02.01.2010

Saint-Jacques à la crème

 

P1130905-1.jpgEnlevez les pommes et les vaches du Calvados. Que reste-t-il ? Des bunkers et des cimetières militaires !

Les bunkers et les cimetières datant de 60 ans, il semble évident que l'autochtone a dû déployer des trésors d'ingéniosité pour attirer le touriste avant cette période sombre. Et comment a-t-il fait ? Quelles étaient ses armes ? Ben, les vaches et les pommes ! Ce serait peut-être bien que vous suiviez plus attentivement ! La Cocotte ne va pas tout répéter deux fois quand même !

Ouvrez un livre de cuisine normande et vous verrez qu'elle a raison. Mis à part deux ou trois fruits de mer ou poissons pêchés dans le coin, toutes les recettes doivent leur renommée au lait des vaches et aux pommes. Vraiment tout !

Quand il n'est pas besoin de beurre pour élaborer une recette, c'est que la crème est en quantité abondante dans sa préparation. Les magnifiques fromages produits là-bas,comme le Livarot ou le Pont l'évêque sont également la base de nombre de recettes. Parfois on trouve fromage, crème et beurre dans une même et seule recette !

Avec la crème, la pomme sous toutes ses formes est l'autre ingrédient de la gastronomie calvadossienne.

L'indigène l'épluche, la coupe en dés, la tranche en fines lamelles, la transforme en compote, la cache sous de la crème. Et quand il a écumé toutes les idées avec une pomme en tant que fruit, il la transforme en cidre, en vinaigre de cidre et ajoute à ses recettes ces deux produits en quantité variable. Puis quand il n'a plus de cidre sous la main, il passe aux choses sérieuses, il prend du Pommeau mais surtout du Calvados et flambe tous les autres plats. Qu'on se le dise, l'aborigène calvadossien est un flambeur ! Il flambe le boudin, la lotte, les truites, le poulet, le pot-au-feu, les omelettes ! Il flambe aussi les poires, les prunes et les pommes, bien sûr ! Il pousse même le plaisir à flamber les pommes à la crème !

A la lecture d'un livre sur la cuisine du cru, acheté sur place, la Cocotte s'est aperçue que cet ingrédient était requis pour presque toutes les recettes. A deux ou trois reprises, le Calvados apparaît dans une liste mais il n'entre pas dans la préparation du plat.

Cette manie date peut-être d'une soixantaine d'années. Est-ce pour se remonter le moral, alors que tout s'écroulait autour de lui, que l'habitant du Calvados a pris l'habitude de mêler ce breuvage à toute sa cuisine ?

Il est vrai que lorsque vous arrivez là-bas, dans ce coin de Basse-Normandie, tout vous rappelle qu'en 1944, sont venus se faire tuer par milliers, des gamins qui n'avaient aucune idée de la gastronomie locale. Tout vous rappelle aussi que les plus chanceux, ceux qui ont réussi à ne pas se faire tuer sont allés jusqu'en Allemagne et ont libéré les camps !

La Cocotte raconte des bêtises bien entendu ! C'est pour masquer la tristesse, l'effroi qui l'ont étreint quand avec ses enfants, elle a parcouru les cimetières américains, anglais, canadiens, français ou allemands, visité une nouvelle fois le Mémorial pour la paix de Caen, (Caen qui fut détruite à plus de 75% en 1944), vu une exposition là-bas sur les enfants de la shoah, découvert les dessins d'un gamin de treize ans qui décrit sa vie dans un camp de concentration...

 

P1130945.JPGAllez, en ce début d'année, la Cocotte vous offre une petite recette qui ne va peut-être pas vous remonter le moral mais qui vous fera du bien. La photo sur la gauche, c'est Honfleur sous la neige ce matin samedi 2 janvier.

Il vous faut :

20 noix de Saint-Jacques

Débrouillez-vous pour demander à quelqu'un qui s'y connaît de vous les préparer, à votre poissonnier par exemple.

250 gr de champignons de Paris

30 gr de beurre

1 oeuf

un peu de farine

1 oignon

1 gousse d'ail

1 échalote

un verre de vin blanc sec (Roger, un Muscadet !)

du sel, du poivre

20 cl de crème fraîche

(La Cocotte était juste à côté d'Isigny sur Mer alors imaginez !)

 

Je n'oublie rien ?

Ah si, un p'tit verre de Calvados !

 

Émincez l'oignon et ciselez l'ail et l'échalote. Dans une poêle bien chaude, faites fondre le beurre.

Quand il est bien chaud, ajoutez vos noix de Saint-Jacques et laissez cuire pendant 3 minutes. Faites flamber au Calvados ! Ajoutez alors l'oignon, l'ail et l'échalote. Remuez bien, ajoutez la farine puis le vin pour lier la sauce. Puis ajoutez vos champignons émincés et laissez cuire à feu doux pendant 15 minutes. Salez et poivrez après avoir goûté et terminez par la crème fraîche. Laissez-la fondre pendant 2 minutes. Si vous le désirez, vous pouvez servir ce plat en vol-au-vent.

C'est un régal ! C'est idéal pour commencer l'année.

Et justement, la Cocotte vous la souhaite délicieuse, cette année ! Revenez souvent sur ce blog.

Vous allez voir ! On va se préparer plein de bons p'tits plats ensemble.

17.10.2009

Fleischschnaka et Kougelhopf

 

Ces derniers jours, la fille aînée de la Cocotte, absorbée, plongée, submergée, noyée dans un devoir de philosophie dans lequel il était question de certitude et de liberté, a imploré sa mère de voler à son aide...en vain.

Les très vagues souvenirs de Terminale de la Cocotte n'ont pas suffi à répondre aux sages interrogations de sa petite poulette.

Un dégonflé « C'est seulement maintenant que tu me montres ça ! » a entamé le dialogue. Un poltron « Va demander à ton père* » a très rapidement suivi et un couard, veule et très bas « C'est le boulot de ton prof » a conclu le débat.

La seule chose sur laquelle la Cocotte a été capable d'intervenir a été l'orthographe.

Et si Raymond Queneau dit qu 'il est plus qu'une mauvaise habitude, que c'est une vanité, Alain lui répond que « l'orthographe est de respect; et que c'est une sorte de politesse. »

Non mais !

Au moment précis où sa poulette demandait de l'aide, les préoccupations de la Cocotte étaient bien éloignées de l'idée de vérité, de dogme, de conviction et d'esprit indépendant, autonome ou libre. »

Bien éloignées, oui ! La Cocotte se torturait gentiment l'esprit en se posant la question ô combien existentielle :

« Doit-on toujours avoir une raison valable pour faire de la cuisine alsacienne ? »

Doit-on avoir reçu un livre magnifique de recettes des grands chefs dans les Winstubs ?* Doit-on avoir un chéri parti pour 3 ou 4 jours à Strasbourg ? Doit-on inviter des copains qui connaissent peu ou prou cette cuisine régionale ? Doit-on se souvenir avec émoi des repas marcaires dans des fermes-auberges aux noms difficilement prononçables pour les non-indigènes ? Doit-on rêver de déguster un Gewurztraminer Vendanges tardives ou pire encore, un vin de glace ? Doit-on s'appeler Odile ? Doit-on... ?

La réponse est non et il n'est pas nécessaire de répéter la question.

 

Allez, on s'en va en Alsace avec deux recettes incontournables de ces « Winstubs ». Ces salles à manger où l'on buvait du vin à l'abri du regard de l'occupant prussien ont lentement ouvert leurs portes aux non-alsaciens. Et des grands chefs étoilés ont parfois transformé leurs restaurants en winstubs proposant de cette façon, une cuisine gastronomique régionale à des prix relativement doux.

Les deux recettes proposées aujourd'hui sont le Fleischschnaka et le kougelhopf. "Fleischschnaka et Kougelhopf", on dirait le titre d'une chanson d'Eric Morena, version strasbourgeoise.

Nouveau_2.jpgLe fleischschnaka n'est pas une onomatopée de là-bas exprimant l'éternuement mais c'est tout simplement un boudin de pâte et de viande coupé en tronçons en forme d'escargot. Si vous n'arrivez pas à dire le mot, vous pouvez utiliser le terme de roulades farcies. C'est, vous l'avouerez, beaucoup moins rigolo.

Il vous faut :

500 gr de paleron

1 bouquet garni

1 oignon piqué d'un clou de girofle

500 gr de pâte à pâtes (1 oeuf pour 100 gr de farine)

du persil plat ciselé

1 oignon coupé en fines rondelles

2 oeufs

1 pincée de noix muscade

sel et poivre

2 ou 3 litres de bouillon du boeuf

 

Dans une grande marmite, faites comme si vous faisiez un pot-au-feu et faites cuire votre viande dans un bon bouillon. Laissez votre viande refroidir. Mettez de côté 2 ou 3 litres de bouillon.

Préparez une pâte à pâtes en mélangeant 5 oeufs et 500 gr de farine tamisée. Au besoin ajoutez un peu d'eau. Votre pâte doit être élastique et non collante. L'idéal est d'avoir un robot auquel vous refilez tout le travail de pétrissage. Mettez-la au frais pendant que vous vous occupez de la viande.

Passez la viande au hachoir. Dans un saladier, mélangez-la aux autres ingrédients, persil, oignon, oeufs battus, noix muscade, sel et poivre. Réservez.

Sortez la pâte à pâtes du frigo et étalez-la de façon à ce qu'elle fasse 5 mm d'épaisseur. Cela devrait vous faire une belle plaque de 50 à 60 cm de côté.

Répartissez sur toute la surface de la pâte votre mélange boeuf-oeufs, oignon...

Puis roulez en un long tuyau toute cette pâte. Découpez ensuite des tronçons de 2 cm d'épaisseur et faites-les tous revenir dans un peu d'huile. Déposez-les dans une grande marmite en fonte et couvrez de bouillon. Pochez les Fleischschnaka pendant 30 minutes.

Servez-les dans une grande assiette creuse, accompagnés du bouillon et d'un petit verre de Riesling bien frais ou d'un Pinot noir tout aussi frais.

 

kougelhopf.jpgLe Kougelhopf n'est pas la traduction alsacienne de « à vos souhaits » mais signifie « boule qui a levé ». C'est une pâtisserie qui date au moins du XVIIIème siècle. Son moule à cheminée, en terre verissée est décliné à Soufflenheim dans de jolis coloris. On peut en voir de vieux spécimens au musée du pain d'épices et de l'art populaire alsacien.

 

Kougelhopf

Il vous faut :

500 gr de farine

75 gr de sucre

1 pincée de sel

150 gr de beurre

2 oeufs

150 gr de raisins secs

25 cl de lait

½ cube de levure de boulanger

un peu de kirsch (facultatif)

des amandes entières

et un moule à kougelhopf

 

Faites tremper les raisins dans le kirsch. Si vous n'en avez pas, remplacez par un autre alcool ou de l'eau. Dans une petite tasse de lait tiède, délayez la levure.

Faites un puits dans la farine et ajoutez le lait avec la levure. Mélangez un peu et attendez que le mélange double de volume ou fasse des bulles.

Égouttez les raisins et roulez-les dans la farine. Pour cela, enfermez-les dans un sachet-plastique avec quelques cuillères de farine.

Dans le puits, ajoutez le reste de lait, le sel, le sucre, le beurre tout mou et les raisins. Mélangez énergiquement. Ajoutez les oeufs un par un et pétrissez. Encore une fois, si vous avez un robot, laissez-le faire. Il est là pour ça. Il faut que la pâte se détache des parois.

Couvrez-la d'un linge propre et laissez-la une nouvelle fois doubler de volume.

Beurrez très généreusement votre moule à kougelhopf et déposez dans le fond, dans chaque « rainure » une amande entière. Retravaillez un peu a pâte et déposez-la dans le moule.

Couvrez-la à nouveau du linge et laissez-la monter jusqu'au bord du moule. Enfournez dans un four chaud (th. 7) pendant 50 minutes.

a la sortie du four, démoulez votre kougelhopf, laissez-le refroidir sur une grille et saupoudrez-le de sucre-glace.

Accompagnez-le d'un Gewurztraminer aussi frais que les deux vins précédemment cités. Et s'il est Vendanges tardives, ce sera le bonheur.

Le kougelhopf a sa version salée, au lard et aux noix. Si vous la voulez, faites signe à la Cocotte.

* en lien, le livre reçu en cadeau

*C'est d'autant plus poltron que le père de la Poulette s'avère être le chéri de la Cocotte et qu'il est à Strasbourg, si vous avez tout suivi.

07.10.2009

Céleri et poireaux, un pain et un pâté

vieux1.jpgDernièrement, une des fidèles abonné(e)s à ce blog a rangé son grenier et s'est débarrassé d'une collection complète ou presque de « La bonne cuisine à la portée de tous », une revue bimensuelle datant des années 60.

Mais avant de s'en débarrasser, elle en a offert quelques exemplaires à la Cocotte. Elle lui a dit « Tu vas voir, des plats en forme de coquillages qui débordent de mayonnaise, y'en a des tas !»

Vous souvenez-vous, chez vos grands-mères, de ces petits plats dans lesquels on mettait une énorme feuille de salade, une tranche de saumon rose, de la macédoine à la mayonnaise, une grosse cuillère de  mayonnaise par dessus parce qu'il n'y en a pas assez et pour couronner le tout, une tomate découpée en rose ?

Pouark ! C'était moche et indigeste.

L'autre jour, la Cocotte s'est penchée sur la revue et a passé un bon moment.

Les photos, la mise en page, les recettes, les textes, tout est vieillot, passé, dépassé.

La façon de cuisiner aussi ! Le beurre, l'huile, la crème, la gelée, le sucre, le lait concentré sucré... C'est affolant.

Affolante aussi, la façon de s'exprimer !

Un des exemplaires faisait sa « une » sur le couscous « plat national d'Afrique du Nord » ! Connaissiez-vous ce pays qui s'étend de Tanger à Sfax? Le coonialisme n'était pas loin ! Pouark !

On pouvait lire également un dossier « Ce soir recevez à la Scandinave ».

Pour 12 personnes, il ne fallait pas moins qu'un jambon de 4 kg, 250 gr de chapelure, 2 kg de pommes et 1 kg de pruneaux !

Rendez-vous compte ! Pour un dîner !

Et le dessert, c'était du riz à la crème, il en fallait 400 gr, 1 boîte de lait concentré sucré, 100 gr de crème fraîche, 75 gr de fruits confits, autant de raisins de Corinthe, 2 œufs, 1 bouteille de sirop de fruits rouges et enfin, une boîte de cerises confites, la recette insistait sur une petite boîte.

Après ça, comme dirait la mère de la Cocotte, on peut aller se coucher sans souper !

 

Sur une autre page, il y avait une recette de civet de porc à cuisiner avec 1 dl de sang de porc. Vous vous imaginez demander à votre boucher du sang de porc ! Pouark !

C'était il y a 40 ans. Les habitudes changent vite.

La Cocotte a quand même relevé deux ou trois recettes de légumes qu'elle a remaniées pour vous et que vous apprécierez certainement.

Nous sommes depuis une dizaine d'années dans une période où l'on doit manger des fruits et des légumes le plus possible. Autres temps, autres moeurs !

 

Alors les voici pour vous :

poireau cocotte.jpgPour faire un pain de céleri. Déjà quand on entend le mot pain, on imagine un truc lourd, non ?

Préférons-lui le mot flan ou far ou quiche...

Il vous faut

1 boule de céleri

400 gr de pommes de terre

3 œufs

2 cuillères à soupe de crème fraîche

sel et poivre

du coulis de tomates

 

Épluchez le céleri et les pommes de terre. Coupez-les en morceaux et faites-les cuire dans l'eau bouillante pendant quelque 30 minutes. Vous pouvez ajouter les pommes de terre en cours de cuisson.

Passez-les au presse-purée. Mélangez en omelette les œufs et la crème, salez, poivrez et ajoutez tout ça aux légumes. Versez la préparation dans un moule à cake en silicone et passez à four chaud (180°c) pendant 30 minutes. Servez ce « pain » en l'accompagnant de coulis de tomates chaud.

 

Puis une recette que la Cocotte dédie à une spécialiste du pâté Hénaff, amoureuse invétérée de ce légume long, blanc et vert :

un pâté de poireaux

Un pâté de poireaux, rien que ça ! Ça donne envie, hein ?

Et bien, goutez-le et on en reparle après !

 

Il vous faut

10 blancs de poireaux

3 œufs

un peu de mie de pain trempée dans du lait

100 gr de gruyère râpé

sel, poivre et thym

 

Lavez les poireaux et coupez-les en petits tronçons. Faites-les cuire dans de l'eau bouillante pendant 30 minutes avec une belle branchette de thym.. Il faut que les poireaux soient fondants.

Passez-les au mixeur. Battez-les œufs en omelette et ajoutez-leur le fromage râpé. Salez, poivrez.

Versez cette préparation dans un moule à cake en silicone et faites cuire pendant 30 minutes à 170°c/180°c.

Accompagnez ce plat d'une bonne salade. Encore un légume ! Et pourquoi pas, d'une côte de porc ou d'un beefsteak ?

Merci Marie-Annick !

Si vous voulez voir les photos en grand format, cliquez dessus !

Waouh, c'est magique !

03.10.2009

Variation sur le thème de la pomme de terre

 

P1100855-1.jpgLundi, des patates ! Mardi, des patates ! Mercredi, des patates aussi ! Jeudi, des patates ! Vendredi, des patates ! Samedi, des patates aussi !Tous les jours, des patates !

La pomme de terre, c'est le Légume de crise*, par excellence.

Et en temps de crise, il faut avoir des idées à défaut d'autre chose.

Alors voici deux petites recettes simples et délicieuses, deux idées de recettes, qui vont vous prendre 2 minutes chrono à réaliser. C'est le weekend et la cocotte a pitié des gens qui bossent.

Quand vous aurez fini de manger, vous pourrez vous vautrer dans le canapé et jouer les « coach potatoes ». Vous voyez ce que je veux dire ? Littéralement pommes de terre de canapé, c'est le surnom donné aux jeunes américains qui ne bougent pas de leur fauteuil et qui mangent des chips.

Mais vous, vous n'êtes pas comme ça. Vous, vous avez mérité de vous reposer, c'est le weekend !

En prime voici pour vous un petit moment de culture : Sachez que Pomme de Terre, c'est le nom de deux rivières qui coulent aux États-Unis, l'une dans l'état du Minnesota et l'autre dans le Missouri.

Les randonneurs qui vont se balader le long de ces rivières suivent le cours de la pomme de terre. C'est beau, non ?

Allez, la Cocotte vous propose des pommes de terre à la Comtoise ou des pommes de terre à la paresseuse.

Vous allez choisir laquelle ?

 

Pommes de terre à la Comtoise

Il vous faut

1 kg de pommes de terre

50 gr de beurre

200 gr de Comté

1 oeuf

15 cl de lait

 

Épluchez les pommes de terre, coupez-les en rondelles de 5 mm. Faites fondre le beurre dans une poêle et ajoutez les pommes de terre. Faites revenir quelques instants puis couvrez. L'idéal, c'est d'utiliser une grande poêle à paella. Ça cuit beaucoup plus vite car la surface est bien plus large.

Laissez cuire une dizaine de minutes.

Au bout de ce temps, râpez le Comté, battez l'œuf et mélangez-le au lait.

Saupoudrez vos pommes de terre de fromage et terminez par le mélange œuf/lait.

Salez et poivrez. Couvrez et laissez cuire encore pendant 20 minutes à feu doux. La lame du couteau doit passer facilement à travers les rondelles de pommes de terre.

Pour aller avec le Comté, accompagnez vos pommes de terre d'une bonne saucisse de Morteau et d'une belle salade bien relevée.

Facile, non ?

Vous pouvez remplacer le Comté par du Maroilles. De cette façon, ce plat accompagnera à merveille des carbonades.

 

P1110199. 1 .jpgPommes de terre à la paresseuse

Il vous faut

1 kg de pommes de terre

2 ou 3 branches de romarin

1 belle pincée de marjolaine

1 cuillère de paprika

huile d'olive

sel et poivre

 

Lavez vos pommes de terre sans les éplucher, essuyez-les bien. Coupez-les en six quartiers.

Déposez-les dans un plat allant au four, arrosez-les d'huile mais pas trop. Saupoudrez de paprika, de marjolaine, salez et poivrez. Ensuite mélangez tout ça à la main, c'est bien mieux.

Terminez en déposant vos branches de romarin.

Passez au four à 180°c pendant près d'une heure. Les quartiers sont délicieusement rouges et croustillants.

Connaissant certains des fidèles abonnés de ce blog, je sais qu'ils vont en faire tous les weekends.

Mais ça marche aussi la semaine. Pas de problème !

 

*C'est la crise donc les gens mangent des patates. C'est la crise et Didier Super va la fêter avec ses copains à l'Aeronef, au profit des restos du coeur. Quand vous aurez fini vos patates et que vous aurez fini votre sieste dans le canapé, allez donc lui faire coucou. Voilà une bonne idée de sortie.

29.09.2009

Pot-au-feu

Pot-au-feu la Cocotte.jpgNon, la Cocotte ne va pas vous apprendre à faire du pot-au-feu ! Elle ne vous ferait pas cet affront. She knows you know !

Non, elle va seulement explorer ce thème pour parfaire sa culture et la vôtre, si ça vous dit et vous donner quelques idées de préparation, si ça vous dit itou.

Le pot-au-feu est une des plus vieilles recettes qui existent. Ce sont de la viande et des légumes bouillis dans un pot, sur le feu.

Il n'existe pas une recette mais des milliers suivant la viande et les légumes que vous choisirez de mettre dans la marmite.

Les versions les plus connues de ce plat sont le Kig ha farz en Bretagne, la potée lorraine ou auvergnate, la garbure du sud-ouest... C'est toujours le même principe.

Le pot-au-feu, c'est 4 étapes :

Le bouillon, la viande, les légumes et les restes.

Le bouillon est parfumé d'un bouquet garni (thym et persil), un oignon piqué d'une feuille de laurier et de clous de girofle.

Pour le bœuf, on choisit du plat de côte, du paleron, du gîte, de la macreuse ou même de la joue. Certains morceaux sont maigres, d'autres gras, d'autres encore sont gélatineux. C'est une question de goût.

Il vaut mieux en mettre un peu de chaque. De cette façon, tout le monde a ce qu'il aime.

On met aussi un os à moelle et, quand il est cuit, toute la famille se bat pour manger l'intérieur.

Quant aux légumes, les incontournables sont les pommes de terre, les carottes, les poireaux mais y'en a des qui ajoutent du céléri en boule et en feuilles, des navets, des potirons, des haricots secs...

P1070009-1.jpgLa cuisson est très importante, des écoles s'affrontent. Quand certaines disent qu'il faut démarrer son pot-au-feu dans de l'eau bouillante, d'autres crient au scandale ! Et la Cocotte crie avec elles.

En effet, si on démarre à l'eau froide, les sucs se libèrent, la viande est bien plus tendre et le bouillon est excellent.

Et plus on fait cuire un pot-au-feu, meilleur il est.

On sert en entrée le bouillon agrémenté de pâtes à potage, vermicelles, langues d'oiseaux... La cocotte a un faible pour les pâtes alphabet, juste pour le plaisir d'écrire des c....

Puis on sert la viande accompagnée de ses légumes, d'une mayonnaise, d'une sauce piquante ou non, à la tomate, aux câpres...

Il faut toujours faire une grosse quantité de pot-au-feu.

Comme ça, on ne mange pas tout et il en reste pour faire plein de choses succulentes.

Et c'est donc la raison pour laquelle la Cocotte écrit cet article et va tenter de répondre à cette question existentielle :

Que faire avec les restes du pot-au-feu ?

Ben, du hachis parmentier !

Oui, ça semble tellement évident. Les mômes de la Cocotte se dispenseraient bien de manger les légumes et la viande bouillie peu ragoûtante, disent-ils et passeraient directement au hachis parmentier.

PICT0206.jpgMais on peut accommoder le bœuf bouilli qu'on a laissé refroidir toute la nuit, de bien d'autres façons.

On le coupe en tranches et on le passe dans la farine et on le fait frire.

On le coupe en tranches hyper-fines et on se fait un sandwich façon pastrami en ajoutant un peu d'herbes, des tomates séchées, des cornichons énormes tout doux, de la moutarde aussi douce que les cornichons. Et nous voilà à New-York, chez Katz's.

On passe la viande refroidie au hachoir avec quelques légumes du bouillon, on ajoute un œuf, un oignon ciselé ou des échalotes, du persil, et on forme des palets. On les passe dans de la farine et on les fait revenir dans un peu de beurre ou d'huile. On agrémente ça d'une frisée ou d'une batavia et c'est le bonheur.

On coupe la viande en tranches, on les met dans un plat allant au four et on recouvre d'une sauce à base de bière ou de vin, on couvre de fromage et on fait gratiner.

On coupe la viande en tout petits dés et on l'accompagne d'une vinaigrette avec une bonne dose de moutarde de Dijon, plein de persil et d'échalotes.

On peut aussi la couper comme au-dessus et faire un plat à la suédoise, « Pytt i Panna » : Vous faites cuire vos dés dans une poêle et vous ajoutez des pommes de terre coupées également en dés.

La Cocotte pourrait continuer comme ça pendant des heures et des heures.

C'est ça, le pot-au-feu.

Alors, au lieu de lire ce blog, pourquoi n'allez-vous pas faire un pot-au-feu ? Vous remercierez la Cocotte plus tard.

 

01.09.2009

Galette charentaise

P1100777.JPGQuand certains découvraient le Sauerland, d'autres le Canada, d'autres encore la Crète, quand d'autres visitaient le Saarland et envoyaient des Cocottes en papier, la Norvège, la Croatie, Chicago, d'autres toujours  étaient partis en Espagne sur les traces d'une variété de lentilles bien étranges,,,, la belle-mère de la Cocotte prenait ses quartiers d'été dans les Charentes.

Entre deux bains curatifs, elle arpentait fébrilement les rues de Rochefort à la recherche de cartes postales qui la rappelle aux bons souvenirs de ceux qui les recevraient.

Or donc la Cocotte a reçu une belle carte l'invitant à préparer la recette sur la photo : une galette charentaise.

La Cocotte ne connaît pas ? No problem, la Cocotte teste, goûte et approuve.

Cette galette portant le nom d'une paire de chaussons à motifs écossais partage un autre point commun avec l'Ecosse. C'est en réalité un énorme shortbread, ni plus ni moins. Alors qui a piqué la recette à qui ? Les Charentais auraient-ils envahi l'Ecosse et on ne le saurait pas ? Ou vice-versa ?

Si vous avez une explication, partagez-la.

Cette galette est prête à cuire en 3 minutes, chronomètre en main. La Cocotte l'a « chtimisée » en remplaçant le sucre en poudre par de la cassonade. Elle cuit en 15 minutes et se déguste, coupée en morceaux allègrement trempés dans du muscat de Beaume de Venise, par exemple ou dans du Pineau des Charentes, pourquoi pas ? On la déguste aussi avec des copains sur une nappe de pique-nique, un soir de l'été qui finit, dans les jardins du Coysée à Lmabersart avec vue sur la citadelle de Lille.

Allez, c'est promis, Belle-Maman, la prochaine fois que vous venez à la maison, on en mangera ensemble.

Ca vous dit ?

Il vous faut

2 oeufs

125 gr de sucre en poudre ou de la cassonade

250 gr de farine

100 gr de beurre salé ramolli

 

Dans un saladier, fouettez énergiquement le mélange œufs et sucre. Il doit blanchir et devenir mousseux. Ajoutez petit à petit la farine en continuant de fouetter puis le beurre ramolli.

Versez cette préparation dans un plat rond en silicone, égalisez-la et passez au four préalablement préchauffé à 180°c pendant 15 minutes.

Sortez du four et laissez refroidir sur une grille.

21.08.2009

Haricots verts sauce poulette

 

P1100022-2.jpgA 1 euro 50 le kilo de haricots verts sur le marché, qu'est-ce qu'on fait ?

On en achète !

Une fois lavés et égouttés, dans la cuisine, qu'est-ce qu'on fait ?

On rameute tous les gens de la maison, à commencer par les plus jeunes et on les équeute.

Pas les plus jeunes, hein ! Les haricots.

Demandez autour de vous qui sait équeuter encore les haricots. Vous verrez, il n'y a guère que les blancs de cheveux qui lèveront la main. Nombre de nos petites têtes blondes ne savent pas qu'un haricot pousse ailleurs que dans une boîte de conserve.

Alors allez chercher vos mômes et équeutez de concert. Plus tard, quand ils seront devenus Philippe Delerm, ils évoqueront ce moment de plaisir minuscule avec un brin de nostalgie majuscule. Bon, je sais, Philippe Delerm parle des petits pois mais avec les haricots verts, ça marche aussi. Et même les haricots blancs !

Allez, c'est bien beau tout ça mais maintenant qu'est-ce qu'on en fait ?

On les fait bouillir dans de l'eau légèrement salée pendant 10 minutes. Ils doivent encore être croquants en fin de cuisson.

Et après ? Qu'est-ce qu'on en fait ?

Et bien, il faut vous dire que les haricots se prêtent très facilement à toutes les préparations, chaudes ou froides !

On peut leur faire faire le tour de France :

-à la lyonnaise, avec des oignons, du beurre, du vinaigre et du persil

-à la provençale, avec ail, tomates, thym, basilic et huile d'olive

-à la niçoise, avec un coulis de tomates parfumé

 

Et même le tour du monde :

-à l'anglaise avec un peu de beurre

-à la polonaise, avec œufs durs et chapelure

-à l'indienne avec cumin et gingembre

-à la chinoise avec sauce huître et soja

-à la grecque

-à l'italienne....

Et bien évidemment à l'Américaine, vu que ce légume qui pousse partout est originaire d'Amérique du sud et d'Amérique centrale.

Savez-vous comment la Cocotte va les préparer aujourd'hui ?

Elle va les préparer à la sauce poulette !

Entre gallinacées, on se comprend !

Vous allez voir, vous allez préparer une sauce blanche toute simple mais en ajoutant des oeufs, c'est peut-être pour ça qu'on l'appelle poulette !

 

P1100019-1.jpgÇa vous dit ?

Alors il vous faut :

1 kg de haricots verts lavés, équeutés et cuits

50 gr de beurre

30 gr de farine

2 dl de lait bouillant

sel et poivre

2 jaunes d'œuf

persil haché

un peu de jus de citron

 

Vous faites fondre le beurre dans une casserole, vous ajoutez la farine pour faire un roux. Vous mouillez avec du lait bouillant*, vous mélangez bien, vous salez et poivrez et vous finissez par y ajouter deux jaunes d'œuf, votre demi-bouquet de persil ciselé et le jus de citron.

Puis vous recouvrez vos haricots bien chauds de cette sauce et vous servez.

 

*Vous pouvez remplacer le lait bouilli par du bouillon de volaille ou de bœuf et ajoutez 1 ou 2 belles cuillères à soupe de crème fraîche.

Cette recette, la Cocotte la dédie à sa copine Nelly qui lui a offert le haricot magique sur la photo et à Nina qui deviendra Philippe Delerm.

Si vous voulez les recettes mentionnées, faites-moi signe !

15.08.2009

Jambon persillé

 

P1070118-2.jpgMes petits poussins, à l 'heure où vous lirez ces lignes, la Cocotte sera en Bourgogne, patrie des escargots, du Kir, des gougères, du boeuf bourguignon....et du jambon persillé.

Vous voyez ? De son petit exil « côte dorée », la Cocotte pense encore à vous !

A l 'heure où vous lirez ces lignes, il sera temps d'ouvrir vos pots de cornichons faits-maison d'après la recette de votre fidèle poulette.

Alors sortez terrines, ouvrez bouteilles de vin et bocaux de cornichons ! C'est la fête à la maison. On y va, on fait du jambon persillé !

Ça vous dit ?

Il vous faut tout d'abord un bon boucher qui vous préparera une palette demi-sel. Moi, j'en ai un qui s'appelle David, qui fait super-bien les palettes demi-sel et qui vend des pieds de veau...pour faire la gelée.

En plus, pour le même prix, il vous donne plein d'autres tuyaux pour faire une bonne gelée. Par exemple, David dit que le pied de veau peut être remplacer par un bon morceau de couenne de porc.

Ça a le même effet. David, il dit même qu'on peut préparer sa gelée à l'avance. On fait bouillir des couennes de porc dans une grande quantité d'eau agrémentée de thym, de sel et de poivre. Et après, on verse le bouillon dans des bouteilles ou des sachets et on les met à congeler.

Je n'ai pas encore essayé mais il m'a donné trois couennes, comme ça, juste pour le plaisir.

Il est sympa, David !

Or donc il vous faut encore :

1 carotte épluchée

1 poireau

1 tête d'ail

1 bouquet garni

2 bouquets de persil plat lavé et ciselé pas trop finement

Et là, j'insiste ! Le persil plat, c'est toujours ça qu'il faut prendre. Le persil frisé, ça se fout dans les dents, que même après, on a l'air bête et c'est pas bon. C'est bon que pour le décor et encore...

1 bonne bouteille de Bourgogne blanc

Et là, j'insiste encore, si vous voulez que votre plat soit bon, il faut choisir du bon vin !

 

Faites dessaler la palette pendant toute une nuit.

Dans une grande cocotte en fonte, déposez votre palette, ajoutez le pied de veau ou la couenne, la carotte, le poireau lavé et fendu en quatre dans le sens de la longueur, le bouquet garni et l'ail épluché. Recouvrez de vin et ajoutez de l'eau si nécessaire. Faites cuire à feu doux pendant 4 heures.

Au bout de ce temps, sortez la palette et détaillez-la en petits morceaux. Les 4 heures de cuisson vous faciliteront la tâche. Ça se défait tout seul. N'oubliez pas d'enlever les os et le pied de veau. Filtrez votre jus de cuisson. C'est ça qui va faire votre gelée.

Choisissez maintenant une belle terrine et déposez une couche de persil, un peu de jus de cuisson, des morceaux de jambon et recommencez jusqu'à épuisement des stocks !

Couvrez et laissez refroidir.

Ensuite mettez au frais pendant au moins une nuit. Au bout de ce temps, votre gelée a pris et votre jambon persillé est prêt mais attendez-donc encore un peu, 12 ou 24 heures, ça n'en sera que meilleur.

Découpez de belles tranches de jambon et accompagnez-le de cornichons et d'un bon verre de vin de où-vous-savez !

 

29.07.2009

Bettes au gratin

 

P1090803-nb.jpgNos amies les bettes

Légume que le nom latin de « beta vulgaris » n'avantage pas, la bette gagne vraiment à être connue. Peut-être la connaissez-vous sous le nom de blette, de carde ou encore de poirée. La femme du poireau ? Non, mais sa sœur, c'est la betterave.

La bette vient de l'Europe méridionale. On en consomme les feuilles mais aussi les côtes. Vous cuisinerez les feuilles un peu comme les épinards et les côtes comme les cardons. Les Niçois en font une grande consommation. Vous en restez pantois, non ? Spontés, diraient les Bretons !

La Cocotte s'étant retrouvé sans le demander avec une botte de bettes, a cherché à savoir comment les cuisiner. Elle vous propose une recette qui vient de Nice, adaptée par ses soins, que vous apprécierez, tout comme elle.

Allez, on ne fait pas les difficiles, on va sur le marché, on s'achète une botte de bettes (une contrepèterie belge ?) et on s'la pète parce que ça fait un magnifique bouquet dans le panier !

Et on y va !

 

Il vous faut :

1 botte de bettes

Un peu de vinaigre ou de jus de citron

6 filets d'anchois

2 oignons nouveaux

de l'huile d'olive

sel poivre

farine

1 branchette de thym

du parmesan râpé

 

Séparez les tiges des feuilles. Coupez les tiges en tronçons de 7 ou 8 cm, enlevez les fils comme pour la rhubarbe. Faites bouillir les tronçons dans de l'eau bouillante additionnée de vinaigre ou de jus de citron pendant une vingtaine de minutes.

Pendant ce temps, découpez les feuilles en lanières, ciselez les deux oignons. Faites chauffer deux cuillères d'huile d'olive dans une sauteuse pour y faire blondir les oignons. Ajoutez les filets d'anchois dessalés, le thym puis au bout de 5 minutes les lanières de bettes . Donnez un p'tit coup de cuillère et couvrez. Laissez cuire pendant 5 minutes. Au bout de ce temps, ajoutez deux cuillères à soupe de farine, mélangez bien puis versez 3 ou 4 louches du bouillon des tiges dans la sauteuse. Salez et poivrez selon votre goût. C'est comme si vous faisiez un roux mais il y a les bettes en plus. Laissez cuire encore quelques instants.

Préchauffez votre four à 180°c.

Déposez dans le fond d'un plat une couche de tronçons égouttés puis une couche de sauce feuilles-farine-bouillon. Recommencez une fois encore et terminez par du parmesan.

Passez au four un bon quart d'heure. Servez ce plat avec du riz et une petite viande blanche.

C'est vraiment pas bête comme idée, hein ?

Une autre idée, vous n'utilisez pas les tiges, vous ne prenez que les feuilles, vous vous arrêtez à l'étape avant le roux et vous faites une omelette en mélangeant feuilles et oeufs.

Une question ? Laissez donc un commentaire à la Cocotte, elle vous répondra vite.

15.07.2009

Macarons ratés...mais pas pour tout le monde !

 

P1080572-1.jpgIl n'est pas facile de faire des macarons.

L'expertise ne vient qu'avec la répétition.

Il est impossible, la première fois, de les réussir.

Mais  ils ne doivent pas à la poubelle finir.

On croirait entendre Ragueneau, le pâtissier-poète dans "Cyrano" !

Après tout, regardez de près un macaron de Nancy. Vous verrez qu'il n'a rien de régulier, que sa croûte est craquelée et qu'il n'a pas de collerette ! Bouh, qu'il est moche ! Et pourtant, il fait la réputation de la ville.

Alors ne baissez pas les bras, recommencez, recommencez et vous verrez, un jour vous aussi, vous y arriverez !

En attendant, que faire avec vos ratés ?

Des jolis desserts colorés dans de jolis contenants transparents. Autrement dit, sortez vos verrines et vos pots de confiture !

Une de mes petites poulettes a voulu se lancer dans la confection de macarons avec une jolie Teutonne prénommée Marlène. Les belles et rebelles n'ont pas écouté mes conseils et ont vu, dépitées, leurs macarons roses, se ramollir, se craqueler et s'aplatir doucement à la chaleur du four.

Et c'est là que moi, la Cocotte, je suis intervenue pour leur dire que non, la vie n'est pas fichue. Une erreur, ça se rattrape ! Non, les filles, c'est pas grave. On va le poser cet avion !

 

Alors pour faire des macarons ratés, il vous faut :

Une trentaine de macarons ratés : pour cela, vous prenez n'importe quelle recette de macarons et vous la ratez, c'est la partie la plus facile de la recette !*

200 gr de chocolat blanc

de la confiture de groseilles ou de mûres ou de fraises

du mascarpone

des graines de grenade

 

Vous laissez refroidir vos macarons, non sans dépit, sur une grille. Puis vous faites fondre votre chocolat blanc tout doucement, au bain-marie. Vous partagez en deux le chocolat. Dans un bol, vous lui ajoutez de la confiture de fruits rouges et dans un autre bol, vous mélangez énergiquement le chocolat à trois belles cuillères de mascarpone.

Ensuite vous choisissez de jolis verres transparents. Vous cassez deux macarons par verre et vous mettez les grosses miettes dans le fond de chaque verre. Puis vous ajoutez une belle cuillère de votre préparation chocolat blanc/confiture. Vous couvrez d'un macaron puis vous ajoutez une bonne cuillère de la préparation chocolat/mascarpone. Terminez en ajoutant encore une fois des macarons en petits morceaux et en saupoudrant de graines de grenade et de chocolat blanc râpé.

Vous verrez, vous ferez votre petit effet !

 

*Très sérieusement, si vous voulez "La Recette", faites-moi signe. Je vous donnerai celle testée et approuvée par ma copine Cécile, la reine des macarons.

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