaine fête des mères. Elle a bien des idées de livres : Cuisinez dans vos vieux pots de peinture, Servez tous vous repas sur votre journal quotidien, Faites des brochettes avec des tournevis, Préparez cocktails et smoothies dans des bouteilles plastique, Gardez vos bouchons pour les amuse-gueules...
Ça va en jeter sur la table ! Pour faire comme les autres, voici une recette de cocotte pommes de terre et mascarpone, belle à regarder et surtout bonne à manger.
Il vous faut :
Des petites cocottes rouges
(si vous n'en avez pas, sachez que ça marche aussi avec des bleues, sauf que vous aurez du mal à trouver des oignons bleus...)
2 pommes de terre par cocotte
1 oignon rouge
un peu de mascarpone
du thym
sel et poivre
Épluchez vos pommes de terre et détaillez-les à la mandoline ou coupez-les très finement.
Faites de même avec l'oignon.
Dans le fond de chaque cocotte, déposez une cuillère à café de mascarpone puis les tranches d'une pomme de terre, salez, poivrez, parfumez de thym puis recommencez l'opération avec la seconde pomme de terre en finissant par les fines tranches d'oignon rouge.
Emballez votre cocotte dans du papier-alu et déposez-les dans une sauteuse contenant de l'eau pour les faire cuire au bain-marie. Laissez-les cuire à feu modéré pendant 40 à 50 minutes.
Sortez-les du papier au moment de servir et couvrez-les vite de leur joli couvercle avant qu'elles ne refroidissent.
C'est pas beau, ça ?
08:42 Publié dans Cuisine, Légumes, Plats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pommes de terre, mascarpone, oignon rouge, cocotte
17.03.2010
Lapin Riley
Andy Riley, ça vous dit quelque chose ? C'est un dessinateur de BD et scénariste de sitcoms anglais. Fils spirituel de Serre, il passe son temps à mettre en scène un lapin suicidaire. Cliquez donc sur son nom pour découvrir son travail ou tapez Bunny suicides dans un moteur de recherche.
Frère jumeau de Miffi, ce petit lapin, complètement déprimé, use de stratagèmes plus ingénieux les uns que les autres pour en finir avec la vie. Dans certains dessins, il faut fouiller pour découvrir ses petites oreilles, coincées dans un grille-pain, dans une théière, dans les sacs de lest d'une montgolfière ou encore cachées chez Sarah Connor.
Les dessins d'Andy Riley désarçonnent parfois les p'tits cœurs et beaucoup de gens peuvent passer à côté de l'humour noir, très noir de ce lapereau kamikaze.
Mais il n'y a pas de doute, la Cocotte est sûre qu'il aimerait bien finir sa vie dans la recette qu'elle vous propose aujourd'hui.
Il vous faut :
un lapin coupé en morceaux
1 cuillère à soupe de saindoux
3 ou 4 grosses cuillères de moutarde
1 touffe de thym
1 cuillère à soupe de farine
sel et poivre
1 oignon (facultatif)
Dans une cocotte en fonte, faites fondre une cuillère de saindoux et dorez sur tous les côtés, les morceaux de lapin, pendant 5 minutes.
Sortez-les et tartinez-les de moutarde. Remettez-les dans la cocotte en ajoutant le thym, le sel et le poivre. Versez un verre d'eau et laissez cuire à feu doux pendant une petite heure.
Au bout de ce temps, délayez dans une tasse une cuillère de farine avec de l'eau et ajoutez ce mélange dans la sauce. Mélangez bien. Si c'est trop épais, ajoutez de l'eau et laissez encore cuire quelques instants. Servez ce lapin absolument délicieux avec de la purée ou des pâtes style Spätzle.
Ensuite rendez grâce à la Cocotte, comme elle rend grâce à Miss Boulette de lui avoir fait découvrir ce petit lapin triste.
08:38 Publié dans Cuisine, Plats, Viandes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lapin, andy riley
15.03.2010
Devine ce que tu vas manger ce soir !
Les gens se trompent souvent sur moi, je ne suis pas une bette mais je ne suis pas un être humain, je ne suis pas du céleri, je ne suis pas de la rhubarbe. Je suis le cousin de l'artichaut. Je mesure 60 à 80 cm de long, je suis vert très clair, limite l'ai rmalade, j'ai des feuilles très découpées, parfois des épines si je viens de Tours. L'Algérie est ma terre natale. En France la région lyonnaise est mon principal producteur. Vaulx-en-Vélin me fête chaque 8 décembre. Je suis présent sur les étals en automne et en hiver. Je suis très peu calorique et très riche en fibres. Je trouve ma place dans des tajines, les os à moëlle me vont bien au teint et j'aime me baigner dans un roux assez liquide. Mais attention, citronnez-moi avant ou pendant la cuisson sinon je noircis !
Vous avez trouvé ?
Main sur le buzzer ! Je suis... je suis... je suis... euh je suis le cardon ?
Bravo ma Cocotte !
Vous avez donné la bonne réponse, vous venez de remporter une recette de cardons en gratin !
Il vous faut :
une botte de cardons
1 citron pressé
une poignée de persil plat
30 gr de beurre
3 ou 4 cuillères à soupe de farine
du fromage râpé
Épluchez vos cardons comme si vous épluchiez de la rhubarbe en enlevant au couteau la première pellicule de « peau ». Découpez en tronçons de 2 ou 3 cm chaque branche. Déposez vos tronçons dans une marmite rempli d'eau salée et citronnée et ajoutez votre poignée de persil. Faites bouillir jusqu'à ce que la pointe de votre couteau passe sans trop de résistance à travers les tronçons.
Arrêtez la cuisson. Ne jetez pas l'eau de cuisson, elle va nous servir.
Dans une casserole, faites fondre votre morceau de beurre, ajoutez la farine et faites un roux, allongez-le avec le jus de cuisson. Il ne faut pas une sauce trop épaisse. Salez et poivrez.
Dans un plat allant au four, déposez vos tronçons de cardons cuits et nappez-les de votre sauce blanche persillée. Saupoudrez de fromage râpé et passez au four à 180°C pendant une petite demi-heure, histoire que vos cardons gratinent.
07:30 Publié dans Cuisine, Légumes, Plats | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cardons
01.03.2010
Le paradigme du chou à l'ail
Il faudra vous y faire. On a longtemps considéré le chou vert comme un légume qui ne sentait pas bon, qui empestait toute la maison dès lors qu'on le cuisinait, qui était difficile à digérer... Bref on trouvait plein de bonnes raisons pour ne pas en manger. Mais ce paradigme a changé. Désormais, même si ça pue toujours autant, un seul mot d'ordre nous est donné : Mangez du chou ! C'est bon pour tout ! Il est avéré que le chou vert ou rouge est un légume anti-carcinogène. Sa consommation régulière optimalise votre capital-santé et vos chances de ne pas contracter de cancer, notamment du côlon, de l'estomac, de l'œsophage ou encore du poumon. Pour le digérer, il suffirait de le blanchir deux fois en changeant l'eau. De ce fait, les éléments soufrés contenus dans ce légume responsables de sa mauvaise digestion sont éliminés. Vous pouvez aussi, on l'a déjà dit, ajouter quelques graines de cumin à la cuisson. Une fois cette problématique posée, ce schéma directeur vous donnera l'opportunité de fédérer tous les gens en termes de gastronomie du chou.
Vous avez vu comme la Cocotte s'exprime aujourd'hui ? Paradigme, problématique, schéma directeur, fédérer.... Ça en jette ! Ça fait des semaines qu'elle rêve d'utiliser le mot Paradigme, ça fait pas pipi loin mais qu'est-ce que ça sonne !
Allez, allez, comme Muriel Barbéry dirait : « Ça se passe dans ma tête et de commentaire ! »
Il vous faut :
1 petit chou vert
3 gousses d'ail
une petite poignée de gros raisins secs
des piments rouges (facultatifs)
sel et poivre
1 cuillère à café de curry en poudre
quelques graines de cumin
1 filet d'huile d'olive
Détachez toutes les feuilles de chou et enlevez la partie blanche du milieu.
Faites bouillir une marmite d'eau, lavez vos feuilles et détaillez-les en lanières plus ou moins fines.
Quand l'eau bout, plongez les lanières de chou et faites bouillir 1 ou 2 minutes. Recommencez cette opération en changeant l'eau.
Puis dans un fait-tout, faites chauffer un filet d'huile d'olive, ciselez l'ail. Ajoutez l'ail puis le chou, les petites rondelles de piments, le curry, les raisins, sel, poivre et terminez par 10 graines de cumin. Mélangez bien. Ajoutez un peu d'eau, couvrez et faites cuire pendant 1 bonne vingtaine de minutes.
Pendant ce temps, préparez du riz jasmin. Son odeur délicieusement parfumée chassera peut-être celle du chou.
Au moment de servir, mélangez à parts égales riz et chou, chou et riz !
08:00 Publié dans Asie, Cuisine, Légumes, Plats | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chou vert, ail, anti-carcinogène
14.02.2010
Mon amour, mon cœur !
Le chéri de la Cocotte est bien triste en ce moment. Pour de fâcheux désordres entériques, il doit suivre un régime strict, condamnant fruits, légumes, produits laitiers... Un régime qui l'autorise à ne manger que des pâtes, du riz ou des pommes de terre... seulement quand elles sont bouillies.
Mais dans le décor triste de son assiette, quand il y a des pâtes, il est heureux. Car le chéri de la Cocotte aime les pâtes.
Il n'est pas donc pas trop difficile pour sa chérie de Cocotte de lui faire plaisir. Un plat de pâtes, un peu de parmesan et hop, voilà un sourire qui point sur la bouille amaigrie du pauvre coco !
En ce jour de Saint-Valentin, il va donc falloir trouver une idée pour améliorer l'ordinaire du chéri, lui montrer qu'elle l'aime.
Alors que faire donc en ce jour ?
Ben des pâtes ! Mais on va les faire à deux, en amoureux. On va se jouer la scène de Belle et le clochard dans le resto italien. Seulement y'aura pas de sauce, le régime le proscrit.
A la Cocotte le soin de faire la pâte à pâtes et au Coco, celui d'utiliser la machine.
Mais cette fois-ci, on change quelque peu la préparation.
Si vous suivez ce blog, vous connaissez déjà la recette des pâtes-maison.
Il vous faut :
200 gr de farine
2 œufs
du colorant rouge ou du concentré de tomates
du sel
3 gouttes d'huile pour la cuisson
du parmesan pour servir
Pour la recette d'aujourd'hui, vous préparez votre pâte comme la cocotte vous l'a expliqué (cliquez ici). Mais avant d'utiliser votre machine à pâtes flambant neuf, vous prélevez un peu de votre pâte. Sur ce petit peu, vous ajoutez du colorant rouge et vous mélangez jusqu'à obtenir une belle boule d'un rouge uniforme. Si votre chéri à vous n'a pas de régime à suivre, remplacez le colorant par du concentré de tomates. Dans ce cas, vous serez très certainement obligée d'ajouter de la farine.
Cette boule, vous allez l'aplatir et avec un emporte-pièce en forme de cœur, vous allez découper plein de petits cœurs rouges que vous ferez cuire à part.
Faites des tagliatelle avec le reste de la pâte. Faites-les cuire.
Au moment de servir, formez des petits nids avec les tagliatelle et déposez vos cœurs tout autour.
Pour faire genre, versez quelques gouttes d'huile à l'arôme de truffe et ce sera grandiose.
Vous pouvez également préparer une sauce tomate à tomber ou à retomber amoureux.
Voici de jolis nids d'amour, un plat bien cucul-gnangnan pour la Saint-Valentin, pour montrer à votre coco que vous l'aimez.
Si vous avez de la chance, votre coco vous emmènera peut-être au resto. Laissez donc en plan votre pâte à pâtes, les cœurs, les nids, l'huile et tout et tout, et courez vite profiter de ce moment !
Joyeuse Saint-Valentin à tous les amoureux qui liront ce petit billet.
07:30 Publié dans Cuisine, Plats | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : pâtes, tagliatelle
27.01.2010
Lasagnes au potiron
L'inventeur de la machine à pâtes est un certain Giovanni Machina della Pasta ! Le mardi 3 décembre 1896, au sous-sol de sa maison, dans son petit atelier de Little Italy, New York City, il met au point une machine qui va révolutionner le monde de la nouille.
Pour fêter dignement l'anniversaire de sa petite femme chérie, Giovanni prépare une pâte feuilletée pour faire une tarte aux pommes toute bête. Un peu paresseux, il cherche un moyen d'étaler la pâte le plus rapidement possible. Il déclarera plus tard : « J'avais pas que ça à faire, il fallait que je me grouille ! » Ayant repéré deux rouleaux à pâtisserie qui traînaient là et une manivelle de moulin à poivre (la femme de Giovanni n'était pas une fée du rangement !), en quelques heures, il fabrique une première machine qui écrase la pâte en lui donnant une forme étonnamment plane. Certes l'ébauche de cette machine nécessite des modifications, des perfectionnements. Mais l'essentiel est là.
Fier de lui, il nomme son œuvre très sobrement machina della pasta. Fou de joie, la machine sous le bras, il court retrouver sa femme à l'étage. Il veut lui expliquer le mécanisme, négligeant la tarte dans le four. De retour au sous-sol, la tarte a trop cuit et n'est pas très présentable. Il décide alors de cacher les défauts en la retournant sur un joli plat et se rend compte qu'il vient d'inventer la tarte tatin.
Si on vous raconte une autre version à propos de l'origine de ces deux inventions géniales, n'en croyez rien. Ce ne sont que mensonges et billevesées. La version de la Cocotte est la seule authentifiée.
Il vous faut :
Pour les lasagnes :
400 gr de farine
4 oeufs
1 cuillère d'huile d'olive
un peu de sel
3 ou 4 cuillères à soupe d'eau
Si vous n'avez pas de machine, optez pour des lasagnes toutes prêtes. Elles cuiront dans le four avec les autres ingrédients.
Pour la farce des lasagnes
600 à 700 gr de potiron
200 gr de lardons
1 oignon
1 branche de thym
sel et poivre
1 petit pot de fromage blanc et du lait
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
Fromage râpé
Préparez votre pâte à lasagne comme suit :
On met tous les ingrédients (pour les lasagnes) dans un robot puis on met le robot en marche pendant 5 minutes. Au besoin, on ajoute un peu d'eau pour obtenir une belle boule de pâte bien lisse.
On coupe la boule en 5 ou 6 parties égales. Puis sur la machine à pâtes, on règle la position au plus épais. On passe chacune des boules de pâte dans la machine jusqu'à ce qu'elles pètent. Oui elles doivent finir par péter, c'est l'air qui sort de la pâte. On les dépose au fur et à mesure sur un grand drap. Il n'est pas besoin de les fariner.
Une fois passées au plus épais, on descend l'épaisseur en repassant plusieurs fois les plaques obtenues. On arrive au point le plus fin. Nos plaques sont magnifiques et n'ont pas besoin de passer dans l'eau bouillante pour cuire. Elles cuiront directement dans le four avec les autres ingrédients.
Pendant ce temps, coupez les oignons en lamelles. Coupez en dés le potiron et les lardons. Faites chauffer l'huile et faites revenir oignons et lardons puis les dés de potiron. Salez, poivrez. Vous pouvez ajouter un bouillon-cube si cela vous chante. Quand vos dés de potiron sont réduits en purée, ajoutez le fromage blanc et un peu de lait et arrêtez la cuisson.
Dans un plat qui va au four, versez du lait puis une première couche de lasagnes, recouvrez de la préparation potiron/lardons/oignons et recommencez jusqu'à épuisement des feuilles de lasagnes.
N'hésitez pas à ajouter du lait à chaque couche de pâte pour éviter que le plat soit trop sec.
Terminez par des lasagnes et du fromage râpé. Déposez une ou deux noisettes de beurre et faites cuire au four à 150°c pendant 40 à 45 minutes.
07:30 Publié dans Cuisine, Légumes, Plats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lasagnes, potiron, machine à pâtes
25.01.2010
Côtelettes d'agneau et langues d'oiseaux
Cet ennéasyllabe ravira vos oreilles autant que vos papilles de gourmets.
Autrement dit ce vers de 9 pieds est aussi bon à manger qu'à scander.
Savez-vous ce que sont ces langues d'oiseaux si étranges ?
Ce sont de petites pâtes en forme de losange
qu'on trouve dans la cuisine grecque sous le nom de kritharaki
et à l'achat dans d'arabes épiceries.
Accompagnatrices idéales de viandes en sauce,
elles vont aussi dans le bouillon pour faire plaisir à vos gosses.
Quant aux côtelettes,
ne les choisissez pas maigrelettes.
Un soupçon de gras
pour le goût, à merveille leur siéra.
Il vous faut :
Pour 6 personnes
500 gr de langues d'oiseaux
6 petites côtelettes
1 cuillère d'huile d'olive
1 petite boîte de concentré de tomates
2 ou 3 branches de thym
du romarin et de l'origan
3 gousses d'ail
de la féta ou du fromage turc
Dans un tagine, faites revenir vos côtelettes dans l'huile chaude, faites dorer pendant 5 minutes puis ajoutez le concentré de tomates, l'ail, les herbes, le sel et le poivre.
Mouillez avec de l'eau pour obtenir une belle sauce onctueuse. Couvrez et laissez cuire 1 bonne trentaine de minutes.
Faites cuire vos langues d'oiseaux selon les indications notées sur le paquet.
Au moment de servir, dans un grand plat, versez vos langues d'oiseaux, la viande par dessus et saupoudrez de féta ou de fromage turc émietté ou râpé gros.
Un p'tit conseil : Lundi 25 janvier le magasin Lidl met en vente une machine à pâtes au prix incroyable de 15 euros ! Courez en acheter une, mes amis ! A ce prix-là, on n'hésite pas. Ce n'est pas avec cette machine que vous ferez des langues d'oiseaux mais vous pourrez faire plein d'autres choses. Revenez traîner sur le blog de la Cocotte dans quelques jours, il y aura une recette rien que pour vous.
07:30 Publié dans Cuisine, Europe du sud, Plats, Viandes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : côtelettes d'agneau, langues d'oiseaux, sauce tomate
15.01.2010
Chicon chinois
Il ne faut pas grand-chose parfois pour redonner un peu de pimpant à un plat éculé. Sur le principe du Mix-and-Match, voici une recette réalisée en 10 mn, une recette qui vous attirera les « Oh, mais tu as passé trois heures pour faire ça !» des cuisinières novices qu'un rien épate, une recette que vous déclinerez à l'envi parce que vous le valez bien, une recette « l'air de rien, ni vu ni connu, j't'embrouille » qui fera aimer les endives à vos chères têtes blondes ou brunes ou rousses...
Bref une recette toute simple et délicieuse.
On commence par choisir ses endives sur le marché. Il vous faut, en fait, des endivettes. Vous savez ? Ces petites endives pas franchement calibrées qu'un maraîcher trop consciencieux jetterait, des endives qui seraient peut-être un détail pour lui mais pour vous qui veulent dire beaucoup...
Or donc, on va chez son maraîcher préféré, on achète une dizaine d'endivettes. Ensuite on passe chez le chinois du coin, on fait le plein de feuilles de riz pour faire des nems. Puis on fait un passage chez le fromager et on se choisit un bon quart Maroilles, un p'tit Maroilles un peu mou-mou mais pas trop et on revient dans sa pagode et hop, on va se faire la version mandarine du chicon-gratin.
Si vous êtes des fidèles de ce blog, vous savez déjà qu'il faut un instrument essentiel au roulage des nems. Si vous ne l'êtes pas, notez donc sur votre liste de courses « achetez une vieille housse de traversin ou un vieux drap ». Et abonnez-vous à ce blog. La Cocotte ne sera pas obligée de tout répéter, non mais !
Il vous faut :
pour 2 nems par personne
(2 nems pour un plat unique, 1 nem pour une entrée)
Autant de feuilles de riz (assez grandes) et de fines tranches de lard que d'endivettes
1 peu de beurre
1 branchette de thym
sel et poivre
1 quart Maroilles
1 bonne cuillère de crème fraîche
1 peu d'huile
Préchauffez votre four à 180°c.
Enlevez délicatement au couteau la « base dure » de chaque endivette, c'est là que réside l'amertume de ce légume.
Enlevez également les premières feuilles un peu fanées, si feuilles fanées il y a et coupez l'extrême bout vert, si bout vert il y a !
Faites fondre une petite noix de beurre dans une sauteuse et déposez délicatement les endives. Faites chauffer doucement en ajoutant un peu d'eau pour ne pas les brûler, du thym et un morceau de sucre (ça enlève aussi l'amertume). Salez et poivrez. Retournez tout aussi délicatement les légumes et laissez cuire à couvert 5 minutes, pas plus.
Dans une assiette creuse, versez de l'eau tiède, voire chaude et un peu de sucre en poudre.
Etalez votre vieux drap ou housse de traversin, passez quelques secondes une feuille de riz dans cette eau et déposez-la sur le drap.
Déposez dans le bas une tranche de lard, par dessus ajoutez une endivette. Rabattez le bas de la galette sur cet appareil, puis rabattez les côtés et roulez votre nem tout simplement, en serrant bien.
Déposez-le sur une plaque légèrement huilée. Refaites la même opération jusqu'à épuisement des stocks.
Faites cuire pendant une quinzaine de minutes vos superbes nems. Laissez-les dorer, ce sera parfait.
Pendant ce temps, détaillez votre Maroilles et faites-le fondre dans une petite casserole en lui ajoutant un peu de crème fraîche pour faciliter la fonte. Poivrez et, si vous êtes du genre à ajouter du paprika, laissez-vous aller. Ajoutez-en une pincée.
Servez vos nems accompagnés d'une petite saucière de Maroilles. Deux choix s'offrent à vous :
Soit vous recouvrez vos nems de cette sauce, soit vous trempez façon dips vos nems dans la sauce.
Dans les 2 cas, vous allez vous régaler. Faites confiance à la Cocotte.
07:30 Publié dans Cuisine, Du Nord, Légumes, Plats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : endives, chicons, chicons gratin, nems
13.01.2010
Ravitoto Jérémy
Grande île de l'océan indien, au sud de l'équateur, dont les voisines sont les Comores, les Seychelles, La Réunion ou encore l'île Maurice, Madagascar n'a pas seulement vu naître l'ancien président, Marc Ravalomanana ou le tout jeune président Rajoelina, Antoine, le chanteur barbu, aux chemises à fleurs ou encore Sébastien Folin, monsieur météo chevelu à la TV française. Non, cette île a également vu naître un certain Jérémy, l'un des copains de la fille aînée de la Cocotte.
Et Jérémy qui n'est ni barbu, ni chevelu a gentiment glissé à l'oreille de l'aînée des poussins : « Invite Victor, Flo et moi et dis à ta mère de nous faire du raftout !»
Alors qu'a donc fait la poulette ? Elle s'est empressée de demander à sa môman ce que le dit copain disait.
Résultat : La Cocotte a cherché pendant des jours et des jours sur internet le mot raftout pour voir à quoi ressembler la recette. Mais en vain !
Car voyez-vous, le malgache est facétieux. Il n'écrit pas ses mots comme il les prononce ! Il fallait chercher Ravitoto, voire Ravintoto.
Le ravitoto est un plat traditionnel de Madagascar, comme le romazava à base de zébu, le voajobory ou encore l'orandranomasina qui, comme chacun sait est un plat à base de langoustes !
Bref, le ravitoto ce sont des feuilles de manioc pilées. C'est la raison pour laquelle on a donné ce nom à la recette. Ajoutez du porc, quelques aromates, beaucoup d'huile et prononcez Raftout !
Les feuilles de manioc appelées également Saka-saka, elle les a trouvées dans une boutique de produits exotiques. La quantité d'huile, elle l'a divisée par 10 !
Elle a ajouté sa touche perso et elle a fait goûté ce plat à son p'tit poulailler. Pour être honnête, l'aspect est peu ragoûtant et mais ayez confiance, la saveur que ce plat dégage est absolument divine.
Le verdict a été plus que positif. La dernière en a même repris. C'est pour dire !
Maintenant la Cocotte peut déclarer fièrement à son aînée :« Tu peux dire à tes copains de venir, on va leur faire du raftout ! »
Si vous aussi, vous voulez inviter les copains de vos enfants, voici deux ou trois explications :
Il vous faut :
1 pot de ravitoto ou saka-saka ou feuilles de manioc pilées
1 kg de poitrine de porc en un seul morceau
10 cl d'huile
2 oignons*
3 gousses d'ail
1 petite boîte de concentré de tomates
3 cuillères de gingembre en poudre
2 branchettes de thym
1 boîte de lait de coco (facultatif)
du riz basmati
et pour accompagner, du sakay**
Épluchez les oignons et l'ail, détaillez les premiers en rondelles et ciselez l'ail. Faites revenir jusqu'à ce que les oignons deviennent transparents dans un peu d'huile.
Enlevez la peau de la poitrine de porc. Coupez votre viande en gros dés de 3 cm de côté.
Faites chauffer les 10 cl d'huile dans une marmite et faites revenir le porc pendant 10 à 15 minutes. Il doit dorer sur tous les côtés. Ajoutez ensuite les oignons et l'ail, le concentré de tomates, le gingembre, le thym et le contenu du pot de ravitoto. Mélangez bien, couvrez d'eau et laissez cuire à couvert, à feu modéré pendant 1 h 30/2 h. Un quart d'heure avant la fin, ajoutez le lait de coco.
Préparez votre riz. Accompagnez votre viande du, riz et de la purée de piment. Et voilà !
Vous avez fait du Ravitoto que vous prononcerez Raftout !
*Pour rassurer Evelyne, nouvelle abonnée à ce blog, l'oignon et l'ail sont facultatifs. Tu peux faire sans !
**Préparez votre sakay en broyant du piment rouge, 1 cuillère à café de gingembre en poudre, 2 gousses d'ail et un peu d'huile. Vous pouvez aussi le remplacer par de la harissa... Sauf s'ils sont malgaches, les copains de vos enfants n'y verront que du feu.
07:30 Publié dans Cuisine, Légumes, Plats, Soupes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ravitoto, ravintoto, raftout, feuilles de manioc pilées, saka-saka
24.12.2009
PintaRde Farinelli
Oui, oui, vous avez bien lu ! Il s'agit bien d'une pintaRde avec un « R ». Il n'y a pas de coquille.
La semaine dernière, la Cocotte a entendu ce mot pour la première fois. « C'est quoi donc ? » a-t-elle dit à son volailler. Le résultat d'un croisement douteux entre une pintade et une poularde ? Un pingouin et une outarde ? Une nouvelle recette de lapin à la moutarde ? Une pinte de pocharde ?
Que nenni !
Messieurs, bouchez-vous les oreilles, fermez vos petits yeux ! Ce passage n'est pas pour vous. Une pintaRde, c'est une pintade émasculée, une pintade castrée, une pintade chaponnée, une pintade sans coquilles.
Oui mais dans quel but et qui fait ça ? Sommes-nous en présence d'un Mengele de basse-cour, amoureux de Farinelli, de Cafarelli, de Senesino, de Marianino,... ? Quand on sait que le cri de la pintade est le criaillement, on n'a pas franchement envie de l'entendre chanter !
S'agit-il d'une malheureuse manipulation pendant le plumage de la bête ? De la méprise dun émasculeur béotien qui ne fait pas la différence entre un poulet et une pintade ?
Que nenni !
Il s'agit en fait de faire la même chose qu'avec un poulet ou un coq chaponné : On lui ôte les testicules pour que sa chair soit plus tendre et plus importante.
Une pintade normale pèse entre 1 kg et 1 kg 5 mais une pintarde peut peser plus de 2 kg.
On doit, paraît-il, cette création avicole à des producteurs du Gers.
Le résultat est le même que pour le chapon de poulet, sa chair est tendre, savoureuse, subtile.
C'est un délice. Si vous n'avez pas encore d'idée pour les fêtes, soyez à la mode, faites une pintarde.
La Cocotte vous donne une recette sans chichi.
Pour savourer ce nouveau volatile, il n'est point besoin de mille ingrédients. Vous allez voir.
1 belle pintarde
3 ou 4 cuillères à soupe d'huile de tournesol
3 cuillères de paprika
de la fleur de sel de Guérande
du poivre du moulin
1 branche de thym
3 gousses d'ail
1 ou 2 pommes
5 ou 6 grosses échalotes « cuisses de poulet »
Préparez un mélange huile, sel, poivre et paprika pour enduire votre volaille.
Farcissez la pintade chaponnée de thym, d'ail épluché, de pommes épluchées et coupées en quartiers, un peu de sel et de poivre.
Badigeonnez votre volaille du mélange huile/paprika.
Déposez-la dans un grand plat allant au four et disposez tout autour les échalotes épluchées.
Faites cuire à four chaud (180°c) pendant une bonne quarantaine de minutes puis baissez la température à 100/120°c pendant encore une bonne heure. Arrosez du jus de cuisson.
Pour l'accompagner, faites des galettes de pommes de terre, genre Rösti et une belle salade d'endives au bleu et aux noisettes.
Vous allez vous régaler.
Joyeuses fêtes les petits poussins.
07:30 Publié dans Cuisine, Plats, Viandes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : pintarde, pintade chaponnée, chapon de pintade




